La chasse aux sorcières

 

 

 Les hérétiques sont ceux qui refusent de souscrire aux doctrines et de reconnaître la discipline qu’exige l’Église : pas d’exigence, pas d’hérésie. L’hérésie ne peut naître que dans le contexte d’une affirmation d’autorité à laquelle l’hérésie résiste : elle est donc par définition une affaire politique ». C’est un point important à prendre en considération dans la mesure où ces procès ne se sauraient vraisemblablement pas déroulés de la même manière (et n’auraient peut-être même pas eu lieu) dans un autre contexte politique.

 

 Par conséquent, la répression de la sorcellerie s’explique principalement par l’essor des institutions politiques et administratives rivales (ecclésiastiques et séculières, royales et pontificales). C’est dans le cadre de cette concurrence institutionnelle qu’ont été désignés des contre-pouvoirs sur lesquels se construit et se fonde l’autorité (par la répression).

 

 L’Église a voulu créer, avec l’instauration de l’Inquisition, une organisation unique et indépendante, capable de contre-attaquer les offensives de ceux qu’elle considère comme les adversaires du règne de Dieu : millénariste, vaudois, païen, manichéen, jouisseur, homosexuel, suppôt de Satan… À la fin du Moyen Âge, l’Église s’est trouvée dans l’obligation de punir les sorciers. En effet, les adorateurs de Satan produisent de nouveaux faits susceptibles d’engendrer de nouvelles adhésions, ce qui contrarie le monopole de la foi par l’Église, ses prétentions universalistes et son refus du pluralisme idéologique. À côté de l’Inquisition, les pouvoirs laïcs apparaissent tout aussi énergiques dans la destruction des sorciers. Cependant, les motivations des juges profanes semblent être moins guidées par la ferveur et la foi chrétienne que par leur mission d’ordre civique et juridique, à savoir incarner la justice du domaine laïc, assurer la sécurité et éviter le désordre social.

 

 Pour juger les déviants, un modus operandi est trouvé avec les pouvoirs royaux et seigneuriaux. Les tribunaux se chargent de juger ceux qui pratiquent le maleficium, les rites qui aboutissent à des dommages corporels et/ou matériels. En revanche, à l’Église revient le jugement des dommages spirituels, de compromissions avec des principes sataniques, de renonciation à Dieu. Là est le domaine de l’Église, celui de l’hérésie au sens large, qu’elle entend occuper tout entier, sauf dans l’exécution des peines sanglantes pour lesquelles les princes prêtent le bras séculier. Mais la limite exacte des domaines respectifs est difficile à apprécier et les conflits de juridictions sont nombreux. Finalement, les crimes de foi se déplacent peu à peu vers les tribunaux civils où, aux XVIe et XVIIe siècles, les juges laïcs se révèlent plus cruels et plus fanatiques que Rome .

 

 Dans le livre de la Genèse, Dieu déclare lors de la création du monde : Fiat lux, et lux fit, « que la lumière soit, et la lumière fut ». De façon allégorique, les autorités laïques lui ont emprunté ce rôle dans la chasse aux sorcières : le pouvoir temporel a allumé la majeure partie des bûchers de sorcellerie, tant à la fin du Moyen Âge qu’à l’époque moderne. On trouve dans nos procès plusieurs indices qui viennent contredire l’idée d’une justice ecclésiastique plus répressive que les tribunaux laïcs. Prenons par exemple le procès de Jeanne de Brigue, qui s’ouvre le 29 octobre 1390 au tribunal du Châtelet ; le prévôt de Paris et ses conseillers laïcs condamnent l’accusée à périr sur le bûcher pour avoir procédé à des invocations « contre la foi catholique ». Pourtant, deux années auparavant, Jeanne de Brigue est condamnée à la prison par l’évêque de Meaux pour soupçon d’être « devineresse » . Mais la sanction n’est pas si lourde, comparée au sort que lui réserve la justice laïque : Jeanne est mise en liberté « par le commandement de l’evesque de Meaulx » après un an d’emprisonnement et l’évêque se contente d’un simple avertissement, celui de ne pas reproduire de telles invocations.

 

 Les évêques de Paris et de Meaux réclament plus tard le jugement de Jeanne, en vain. C’est le prévôt de Paris qui est chargé de faire « bonne justice & raison » au nom du roi et les juges sont unanimes, à l’exception de Nicole de Buyencourt, pour qu’elle ne soit « rendue à l’Eglise ». Ce cas de figure se reproduit avec Macete, dont le jugement devrait, pour le seul Nicole de Buyencourt, revenir aux autorités religieuses . Le prévôt de Paris et ses conseillers font rarement preuve de modération dans leurs sentences : pour Jeanne et Macete, Robert Broisset et Nicole de Buyencourt sont les seuls à s’opposer à la mise à mort sur le bûcher. Quant à Margot, elle mérite d’être tournée au pilori et bannie selon Pierre Lesclat, Robert de Tuillieres, Nicolas Chaon et Gieffroy Le Goybe ; mais ces avis discordants restent minoritaires et Margot termine sur le bûcher. Idem pour sa comparse Marion L’Estalée qui, malgré le désaccord de Robert de Pacy, Robert de Tuillieres et Nicolas Chaon, connaît la même issue : « menée ou pillory, illec tournée & crié ses meffais, &, en après ce, menée ou marché aus pourceaux & illec, pour ses demerites, arse » .

 

 En comparant les sentences appliquées par le tribunal laïc du Châtelet avec celles décidées par le vice-inquisiteur à Dommartin en 1498, on constate l’indulgence des autorités ecclésiastiques face aux sorciers. Le prévôt de Paris et ses conseillers condamnent les quatre femmes au bûcher pour avoir procédé à des maléfices, avec l’aide des puissances démoniaques mais sans hommage, sans participation au sabbat et sans profanation des symboles chrétiens. Deux des accusés de Dommartin, qui avouent des crimes affreux avec mort d’hommes et de bêtes, reniement de Dieu et de la foi avec soumission au Démon, parodie et sacrilèges lors des assemblées sabbatiques ponctuées d’actes de cannibalisme et de sodomie, échappent à la mise à mort ! Isabelle Perat avoue le meurtre de plusieurs personnes (surtout des enfants) et l’empoisonnement de deux chevaux, auxquels s’ajoutent les participations aux sabbats, le pacte avec le Diable et tous les crimes religieux qui l’accompagnent. Isabelle a tout d’une âme aride, imperméable au réconfort dans la prière et la piété. La sotériologie, c’est-à-dire la partie de la théologie portant sur le salut et la manière de l’obtenir, condamne fermement de tels sacrilèges. Pourtant, la femme est finalement acquittée, probablement aussi grâce aux problèmes de juridiction qui opposent l’évêque et les chanoines de Lausanne . François Marguet est quant à lui condamné à l’exil, sentence plus clémente que le bûcher, qui rompt néanmoins tous les liens de solidarité avec les racines et la communauté locale. Le bannissement reste une peine relativement sévère mais, comme le rappelle Laurence Pfister, il écarte le risque de vendetta pour celui qui échappe au bûcher et reste sur ses terres .

 

 Marguerite Diserens est condamnée à périr sur le bûcher mais la décision relève des chanoines, et non de l’Inquisition. Certains accusés semblent assez conscients de la clémence du vice-inquisiteur à Dommartin. La plupart des accusés suisses avouent sans grande résistance les crimes qui leur sont reprochés, sans doute pour saisir au plus vite l’opportunité de réparer leurs fautes et obtenir le pardon auprès de Dieu. Laurence Pfister note pour Marguerite qu’elle avoue seulement des actions contraires au droit canon, telles que la profanation de l’hostie, le piétinement de la Croix et les autres offenses envers l’Église ; elle s’abstient d’aveux qui comporteraient meurtres ou infanticides. Face à un représentant du clergé, Marguerite espère sans doute être condamnée aux peines non sanguinaires préconisées par le droit canon : faire pénitence, se rendre en pèlerinage, éventuellement être bannie . La componction de Marguerite semble plus stratégique que spontanée…

 

 Les théologiens ont développé tout un discours particulièrement effrayant sur les damnés : privation éternelle de la vision béatifique, seconde mort, souffrance éternelle dans les flammes de l’enfer, etc. D’après la doctrine catholique, chacun sera jugé selon ses œuvres. Pourtant, si le feu de l’enfer reste l’instrument de la justice divine, le feu du bûcher semble bel et bien celui de la justice laïque. En ce sens, la sorcellerie, qui s’apparente à un péché mortel au Châtelet, est jugée comme un péché véniel par les ministres de Dieu à Dommartin. Deux des quatre inculpés suisses s’en sortent sains et saufs ; le vice-inquisiteur autorise l’expiation et la sorcellerie ne leur a point fait perdre la grâce. Malgré la coulpe des accusés, les clercs comprennent après tout que, conformément à ce qu’enseigne l’Église, Dieu seul est impeccable.

 

 Pourquoi la justice laïque est-elle aussi radicale à côté de la justice ecclésiastique, pourtant concernée au premier chef par les crimes de foi ? Les juges craignent d’abord ces femmes dont le savoir est capable d’instituer une « justice parallèle » . Tout le monde croit en effet aux talents et aux verdicts des sorciers, à l’image du geôlier qui demande à Macete, lorsqu’elle est prisonnière, de lui dire qui possède une tasse d’argent qu’il a perdue . En s’appuyant sur le schéma proposé par Max Weber, on peut dire que le sorcier détient un pouvoir charismatique, par opposition aux pouvoirs légal et traditionnel.

 

 Ensuite, les officiers royaux du Châtelet, qui condamnent les accusés pour « solempnité » et « exemple à tous » , assimilent les actions des sorcières au crime de lèse-majesté divine et humaine. Cet outrage permet non seulement d’arracher aux justices ecclésiastiques qui les réclament le jugement de ces femmes, mais il justifie en même temps la brutalité de leurs sentences . Claude Gauvard voit dans la transformation du crime de sorcellerie en crime de lèse-majesté un prétexte pour le prévôt de Paris à faire reculer les officialités jugées trop laxistes ; « le prévôt est devenu le garant des bonnes mœurs et des offenses faites contre la religion et, à la fin du XIVe, la sorcellerie est devenue une affaire d’État » .

 

 La genèse médiévale de la chasse aux sorcières s’inscrit dans un contexte de rivalité idéologique et de surenchère entre l’État, l’Église et les pouvoirs locaux. En France comme en terre d’Empire, sorciers et sorcières semblent donc avoir été surtout les victimes de la « surchristianisation du pouvoir temporel » à la fin du Moyen Âge .

 

 L'homme de la fin du Moyen Âge, particulièrement terrorisé par les famines, les épidémies et l'angoisse de la fin du monde, se voit également hanté plus que jamais, puisque extrêmement fragilisé, par les superstitions et par sa propre imagination. C'est donc tout naturellement que la sorcellerie s'impose à lui, en tant que représentation différente, inversée et inquiétante du monde, servant d'exutoire à tout un imaginaire fantastique que l'homme projetait jusque-là surtout dans les contrées lointaines et inconnues. Le Mal, désormais, naît à proximité immédiate, s'éparpille et se multiplie pour former une véritable armée diabolique agissant secrètement, bien décidée à venir à bout du genre humain, puis­qu'elle peut contrôler les éléments, la vie et la mort. Ces créatures contre-nature, servantes du diable, dont la persécution effrénée ne fait que raviver la psychose, ne sont souvent rien moins que des malheureuses choisies pour rendre compte des fléaux s'abattant sur le monde. Mais il faudra trois siècles de folie meurtrière pour que l'homme atteigne cette conclusion.

 

Fabrication du mythe de la sorcière diabolique et du Sabbat

On peut situer la fabrication du « portrait-robot » de la sorcière du second type vers 1400. Les sorcières qui pratiquent le maléfice de façon marginale deviennent ainsi des envoyées du Diable. Le portrait-robot est principalement une accumulation d’éléments : le premier est le portrait de la sorcière de premier type dérivée du jeteur de sort antique, le second est le nécromant qui entretient un rapport avec les esprits, le troisième est typiquement le pactionnaire (signant un pacte avec le Diable), enfin on y ajoute la femme volante (strige) de l'Antiquité. Une fois achevé, le portrait reste assez constant. Le Sabbat, lui, a du mal à s’imposer comme une réalité. D'abord, l’Église émet de sérieux doutes quant à sa réalisation. Bien que beaucoup en parlent, peu y croient au départ. L’Occident finit par y croire sous l’effet de la peur. L’image que l’on se fait du sabbat est, comme le portrait-robot de la sorcière, le résultat d’une accumulation. Étonnamment, elle est le fait de la classe instruite. Le sabbat est vu comme le rassemblement de sorcières autour du Diable toujours présent au moins symboliquement, de danses de sorcières nues autour d’un feu, de banquet parfois de chair humaine. Cette mise en place de l’iconographie est très importante, c’est à ce moment que se met en place la “dramaturgie des procès” d’après Guy Bechtel.

 

Le rôle de l’Église

Contrairement à l’image qu’en ont donnée les historiens du XIXe siècle, le Moyen Âge n’a pas persécuté massivement les sorcières. Cela est en partie dû à la position de l’Église qui a affiché un scepticisme marqué quant à leurs pouvoirs. L'Église a joué un rôle modérateur. La position de l’Église devient ambiguë avec le Canon Episcopi, qui dit que le vol de nuit, le sabbat et le fait de provoquer des tempêtes ne sont qu’illusions du Diable et que les personnes les subissant ne sont pas totalement innocentes. Il n’exclut donc pas l'existence du Diable et affirme qu’il trouble l’esprit de certaines femmes. Au XIIIe siècle, le Concile de Latran IV (1215) durcit les positions de l'Église à l’égard de toutes les classes marginales et les hérésies. Les Juifs devront porter un insigne pour éviter qu’ils ne se mélangent aux chrétiens. Des mesures sont prises à l’encontre des prostituées, et les positions sévères à l’égard des homosexuels réaffirmées. Les hérésies sont réprimées avec plus de violence. La confession devient une obligation, le prêtre doit désormais tout savoir de la vie de ses fidèles. L’Inquisition naissante consacre l’idée du complot diabolique. Toutes les formes d’hérésies sont inspirées par le Diable pour empêcher l’accomplissement du royaume de Dieu. Certains inquisiteurs assimilent hérésies et sorcellerie. La chasse se radicalise. L’Inquisition remplit la fonction de “police itinérante de la foi” (Guy Bechtel, « La Sorcière et l’Occident ») qui s’appuie sur les autorités civiles pour faire appliquer les peines décidées. L’Inquisition ne torture, ni ne tue sans discernement et souvent les peines sont légères allant de jours de jeûnes à des peines financières. L’Inquisition fit sans peine la différence entre le maléfice et la sorcellerie satanique, laissant la première aux tribunaux civils, se réservant la seconde.

 De la montée de l’angoisse vers une déclaration de guerre au Diable

La guerre et les épidémies couplées aux conditions météorologiques défavorables assombrissent sensiblement le quotidien de la population des XIVe et XVe siècles. La pression turque à l’Est (prise de Constantinople, 1453) fait peur. De graves épidémies se déclarent comme le typhus ou la syphilis. On craint les « semeurs de peste ». Ce climat fait réapparaître l’angoisse que les prêches de certains prédicateurs et la parution de certains livres avivent encore. Le Diable est tenu pour responsable ; on lui déclare la guerre. La superstition et la méfiance montent d’un cran dans toutes les couches de la population. Les persécutions s’aggravent, à l’égard des Juifs notamment. Cette guerre contre le démon est déclenchée vers 1480 par le climat d’angoisse, mais aussi par des livres et des prêches de prédicateurs qui affirment l’existence d’une contre-Église dirigée par le Diable qu’il faut combattre. L’Église perd complètement la modération qui caractérisait le Canon Episcopi.

 

Le début des procès de second type

Page de garde du “Malleus Maleficarum” de Sprengler et Institor (1487) Les procès de sorcellerie de premier type se transforment progressivement en procès du second au fur et à mesure que l’idée du complot diabolique trouve un écho dans les aveux arrachés aux prévenus. D’abord, le portrait-robot n’est diffusé que dans le bassin lémanique, puis il remonte la vallée du Rhin. Les premiers procès de sorcellerie du second type apparaissent. On trouve des suspects qui correspondent au portrait-robot, on les fait avouer et ils sont exécutés. La Chasse s’accélère lorsque le portrait-robot est diffusé largement et lorsque la papauté laisse aux inquisiteurs le loisir d’agir librement. Cette diffusion se fait par l’intermédiaire de deux livres, le “Formicarus” d’Hans Nider et le “Malleus Maleficarum” de Sprengler et Institor (1487). Si d’autres livres sont théoriques, le « Formicarus » donne aux juges le sentiment de l’urgence, car il consacre le modèle de sorcellerie diabolique. Le « Malledure destiné aux enquêteurs. En outre, les auteurs du « Malleus » obtiennent en 1484 du pape Innocent VIII une bulle dous » aussi appelé « Marteau des Sorcières » finit de rapprocher la sorcellerie au Diable et ajoute un guide de procénnant une impression d’urgence et de danger.

 

La chasse aux sages-femmes

Durant les infâmes chasses aux sorcières européennes au Moyen-Âge, les sages-femmes et autres guérisseuses étaient les cibles de persécutions humaines primaires. En 1484, le pape Innocent VIII formulait une déclaration officielle contre le crime de sorcellerie, codifié dans un volume nommé le Malleus Malleficarium. Ce livre devint extrêmement influent et fut utilisé par les juges et magistrats européens pendant plus de 300 ans. Des femmes de toutes classes sociales furent jugées et exécutées comme il était prescrit par ce livre, mais les sages-femmes furent déclarées être les plus dangereuses criminelles existantes. Le Malleus Maleficarium dit : "Les sages-femmes causent le plus grand dommage. Ainsi, elles tuent les enfants ou les offrent de manière sacrilège aux démons.... La plus grande blessure à la foi est commise par les sages-femmes et cela est clairement mis en lumière par elles-mêmes dans les confessions qu'elles ont faites avant d'être brûlées." John Robbins note dans son livre Reclaiming our health (revendiquons notre santé) chez HJ Kramer, Tiburon 1996., qu'à cette époque, dans plusieurs villages d'Europe, toutes les femelles furent assassinées, incluant les enfants et les femmes âgées. Un autre érudit médiéval a estimé que plus d'un million de sages-femmes et de guérisseurs ont été torturés et assassinés durant cette période. Les chasseurs de sorcières étaient clairs dans leurs convictions que la capacité des sages-femmes de soulager la souffrance des autres était le crime réel. Un de ceux-ci écrit : "Par sorcières, nous incluons non seulement celles qui tuent et tourmentent, mais toutes les femmes sages qui guérissent, sauvent et délivrent." Les chasseurs de sorcières du Moyen-Age se réfèrent aux sages-femmes en tant que vieilles biques, sorcières et salement dégoûtantes aux mains pleines de crasse. "

 

Source :

Eymerich Nicolau,Pena Francisco,Le manuel  des inquisiteurs,ed. et trad.de Loius-Sala Molins,Paris Lahaye,1973

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