les regalia

Le calice du sacre ou de saint Rémi

 

 

 

Le calice du Sacre ou calice de saint Rémi est une pièce d'orfèvrerie qui faisait partie des Regalia du royaume de France. Ce calice appartient au trésor de la cathédrale Notre-Dame de Reims et est conservé au palais du Tau (palais épiscopal à coté de la cathédrale) dans le Musée de l'Oeuvre de Notre-Dame. Il est classé monument historique-

 

 Saint Rémi, évèque de Reims, n'a pas pu l'avoir entre les mainss car cet objet liturgique date du troisième quart du XIIe siècle, il était à l'origine utilisé pour le sacre des rois de France avec les autres regalia du trésor. Seul le pied est d'ailleurs de cette époque car la coupe a été refaite au XIXe siècle. Propriété de l'État, il est classé comme monument historique au titre d'objet depuis 1896.

 En 1791, le calice est confisqué par les révolutionnaires comme beaucoup d'objets des trésors liturgiques, et notamment ceux ayant un rapport direct avec la royauté comme ceux du trésor de Saint-Denis. Il aurait pu être fondu comme beaucoup de ces objets, mais il aurait été oublié et est finalement doté au Muséum central des arts de la République au titre des œuvres dont la conservation paraissait importante pour les « Sciences et les Arts », puis il est déposé au Cabinet des médailles de la bibliothèque nationale.

C'est le cardinal Thomas Gousset qui obtient de Napoléon III, en 1858, que le calice soit restitué au trésor de la cathédrale de Reims-

Description

Le pied et l'inscription

 Le calice est en or, décoré d'émail cloisonné filigrané. Sur un pied circulaire serti de pierres fines, une tige à nœud porte une coupe en forme de ciboire. Sa hauteur est de 17 cm et le diamètre de la coupe est de 15 cm. Le pied du calice porte l'inscription latine : « Quicumque hunc calicem invadiaverit vel ab ecclesia remensi aliqui modo alianeverit anathema sit fait amen » ( quiconque s'emparera de ce calice de l'église de Reims de quelque façon que ce soit, qu'il soit frappé d'anathème Amen ).

source

 * Danielle Gaborit-Chopin, Catalogue de l'exposition Regalia : les instruments du sacre des rois de France, les honneurs de Charlemagne, Éd. de la Réunion des musées nationaux, 1987 -

 

 

 

 

 

 

La main de justice est une insigne du pouvoir royal en France qui indique que le roi peut rendre la justice.

 Elle avait aussi un pouvoir religieux, chaque doigt de la main représentait quelque chose :

 * Le pouce : Le roi

* L'index : La raison

* Le majeur : La charité

* Les deux derniers représentaient la foi catholique.

 Les trois doigts ouverts symbolisaient également la Trinité

 

Peu de récits du sacre des roi capétiens existent, ce qui rend difficile l'établissement d'une chronologie de l'apparition de la main de justice. Cependant on sait que jusqu'à la fin du XII° siècle, les rois de France reçoivent lors de la cérémonie du sacre une verge, symbole de commandement.

 De retour de croisade contre les Albigeois, Louis VIII meurt lors de l'année 1226. L'héritier du trône, Louis IX n'a alors que douze ans. Blanche de Castille s'empresse alors de procéder au sacre de son fils. Lors de la cérémonie il reçoit, des éperons d'or, une épée, un anneau et un bâton qui se termine par une main d'ivoire ouverte ayant trois doigts étendus. Jusque là les nouveaux souverains recevaient une verge, il semblerait que ce soit pour la première fois de l'histoire que cet objet apparaisse. Lors de son serment, il s'engage à faire régner la paix et la justice, et tel Dieu à être miséricordieux. Louis IX attache une importance particulière à ce que justice soit rendue. Ainsi l'imagerie populaire n'hésitera pas à représenter Saint Louis à l'ombre d'un chêne n'hésitant pas à régler de par sa personne les différends entre ses sujets. De par sa justice il contribue au renforcement du pouvoir royal.

 Lors de la cérémonie du sacre, la main de justice est remise après le sceptre, dans la main gauche du souverain. Après la cérémonie, elle est confiée au trésor de l'abbaye royale de Saint-Denis avant d'être ressortie pour le prochain sacre.

 Des théories divergentes demeurent encore aujourd'hui sur l'analyse d'une représentation du sceau de Hugues Capet datant de 1681. En effet le premier des Capétiens y figure tenant une main de justice. Interprétation abusive ou réalité ? Quoi qu'il en soit, la main de justice n'apparait plus par la suite sur les sceaux royaux.

 

 

 

 

La patène, du latin patena, plat, dérivant lui-même du grec patani, écuelle, est un objet liturgique de la religion chrétienne. Dans les Églises d'Orient, on l'appelle "discos" (disque).

 Il s'agit d'une petite assiette en métal doré, sur laquelle le prêtre, lors de l'offertoire pendant la célébration eucharistique, pose l'hostie, c'est-à-dire le pain qu'il va consacrer et qui va devenir le Corps du Christ.

 Avant et après la messe, la patène est posée sur le calice, si bien que patène et calice, désignés aussi vases sacrés, sont généralement fabriqués par un même artisan. Avant leur première utilisation, les vases sacrés sont consacrés avec le Saint chrême.

 Autrefois très richement décorées, les patènes tendent, dans le catholicisme et depuis la réforme liturgique des années 1960-1971 à devenir beaucoup plus épurées.

 On peut voir une patène et un calice représentés sur deux mosaïques monumentales de la basilique Saint-Vital de Ravenne (VIe siècle). L'une est offerte à l'église par l'empereur Justinien et l'autre par l'impératrice Théodora. Ces offrandes solennelles célèbrent le retour à la communion orthodoxe et la libération de la ville après un épisode de domination arienne.

L'empereur Justinien avec sa cour offre une patène à l'église Saint-Vital

 

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La Sainte Ampoule

 

 

 

 

La Sainte Ampoule était une fiole contenant une huile sacrée qui aurait servi lors du baptême de Clovis. Son nom viendrait du latin ampulla (petit flacon, fiole) ou du saxon ampel (coupe, fiole).

 Une portion de ce baume était mélangée à du saint chrême pour servir à l'onction des rois de France lors de la cérémonie du sacre. Elle était conservée à l'abbaye Saint-Remi de Reims.

 Elle a été brisée solennellement pendant la Révolution française le 7 octobre 1793 à Reims (actuelle place Royale), par le conventionnel Philippe Rühl sur le socle de la statue de Louis XV préalablement déboulonnée, cassée et destinée à être livrée à une fonderie de canons.

 Toutefois, la veille, le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine et un officier municipal, Philippe Hourelle avaient retiré ce qu'ils pouvaient du contenu de la sainte Ampoule et le cachèrent, puis en donnèrent une partie respectivement à Messieurs Bouré curé de Berry-au-Bac et Lecomte juge au tribunal de Reims. De plus, lors de la destruction du reliquaire, un dénommé Louis Champagne Prévoteau recueillit deux fragments de verre de l'ampoule sur lesquels subsistaient des restes du baume- Le 22 mai 1825, l'archevêque de Reims procéda au transvasement de tous ces fragments, à l'exception de ceux de Philippe Hourelle perdus par ses héritiers, dans du saint chrême puis dans un nouveau reliquaire prêt à temps pour le sacre de Charles X quatre jours plus tard, maintenant conservé au Palais du Tau.

 En 1906, lors de son expulsion de l'archevêché suite à la loi de séparation des Églises et de l'État, Mgr Louis-Joseph Luçon, archevêque de Reims, transféra le chrême dans une ampoule de verre qu'il emporta avec lui-Le baume du sacre est toujours conservé à l'archevêché de Reims.

 

 Selon Hincmar, archevêque de Reims (vers 802-882), un ange, sous la forme d'une colombe, aurait apporté cette fiole à Remi de Reims, futur saint Rémi, pour oindre le front de Clovis lors de son baptême. Grégoire de Tours ne parle pas de ce miracle qui appartenait toutefois à la tradition orale de l'Église de Reims. Par là même, Hincmar accrédite l'idée que « Dieu, donc, et Dieu seul fait le roi, avec l'aide visible de l'office sacerdotal. »

 Le premier roi à avoir été sacré à Reims fut Louis le Pieux en 816, le dernier Charles X. À partir du sacre d'Henri Ier en 1027 jusqu'au sacre de Charles X en 1825, on compte trente rois de France qui ont reçu la sainte onction à Reims, avec trois notables exceptions : Louis VI le Gros à Orléans, Henri IV à Chartres et Louis XVIII qui n'a pas été sacré.

 

 

Les évangiles

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand il ne s'agit pas des quatre Évangiles, l'Évangile est, dans le christianisme, l'annonce du plan divin pour le salut de l'humanité rendu possible (d'après nombre de théologies chrétiennes) par la vie, le sacrifice expiatoire et la résurrection de Jésus-Christ.

 « Évangile » vient du grec ancien εὐαγγέλιον (euangélion) qui signifie « bonne nouvelle ». Cette « bonne nouvelle » explique que Jésus de Nazareth est le Messie (voir Actes 5:42) et que par la repentance et la foi en lui tout homme peut accéder au salut éternel après sa mort physique. C'est à partir du iie siècle que le mot désigne un récit de la vie de Jésus.

 

La fleur de lys

 

 

 

 

Les armes d'azur semé de fleur de lys d'or et d'azur à trois fleurs de lys d'or sont si étroitement liées à la monarchie française que la langue du blason utilise les expressions de France ancien (pour le semé) et de France moderne (pour les trois fleurs de lys) pour économiser une description archi-connue de tous. On trouve notamment le chef de France (suivant les époques et les villes, de France ancien ou de France moderne) souvent accordé en augmentation par les rois de France à des villes « fidèles » à la couronne, comme Lyon, Angers, Tours, Poitiers, Fréjus, Le Havre, Laon, etc., mais aussi la bande de France ou le chevron de France.

 En France, les « bonnes » villes, c’est-à-dire celles qui avaient le droit de se faire représenter par leur «mayeurs» (ou maires) au sacre du roi de France, avaient le droit de porter sur leur blason un chef de France, c’est-à-dire « d'azur semé de fleurs de lys d'or » (France ancien) ou « d'azur à trois fleurs de lys d'or » (France moderne). Le chef de France est une augmentation accordée aux armes de ces villes.

 Un terme proche est l'expression chef d'Anjou qui désigne un chef d'azur fleur-de-lysé d'or brisé d'un lambel de gueules utilisé surtout dans l'héraldique italienne. Inspiré des armes des Anjou rois de Naples, il marque la fidélité ou l'alliance politique de certaines familles avec cette dynastie.

 C'est Charles V qui réduisit le nombre de fleurs de lys à trois (1376), en l'honneur de la Sainte Trinité. Le passage de France ancien à moderne à conduit à de nombreuses armes irrégulières, à enquerre. En effet, le fleurdelysé primitif est un semis, qui n'est pas soumis à la Règle de contrariété des couleurs. Il peut donc être associé à des pièces ou des meubles de tout fond. En revanche, la France moderne est un émail (azur) chargé de meubles, qui ne peut en principe recevoir que des charges d'or ou d'argent. Les charges étaient très souvent de gueules (bâton du Bourbonnais, lambel de l'Artois, bande de la Marche, chef du Lyonnais, bordure du Berry, sautoir de Langres).

 

Commentaires (1)

1. Annie 13/01/2012

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