Saints et saintes

Saint Grégoire de Tours

 

Grégoire de Tours, ou Georgius Florentius Gregorius (Georges Florent Grégoire), né à Riom ou à Clermont vers 539  et mort à Tours vers 594, fut évêque de Tours, historien de l'Église, des Francs et de l'Auvergne.

Biographie

Il est issu, par son père Florent (Florentius), d'une famille aristocratique arverne : son père et son grand-père Georgius avaient été sénateurs, et son oncle Gallus ou saint Gal Ier de Clermont, évêque de Clermont (désormais Clermont-Ferrand, en Auvergne). Par sa mère il est apparenté aux évêques de Lyon Sacerdos et saint Nizier d'une part, et aux évêques de Langres Grégoire et Tetricus d'autre part. C'est de Grégoire qu'il tient son troisième nom, celui par lequel il est connu.

Son père meurt jeune. Élevé par sa mère près de Cavaillon, puis successivement par son oncle Gal († 551) et par l'archidiacre Avit à Clermont, Grégoire achève son éducation auprès de son oncle Nizier, à Lyon où il est envoyé en 563. Durant sa jeunesse, il est sujet à divers maux : un pèlerinage sur le tombeau de saint Martin à Tours (en 562 ou 563) l'aurait, d'après la légende, guéri de l'un d'entre eux.

Peu après, il est ordonné diacre et réside à la basilique Saint-Julien, à Brioude. Il y vit jusqu'à son élection comme évêque de Tours, en 573, probablement à l'instigation de la reine Brunehilde et du roi d'Austrasie, Sigebert Ier-

Succédant à son cousin maternel Euphrone dans cette dignité, Grégoire prend alors en charge l'un des plus importants sièges épiscopaux de Gaule. Durant son épiscopat, il est gêné par les querelles des souverains francs, qu'il n'hésite pas à fustiger. Il tient notamment tête au roi Chilpéric Ier, puis à la reine Frédégonde qu'il accuse d'être responsable du meurtre de l'évêque Prétextat.

Il s'éteint à Tours, peut-être le 17 novembre 594. Selon Bruno Dumézil, les arguments en faveur de cette date ne sont pas assez solides pour assurer une date exacte et la mort peut être reculée ou avancée d'un an[4]. Il est vénéré dans cette ville et dans celle de Clermont.

La langue de Grégoire de Tours, éloignée du latin classique, a valu de nombreux jugements péjoratifs à son œuvre. Ces préjugés ont été jusqu'à très récemment une des causes de la méconnaissance générale du haut Moyen Âge. Cette époque était considérée de façon réductrice comme une période de recul de la civilisation.

Parmi les auteurs antiques que cite Grégoire se trouvent Virgile, Salluste et Pline ; certains des ouvrages qu'il évoque sont aujourd'hui perdus. La théologie dont il fait preuve reste simple ; il argumente contre les juifs. Il réfute également l'arianisme.

Une Vie de Saint Grégoire a été rédigée au Xe siècle par l'abbé Odon de Cluny.

 

Saint Eloy de Noyon

 

Éloi de Noyon (Eligius en latin, l'« élu ») (v. 588 - 1er décembre 659), évêque de Noyon, orfèvre et monnayeur, il eut une fonction de ministre des Finances auprès de Dagobert Ier. Saint Éloi pour les catholiques est fêté le 1er décembre. À Paris, on commémore le 25 juin la translation d'un de ses bras en la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1212.

Biographie

Éloi est né à Chaptelat près de Limoges en Limousin vers 588 de riches parents gallo-romains, son père s'appelait Eucher et sa mère Terrigie, propriétaires de plusieurs grands domaines, dont un à Ambazac, et possédaient des intérêts dans l'exploitation de mines d'or du Sud-Ouest aquitain. Il fut placé par son père, en apprentissage en Limoges chez Abbon, orfèvre réputé, qui fabriquait de la monnaie. Selon saint Ouen, au cours de son apprentissage, il « assistait fréquemment aux offices de l'église, où il écoutait avec une grande avidité tout ce qu'on disait des divines écritures. »

« Cependant, peu d'années après, des circonstances que Dieu, dans sa providence, avait sans doute amenées, le déterminèrent à quitter sa patrie et sa famille pour se rendre seul en France ». C'est-à-dire au Nord de la Loire, et plus précisément à Paris.
Saint Éloi remet au roi Clotaire II deux selles. Un artiste du XVe siècle a traduit le mot sella de manière erronée, conduisant à représenter le saint donnant deux selles à Clotaire II. Triptyque du XVe siècle, Poitiers.

Éloi entra au service de l'orfèvre Bobbon, qui reçut une commande du roi Clotaire II pour la fabrication d'un trône d'or orné de pierres précieuses. Clotaire II donna à Bobbon la quantité d'or nécessaire à la fabrication du siège, qui fut transmise à Éloi. Celui-ci fabriqua deux trônes en évitant la fraude sur la quantité d'or en ne prenant pas « prétexte des morsures de la lime, ou celui de la trop grande ardeur du feu ». Ce qui fit que jusqu'à la révolution de 1789, on chanta un hymne dans l'église de Noyon, qui fut son évêché :

« Dum vas regi Clotario

Ex auri massa fabricat
Aurum in fabri studio
Summus faber multiplicat. »

Le divin ouvrier (summus faber) aurait multiplié l'or tandis qu'Éloi fabriquait le trône.

L'honnêteté d'Éloi paya, Clotaire II le garda dans son entourage. La confiance que porta le roi envers lui s'accrut lorsque Clotaire II voulu qu'Éloi prête serment, par la pose de ses mains, sur de saintes reliques. Éloi, redoutant Dieu, refusa. Devant l'insistance du roi, Éloi pleura pour son offense envers Clotaire II, et redouta sept fois plus de porter la main sur de saintes reliques.
Ordination de saint Éloi à l'évêché de Noyon. XVe siècle.

L'orfèvre Éloi devint contrôleur des mines et métaux, maître des monnaies, puis grand argentier du royaume de Clotaire II, puis trésorier de Dagobert Ier avant d'être élu évêque de Noyon en 641.

Fondateur de monastères à Solignac et à Paris (monastère Sainte-Martial, devenu par la suite couvent Saint-Eloi), il accueillit sainte Godeberthe comme moniale à Noyon. Il est aussi considéré comme le fondateur de l'abbaye du mont Saint-Éloi située à l'ouest d'Arras.

Saint Éloi est réputé fondateur de l'église de Dunkerque. Il y aurait, selon la légende, pacifié le géant Allowyn, pour protéger Dunkerque des invasions et pillages des Vikings.

Quoique étant encore laïc, il fut élevé en 640 sur le siège de Noyon. Après son élection comme évêque de Noyon, saint Éloi a passé vingt ans à convertir la population druidique des Pays-Bas belgiques au christianisme. Son compagnon saint Ouen le relate dans sa Vita d'Eligius.

Investi de toute la confiance de Dagobert Ier, il remplit les missions les plus importantes et réussit notamment à amener Judicaël, duc des Bretons, à faire sa soumission en 636.

Éloi porta l'art de l'orfèvrerie à un degré de perfection extraordinaire pour son temps : les plus remarquables de ses ouvrages étaient les bas-reliefs du tombeau de saint Germain, évêque de Paris ; un grand nombre de châsses destinées à renfermer des Moques; les deux sièges d'or enrichis de pierreries, qu'il exécuta pour Clotaire II ; on pouvait voir encore plusieurs de ces ouvrages en 1789. Il contribua aussi pour une grande part à l'érection de plusieurs monuments religieux.

Saint Éloi est généralement considéré comme le saint patron des ouvriers qui se servent d'un marteau, et plus précisément des orfèvres, graveurs, forgerons, mécaniciens, chaudronniers, horlogers, mineurs, taillandiers, batteurs d'or, doreurs, tisseurs d'or, monnayeurs, serruriers, cloutiers, fourbisseurs, balanciers, épingliers, aiguilliers, tireurs de fils de fer, ferblantiers, lampistes, loueurs de voiture, voituriers, cochers, vétérinaires, selliers, bourreliers, maréchaux-ferrants, charrons, carrossiers, charretiers, éperonniers, maquignons, fermiers, laboureurs, valets de ferme, pannetiers, vanniers, bouteillers, plonchoyeurs mais également du matériel et des militaires logisticiens.


 

Saint Benoît

 

Saint-Benoît naquit en 480 à une époque où une grande civilisation s'écroulait. La puissante Rome voyait son empire se démembrer dans un désordre qui annonçait « la fin du monde ».

Clovis, roi des Francs, règne en Gaule, Théodoric, un Goth contrôle l'Italie où règne l'anarchie, tandis qu'à Rome deux papes Symnaque et Laurent se disputent le pouvoir. Benoît fait des études brillantes mais il fuit bientôt la capitale, écoeuré par les tentations qui l'assaillent.

 Il part dans la montagne où ses prières réalisent des miracles dont Grégoire le Grand se fera la narrateur. C'est ce pape qui s'intéressera aux chants religieux qu'il réformera et qui prendront le nom de chant grégorien.

 Pour rechercher Dieu dans le silence, pour ne pas se laisser distraire, Benoît se retire seul dans une grotte à Subacio. En cours de route, il rencontre un moine qui lui donne l'habit et qui plus tard le ravitaillera de nourriture. La grotte de Benoît est située sous un lac endigué par Néron ; elle est très difficile d'accès. Le pieux ermite est ravitaillé grâce à une longue corde qui permet de descendre un panier jusque devant l'entrée de la grotte. Mais les tentations le poursuivent car le diable sous différentes formes (oiseau ou femme) tente d'enflammer sa passion. Benoît résiste et bien plus tard Saint François d'Assise viendra planter des rosiers sur le lieu de cette victoire. Il fait jaillir une source au sommet d'un pic rocheux, fait jaillir seule de l'eau d'une rivière la lame d'une faux qui y avait été précipitée par maladresse...

 Les miracles succèdent aux miracles et de plus en plus nombreux sont les moines qui adoptent la règle de Saint Benoit. Dans le monastère, la personnalité de chacun est préservée par le silence. Chacun est au service de son frère dans la oie, autant dans le travail que dans la prière et dans le repos. Lorsqu'il fonda le célèbre monastère du Mont Cassin, Benoît promit à ses frères qu'il y envoya d'aller leur transmettre ses instructions personnellement tel jour. La nuit précédant ce jour, il leur apparut en songe et leur désigna avec précision les endroits choisis et les plans du futur monastère. Au matin ils en discutèrent en attendant Benoît qui ne vint pas. Ils vinrent le trouver, lui reprochant de n'être pas venu. Il leur répondit « ne vous ai-je pas apparue à tous les deux pendant votre sommeil, et ne vous ai-je pas indiqué chaque emplacement ? Allez et selon ce que je vous ai dit en songe, érigez toutes les parties du monastère ». ils repartirent rassurés et bâtirent tel que cela avait été prévu.

 Plus tard, il fit part à ses frères de la date de sa mort qu'il connaissait. Six jours avant, il fit ouvrir son tombeau. Au jour annoncé, alors qu'une forte fièvre le rongeait, il se fit porter dans l'oratoire pour recevoir debout une dernière communion En prière, il leva les mains vers le ciel et expira. Son corps fut placé dans l'oratoire dédié à Saint-Jean-Baptiste qu'il avait fait bâtir sur l'emplacement d'un temple d'Apollon dont il avait lui-même renversé la statue. Telle est l'histoire et la légende de ce personnage qui fonda un ordre qui compte actuellement à travers le monde environ 12 000 bénédictins et 5 000 cistériens, ainsi que 15 000 bénédictines et 6 000 cistériennes. Ils ont, en France seulement, plus de cent monastères. Ces chiffres sont particulièrement importants à notre époque ou une crise des vocations sévit dans le clergé. Depuis le Vième siècle les frères de Saint-Benoît, les bénédictins, ont conforté par leur longévité la confiance populaire en leur saint fondateur.

 

 

Sainte Odile

 

Odile (née vers 662 à Obernai (Bas-Rhin), décédée vers 720 à Hohenbourg ) était la fille du duc d'Alsace Adalric (connu aussi sous le nom tudesque d'Ethic ou Etichon) et de Berswinde, nièce de saint Léger. Vers 700, Odile devient abbesse du monastère de Hohenbourg (mont Sainte-Odile, Vosges) fondé par son père. Elle fut canonisée au XIe siècle par le pape Léon IX, et proclamée « patronne de l'Alsace » par le pape Pie XII en 1946.

 La légende de sainte Odile

 La vie de sainte Odile, ou du moins sa légende, nous est connue grâce à un texte anonyme écrit peu avant 950. Son père, le duc d'Alsace Adalric, aurait préféré avoir un garçon, d'autant plus qu'Odile était née aveugle. C'en était trop pour le duc, qui décida de faire mourir cette enfant qui déshonorait sa famille. Mais Bereswinde, la femme d'Adalric, confia Odile à une nourrice qui l'éleva pendant douze ans, avant de l'envoyer au monastère de Balme (aujourd'hui Baume-les-Dames, situé entre Besançon et Montbéliard).

 L'enfant n'était pas encore baptisée par son oncle Saint Erhard. Or Saint Erhard, un moine irlandais et évêque d'Ardagh (Comté de Longford), itinérant en Bavière, eut une vision dans laquelle Dieu lui ordonnait de se rendre à Baume-les-Dames afin de procéder à ce baptême. Ce qu'il fit quelques jours plus tard et, au moment où l'huile sainte touchait les yeux d'Odile, celle-ci retrouva la vue.

 Le miracle fit grand bruit, mais ne calmait toujours pas Adalric. Loin de se réjouir, lorsqu'Odile revint le voir accompagnée de son frère Hugues, il se mit dans une telle fureur qu'il tua ce dernier. Plus tard, il se repentit et donna à Odile son château de Hohenbourg, qu'elle transforma en monastère. Le château étant construit sur une montagne, beaucoup de fidèles, notamment les malades, pouvaient difficilement y accéder. Odile fit construire pour eux un second établissement appelé Niedermünster, autrement dit le monastère d'en bas. On situe la date de la mort d'Odile vers l'an 720.

 Le site d'Hohenbourg est plus connu sous le nom de mont Sainte-Odile, qui reçoit chaque année des dizaines de milliers de visiteurs. Odile est la sainte patronne de l'Alsace. Sa fête était célébrée autrefois le 13 décembre, mais on a préféré la séparer de sainte Lucie, fêtée le même jour, d'autant que toutes deux étaient invoquées par les fidèles pour guérir les maladies oculaires.

 Le nom "Odile" veut dire "Fille de lumière".

 Fête : le 14 décembre.

 Iconographie

 Elle apparaît toujours en robe d'abbesse bénédictine, ce qui la distingue de Lucie de Syracuse, et parfois avec des parements d'hermine, rappelant l'ascendance royale racontée dans sa légende. Sur un vitrail de la cathédrale de Strasbourg elle figure tenant le livre de la Règle bénédictine, sur lequel sont disposés deux yeux.

 

Sainte Renelde

 

A partir du Moyen Age, Saintes devient un centre important voué au culte de sainte Renelde. Selon la tradition, Renelde se fixe en 662 à Saintes après un pèlerinage de sept ans en Terre Sainte. En 680, lors d'une invasion barbare, Renelde et deux disciples se réfugient dans l'église de Saintes. Ils sont sauvagement martyrisés alors qu'ils étaient en prière. Renelde est traînée par les cheveux et a la tête tranchée par un glaive. Le nom de la localité rappellerait le martyre de ces trois saints.

Rapidement, les reliques de sainte Renelde font l'objet d'une importante vénération. Elles sont invoquées pour la guérison des affections des yeux, plaies, éruptions, ulcères, paralysie, apoplexie et autres maux corporels.

La grande procession du Tour de Sainte-Renelde a lieu chaque année le dimanche de la Trinité. Le char de procession de Sainte-Renelde tiré par quatre chevaux de trait de race brabançonne est accompagné d'une escorte d'une centaine de cavaliers et parcourt un itinéraire englobant les églises de Quenast, Wisbecq et Bierghes.

Au centre d'une jolie place, l'église Sainte-Renelde, en grande partie du XVIe siècle, s'enorgueillit de sa belle tour d'allure tournaisienne. Son mobilier est particulièrement riche et se réfère au culte de la sainte martyre. Le visiteur s'attardera notamment devant le char de procession de Sainte-Renelde, probablement du début du XVIIe siècle. La campagne environnante est jalonnée de nombreuses chapelles et, surtout, du puits de Sainte-Renelde fréquemment visité par les pèlerins.

Saint Odilon

 

Né en Auvergne en 961 ou 962, il fut d’abord chanoine de Saint Julien de Brioude. Il se laissa attirer à Cluny vers 990 et devint rapidement le bras droit de Maïeul, qui le choisit comme coadjuteur en 993.

Il devint abbé de Cluny l’année suivante. C’est pendant son abbatiat que commença le rayonnement, tant sur le plan spirituel que temporel, de Cluny, aux dimensions de tout l’Occident latin.

Autour de l’an mille, le patrimoine du monastère continua de s’accroître et, dans un contexte de désagrégation du pouvoir politique, se constitua la seigneurie clunisienne. Odilon créa également l’ « ordre » de Cluny : vaste réseau d’établissements dépendants de l’abbaye Mère.

C’est de son époque que date la constitution d’une historiographie proprement clunisienne. Sa propre œuvre d’écrivain nous montre une dévotion eucharistique et mariale. Il écrivit des textes hagiographiques en l’honneur de son prédécesseur Maïeul et de l’impératrice Adélaïde.

Il mourut en dans la nuit du 31 décembre 1048 au 1er janvier 1049, au prieuré de Souvigny et y fut inhumé aux côtés de Saint Odon.

Saint Lambert de Tongres (martyr:708)

 

Il naquit à Maestricht en Hollande. Après avoir brillé sur les champs de bataille, il fut évêque de Maestricht, de 668 à sa mort. Sauf un intermède où l'hostilité d'Ebroïn, maire du palais, le força de se retirer à l'abbaye de Stavelot en Belgique où il vécut sept ans, aussi humble et fervent qu'un novice. On raconte cet épisode: une nuit d'hiver, alors que les religieux priaient dans le chœur, notre évêque renversa un banc, dont la chute dérangea la communauté. Dans l'obscurité, l'abbé ordonna au coupable d'aller prier, nu-pieds, dehors, devant la croix du parvis. Les moines chantèrent les longues matines, puis se rendirent au chauffoir avant de regagner leur lit. On remarqua l'absence de l'évêque. L'abbé l'envoya chercher et l'on vit entrer Lambert, couvert de neige, qui avait prié deux heures durant, agenouillé dehors. L'abbé s'excusa: "C'est à moi de vous remercier, lui dit saint Lambert d'un air joyeux. Vous m'avez permis, comme le veut saint Paul, de servir Dieu dans la nudité et la froidure." (2 Corinthiens 11. 27) Saint Lambert regagna Maestricht à la mort d'Ebroïn et il connut une fin tragique, assassiné par des amateurs de biens d'Église, empêchant son escorte de répandre le sang pour le défendre. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage et le hameau grandit jusqu'à devenir la ville de Liège. 140 églises portent son nom en Belgique.

À Liège, vers 705, la passion de saint Lambert, évêque de Maëstricht et martyr. Obligé de s’exiler, il trouva refuge au monastère de Stavelot, où il suivit l’observance monastique. Quant il retrouva son siège épiscopal, il fut un pasteur remarquable et un ardent évangélisateur de la Campie et du Brabant, et périt, innocent, frappé par des criminels.

(Au Luxembourg sa mémoire est célébrée le lendemain.)

Sainte Cécile

 

 

Patronne des musiciens, chanteurs et fabricants d'instruments de musique, Sainte Cécile est fêtée le 22 novembre et donne l'occasion à de nombreuses fanfares et orchestres de se réunir et de se produire en public lors d'une messe solennelle, d'un banquet ou d'un concert.

 Sa réputation de musicienne, elle la doit à la présence d'un orgue sur une représentation datant du Moyen Âge. Rien dans la vie de Sainte Cécile ne laisse supposer qu'elle fut musicienne.Née dans une famille de noblesse romaine, elle aurait, selon la légende, fait vœu de chasteté en devenant chrétienne.

 Obligée de se marier contre son gré à un jeune païen Valérien, elle l'aurait converti avec l'aide d'un ange. Pendant la cérémonie du mariage, elle n'avait pas voulu entendre la musique de l'orgue et priait pour conserver sa virginité.Martyrisée pour sa foi, elle fut plongée dans un bain bouillant qui ne lui fit aucun mal, puis décapitée. Avant de mourir, elle avait converti ses bourreaux et plus de quatre cents païens.

 Pour la Sainte Cécile, chocolatiers, confiseurs et pâtissiers rivalisent d'imagination et de créativité pour confectionner des gâteaux extraordinaires et des chefs d'œuvre en sucre et chocolat où l'instrument de musique prend toute sa place.

Saint amand

 

 

 

 

Amand naît en Aquitaine vers 584. Ses parents étaient gallo-romains.

Il entra en religion très jeune contre le gré de ses parents. Il est formé à la solitude dans la communauté des moines irlandais de l’Ile d’Yeu. Ce réseau de moines itinérants de Saint Colomban revivifie la gaule où la vie spirituelle et culturelle du clergé décline.

Selon ce modèle, Saint Amand voyage. Il réside à Tours puis se fixe à Bourges où il vécut pendant quinze ans dans une cellule attenante à la cathédrale.

Il continue ensuite sa formation en se rendant en pèlerinage à Rome sur les tombeaux des Apôtres Pierre et Paul. Le pape l’ordonne évêque-apôtre. Il a 33 ans.

Il rentre en Gaule où il fonde des monastères. Le monastère était la base de la mission où le moine itinérant préparait ses voyages, formait des disciples, se cultivait et se reposait.

Avant 639, le roi Dagobert octroie à Amand un territoire de 12 000 hectares. Les lieux sont boisés, humides. La présence de l’eau est fondamentale dans l’implantation des abbayes, comme pour tout regroupement humain.

Une route romaine, d’Escaupont à Tournai, traversait le domaine sur lequel Amand fonde le monastère d’Elnone (Elnonensis), du nom de la petite rivière, l’Elnon, qui se jette à cet endroit dans la Scarpe. C’est devenu l’abbaye de Saint-Amand.On lui attribue aussi la fondation de monastères dans le Rouergue ainsi qu’un prieuré du monastère d’Elnone à Barisis-au-bois en Laonnais, doté par Childéric II (663-664).

Les monastères sont enrichis par d’importantes subventions de la part des souverains.

Saint Amand encouragea la création de monastères féminins.

C’est d’Elnone qu’il partit prêcher dans les Flandres en descendant l’Escaut. Puis il continue sa tournée chez les Slaves et au Pays Basque : les régions païennes sont le terrain de prédilection de l’évêque itinérant et sa prédication est profondément marquée par la spiritualité du monachisme colombanien.

Il emprunte de nouveau l’Escaut, Schilde en Néerlandais, pour pénétrer en Flandres païennes.

Le fleuve prend sa source dans le département de l’Aisne, au sud de Cambrai, près du Catelet dans le site mystérieux de Riqueval, devenu lieu de pèlerinage. Il traverse ensuite Cambrai, Valenciennes, Tournai et Gand avant d’arriver à Anvers.

C’est le long de son cours que Saint Amand fonde monastères et églises.

Au VIIème siècle, les ermites se regroupent auprès des sources, dans les lieux marécageux, menant une vie austère consacrée à la prière, dans la solitude et le silence. Le monachisme prend naissance au creux des vallées, autour des étangs, et c’est dans ce sens que Saint Amand va prospecter.

Grâce à son impulsion de remarquable missionnaire, le monachisme va prendre un essor important dans cette partie du Regnum Francorum.

Mais en 646, Dagobert lui réserve d’autres fonctions. Il lui donne le siège épiscopal de Tongres et de Maastricht.

Cette nomination interrompt son évangélisation des « barbares ». Dagobert souhaite le voir réformer le clergé en profondeur. Pendant trois ans, Amand s’attellera à cette tâche qui sera un échec.

Il reprend sa liberté et son action de missionnaire, rentre à Elnone où il fait prospérer le scriptorium et la bibliothèque.

C’est un érudit, un politique : il reçoit les Actes du Concile de Latran rédigés en Grec et en Latin, à Maastricht

Il mourut dans son propre monastère , l'abbaye de Elnone (plus tard  l'abbaye de Saint-Amand,  près de Tournai ) à l'âge de quatre-vingt dix ans Deux voyages avec ses reliques conservées au monastère ont été signalés dans les textes, l'un fut  organisé pour collecter de l'argent après que  le monastère ait  été très gravement endommagé par un incendie en 1066, l'autre pour racheter les terres usurpées de  abbaye, en 1107.Sa fête est le 6 Février.Bien que la plupart du temps vénéré en Flandre et en Picardie , il a aussi été honoré en Angleterre, où au moins une chapelle privée (à l'Est Hendred dans Oxfordshire ) lui est dédiée. Saint Amand est le saint patron de tous ceux qui produisent de la bière:  des aubergistes et des barman  . Il est également le patron des vignerons et négociants, et des scouts .

Sainte Godeliève

 

 

 

Son histoire, même si elle est triste, a toute raison d'être vraie.

Elle naquit à Saint-Omer en Artois. Elle avait dix-huit ans lorsqu'elle épousa Bertholf, le seigneur de Ghistelles. Elle était bonne, jolie et douce, ce qui n'empêcha pas sa belle-mère de la haïr bientôt et son mari de décider de la faire disparaître. Ils la firent enfermer dans un cachot quelque temps après le mariage, mais elle réussit à s'enfuir et à revenir au château paternel. Son père, par souci de conscience, porta cette séparation devant l'évêque de Tournai qui exigea que les époux reprennent la vie commune. Godeliève lui obéit et revint chez Bertholf qui la fit jeter dans un étang par deux valets, quelques jours après son retour. Le comte de Flandre se soucia peu de cet assassinat, il avait d'autres soucis avec ses seigneurs pour ne pas y ajouter celui-là.

Elle est fêtée dans le diocèse d'Arras le 6 juillet, à Wierre-Efffroy, et aussi en Belgique (diocèse de Tournai-Noyon, à l'époque).

Née vers 1049, de Hemrid, seigneur de Wierre-Effroy, et de Ogine (Boulonnais)

Mariée avec Bertolf, il ne semble pas que ce fut un mariage heureux... Elle décède dans la nuit du 6 au 7 juillet 1070. Les femmes maltraitées peuvent trouver en elle un bel exemple à imiter, et sujet de consolation, puisque Godeleine, après sa mort, transforma les mœurs de son mari...

Les peintres tiennent sainte Godeleine pour vierge, puisqu'ils la représentent avec deux couronnes: celle de la virginité et celle du martyre; on la peint aussi avec une corde, mais préférablement avec un linge tordu ou une écharpe autour du cou; l'épargne qu'elle faisait sur sa maigre portion pendant sa réclusion peut être rappelée par un morceau de pain qu'elle donne aux pauvres.

Une fête et procession patronale a lieu en été le dimanche de juillet proche du 6 juillet. Fête de Sainte-Godeleine à Wierre-Effroy.

 

Le bistro d'Austerlitz

4 rue d'Austerlitz
31000 Toulouse
Tél: 05 61 21 09 63
 
 
info@lebistrodausterlitz.fr
 
Fermeture : Dimanche et Lundi soir
 
Prix: ± 20 € (Menu à 15,50 le midi)
 
Cuisine: de Bistrot, du Marché

 

 

 

On l'a découvert ?

Le lendemain du gala :) Lorsqu'une petite faim se fit sentir ... et surtout quand un débriefing de soirée entre copines s'est imposé!

 

On a aimé? 

L'ambiance conviviale, le foie gras et sa confiture d'oignons, le hachis de canard, le pavé saumon qui prenait toute   l'assiette à lui tout seul !!

 

On a (un peu) moins aimé? 

l'attente ... (10 minutes) pourtant exceptionnelle, l'eau oubliée sur la table, et le tableau derrière nous ! 

 

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Commentaires (1)

1. Carlos 11/01/2012

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