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La mort tragique de la femme du grand sénéchal de Normandie, Jacques de Brézé, est un des plus sombres épisodes de l'histoire privée du temps de Louis XI. Jacques de Brézé, comte de Maulevrier et grand sénéchal de Normandie, était fils de ce Pierre de Brézé, seigneur de la Varenne et aussi grand sénéchal de Normandie, qui s'était signalé par sa bravoure sous le règne de Charles VIT et qui fut tué à la bataille de Mont- Ihéri. Jacques de Brézé avait épousé, en 1462, Charlotte de France l'une des filles de Charles VII et de la belle Agnès Sorel -Ce mariage, tout politique, avait dû se faire sous de fâcheux auspices, car c'était un mariage forcé ; et quoiqu'il eût, quinze ans après sa célébration, donné naissance à cinq enfants, il se termina par la catastrophe que nous allons laisser d'abord raconter par un chroniqueur contemporain :
« En ce temps le samedy treiziesme jour du mois de juing rail quatre cens soixante et seize, le séneschal de Normendie comte de Maulevrier, fils de feu messire Pierre de Brézé, qui fut tué à la rencontre de Montlehery. Lequel séneschal qui s'euestoit aie à la chasse près d'un villiage nommé Romiers-les-Dour- dan , à luy appartenant, et avecques luy y avoit mené madame Charlote de France sa femme, fille naturelle du feu roy Charles et de damoiselle Agnès Sorel. Advint par maie fortune après que la dite chasse fut faicte et qu'ils furent retournez au soupper et au giste audit lieu de Bomiers, ledit séneschal se retrahit seul en une chambre, pour illec prendre son repos de la nuit , et pareillement sadicte femme se retrahit en une aultre chambre. Laquelle, meue de lescherie désordonnée , comme disoit sondit тагу, tira et amena avecques elle un gentil -homme du pays de Poictou , nommé Pierre de la Vergne, lequel estoit veneur de la chasse dudit séneschal, et lequel elle fist coucher avec elle, laquelle chose fut dicte au séneschal par un sien serviteur et maistre d'hostel nommé Pierre l'Apoticaire. Lequel séneschal incontiuant print son espée et vint faire rompre l'uys où estoient lesdits Dame et Veneur, lequel veneur il trouva en chemise, auquel il bailla de son espée dessus la teste et au travers du corps, tellement qu'il le tua. Et ce fait, s'en ala en une chambre, ou retrait, au joignant de la- dicte chambre, où il trouva sadite femme mucée dessous la couste d'ung lict où estoient couchez ses enfants, laquelle il print et la tira par le bras à terre. Et en la tirant à bas luy frappa de la- dicte espée parmy les espaules, et puis, elle descendue à terre et estant à deux genoulx, luy traversa ladicte espée parmi les mara- melles et estomach, dont incontinent elle ala de vie à trespas, et puis l'envoya enterrer en l'abbaye de Coulons ,et y fist faire son service. Et fist enterrer ledit veneur en ung jardin au joignant de l'ostel où il avoit esté occis . »
C'est à peu près là tout ce que l'on sait de cette tragique histoire.
Si la vengeance du grand sénéchal fut terrible, il ne tarda pas à la payer cher. Louis XI ne vit pas couler froidement le sang royal de France. Charlotte était, après tout, sa œsoeur, et c'est certainement un des points les plus intéressants de cet épisode d'observer,dans l'acharnement qu'il mit à poursuivre le meurtrier, à employer tous les moyens pour lui faire avouer qu'il avait poignardé sa femme sur de faux et sinistres rapports ,dans la sévérité de l'arrêt par lequel il le priva de tous ses biens, et en même temps dans la mansuétude avec laquelle il les rendit aussitôt aux enfants de Charlotte ; d'observer, dans cette suite de faits de véritables marques de tendresse données par Louis XI au sang de Charles VII- Sa colère fut d'autant plus grande, qu'il n'aimait pas cette maison de Brézé, et qu'en 1448, lorsqu'il s'était retiré en Dauphine, il comptait Pierre, le père de celui-ci, pour un de ses ennemis. Mathieu de Coucy nous apprend qu'il « avoit cette matière bien à coeurœ. »
Or, on sait que Louis XI avait pour principe de reconnaître consciencieusement les mauvais services qui lui avaient été rendus. Aussi, l'un de ses premiers soins, à son avènement, avait-il été de faire enfermer au château de Loches ce Pierre de Brézé, qui, pour en sortir, s'était engagé à se rendre en Sicile, au service du duc d'Anjou, et à consentir au mariage de son fils avec cette Charlotte de France, qui devait si mal honorer sa maison. Une cédule du trésor nous apprend que le roi lui donna une somme de quarante mille écus ďor en considération de ce mariage -Néanmoins, Pierre de Brézé resta suspect à Louis XI, et d'après ce que rapporte Philippe de Commines, ce n'était pas à tort. On rapporte les détails suivants, tirés, dit l'auteur, de notes manuscrites qui lui avaient été envoyées par M. Baudrand : « Louis de Brezé (lisez Jacques) poignarda sa femme dans « le village de Rouvres, sur la petite rivière de Vègre, à deux lieues de Houdan et à « demie lieue d'Anet. Ce fut dans sa maison tout joignant le presbitère où il y a « encore des marques de sang avec son buste , ainsi que j'ai vu plusieurs fois , cela « étant dans une terre à moi, et puis il fil enterrer cette femme dans l'abbaye de CouIons près de Nogent-le-Roi. "
On voit même, dans Jean de ïroyes, la veuve de Pierre trahir indignement le roi ; au moment où elle l'assurait de sa fidélité, elle livrait la ville de Rouen au duc de Bourbon. Pierre de Brézé ayant été tué à la bataille de Montlhéri, le 16 juillet 1465, Jacques de Brézé, son fils aîné, lui avait succédé dans ses biens et dans sa charge de grand sénéchal de Normandie. Il était, comme nous l'avons déjà dit, marié à Charlotte de France depuis l'an 1462, lorsqu'il la tua de sa main, dans sa maison de Bouvres, le 31 mai de l'année 1477 -Un tel meurtre devait avoir un grand retentissement. Aussi, peu de temps après qu'il eut été commis, son auteur, alors de retour à Paris, reçut, par un huissier du parlement, commandement de la cour de se constituer prisonnier à la Conciergerie sous huitaine. Jacques de Brézé ayant obéi, un ordre du roi commit un président et douze conseillers pour procéder à son interrogatoire. Il y avait déjà un certain temps que le procès s'instruisait, lorsque, le 24 novembre 1477, sur les cinq ou six heures du soir, une barque vint toucher au pied de la tour de la Conciergerie ; des hommes armés en descendirent, se firent livrer le prisonnier, et, sans tenir compte de ses réclamations ni de ses protestations, le firent monter avec eux dans leur barque, après lui avoir ôté ses gens et ses serviteurs. Grande dut être alors la peur du sénéchal, de se voir ainsi brusquement enlevé de nuit par des hommes armés, et qui agissaient par ordre du roi. Il crut tout d'abord qu'on voulait le noyer, crainte qui n'était pas déraisonnable avec Louis XI. Cependant, une fois dans la barque avec ses silencieux gardiens, il descendit rapidement jusqu'à Saint-Cloud. Arrivé là, Brézé fut remisa Robert d'Estouteville, prévôt de Paris, son mortel ennemi -Il fut conduit par d'Estouteville au château de Vernon , qui avait appartenu à la mère de sa femme, et il y fut détenu deux ans et sept mois sans être interrogé, et sans savoir ce qu'on ferait de lui. Enfin , Louis XI le fit amener par devers lui, à Nemours, lié et garrotté. De Nemours, il fut transporté, toujours lié et garrotté, à Vincennes ; il y resta jusqu'au jour des Rois suivant, puis il fut ramené au château de Vernon , pour y être gardé plus étroitement encore que la première fois ; on mura ses fenêtres, et il n'eut de jour que par la cheminée et quand la porte s'ouvrait. Il paraît qu'on fît alors une tentative pour sa délivrance. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'elle fut sans résultat. Brézé restait ainsi étroitement gardé dans le château de Vernon, lorsqu'au mois de juin suivant le roi y envoya pour l'interroger quelques présidents et quelques conseillers du parlement, qui, n'ayant pas répondu à ce qu'il attendait d'eux, furent bientôt congédiés.
Le roi paraissait ne pouvoir pas maîtriser son impatience. Aussi, le mois suivant, c'est-à-dire en juillet, il envoya à Vernon un capitaine de ses gardes, nommé Hervé du Chesnay, chercher son prisonnier, qui fut mené d'abord à Dreux et delà au château de Laverdin. Ce fut dans ce dernier lieu qu'une commission fut nommée pour lui faire son procès. Elle se composait de Navarrot d'Anglade , de Me Pierre de La Dehors, de Girard Bureau, de Pierre Lobat, de Pierre Durand et de Me Jean de Vallée. Seul de ces six commissaires , Me Pierre de La Dehors était homme de justice -Il voulut suivre les formes, ce qui déplut aux autres commissaires, qui s'en plaignirent au roi. Louis XI fit mettre en prison pendant quelque temps le juge trop scrupuleux , et le priva de son état. Cependant il adjoignit d'autres commissaires aux premiers. Brézé fut interrogé de nouveau. On le menaça de la question, et d'un autre côté Navarrot d'Anglade lui promit son pardon , au nom du roi, s'il voulait confesser ce dont on l'accusait. Brézé se vit contraint d'en passer par là , et confessa ce qu'on voulut. Sur quoi, le 22 septembre 1481, on lui lut une sentence portant que, d'après l'avis du grand conseil, il avait forfait envers le roi de corps et de biens, que cependant Sa Majesté consentait à convertir le criminel en civil, et qu'il était condamné à une amende de 100,000 écus d'or -Il paraît, d'après une pièce que nous donnons plus bas, qu'après le prononcé de cette sentence, Brézé fut élargi, car on voit ce Girard Bureau , dont on a déjà parlé, se présenter par devers lui pour réclamer le payement de l'amende, et sur l'impossibilité où se trouva le condamné d'y satisfaire , le constituer de nouveau prisonnier au château de Roche-Corbon. Cette pièce nous apprend encore que Bureau mit en même temps sous la main du roi les nombreuses terres et seigneuries de la maison de Brézé, savoir : en Normandie, le comté de Maulevrier, avec les baronnies , terres et seigneuries de Bec-Crespin, Mauny, Blanes, le fief du Tort; en pays Chartrain , Nogent-le-Roi , Anet, Bréval et Montchauvet; en Anjou, la Varenne, Brethossac et Clayes; en Périgord, Montfort, Carlus et Aillac, dépendants de la vicomte de Tnrenne; enfin, en Quercy, Creuse et la moitié de la ville de Martel.
Ne pouvant payer cette énorme amende de 100,000 écus, Brézé, pour sortir de prison, fut obligé de faire au roi la cession de tous ses biens. Le contrat en fut passé à Tours, le 6 octobre 1481. Mais, dans le même mois, le roi les rendit à Louis de Brézé, son fils aîné , et à ses quatre autres enfants par substitutions successives , ne laissant au père qu'une pension de 2,000 francs sur la baronnie de Mauny. Comme le jeune de Brézé était mineur, il eut pour curateurs Dunois et ensuite le vidame de Chartres. Les choses demeurèrent dans cet état pendant le reste du règne de Louis XI. Tant que Louis XI vécut, Jacques de Brézé n'osa pas appeler ouvertement de la sentence qui le condamnait; mais à la mort de ce roi, il eut l'espoir de rentrer dans ses biens. Il commença par s'adresser au nouveau roi, Charles VIII, et en obtint des lettres de relief d'appel , au moyen desquelles il fit ajourner au parlement, d'une part, les commissaires qui avaient porté sentence contre lui , et d'autre , les curateurs de son fils. Après plusieurs défauts acquis à Jacques de Brézé ,sa cause fut enfin plaidée en parlement, le 3 mai 1484. Ce jour-là, son avocat, qui s'appelait Michon, après avoir raconté la longue détention et les différentes translations de son client, de prison en prison, conclut à la cassation de la sentence, s'appuyant principalement sur ce que son client avait été enlevé illégalement à la juridiction de la cour. Il conclut également à la restitution des biens. La cour appointa les parties.
La cause fut donc plaidée de nouveau le 6 mai. L'avocat Ganay y porta la parole pour le vidame de Chartres , alors curateur de Louis de Brézé. Il commença par s'excuser d'avoir à plaider contre Jacques de Brézé , exposant que son client , le vidame de Chartres, ayant épousé la soeur du sénéchal ,voudrait ne pas entrer en procès contre lui ; mais que l'action qu'intentait le sénéchal étant à rencontre de ses propres enfants, dont il était tuteur, il se voyait forcé de le faire. Ganay témoigna du désir qu'il eût eu de voir l'affaire plaidée hostio clauso. Entrant ensuite dans les faits de la cause , il dit que les enfants du sénéchal n'avaient jamais actionné contre lui. Il soutient la validité de la cession des biens , et celle du procès , comme ayant été fait par le commandement du roi, a quo non est appellandum. Il termina en disant qu'au cas où la cour modérerait l'amende , il requérait que ce fût au profit des enfants. Dans sa réplique , Miction dit que son client s'en rapportait à la cour au cas où elle voudrait adjuger à ses enfants une amende à laquelle il serait condamné ; mais que sa longue détention , et ce qu'il avait eu à souffrir, devait paraître une satisfaction suffisante. Après quoi, la cause fut appointée de nouveau pour entendre les gens du roi. Et, en effet, le 1 1 , Thiboust prit la parole pour le procureur général. On devine bien qu'imbu de l'esprit parlementaire, il soutint l'illégalité de l'extraction. Quant aux amendes qui seraient portées, il requit qu'elles fussent adjugées au roi , et non aux enfants. Après lui , les avocats Michon et Ganay plaidèrent encore, et la cour donna un nouvel appointement , conçu en ces termes : « Appoincté est à mettre devant la cour et au conseil , tant sur lesdites provisions requises par icelles parties , « que sur le principal. Et, touchant les commissaires, pourra « ledit appellant, se bon luy semble, bailler requeste à ladite « cour. >>Dans les lettres de rémission obtenues de Charles VIII par Jacques de Brézé nous y apprenons en effet que la cour donna un arrêt « par lequel a esté dit qu'il « a esté mal jugé et procédé par lesdits commissaires et bien Jeanne de Brézé, promise à Godefroy de la Tour, seigneur de Montgascon , au mois de septembre 1459, et mariée à Jean de Vendôme, vidame de Chartres appelle par ledit suppliant, et que tout ce qui uvoit esté fait « contre ledit suppliant depuis ce jour qu'il fut tiré et mis hors « des prisons de ladite Conciergerie, seroit mis au néant, et ledit ■ suppliant remis en la possession et saisine de ses terres et « seigneuries; et avecques ce, que ledit suppliant seroit réin- * té-gré esdites prisons de ladite Conciergerie. »
On remarquera, en passant, que dans cet arrêt le parlement traitait la souveraineté du roi assez irrévérencieusement, d'abord en cassant une sentence donnée par des commissaires nommés par lui et sur l'avis de son grand conseil, et ensuite, en révoquant indirectement une donation royale, puisque les biens de Jacques de Brézé avaient été, ainsi que nous l'avons vu, donnés à son fils par le roi. Il y a, dans l'histoire du parlement, de fréquents exemples d'une telle hardiesse. Seulement, il est bon d'observer qu'il se les permettait rarement du vivant de la personne. Ici, par exemple, il casse ce qu'a fait Louis XI ; mais Louis XI est mort. De même, en 1462, il avait cassé la sentence portée contre .Jacques coeur, mais cela après la mort de Charles VII Le mal en ceci, c'est que le roi pût consentir à distinguer ainsi sa personnalité propre de la personnalité royale considérée d'une manière absolue.
Pour en revenir à notre arrêt, à la vérité il était favorable à Jacques de Brézé, puisqu'il cassait la sentence de ses commissaires et lui rendait ses biens; mais comme, d'un autre côté, il contenait la clause périlleuse de réintégrer prison en la Conciergerie, nous voyons que Brézé ne se soucia nullement de s'en prévaloir, et qu'il préféra recourir à la clémence royale. Il en obtint des lettres de grâce ou de rémission, qui sont datées du mois d'août 1486, au moment où le roi Charles VIII faisait sa première entrée dans la ville de Clermont en Beaumoisis. Ici une grave difficulté se présente. En effet, nous voyons par ces lettres que Brézé se trouvait alors dans les prisons de cette ville. Or, en octobre 1481, après avoir fait au roi, comme nous l'avons vu, la cession de tous ses biens, il avait dû évidemment sortir de sa prison de Roche-Corbon. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on voit, dans les registres du parlement, qu'à la date du 20 juillet 1484, il jouissait de toute sa liberté, puisque ce jour-là il fut mandé au parlement pour procéder, en sa qualité de grand sénéchal de Normandie, à la poursuite d'un criminel qui s'était enfui dans cette province. Comment se fait-il alors que, libre en juillet 1484, nous le retrouvions dans les prisons de Clermont en août 1486 ? Cela ne peut s'expliquer que de deux manières. Ou bien Brézé, depuis son arrêt, aurait été emprisonné par ordre du parlement, ou bien il serait allé de son plein gré se constituer prisonnier à Clermont au moment où il savait que le roi allait y faire sa première entrée.
La clémence royale ne manquait jamais de se signaler dans de pareilles occasions, et Brézé aura saisi celle-ci avec empressement. Nous penchons pour cette seconde hypothèse. Quoi qu'il en soit, il obtint un plein pardon. Seulement, ses lettres de rémission, qui mettaient fin à son procès criminel, ne purent terminer le procès en matière civile qui en était résulté. A la vérité, dans les cas ordinaires, de telles lettres remettaient leur obtenteur absolument dans le même état où il était avant le fait pour raison duquel il les avait demandées,- mais ici il n'en dut pas être de même, à cause de la donation de Louis XI à Louis de Brézé. Une note qui se trouve à la suite de l'une des pièces que nous donnons, nous apprend qu'en 1489, Louis de Brézé avait un curateur nommé par justice, ce qui indique qu'à cette époque il plaidait encore contre son père. Toujours est-il que, grâce à ses lettres de rémission , Jacques de Brézé reprit ses titres et son rang, neuf ans après le meurtre qui l'en avait privé.
Procès criminel intenté à Jacques de Brézé, grand sénéchal de Normandie, au sujet du meurtre de sa femme (1467-1486). Louis Douët D'arcq Bibliothèque de l'école des chartes Année 1849 Volume 10 Numéro 10 pp. 211-239
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