Les plus beaux villages médiévaux

Belcastel

 

 

 

La richesse de Belcastel, c’est d'être un petit village médiéval rempli d’une personnalité perceptible sur chacune de ses pierres, dans chacun de ses édifices. Accroché au flanc d’une colline, le château fort, bâti sur le roc, vers 1040 environ, autour d’une chapelle pré-romane du IXe siècle surplombe une douzaine de petites habitations de pierre et de lauze, au pied du cours sinueux de la rivière Aveyron.

* Etape importante et attendue sur l’ancienne route du Sel et de Saint Jacques de Compostelle, l’emplacement du hameau était stratégique. Aujourd'hui, sous les reflets d’un soleil d’octobre ou de mars, il est impossible de ne pas être subjugué par la prestance de cette fortification, de ces murs, de ces 5 tours rondes et de ce donjon carré. Pour parvenir jusqu’à la forteresse, vous emprunterez des rues pentues, parfois coupées d’escaliers que l’on appelle les «calades», et atteindrez le château, dont la construction fut achevée au XVe siècle par Alzias de Saunhas, seigneur de Belcastel, qui fit construire l’Eglise Sainte Marie Madeleine et le Pont gothique, dont vous aurez une vue imprenable arrivés au sommet.

 En ruine, le village ressucite grace à Fernand Pouillon

 * On doit sa réhabilitation à Fernand Pouillon qui découvrit le village en ruines (rappelons que la guerre de Cent ans était passée par là) dans les années 1970 et dont il tomba amoureux. Il lui donna un nouveau souffle, en entreprenant un titanesque chantier, relayé par la municipalité après sa mort, dans les années 1980.

* Ainsi, il vous sera possible de retrouver la richesse d’un village, ses métiers à ferrer, son four banal et ses voûtes et arcades. Et si vous poussez un peu plus loin la promenade, vous découvrirez les Chaises des Seigneurs, des sièges creusés à même le rocher de Roquecante. Et, peut-être, si vous croyez la légende, un trésor enseveli dans les environs… Bref, tous les indices sont réunis pour entretenir le mystère dans l’ancienne province du Rouergue.

* Enfin, si vous devez vous restaurez, sachez qu’une championne de France des desserts (lauréate en1986), couronnée par le Guide Champérard (1993) puis par le Gault et Millau, concocte de petites trésors intra muros : Nicole Fagegaltier.

 Un des plus beaux villages de France à découvrir, des ruelles à arpenter pour retrouver calme et sérénité... C'est tout ce que peut inspirer Belcastel, jalousement protégé par la nature environnante.

 

 

Un des plus beaux villages de France: Une idée de visite ou de week end romantique dans le Rouergue http://france.suite101.fr/article.cfm/belcastel_un_des_plus_beaux_villages_de_france#ixzz0w12FqPTb

 

Bruniquel

 

 

 

Laisser de côté le temps d'une visite, le stress urbain pour se revivifier dans la chaleur des vieilles pierres. Le tout à 640 kilomètres de Paris, dans le Rouergue…

 En région Midi Pyrénées, dans le Tarn et Garonne, à 85 km de Toulouse, se niche, à 250 mètres d’altitude, un village de 500 âmes dont la fraîcheur de vivre et la richesse de son passé ne peuvent que ravir ceux qui cherchent le calme et le dépaysement. Au carrefour du Rouergue, du Quercy et du Pays Albigeois, le village de Bruniquel surveille, depuis ses hauteurs, le confluent de la Vere et de l’Aveyron.

Une cité médiévale, cathare, anglaise, marchande et huguenote…

 D’après la légende, la Reine Brunehaut (534-613), fille d’un roi Wisigoth, avait fait édifier cette imposante forteresse. Au cours du Moyen Age, ce lieu est fortifié pour assurer la protection de la population de serfs. A la fin du XIIe siècle, Bruniquel devint anglaise par le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt. Au début du XIIIe siècle, cathare, elle est gagnée par l’hérésie albigeoise. A partir du XIIe siècle, la cité attire les marchands pour des foires (trois par an) et son essor économique l’enrichit. On y négociait le lin, le chanvre et le safran.

Des colombages et des fenêtres à meneaux lui confèrent son authenticité…

 C’est ainsi que lorsque vous arpenterez les ruelles étroites et escarpées, vous pourrez découvrir de belles maisons en pierres ou en bois, en encorbellement et à colombage, et aux façades travaillées. Ornées de tourelles, ces anciennes demeures de riches boutiquiers ou artisans possédaient des fenêtres géminées, ou à meneaux. La plus belle des illustration en est la Maison Payrol.

Un témoin d’un passé riche…

 A la fin du XIIe siècle, fut érigé cet ancien hôtel de marchand, demeure bourgeoise de presque 600 m², dans l’enceinte des murs vieux (murs viehls). Composée de cinq salles sur trois niveaux, elle dispose également d'un cellier creusé dans le rocher, d'une grange à vivre et d'une salle d’apparat. Aujourd’hui s’y trouve un musée, rassemblant plus de 300 objets du quotidien de l’époque, des meubles et un musée lapidaire (bénitier, cadran solaire)

Les châteaux surplombent…

 Ancienne place de sûreté huguenote, Bruniquel, comme Nègrepelisse, voit en 1685 la destruction de son temple et le catholicisme imposé.

 Deux châteaux dominent la cité médiévale et la vallée de l’Aveyron. Celui que l’on nomme Château Vieux (XIIe siècle) fut la résidence de Guillaume de Tudèle, auteur de la chanson de croisade albigeoise. On peut y visiter une galerie de style renaissance.

 Quant au Château jeune, édifié du XVe au XVIIe siècle, il comprend une salle qui évoque la richesse du patrimoine préhistorique local. Tous deux sont classés monuments historiques depuis 1840.

Les différentes vies de Bruniquel: décor et acteur…

 Dans ce décor magnifiquement conservé, Bruniquel vit et revit, grâce au déclin amorcé en sont temps par la Révolution Française et celui de l’industrie locale, avec le démontage de l’usine, de fonte, puis l’exode rural et l’artisanat local en perte de vitesse au début du XXe siècle, qui quelque part préserva la cité de l’urbanisation intempestive!

 Ainsi, pendant la période estivale, est organisé un festival de cinéma plein air, un festival lyrique, au mois de septembre, la fête des vendanges à l’ancienne. Il est possible d’y trouver des artisans excellant dans le verre soufflé, la céramique.

 Bruniquel fut aussi le théâtre, ou plutôt servit de décor, au tournage du film de Robert Enrico, le Vieux Fusil (avec Romy Schneider et Philippe Noiret) dont l’histoire s’inspire du drame d’Oradour sur Glane.

 

 

www.bruniquel.fr/actualites.php

http://france.suite101.fr/article.cfm/bruniquel_de_vieilles_pierre_et_un_vieux_fusil#ixzz0w1ZKTmip

 

Pujols

 

 

 

 

Classé parmi Les Plus Beaux Villages de France, Pujols est un village de campagne calme et reposant mais également dynamique, où il fait bon vivre-

Très tôt dans l’histoire de l’humanité, des hommes s’établirent à Pujols, sur un plateau calcaire de 5 hectares, à 187m d’altitude. Cette situation exceptionnelle – vues imprenables sur les vallées du Lot au nord, et du Mail au sud – assuraient une protection et une sécurité notoires.

D’ailleurs, le nom de Pujols viendrait du gallo-romain « Podiolus » ( issu du latin podium : lieu élevé ).

Conscients de cette forte position du lieu, les Gaulois puis les Romains occupèrent ce plateau. De là, ils contrôlaient une vaste portion de la vallée du Lot. Les romains assurèrent la protection de la voie romaine, la « Ténarèze », qui venait des Pyrénées via Auch, Agen, coupait le plateau à l’ouest et traversait le Lot.

L’importance de cette implantation romaine est confirmée par la découverte de quatre cimetières gallo-romains dans la vallée proche du bourg..Aux Ve et VVIe siècles, les invasions des Vandales, des Wisigoths, les incursions des Sarrasins et des Normands créèrent un état permanent d’insécurité. Les populations durent renforcer leurs positions ; ces premières fortifications furent structurées et une puissante forteresse s’éleva à l’extrémité du plateau nommée encore de nos jours, « Le Palay ».A la fin du XIe siècle, Pujols était une des plus importantes places fortes de l’Agenais. Elle appartenait en fief à Raymond VI, comte de Toulouse, à titre de récompense pour services rendus à la cause catholique. Il fut pourtant le plus grand seigneur à défendre le catharisme. Alors que cette hérésie s’étendait sur la plus grande partie de l’Aquitaine et du Languedoc, le pape Innocent III déclencha la célèbre croisade dite « des Albigeois » en 1208. Ce fut un affrontement sanglant entre la noblesse du midi, fidèle à Raymond VI et celle du nord, conduite par Simon de Monfort, qui n’osa assiéger Pujols tant la forteresse était puissante !

La paix fut signée à Meaux en 1228. Mais, pour que le comte puisse réintégrer une partie de ses états, il dut céder trois places fortes de l’Agenais, dont Pujols. La citadelle fut entièrement rasée.Ses habitants trouvèrent refuge dans la vallée du Lot, où en 1251, Alphonse de Poitiers leur permit de contruire une bastide qui fut la « Villa Nova de Poujols »…Aujourd’hui…Villeneuve-sur-Lot !!!A la fin du XIIIe siècle, une nouvelle forteresse s’éleva à Pujols, dont le château fut édifié à l’est, à l’opposé de l’ancien qui, lui, était érigé à l’ouest.Composée d’un groupe de 70 maisons, d’un château dont les tours étaient de 9m de diamètre, les fossés profonds de 7m, la citadelle imposait un obstacle de 15m pour tout ennemi tenté par l’aventure. Après la guerre de cent ans, la baronnie devint une « Seigneurie de Dignité », et à ce titre, conférait à son seigneur, des droits et des privilèges exceptionnels !

Par exemple, les jugements étaient rendus sous l’autorité du baron. La baronnie disposait d’une prison, d’un pilori près de la maison du bailli (toujours présents, rue principale), et d’un gibet.

Peyrusse-le-Roc

 

 

 

 

A Peyrusse-le-Roc, bien que l'on occupe une position particulièrement dominante, on ne se prend pas vraiment au sérieux. Il faut dire que les habitants, s'ils sont légitimement fiers de ce lieu chargé d'histoire, éprouvent aussi une réelle satisfaction à voir de nombreux touristes, durant la belle saison, puis des familles venant d'un coin ou l'autre du département, pendant les week-ends de septembre à mai, venir déambuler le long des sentiers bucoliques, à la recherche de l'ancien beffroi, ou de ce véritable lieu d'hospitalité qu'était l'hôpital au XIII e siècle. Sans oublier les deux tours qui se font face sur l'éperon rocheux, dans un décor de péplum qui aurait toutefois oublié toute référence au carton pâte.

Ces pans de murs, à l'évidence, rappellent un passé qui fut prestigieux, parfois héroïque ou même douloureux. Les Anglais, pendant la Guerre de cent ans, sont passés par là, et se sont même un peu établis. Les Juifs y ont fait circuler pas mal d'argent. Et, au Moyen Âge, Peyrusse, qui s'appelait Patrusia (d'où le nom de Pétrussiens pour ses habitants), comptait la bagatelle de 3 500 âmes. Avec un bailli représentant le roi pour maintenir un peu de discipline dans cet endroit où les à pics peuvent couper le souffle. Et où les remparts remplissaient parfaitement leur rôle dissuasif.

De cette époque florissante, les Pétrussiens ont probablement acquis la conviction que les biens de ce monde étaient en effet éphémères. Ils ont donc oublié d'être mercantiles, et, contrairement à certains sites pourtant beaucoup moins intéressants, on peut venir ici sans avoir à payer une quelconque taxe, sans avoir à mettre la main à la poche pour garer sa voiture.

André Cavaignac tient énormément à cet état d'esprit. Après avoir guidé de nombreuses promenades dans les travers qui ceinturent la commune (40 habitants intra muros, 225 en tout), il se contente aujourd'hui d'amener respirer les Espagnols ou les Hollandais qui louent un gîte chez lui. Par amour de son village, tout simplement.

Le tombeau du roy (probablement celui de la femme d'un bailli), la tour barbacane, les vestiges de l'église romane (qui, elle-même, aurait été précédée par un culte païen autour de l'eau), la tête sculptée de l'ancien presbytère..., rien de tout cela n'a de secret pour lui. Et même s'il l'a répété des centaines de fois, c'est toujours avec passion qu'il expliquera pourquoi Pépin le Bref est passé par là, en 767.

Tout juste si, quelquefois, il aura un point de désaccord avec son ami Francis Savignac, maire de Peyrusse depuis 1995, et qui a lui aussi quelques idées sur le patrimoine bâti dont il a la charge. Et même si, logiquement, le premier magistrat est plus dans l'instant présent, avec ses projets de restauration de la place des Treize Vents, ou de rénovation de l'église qui se trouve à la place des anciennes écuries du château. Ce qui explique probablement que l'acoustique soit désastreuse.

A Peyrusse-le-Roc, on sait donc savourer le temps qui passe, Entre le culte des vieilles pierres qui savent parler pour peu qu'on sache les écouter, et la tarte aux mirabelles Une spécialité de fin d'été qu'on ne peut déguster qu'après être descendu puis remonté le long de cette ligne de crête.

 

 

 

 

Colletière

 

 

 

En l'An Mil, des colons s'installent sur des plages de craie, à Colletière (Charavines), aux Grands Roseaux (Montferrat-Paladru) et à Ars (Le Pin) au bord du lac Paladru. Le site de Colletière a été occupé entre 1008 environ et 1040.

 V. Paquier a découvert le gisement au début du XXe. Hippolyte Müller, archéologue, intervient en1921 à la faveur d’une baisse des eaux qui permet la découverte du site néolithique des Baigneurs . Il ne commence pourtant aucune fouille réelle, ce qui laisse le site intact. C'est le projet d'un port de plaisance qui fait réagir en 1971. Une fouille de sauvetage débute en 1972 et se poursuit, depuis, chaque année.

 Les chercheurs, dans un souci d’interdisciplinarité, ont permis d'écrire un chapitre de cette histoire de l'An Mil.

 Il y a mille ans des hommes se sont installés au bord du lac, ont vécu sur ses rives, puis ont abandonné les lieux après trente ans, et la nature a conservé la mémoire de leur passage. Les hommes y découvrent des presqu'îles de craies, de la forêt, des prairies à valoriser. Ils s'installent. Les trois habitats découverts sont semblables.

 Les Xe et XIe constituent une période de croissance économique donc d'expansion démographique ce qui explique, peut-être cette colonisation.

 Les découvertes de Charavines sont d'un intérêt exceptionnel : armes, matériel d'équitation maigres restes d'équipement prouvent que chaque famille exerçait des activités domestiques, agricoles et artisanales, mais aussi militaires.

 Ils tirent leurs ressources du milieu, de l'agriculture et de l'élevage. Les outils, faits sur place témoignent des travaux du bois, du cuir, de la tonnellerie, du tissage, et de la métallurgie, société pratiquement autarcique, qui maîtrise des techniques de production.

 On a trouvé de grands foyers pour la cuisson et si la mise en évidence des techniques culinaires est impossible on peut en revanche savoir ce qu’ils mangeaient : céréales, produits de la cueillette, poissons et viandes... Il devait y avoir quelques réjouissances aussi puisqu’on a trouvé des parures, des instruments de musique et des jeux …

 Une montée des eaux a protégé le site des facteurs de dégradation. L'immersion a aussi favorisé la conservation des matières organiques, et comme il s'agissait d'un habitat stratifié il a fallu procéder au relevé des couches (sous l’eau !). On a donc fait des fouilles "en caisson", et plusieurs techniques, croisées ou utilisées ensemble, ont permis une stratigraphie précise. Les carottes correspondent aux dépôts lacustres successifs et permettent de mettre en évidence les périodes exondées. Elles ont aussi permis l’étude du sol, de l’évolution des niveaux, des oscillations climatiques, des différentes occupations du terrain…Les niveaux anciens contiennent des espèces de milieu profond mais au Xe siècle, des diatomées indiquent une faible hauteur d'eau. Les spores et pollens sont en excellent état, et les diagrammes polliniques mettent en lumière les composants végétaux du milieu à une époque donnée permettant une reconstitution du paysage. Les pollens fournissent aussi des indications sur les pratiques agricoles et les plantes médicinales…

 Les os, reliefs de repas ou outils informent sur les techniques utilisées, les élevages et la boucherie…

 Les poissons déterminés - salmonidés, perches, gardons, chevesnes... - semblent avoir été abondants…

 On a aussi trouvé de la céramique et des objets en fer et des monnaies, très précieuses pour une datation précise : Xe-XIe et la dendrochronologie permet de savoir que le site a été construit après une période d'abattage de trois ans, en 1009-1010 et abandonné avant 1040.

 Quant à l’étude des parasites elle permet de confirmer que tel ou tel bâtisse est bien une écurie !

Najac(Aveyron)

 

 

 

La forteresse royale de Najac a été construite en 1253 par Alphonse de Poitiers (frère de Saint-Louis) afin de maîtriser une population hostile à son égard.

Construite en dix ans par deux mille personnes venues du royaume de France, ce château bénéficia de la plus haute technologie de l'époque tant sur le plan architectural que militaire.

C'est sur un ancien château fort du XIIème siècle construit par Bertrand de Saint Gilles,

fils de Raimond IV, comte deToulouse, que s'érigea la forteresse. Les courtines de huit mètres de hauteur furent surélevées jusqu'à vingt trois mètres interdisant ainsi toute attaque au grappin ou à l'échelle. Cinq tours rondes furent également greffées sur l'ancienne fortification. Le donjon de ses trente huit mètres de hauteur sur lesquels s'étagent trois niveaux d'archères,n'a rien perdu de sa magnificence ; il surplombe l'Aveyronde deux cents mètres de hauteur. Les archères du rez-de-chaussée avec six mètres quatre vingts d'ouverture verticale, sont les plus hautes au monde, chacune d'elles abritaient trois archers. La place me manque pour vous parler du réseau de communication intérieur qui est un véritable labyrinthe. Une gaine relie le donjon à

la tour carrée ; toute une suite d'obstacles déjouait un éventuel assaillant.

Une garde de trente hommes assurait la sécurité ; au son du toxin deux cents soldats se repliaient dans la forteresse pour en assurer la défense. Il est dit que par tous ses moyens défensifs et de communication le château de najac était inexpugnable. Il le fut car en cent ans aucune révolte ne vint troubler ces régions tombées en 1271, à la mort d'Alphonse de Poitiers et de Jeanne de Toulouse, dans la couronne de France. Mais il

ne faudrait pas oublier que d'autres moyens plus pacifiques furent employés pourdécentraliser et affaiblir des villes rebelles comme Najac, ce fut alors la construction des bastides, villes géométriques et sécurisantes dont Villefranche de Rouergue est le type même. Affranchies de l'impôt, ces villes attirèrent vers elles une fortepopulation.

Najac perdit également au XIIIème siècle sa sénéchaussée au profitde Villefranche de Rouergue.

Si Najac comptait trois millehabitants au XIIIème siècle, on n'en compte plus aujourd'hui que deux cents.

 

 

Tourette sur Loup

 

Entre mer et montagne, à 14 Km des plages, est un lieu, Tourrettes sur Loup, où il y a un siècle, les violettes ont choisi de pousser. Aujourd'hui encore, la culture de cette fleur délicate constitue l'une des principales activités et l'importance de la production a valu au village son titre de "Cité des violettes". Etabli sur un éperon rocheux, surplombant des précipices, ce village médiéval, au climat idéal en toutes saisons nous est parvenu intact à ce jour.

 Site fortifié au XI ème siècle, dont les maisons forment remparts, Tourrettes possède une richesse architecturale originale articulée autour d'une artère centrale en demi lune.

 Prisée par les cinéastes dès 1925, Tourrettes devient un lieu de rencontre de musiciens, peintres, écrivains, poêtes, et vit un regain de création dans les années 50...

 Les artisans tisserands s'y installent et attirent dans leur élan d'autres disciplines de qualité. Aujourd'hui, plus d'une trentaine d'ateliers et galeries en font un haut lieu artisanal et artistique de la Côte d'Azur.

Gordes

 

 

 

 

Accroché aux flancs du plateau de Vaucluse, le village de Gordes domine la vallée d'Apt et la plaine de Cavaillon. Ce village de provençal coiffé d'un puissant château et d'une église massive offre un patrimoine historique remarquable rendu célèbre surtout pour son architecture en pierres sèches appelées bories.

 Trait d'union entre les siècles

Gordes est un extraordinaire hybride architectural. La première occupation des lieux daterait de l'époque néolithique et de l'âge de bronze. Il n'est cependant pas prouvé que les fameuses cabanes de pierres sèches, les bories de Gordes, soient si anciennes car elles semblent datées du XVème siècle tout au plus. les bories de GordesLe mariage entre la couleur des roches et les maisons utilisant le même matériau est de toute beauté. De leurs côtés, plusieurs hameaux et quartiers de la commune ont également livré des vestiges romains. Les amoureux des vieilles pierres, en se baladant dans les jolies ruelles sinueuses appelées calades, remarqueront quelques constructions datant des XIIème, XIIIème et XIVème siècles comme les maisons nobles en pierres rondes. Les traces d'anciennes murailles primitives du XIIème ont notamment été retrouvées, elles se fondent avec les murs du XIVème. Dans la rue des Clastres, l'église paroissiale semble un peu à l'étroit au milieu des maisons cossues aux façades finement décorées. Le moulin des Bouillons et les caves du Palais Saint Firmin sont réputés pour leur architecture

 Forteresse féodale et art moderne

Le château conserve une fondation féodale fortifiée, la Tour du logis, couronnée de mâchicoulis. Il s'agit d'un donjon, symbole de puissance et d'ancienneté, datant du XIIème qui a subît quelques transformations. Le château est aujourd'hui une mairie-musée dédié à l'art moderne, dont l'architecture juxtapose différents styles de façon harmonieuse. La cheminée décorée de caissons d'influence italienne, possède un très large linteau. Située dans la salle d'apparât décorée en 1551, elle est monumentale : on dit qu'un tronc entier de chêne peut y être placé ! L'intérieur de l'édifice a été aménagé pour la visite du musée Vasarely. Une exposition y retrace la vie de l'artiste à qui Gordes doit la restauration des lieux. Un autre musée, sur le bord de la route de Cavaillon, l'Insula-Maria, attend les amateurs de muséographie de tous âges. Il offre une reconstitution de villa romaine et une riche collection géologique, paléontologique, et archéologique.

 Aux alentours

Située au creux d'un petit vallon à 5 km au nord-ouest de Gordes, l'abbaye de Sénanque, fondée en 1148, semble bien solitaire. Son nom viendrait de " Sana-Acqua " ou eau saine. Elevée par les moines de Mazan de la communauté cistercienne, son architecture est pure et très peu décorée à l'exception du cloître. La longue nef de cinq travées est datée de 1160, est couverte par une voûte en berceau brisé. Entièrement restaurée, l'abbaye est aujourd'hui ceinturée de hauts murs. Lieu de spiritualité, les moines occupent toujours le monastère mais ils laissent volontiers visiter ce monument de simplicité.

 

 

Cordes-sur-ciel

 

 

Située au carrefour de Quercy, du Rouergue et de l'Albigeois, Cordes-sur-Ciel ne manque pas d'impressionner par sa prestance et son allure. Dominant la vallée du Cérou, elle se dresse fièrement sur son piton rocheux qui donne l'impression de la porter au plus haut des cieux.

 Un peu d'histoire : Erigée en 1222 par Raymond II, comte de Toulouse, pour guetter l'ennemi et résister aux troupes de Philippe Auguste, alors en croisade contre les Albigeois, Cordes fut un haut lieu du catharisme. Cette bastide de défense paya un lourd tribut à l'Inquisition, ce qui ne l'empêcha pas à la fin du XIIIème siècle de devenir un important centre de commerce. Ses ruelles étroites, ses murailles fortifiées et ses pittoresques échoppes sont le reflet de cette histoire mouvementée.

 La ville : En parcourant ses rues pavées, ses escaliers, ses passages voutés, vous découvrirez le charme de cette ville aux cent ogives. Elle réserve mille et une surprises. Par la porte en pierre de l'horloge, on accède par exemple à la Barabacane et sa tour. Il faut ensuite se diriger vers l'imposante porte du Planol afin de pouvoir pénétrer dans l'enceinte de la cité. Là, ses grandes maisons gothiques tout comme ses demeures plus modestes en torchis ou en brique révèlent le caractère pittoresque de cette ville. Sur la grande place de la Halle, on découvre le vieux puits médiéval. En prenant le chemin de ronde qui contourne l'enceinte de la ville, une vue panoramique sur la campagne environnante se laisse contempler. Cordes est aussi le refuge d'une cinquantaine d'artistes et d'artisans d'art dont il est possible de visiter les ateliers.

 Cette cité médiéviale ravit par ses mystères et ses légendes qui lui confèrent son cachet exceptionnel.

 

 

 

 

Turenne

 

 

 

 

La citadelle corrézienne de Turenne trône depuis le IXème siècle sur son promontoire dominant la vallée encaissée de la Tourmente. On peut y jouir d'une vue exceptionnelle jusqu'aux monts d'Auvergne à l'est, et jusqu'aux Marches du Midi toulousain au sud. C'est l'un des rares villages qui bénéficie du label "beaux villages de France" en raison de la richesse de son patrimoine historique.

 Le village

Le nom de Turenne signifiait à l'origine "hauteur". Il désigne aujourd'hui la capitale d'une ancienne vicomté qui forma un véritable petit état souverain jusqu'à ce qu'elle fut vendue à Louis XV en 1738. Cette indépendance permit aux habitants du vicomté de s'enrichir en étant exonérés de la plupart des taxes et impôts dont devaient s'acquitter leurs voisins du royaume de France. De ce passé subsiste, dans la ville haute, les vestiges des trois enceintes et un donjon carré qui protégeaient le château. On peut en outre flâner dans les ruelles pittoresques qui s'enroulent autour de son pic.

 Le château : il fut presque entièrement démantelé au moment du rattachement du vicomté à la Couronne de France. Il en reste que deux tours : la tour de César, datant du XIIIème siècle et celle du Tésor, du XIVème siècle.

 Les maisons et ruelles : dans les rues pavées de galets irréguliers, les maisons encastrées se regroupent autour de petites places. De riches bâtisses en calcaire sont adossées à la forteresse. Des hôtels particuliers flanqués de tourelles et de tours coiffées en poivrière datent du XVème siècle.

 Les dates à retenir :

- Une semaine avant Pâques : foire aux bœufs gras

- le 8 mai : foire aux chèvres et aux chevaux (très ancienne, cette foire est l'occasion de découvrir des chevaux de race ou de travail, de faire des promenades en calèche, et de profiter de la brocante et de la vente de produits du terroir)

- le 3ème dimanche de juillet : concours de peinture et visites guidées aux flambeaux

 Aux alentours

Collonges la Rouge

Collonges-la-Rouge a été une cité riche, essentiellement aristocratique comme en témoignent aujourd'hui les multiples blasons sur ses murs, ainsi que ses castels, ses tours, et ses petites fortifications.

Collonges-la-Rouge

 

 

 

 

Collonges-la-RougeCollonges-la-Rouge, village fortifié tout en pierre de grès rouge, est historiquement le premier des plus beaux villages de France. Extraordinairement bien conservé, il est le lieu idéal pour se ressourcer dans la serennité d'une atmosphère médiévale.

Collonges-la-Rouge a été une cité riche, essentiellement aristocratique comme en témoignent aujourd'hui les multiples blasons que vous pourrez admirer sur ses murs, ainsi que ses castels, ses tours, et ses petites fortifications. Son histoire est liée à celle de la vicomté de Turennes à laquelle Collonges a appartenu jusqu'en 1738 ce qui a permis à ses habitants d'échapper aux taxes et impôts de la couronne royale. C'est grâce à cela que de nombreuses familles de Collonges ont pu s'enrichir et se construire de belles demeures en pierre.

 Le plus merveilleux pour visiter ce village semblable à ceux que l'on décrit dans les contes de fée, c'est de flâner dans ses rues piétonnes, les yeux grand ouverts, prêt à découvrir le petit détail comme la belle construction massive. C'est que Collonges, qui n'a jamais excédé les 1700 habitants et qui n'en compte aujourd'hui plus que 400, est particulièrement réputée pour la densité de ses hôtels particuliers, maisons nobles et autres manoirs. A ne pas manquer en particulier la chapelle des Pénitents (XVème siècle), les castels de Vassignac (construit en 1583 par la plus puissante famille de Collonges) et de Maussac, la Maison de la Sirène (que vous pourrez visiter et qui tient son nom d'un bas-relief à droite de son entrée), la maison Boutang (XVIème siècle), les châteaux de Beauregard, de Benge et du Martret (d'époque Louis XIII, il est construit en hauteur et domine le bourg).

 Un seul monument tranche avec la dominante rouge flamboyant du village : le tympan de l'église Saint-Pierre en pierre calcaire de Nazareth, datant de 1130-1140. Dans sa partie supérieure, il représente l'Ascension du Christ, tandis que la Vierge, humble et priante, entourée des onze apôtres, occupe la partie inférieure.

 Collonges-la-Rouge, que l'on appelle aussi la cité aux 25 tours, est une véritable petite merveille architecturale qui n'a pas encore livré tous ses secrets. On raconte que certaines de ses tours ont été cachées sous le Directoire lorsqu'un impôt a été institué sur les fenêtres et les tours. Les habitants, plutôt que de les détruires, ont préféré construire tout autour. Votre visite de Collonges ne fait que commencer.

 Découverte

- Jardin de la Raze

- Musée vivant de l'oie

- Elie-Arnaud Denoix (distellerie et artisanat)

 

 

Saint Montan

 

 

 

Le village médiéval de Saint-Montan a pris le nom d'un saint ermite qui a vécu 30 ans sur son territoire au Vème siècle.

 Au VIIème siècle, les sarrasins envahissent la région d'où ils furent chassés un siècle plus tard et le village primitif fut vraisemblablement détruit. Le château actuel daterait du Xème siècle pour les parties les plus anciennes. La forteresse fut ensuite augmentée dans sa partie la plus basse, jusqu'au XIVème siècle.

 Au cours du XVIème siècle, le château et le bourg médiéval eurent à souffrir des premières guerres de Religion. Le village tomba aux mains des réformés en 1563, puis, au printemps de l'année 1570, l'armée de Coligny, forte de plusieurs centaines d'hommes et de chevaux, s'empara du Château. Les fortifications, les édifices religieux et plusieurs maisons furent endommagés.

 En 1609, le Château-forteresse paraissait inhabitable et nécessitait 8 700 livres de réparations. En 1649, pour 117 livres, une brèche de neuf mètres de long fut colmatée, mais probablement aucune autre réparation ne fut entreprise.

 A la révolution, la forteresse fut vendue. Elle sera ensuite utilisée comme exploitation agricole, puis, pour finir, comme carrière de pierres. Le reste du bourg, encore un peu habité au début du XXème siècle fut déserté après la crise du phylloxéra (maladie de la vigne), et les dernières maisons abandonnées. Les toitures, charpentes, boiseries furent vendues… et les maisons tombèrent en ruines les unes après les autres.

 Ce n'est qu'à partir de 1969 que les premiers travaux de sauvetage de l'ensemble médiéval furent entrepris par une poignée de bénévoles

Oingt

 

 

 

Oingt fut un castrum romain bâti en vue de Lyon sur la voie romaine d’Anse à Feurs, alors nommé Yconium. Les romains y introduisirent rapidement la culture de la vigne, culture encore prédominante de nos jours (Beaujolais).

 La première mention de la seigneurie d'Oingt figure dans le cartulaire de l'abbaye de Savigny : dans un acte de 1093 y est mentionné Umfred d’Oingt dont les descendants exercèrent la seigneurie sur le village jusqu’en 1382. Les seigneurs Guichard d’Oingt firent construire un château à motte et de nombreuses églises aux alentours ; la seigneurie d'Oingt s'étendait, en effet, bien au-delà du village actuel. On peut encore admirer dans celui-ci de nombres vestiges du XIIIe siècle du château Neuf, comme par exemple la Porte du Nizy, le Donjon d’où l’on domine toute la région de la Vallée d’Azergues, l’ancien logis seigneurial. L'actuelle église est l'ancienne chapelle castrale ; elle est remarquable par ses statues en bois doré, et par le chœur gothique où les voûtes sont supportées par huit culots sculptés, que l'on a proposé d'identifier avec la famille du seigneur.

 Par suite d'alliances matrimoniales, la seigneurie d'Oingt passa à la famille de Fougères, puis en 1525 à la famille de Châteauneuf, originaire du Vivarais, qui prit le nom de Châteauneuf de Rochebonne.

 Le bourg d’Oingt fut totalement détruit en 1562 par le Baron des Adrets, il s’ensuivit une épidémie de peste qui décima une grande partie de la population du village.

 Le dernier seigneur de la lignée des Châteauneuf de Rochebonne fut Charles-François de Châteauneuf de Rochebonne, archevêque de Lyon de 1731 à 1740. Après lui, la seigneurie fut vendue.

 Dès 1952 le village fut restauré pour la sauvegarde de ses richesses : restauration de la Chapelle du château (aujourd’hui devenue l’église de Oingt) dans le style intégral primitif, restauration de la Vieille Maison Commune du XVe siècle (où sont actuellement organisées des expositions diverses), pavage de la rue Trayne-Cul (l’une des plus anciennes de la commune), aménagement et ouverture au public du Donjon, mise en place d’un éclairage au lanternes dans le village, restauration de la Mairie et de l’ancien lavoir (Compluvium),...

 En contre-bas du bourg d'Oingt se trouve le château de Prony dont un des propriétaires fut Gaspard-François-Marie-Riche de Prony (1755-1839), ingénieur, membre de l'Institut, directeur de l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées.

 Comme le furent des millions de communes françaises, Oingt fut particulièrement endommagée par la tempête de Noël 1999. L'école, l'église, et de nombreuses toitures majoritairement à l'ouest du village furent les victimes de la tempête du siècle. Aujourd'hui encore depuis le donjon d'Oingt, on peut encore nettement voir les séquelles qu'ont les forêts au nord-ouest du village médiéval. Les documents photographiques des dégâts sont consultables en Mairie.

Patrimoine bâti et monuments

Escaliers à Oingt

 Rue Trayne-Cul

 La Tour et le pressoir à perroquet

 Porte d'entrée dans le village médiéval (Voûte)

  La tour, du XVe siècle, est classée comme édifice fortifié aux monuments historiques depuis 1937[3].

 Château neuf

* Porte du Nizy

* Église

* Château de Prony (ne se visite pas)

 Des murs, puits et cadoles (cabanes) en pierre sèche participent à la richesse du patrimoine communal. Le PLU recense également la Croix du Layet du bas, ainsi que du patrimoine naturel : Haie Danguin, arbres isolés (chêne guillard, Sorbier roche)[4].

La Commune profite d'un cône de vue remarquable sur la vallée.

Vue depuis le Chemin de ronde sur les vallons autour de la Vallée de l'Azergues

 Vue depuis le Chemin de ronde sur Saint-Laurent-d'Oingt

 

Largentière

 

 

 

Initialement nommée Segualeriæ (Ségualières) jusqu'au XIIIe siècle, la cité doit son nom actuel à des mines de plomb argentifère que les comtes de Toulouse et les évêques de Viviers exploitèrent du Xe siècle au XVe siècle.

 Ancienne propriété des évêques de Viviers, barons de Largentière, elle garde de ce passé un patrimoine architectural remarquable : la cité médiévale, le château (XVe siècle), l'église gothique N. D. des Pommiers (XIIIe siècle ; sur la chaire en pierre est gravée une inscription en occitan datée de 1490 : hieu Pierre Guarnier de Colens ay donat aquesta chadiera al convent…).

Lieux et monuments

 * Le château de Largentière du XVe siècle

* La cité médiévale

* L'église Notre-Dame-des-Pommiers (XIIIe siècle) de style gothique

Le Musée de la soie - Filature du Moulinet présente la filière de la soie en Ardèche au XIXe siècle, depuis l'élevage du ver à soie au moulinage du fil.

 

 

 

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