L’histoire de Tristan et Iseut (ou Iseult, Yseut, Yseult) a traversé les siècles pour intégrer la littérature. D’origine celtique, ce sont les poètes normands qui en ont fait les premières rédactions qui nous sont conservées.
Issue de la tradition orale, la très populaire histoire de Tristan et Iseult fait son entrée dans la littérature écrite au XIIe siècle. Plusieurs textes différents ont vu le jour, dont les célèbres versions de Béroul et de Thomas d'Angleterre, certains ont été malheureusement perdus comme celui de Chrétien de Troyes, aucun de ceux qui nous sont parvenus n'est intégral. Entre 1900 et 1905, Joseph Bédier a reconstitué une version « complète » de la légende à partir de Béroul, Thomas d'Angleterre, Eilhart von Oberge et de fragments anonymes. Son ouvrage a fait redécouvrir l'histoire et est devenu la version de référence pour les lecteurs non spécialistes du XXe siècle.
* Le Roman de Tristan est l'œuvre du Normand Béroul. Les critiques diffèrent sur la date de sa rédaction. La version communément admise est que la première partie (jusqu'au réveil dans le Morrois) date de 1170, et que la deuxième partie a été rédigée plus tardivement. Incomplet, le manuscrit conservé est une copie de la fin du XIIIe siècle. Il constitue ce qu'on appelle généralement la « version commune » de la légende de Tristan.
* Le Tristan de Thomas d'Angleterre date de 1175. On l’a baptisé « version courtoise », en raison de la profondeur du développement de la psychologie des personnages. Cependant, la matière même du mythe de Tristan fait que cette version s’inscrit en opposition avec nombre de codes de la tradition courtoise.
* Deux manuscrits racontent un épisode où Tristan s’est déguisé en fou pour revoir Iseut ; ils s’appellent tous deux Folie Tristan. La Folie Tristan d’Oxford est généralement rattachée au roman de Thomas et la Folie Tristan de Berne à la version dite commune de Béroul.
* Marie de France traite aussi cette histoire dans le Lai du Chèvrefeuille. Il a sans doute été composé entre 1160 et 1189.
* Lanzelet de Ulrich von Zatzikhoven, écrit vers l'an 1200, où Tristan est un chevalier de la cour d'Arthur.
* Dans Le Bel Inconnu de Renaud de Beaujeu, écrit également vers 1200, Tristan organise, avec le Roux de Montescler, le tournoi de Valedon, où s'illustrent de nombreux chevaliers, dont Tristan lui-même, Gauvain et surtout Guinglain, le fils de Gauvain.
* Le poète allemand Eilhart von Oberge compose entre 1170 et 1190, en grande partie d'après Béroul, la première version de l'histoire en moyen haut allemand, Tristrant.
* Le poète allemand Gottfried von Strassburg a composé un Tristan und Isolde vers 1210, sans doute inspiré de la version de Thomas d’Angleterre.
* La saga de Tristan et Iseut, écrite en 1226 par Frère Robert à l'intention du roi Håkon IV de Norvège, est un récit complet reprenant de nombreux éléments du Tristan de Thomas d'Angleterre et du Roman de Tristan de Béroul, auxquels ont été ajoutées quelques traces de mythologie scandinave.
* Le Roman de Jaufré (Anonyme, début du XIIIe siècle), fait évoluer le personnage de Tristan pour en faire un chevalier de la Table Ronde, à la cour du roi Arthur.
* Dans le Tristan en prose (Luce del Gat et Hélie de Boron, deux chevaliers-écrivains, XIIIe siècle) et le cycle Post-Vulgate qui le reprend en partie, Tristan participe à la Quête du Graal.
* Version anglaise de Thomas Malory, The Book of Sir Tristram de Lyones (aka Le Morte D'Arthur, XVe siècle)
Une origine celtique
L’origine de l'histoire est incertaine, mais la légende serait pour une bonne partie due aux apports de différents peuples celtes (dont les Gallois, les Cornouaillais, les Bretons armoricains) de l’aire culturelle brittonique. Certains critiques comme Bédier, Golther ou Schoeperle situent le texte initial de la légende dans la première moitié du XIIe siècle, d’autres comme Carney le font remonter au VIIIe siècle. Cependant, l’existence même d’un premier récit unique et complet à la base de ceux qui nous ont été conservés est sujette à caution. La légende ne s'est probablement pas constituée en une seule fois, mais développée progressivement de manière orale et transmise de génération en génération, puis au fil des réécritures, des réinterprétations, et d’enrichissements ou déformations culturels ou géographiques. En se fondant notamment sur les éléments les plus archaïques de la légende, on peut cependant supposer que les bardes gallois, à l'origine des premiers écrits connus sur Tristan (les triades), se sont eux-mêmes inspirés d'une légende de la littérature celtique, qui a pour protagonistes les amoureux Diarmaid et Grainne. Nombre de motifs présents dans cette légende se retrouvent dans les récits de Tristan. On a aussi pu donner comme autre source du mythe la légende de Deirdre et de Noisel-


Influence des romans antiques
Même si les motifs de Tristan sont directement liés à ceux de mythes celtiques, il est possible d’établir des relations entre les romans antiques et les romans de Tristan, notamment celui de Thomas. En effet, les caractéristiques les plus originales de ce dernier par rapport à la version commune, comme la multiplication des monologues et des commentaires au détriment du récit pur, semblent empruntées au roman antique. Elles sont la base d’une réflexion sur l’amour au sein même du roman qui se rapproche des préoccupations de certains romans antiques. Surtout, et ici de façon plus générale, les romans de Tristan, même si aucun n'est complet, retracent le parcours du héros de sa naissance jusqu’à sa mort. Ils se caractérisent par ce que Baumgartner appelle dans son étude Tristan et Iseut : de la légende aux récits en vers une « structure biographique » qui calque « le temps du récit sur le modèle du temps humain ». Cette structure est héritée en droite ligne des romans antiques.
Les romans de Tristan et la tradition courtoise
La présence du terme de fin'amor dans le manuscrit de Béroul comme celle d’un véritable discours sur l’amour chez Thomas peuvent induire en erreur et amener à rapprocher trop rapidement les romans de Tristan du genre du roman courtois. La différence majeure tient à ce que dans la tradition courtoise, le désir est unilatéral (de l’homme vers la femme objet de désir) et est absolument maîtrisé et canalisé dans le but de produire le discours amoureux qui constitue la matière même de l'œuvre. Or ce qui fonde les romans de Tristan et au-delà la légende même de Tristan et Iseut, c'est l’incapacité des deux amants à maîtriser leur désir. Quand le désir dans la tradition courtoise est fécond parce qu’il n'est jamais réalisé et permet au poète de chanter son amour, le désir dans les romans de Tristan, en raison du philtre, est toujours déjà réalisé, et constitue une source d’angoisse plus qu’un sujet d’exaltation. Au culte du désir de la tradition courtoise les romans de Tristan substituent l’image d'un désir destructeur, qui constitue même un contre-modèle dont on doit détourner les jeunes générations. Le récit de cette passion funeste doit chez Thomas prévenir les nouveaux amants.
Résumé du récit
Rivalen, le roi de Loonois vient combattre en Cornouailles aux côtés du roi Marc pour l'aider à se défaire de ses ennemis. Il tombe amoureux de Blanchefleur, la soeur du roi. Le mariage de Rivalen et Blanchefleur est célébré à Tintagel. Mais Rivalen doit retourner se battre sur ses terres. Les jeunes mariés arrivent en Loonois. Rivalen met Blanchefleur, enceinte, en sécurité et part au combat. Il meurt avant la naissance de leur enfant. Trois jours après Blanchefleur meurt à son tour de chagrin en mettant au monde un fils, Tristan, qui doit son prénom à ce jour de tristesse. Tristan est élevé par Gouvernal qui lui donne une très bonne éducation et lui apprend le maniement des armes, la chasse et le chant.
Un jour, le jeune Tristan est enlevé par des marchands norvégiens qui l'abandonnent en Cornouailles. Recueilli à la cour du roi Marc, son adresse et ses talents musicaux lui valent d'être remarqué par le roi. Gouvernal, à la recherche de son élève, se rend en Cornouailles. Lorsque le roi Marc apprend que ce jeune garçon est le fils de sa sœur, il décide de le prendre sous sa protection.
Chaque année, le royaume de Cornouailles est soumis à un lourd tribut : C'est le géant Morholt qui chaque année se rend en Cornouailles et vient chercher son dû. Aucun des barons n'est prêt à se battre pour faire cesser cette injustice. Tristan, lui, se propose de lutter contre le géant. Il demande à son oncle de le faire chevalier pour qu'il puisse affronter le Morholt. Le combat est long et surhumain. Finalement Tristan parvient à terrasser le géant, mais il a été blessé par l'épée de son ennemi. L'arme du géant étant empoisonnée, Tristan semble condamné à une mort certaine. Il embarque seul dans une barque avec sa harpe et ses armes. Sans voile et sans rame, il laisse sa barque dériver, espérant, soit trouver une mort libératrice, soit une guérison inespérée.
La barque accoste en Irlande. La reine du pays entend un musicien jouer de la harpe. Elle est séduite par sa musique . Elle indique à Tristan qu'elle est disposée à le soigner , s'il consent à enseigner son art à sa fille Iseut. Tristan sait que la reine qui se propose de le sauver n'est autre que la soeur du Morholt , le géant qu'il vient de tuer . Il décide donc de changer d'identité et se fait passer pour Tantris. Guéri, il rentre en Cornouailles. Il doit alors affronter la jalousie des barons de son oncle. Craignant que le roi Marc ne fasse de Tristan son héritier, ceux-ci pressent le roi de se marier pour donner à son royaume un descendant. Le roi Marc accepte d'épouser la plus belle du monde, celle dont un cheveu blond a été déposé par une hirondelle sur sa fenêtre.
Soucieux de se débarrasser de ce neveu encombrant, les barons s'arrangent pour que ce soit Tristan qui soit chargé d'aller demander la main de la jeune fille pour son oncle. Tristan , qui a reconnu le cheveu d'Iseut , accepte de se rendre en Irlande.
Il débarque en Irlande déguisé en marchand. Il apprend alors qu'un dragon enlève chaque jour une jeune fille et que la reine a promis la main de sa fille à celui qui tuera le dragon. Tristan tente l'aventure et parvient à terrasser le dragon. Il lui coupe la langue pour prouver son exploit. Assoiffé, il va se désaltérer à un point d'eau , non loin de là. Malheureusement la langue du dragon est empoisonnée et dégage des "vapeurs" nocives. Tristan s'évanouit.
Pendant ce temps, un autre chevalier amoureux d'Iseut coupe la tête du dragon et se fait passer pour le héros. Connu pour sa lâcheté, ce chevalier ne parvient à convaincre ni la cour, ni Iseut. Elle décide, en compagnie de sa servante Brangien, de se rendre sur les lieux du combat. Elle y découvre Tristan inanimé. Une nouvelle fois, elle le soigne et le sauve.
La langue du dragon que possède Tristan montre que c'est bien lui le vainqueur du dragon. Le chevalier qui s'attribuait cet exploit était un imposteur.
En nettoyant les affaires de Tristan , Iseut découvre la brèche dans son épée et la compare au fragment extrait du crâne de son oncle. Elle comprend que Tristan est le meurtrier du Morholt. Elle se jette sur lui avec l'épée, mais Tristan parvient à la convaincre, en lui rappelant que son duel avec le Morholt était régulier, de l'épargner. Hésitante, Iseut, qui ne veut surtout pas épouser l'autre prétendant lui laisse la vie sauve.
L'assemblée des barons irlandais se réunit. La langue du dragon que possède Tristan est la preuve de son exploit. Le chevalier imposteur renonce à un duel avec Tristan et abandonne Iseut à son rival. C'est alors que Tristan explique au roi d'Irlande qu'il souhaite la main d'Iseut, non pour lui mais pour son oncle, le roi Marc et que ce mariage scellera la paix entre les deux royaumes ennemis. Iseut, elle, est inquiète d'avoir été conquise pour un autre.
Tourmentée pour l'avenir d'Iseut, sa mère confie à Brangien, la suivante de sa fille, un breuvage magique. Ce philtre d'amour à destination du roi Marc et d'Iseut, a pour but de susciter un amour réciproque et éternel entre les deux époux : ceux qui le boiront s'aimeront de tous leurs sens et de toute leur pensée, à toujours dans la vie et dans la mort.
Sur le bateau qui les ramène en Cornouailles, afin d'apaiser la soif de Tristan et d'Iseut, Brangien, par erreur, leur fait boire le philtre d'amour. Désespérée, Brangien jette le flacon vide à la mer. Bientôt apparaissent les premiers signes de l'effet du philtre. Par loyauté pour son oncle, Tristan tente de combattre ce sentiment qui s'empare de lui. C'est Iseut, la première, qui avoue sa flamme. Voyant Tristan et Iseut prêts à succomber à leur passion, Brangien leur confesse l'origine de leur amour et les met en garde contre son caractère irréversible. En vain. Les deux jeunes gens, dès le troisième jour de la traversée, cèdent à la passion et deviennent amants.
Arrivée en Cornouailles, Iseut est accueillie avec tous les honneurs par le roi Marc. On célèbre le mariage royal . Mais, pour la nuit de noces, Iseut convainc Brangien de sacrifier sa virginité et de prendre sa place dans le lit conjugal. A la cour personne ne soupçonne encore l'amour qu'éprouvent Tristan et Iseut l'un pour l'autre, mais Iseut craignant que Brangien ne les dénonce veut la faire assassiner. Elle paie deux serfs et leur demande d'emmener Brangien dans la forêt pour la tuer. Iseut ordonne alors à Brangien d'aller cueillir des herbes médicinales dans la forêt. Emus par la bonté de la jeune fille, les deux serfs désobéissent et lui laissent la vie sauve. Finalement Brangien et Iseut se réconcilient, et les deux femmes se promettent une amitié éternelle.
Pendant plusieurs mois Tristan et Iseut vivent leur passion sans être inquiétés. Mais bientôt le nain Frocin et les quatre barons jaloux découvrent le sentiment qui unit Tristan et Iseut. Malgré la crainte que leur inspire le neveu du roi marc, ils décident d'alerter leur souverain. Marc se refuse à les croire, mais peu à peu il commence à douter. Il impose alors à Tristan une première épreuve en lui demandant de s'éloigner quelque temps de Tintagel. Mais Brangien organise alors des rendez vous clandestins pour les deux amants. Le roi Marc est à nouveau alerté par les barons félons. Sur les conseils du nain Frocin, il fait croire à son entourage qu'il s'absente quelques jours en forêt pour chasser. En fait il vient se cacher près du grand pin, lieu supposé des rendez-vous galants de Tristan et Iseut
Lorsque Tristan arrive, il aperçoit le visage de son oncle dans le reflet de la fontaine. Iseut, elle aussi, devine le piège qui leur est tendu. Les deux amants abusent le roi en tenant des propos anodins. Rassuré et convaincu de leur innocence, Marc permet à Tristan de revenir à la cour et laisse son neveu et Iseut se voir en toute liberté.
Les quatre barons et le nain Frocin ne désarment pas. Ils souhaitent, plus que jamais, confondre les deux amants. Frocin imagine un autre piège. Il demande à nouveau au roi d'éloigner Tristan du château en lui confiant une mission. Il est persuadé que Tristan souhaitera, avant son départ, s'entretenir une dernière fois avec la reine. Le soir, Frocin répand autour du lit d'Iseut de la farine. Il est sûr de retrouver le lendemain matin les empreintes de Tristan. Tristan qui a suivi la scène rend visite à Iseut, et décide de sauter jusqu'à son lit. Hélas pour lui, une ancienne plaie à la jambe se déchire et il laisse des traces de sang dans le lit d'Iseut et sur la farine qui l'entoure.
Lorsque le roi et les barons rentrent dans la chambre, Tristan n'est plus aux côtés d'Iseut, mais les tâches de sang l'accusent. Tristan et Iseut sont condamnés à mort. Tristan, pendant qu'on le conduit au bûcher, convainc ses gardes de le laisser se recueillir dans une chapelle située au sommet d'une falaise surplombant la mer. Il parvient miraculeusement à s'échapper en sautant par la fenêtre.
Des lépreux persuadent alors le roi de punir Iseut par une peine plus lente et plus cruelle que le bûcher : leur remettre Iseut. Le roi Marc accepte. La reine est emmenée par ce groupe de lépreux. Mais Tristan veille. Il parvient grâce à l'aide de son ami Gouvernal à libérer Iseut. Les deux amant s'enfuient .
Tristan et Iseut vivent dans la forêt de Morrois un exil difficile, mais leur amour leur permet d'affronter cette vie d'errance. Un jour, un homme du roi Marc surprend près d'une hutte de feuillage, Tristan et Iseut endormis. Il s'empresse de prévenir son souverain. Dès qu'il le peut, Marc se rend dans la forêt à l'endroit qui lui a été indiqué. Il aperçoit les amants endormis, l'épée de Tristan entre eux deux, preuve de leur innocence. Il les épargne, mais souhaite tout de même laisser une trace de son passage. Il échange son anneau avec celui d'Iseut et son épée avec celle de Tristan. Lorsqu'ils se réveillent Tristan et Iseut prennent peur et s'enfuient en direction du pays de Galles.
L'attitude chevaleresque du roi Marc a ému les deux amants. Tristan implore l'aide de Dieu pour qu'il lui donne la force de laisser Iseut retrouver le roi Marc. De son côté, Iseut songe avec nostalgie à la vie agréable qu'elle menait à la cour de Cornouailles. Les deux amants décident de consulter l'ermite Ogrin pour qu'il les conseille sur l'attitude à tenir. Ce dernier recommande à Tristan de rendre Iseut à son mari et de s'exiler. L'ermite assure le roi Marc de la pureté d'Iseut. Le roi accepte que sa femme revienne à la cour. Avant de se séparer, les amants s'échangent des preuves de leur amour. Iseut garde Husdent, le chien de Tristan, tandis qu'elle lui offre un anneau de jaspe vert. Iseut est reçue avec les honneurs à la cour et est applaudie par le peuple de Cornouailles.
Les barons félons continuent de douter d'Iseut. Ils jettent de nouveau le trouble et parviennent à convaincre le roi Marc de la soumettre à un serment solennel devant les autorités de Cornouailles. Il lui faut affirmer qu'elle n'a jamais entretenu de relations coupables avec Tristan. Iseut accepte de se soumettre à cette épreuve qui se déroulera devant le roi Marc, sa cour et l'ensemble des barons. Elle demande également au roi Arthur et à sa cour d'assister à cette épreuve, afin qu'ils puissent témoigner, si ensuite, on venait encore à la soupçonner. Iseut envoie alors un message à Tristan pour qu'il assiste, déguisé en lépreux, à cette épreuve.
Le jour du serment, pour se rendre au lieu dit, le "Mal Pas" Iseut doit faire appel à un pèlerin pour qu'il l'aide à traverser un gué. Cet individu n'est autre que Tristan déguisé en lépreux. Elle traverse donc le gué juchée sur les épaules de Tristan. C'est ensuite qu'elle fait le serment : hormis Marc et ce pèlerin, aucun homme ne l'a jamais tenue dans ses bras.
Tristan peut rentrer à la cour et les amants peuvent s'aimer à nouveau. Toujours surveillés par les félons, Tristan se venge de plusieurs d'entre eux en les tuant. Un jour, le roi surprend les amants endormis dans un verger. Cette fois-ci, l'épée de Tristan ne sépare pas leurs corps. Le roi, persuadé de leur culpabilité, chasse Tristan.
Tristan part en exil et erre de royaume en royaume. Il traverse les mers et finit par s'arrêter en Petite Bretagne (la Bretagne actuelle). Il aide le roi Hoël et son fils Kaherdin à se défaire de leurs ennemis. Kaherdin et Tristan se lient d'amitié. Ce dernier lui présente sa sœur, Iseut aux Blanches mains. Attiré par la jeune fille en raison de sa beauté et surtout du nom qu'elle porte, Tristan compose de beaux poèmes d'amour. Pour le remercier de son aide, le roi Hoël offre à Tristan la main de sa fille. Celui-ci accepte de l'épouser. Le soir des noces, pris de remords, il se refuse à consommer le mariage, car il ne peut se résoudre à tromper son premier et unique amour. Iseut aux Blanches mains s'étonne de l'indifférence de Tristan. Ce dernier justifie son attitude en prétextant que suite à une bataille gagnée grâce à l'aide de la Vierge Marie, il a fait le vœu d'un an de chasteté. Un jour, Kaherdin découvre, vexé, que le mariage de Tristan et de sa sœur n'a jamais été consommé. Il est tellement furieux qu'il envisage de tuer Tristan pour venger l'honneur de sa sœur. Mais Tristan fait à Kaherdin le récit de sa vie. Il lui avoue qu'il aime une autre Iseut, bien plus belle qu'Iseut aux Blanches. Emu et compatissant, Kaherdin pardonne à son ami.
Kaherdin et Tristan se rendent clandestinement en Cornouailles. Plusieurs malentendus empêchent Tristan et Iseut de se retrouver. Puis Tristan retourne une nouvelle fois en Cornouailles. Cette fois il parvient à se déguiser et à pénétrer dans le château de Marc. Grâce à son chien Husdent et à l'anneau de jaspe vert, Iseut le reconnaît. Tristan et Iseut réussissent à se voir clandestinement pendant plusieurs jours. Mais des soupçons pèsent sur lui. Tristan doit à nouveau s'enfuir. Il fait ses adieux à Iseut et lui promet de revenir bientôt
De retour en Bretagne, Tristan aide Kaherdin à combattre un nouvel ennemi. Il est grièvement blessé au cours d'un combat par une lance empoisonnée. Seule Iseut La Blonde et ses dons de guérisseuse peuvent lui sauver la vie. Il demande à Kaherdin d'aller chercher Iseut en Cornouailles. Son beau-frère accepte. Tous deux conviennent d'un code : s'il parvient à ramener Iseut, la voile sera blanche, si l'entreprise échoue, alors elle sera noire. Mais Iseut aux Blanches Mains a entendu cette conversation et elle connaît maintenant la véritable cause de la chasteté de Tristan. Kaherdin parvient à convaincre Iseut la Blonde de se rendre en Bretagne sauver la vie de Tristan. Pendant la traversée, le bateau essuie un dangereux orage, puis c'est le calme plat. Iseut aux Blanches Mains aperçoit le navire qui s'approche de la côte. Dévorée par la jalousie, elle annonce à Tristan que la voile est noire. A ces mots Tristan meurt de chagrin. Sitôt débarquée, Iseut la Blonde apprend la mort de son amant. Elle se rend auprès de lui, s'allonge à ses côtes et le rejoint dans la mort.
Quelques temps après, le roi Marc ramène les deux corps en Cornouailles. il les fait enterrer dans la même chapelle. " Mais pendant la nuit, de la tombe de Tristan jaillit une ronce verte et feuillue, aux forts rameaux, aux fleurs odorantes, qui, s'élevant par dessus la chapelle, s'enfonça dans la tombe d'Iseut. Les gens du pays coupèrent la ronce : au lendemain elle renaît, aussi verte, aussi fleurie, aussi vivace, et plonge encore au lit d'Iseut la Blonde. Par trois fois, ils voulurent la détruire; vainement. Enfin, ils rapportèrent la merveille au roi Marc: le roi défendit de couper la ronce désormais."
1. 01/04/2011



















elle est nul cette histoire:


















un philtre d'amour, tout le monde le sais que ça n'xiste pas




























2. 24/09/2011
c est jolie comme histoire


3. 31/10/2011
c'est de la gorsse MERDE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 






















4. 13/04/2012
On voudrait trouvés la bande dessiné de tristan et Yseult en :
-chinois
-american
-polonais
-englais
-et peu être en allemand
Merci d'avance pour votre aide!!!




5. 16/04/2012
Rebonjour à tous nous voudrions trouver un site internet qui parle de tristan et yseult dans plusieur origines (langues).
Merci d'avance et réponder nous vite!!!! 





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