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Naissance vers 867-Décès 6 décembre 884
Père Louis II-Mère Ansgarde de Bourgogne
Rois de Francie occidentale
Le 11 septembre 878, il est fiancé à Troyes avec Engelberge, fille de Boson de Provence -
En septembre 879, Carloman II est couronné à Ferrières-en-Gâtinais avec son frère Louis III avec qui il partage le royaume en 880. Tandis que la Neustrie et la Francie reviennent à Louis, Carloman obtient l’Aquitaine et la Bourgogne. Les deux souverains réussissent à exclure Hugues, fils de Lothaire II, de la succession au royaume , puis se tournent contre Boson, qui s'est déclaré roi le 15 octobre 879 et s'est fait couronner à Mantaille, près de Vienne et contre lequel sont menés trois expéditions. La première, à l'été 880, vise à pacifier le Berry, l'Autunois et le Nivernais. Après s'être emparés de Mâcon, ils mettent le siège devant Vienne avec Charles III le Gros, roi d'Italie. Mais ce dernier se retire dès l'automne pour se rendre en Italie, où il reçoit la couronne impériale en février 881. Puis Louis III doit le quitter pour s'opposer aux Vikings, qu'il écrase le 3 août 881 à la Bataille de Saucourt-en-Vimeu. En mai 881 est lancée une deuxième campagne, puis une troisième en juin-août 882-
Après la mort de son frère, le 5 août 882, Carloman abandonne le siège de Vienne, confié à Richard II de Bourgogne (qui s'en empare peu après), et se fait reconnaître comme seul roi par une assemblée réunie au palais de Quierzy le 9 septembre. En octobre, il s'avance sur la Somme, face aux Vikings, qu'il bat sur l'Aisne à Avaux, avant de regagner Compiègne, où il réunit une nouvelle assemblée pour l'hiver -
Au plaid de Worms le 1er novembre 882, Carloman réclame, mais en vain, à Charles le Gros la restitution de la moitié occidentale de la Lotharingie que Louis le Jeune lui avait promise.
En 883, il subit à Miannay près d’Abbeville une défaite contre l’envahisseur viking qui ravage le pays de Somme. Face à cette situation, il réunit les grands du royaume en 884 à Compiègne où il est décidé d’acheter le départ des Normands contre 12 000 livres pesant d’argent , somme énorme pour l’époque .
En mars 884, il réunit les grands à Vernon et promulgue un capitulaire qui prévoit les peines les plus sévères contre ceux qui pratiquent le brigandage. Il s'agit du dernier capitulaire carolingien-.
Ayant obtenu le départ des Normands, Carloman II laisse donc la cour au monastère des Andelys, Carloman part avec quelques jeunes familiers au vieux palais de chasse de Bézu (Eure), entre Rouen et Gournay-en-Bray. Toutefois, il meurt le 6 décembre 884, quelques jours après avoir été involontairement blessé à la jambe par un coup de boutoir donné par un des vassaux , au cours d’une partie de chasse au sanglier , dans la forêt de Bézu . Disparu à l’âge de dix-sept ans, il est inhumé à Saint-Denis.
Charles, le dernier fils de Louis II le Bègue, étant trop jeune, les grands du royaume appellent l’empereur Charles III le Gros pour assurer la régence.
Disparu trop jeune, Carloman II ne s’est pas marié et n’a donc pas de descendance.
Louis IV dit d'Outremer (10 septembre 920 ou 921 – 10 septembre 954, Reims), fils de Charles III le Simple et d'Edwige de Wessex, est un roi des Francs (936-954) de la dynastie carolingienne.
Après la déchéance en 922 de son père le roi Charles III le Simple, sa mère et le prince Louis, âgé de deux ans, se réfugient en Angleterre (d’où son surnom d’Outremer), à la cour de son grand-père maternel Édouard l'Ancien, puis à celle de son oncle Æthelstan, rois de Wessex. Devenu l'héritier carolingien par la mort en captivité de Charles III (929), il est rappelé d'Angleterre par le puissant marquis de Neustrie Hugues le Grand afin de succéder au roi Raoul mort au début de l'année 936, laquelle marque alors le retour de la dynastie carolingienne.
Son règne riche en rebondissements nous est avant tout connu par les Annales de Flodoard puis plus tardivement par les Histoires de Richer de Reims. Une fois au pouvoir, Louis d'Outremer souhaite s'éloigner de Hugues le Grand devenu duc des Francs et seconde personnalité du royaume après le roi. Dans un premier temps il se lance à la conquête de la Lotharingie (939). Cette expédition est un échec et son beau-frère Otton Ier ne tarde pas à le soumettre en assiégeant la cité de Reims (940). Dans un second temps, après la mort du comte des Normands Guillaume Longue Epée, Louis IV tente de prendre à son compte le gouvernement de Normandie mais il est kidnappé par les hommes de Hugues le Grand (945).
Le concile d'Ingelheim (948) permet l'excommunication du duc des Francs et la libération définitive de Louis IV. À partir des années 950, le roi s'impose progressivement dans le Nord-Est de son royaume en tissant de nombreuses fidélités (notamment avec les Vermandois) sous la nouvelle protection ottonienne. Il meurt accidentellement d'une chute de cheval entre Laon et Reims en 954.
Lothaire (né à la fin de 941 à Laon, mort le 2 mars 986 à Laon), est roi des Francs de 954 à 986.Fils de Louis IV d'Outremer et de Gerberge de Saxe, il succède à son père, et est sacré le 12 novembre 954 à l'abbaye Saint-Remi de Reims par l'archevêque Artaud.
Suivant la volonté de son père qui l'avait associé au trône en 952, Lothaire écarte de la succession son jeune frère cadet Charles né au cours de l'été 953. En juin 977, ce dernier est exilé par son frère. Sans preuve, il aurait accusé son épouse Emma d'entretenir une relation d'adultère avec l'évêque de Laon, Adalbéron dit Ascelin. Réfugié à la cour de l'empereur Otton II de Germanie, son cousin, celui-ci le fait duc de Basse-Lotharingie.
Il règne sous la tutelle d'Hugues le Grand duc des Francs mais aussi sous celle de son oncle l'archevêque Brunon de Cologne. Malgré sa jeunesse, il a quatorze ans, Lothaitre veut régner seul et asseoir son autorité envers ses vassaux.
Afin de lui permettre de revendiquer l'empire, Lothaire envisage de prendre le contrôle de la Lotharingie, berceau des Pippinides. Pour ce, au début de janvier 985, il envahit le duché, assiège Verdun au mois de mars et fait plusieurs prisonniers : le comte Godefroy Ier (frère d'Adalbéron de Reims), Frédéric (fils de Godefroy Ier), Sigefroid de Luxembourg (oncle de Godefroy) et Thierry, duc de Haute-Lotharingie (neveu d'Hugues Capet).
Revenu à Laon, il contraint l'archevêque de Reims de tenir une garnison à Verdun pour empêcher la ville d’être reprise par les Ottoniens. Il l'oblige aussi à écrire aux archevêques de Trèves, Mayence et Cologne qu'il est le fidèle du roi carolingien.
Lothaire finit par se douter que l'archevêque de Reims, favorable aux Ottoniens et à Hugues Capet, joue un double jeu. Lorsqu'il lui demande de détruire les fortifications qui entourent le monastère Saint-Paul de Verdun. Adalbéron refuse en prétextant que ses soldats, affamés, ne sont plus en mesure de garder la ville. Furieux, Lothaire veut le traduire en justice afin de le condamner. Il convoque une assemblée à Compiègne pour le 11 mai 985, sous prétexte que l'ecclésiastique avait placé son neveu Adalbéron sur le siège de Verdun sans son consentement Alerté, le duc Hugues Capet marche sur Compiègne avec six cent hommes et disperse l'assemblée. Lothaire ne peut se permettre une guerre ouverte avec Hugues Capet car il se retrouverait pris entre deux fronts. Il fait donc libérer les Lorrains qu'il retient prisonniers, mais Godefroy Ier préfère rester en prison plutôt que de céder Mons, le Hainaut et Verdun, de plus son fils serait exclu de l’évêché. Par contre, le duc Thierry, neveu d'Hugues Capet, est libéré.
Lothaire envisage alors d’attaquer Cambrai, ville d’empire mais dépendant de l’archevêché de Reims. Il pense que l’évêque Rothard pourrait livrer la ville contre sa nomination comme archevêque de Reims et Liège dont l’archevêque Notger a finalement rallié les Ottoniens, mais il meurt subitement à Laon le 2 mars 986. Il est inhumé à Saint-Remi de Reims.
Louis V (né vers 967- mort le 22 mai 987), fut roi des Francs de mars 986 à mai 987. Fils de Lothaire et d'Emma, il est le dernier des Carolingiens, le pouvoir passant aux Robertiens
En 982, à Vieux-Brioude, (Haute-Loire, entre Clermont-Ferrand et le Puy), son père lui fait épouser Adélaïde d'Anjou, qui a presque vingt ans de plus que son fils. Sœur de Geoffroy Grisegonelle et de l'évêque du Puy Guy d'Anjou, Adélaïde, aussi appelée Blanche, est la fille du comte d'Anjou, Foulque II le Bon. Déjà veuve par deux fois, elle a épousé une première fois le comte de Brioude, Étienne de Gévaudan, puis Raymond, comte de Toulouse. Cette union est éphémère : la trop grande différence d’âge et les débauches du jeune époux sont la cause de leur divorce deux ans plus tard.
Le dimanche de Pentecôte 8 juin 979, son père Lothaire l’associe au trône, et le fait couronner à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne par Adalbéron, archevêque de Reims. Son père décédé (le 2 mars 986), Louis V, a seulement le temps de convoquer une assemblée de Francs à Compiègne. Celle-ci doit juger l'archevêque de Reims Adalbéron, qui a soutenu Otton II dans sa querelle contre Lothaire. Or, la veille de la réunion, le 22 mai 987, Louis V meurt d'une chute de cheval lors d'une partie de chassesur les terres d’Hugues Capet dans la forêt d'Halatte près de Senlis. Il est inhumé en l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne.
L'assemblée qui se réunit au mois de juin suivant à Senlis choisit un nouveau roi en élisant Hugues Capet, fils aîné d'Hugues le Grand.
Mort sans héritier, Louis V est le dernier roi de la lignée des Carolingiens. Son surnom de Louis V "le Fainéant" ne tient pas de son inactivité ou de sa paresse, mais bien de la très courte durée de son règne. Il mérite d'autant moins ce honteux surnom qu'il donna des preuves de courage et d'activité au siège de Reims, et que pendant la courte durée de son règne il n'eut pas un seul instant de repos.
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