Quelques vérités à retenir!


 

-- Une des épices qui aujourd’hui visite régulièrement notre table soit le poivre, se vendait au grain à l’époque. Les épices étaient d’ailleurs un cadeau apprécié et un signe de richesse.

-- Contrairement aux croyances populaires , la ceinture de chasteté pour la femme n’a pas existé-

-- Les armures de plates (métal)pouvaient peser de 60 à 80 kg.Les chevaliers devaient donc être en forme et résistants à la chaleur. Ils s’entraînaient d’ailleurs au port quotidien de ces armures.

-- Le droit de cuissage n’était pas le droit du seigneur de dépuceler une jeune mariée mais celui de bénir le lit nuptial en y posant le pied (les époux n’étant pas en train de consommer leur union, bien sûr!!). 

-- La vie des rois était publique de la naissance à la mort : tous pouvaient assister à l’accouchement de la reine. Certaines étaient au bord de l’évanouissement à cause du manque d’air dans la pièce où elles accouchaient (il y avait tellement de personnes présentes).

-- Le rôle d’un roi était surtout honorifique : son pouvoir lui venait de Dieu et il le transmettait à ses vassaux. L’Hommage au roi était la reconnaissance publique d’un noble envers le rôle divin du roi.

-- Il y avait beaucoup de nobles qui étaient plus riches et plus puissants que le roi. Ce dernier devait donc veiller à ce que ses ” amis ” lui soient favorables. Cette différence de revenus a été à l’origine de bien des guerres.

-- La broderie était un métier traditionnel de l’homme bien que les femmes nobles s’y adonnent pour se divertir.

-- Une part importante de l’éducation des nobles consistait à apprendre à jouer d’un instrument de musique, les manières à table, la conversation courtoise et tout ce qui permettait de rendre agréable la vie.

-- La nudité n’avait pas de connotation sexuelle. D’ailleurs les lits (objets de luxe) n’étaient jamais utilisés pour une seule personne. De plus, la baignade se faisait au ” naturel ” peu importe l’âge ou le sexe.

-- Le passage du temps était calculé en heures canoniques, en saisons, années, règnes (de roi) pas en heures, minutes et secondes. Une des façons de faire cuire un oeuf à la coque était de “le faire cuire durant le temps que cela prend pour réciter trois Pater Noster”.

--Les chiffres romains étaient exclusivement utilisés dans tous les documents au Moyen-Âge.

-- Durant longtemps, l’année ne débutait pas le 1er janvier mais à Pâques (résurrection du Christ) tout étant axé sur la religion chrétienne.

-- Les cartes géographiques représentaient souvent l’est en haut (à la place du nord). On voulait ainsi illustrer que Jérusalem (lieu de naissance du Christ) était supérieure à tout.

-- Le français était la langue universelle de la noblesse et des lettrés et ce même en Angleterre. Richard Coeur de Lion parlait donc français.

-- Le latin était utilisé dans tous les documents officiels. Fait à noter, une bonne partie de la noblesse ne savait ni lire ni écrire. Toutefois les femmes nobles étaient l’exception.

-- Les heures de travail n’étaient pas de durée fixe. Il était interdit de travailler à la lumière artificielle afin d’éviter la malfaçon. Les ouvriers et artisans travaillaient donc de plus longues journées l’été que l’hiver.

-- Le nombre de jours travaillés était sensiblement le même qu’aujourd’hui : la majorité des jours fériés étaient cependant religieux. Le concept de vacances n’existait pas.

-- On mentionnait une date en fonction de la fête du saint et de la Xième année du règne du roi par exemple le jour de la Saint Patrice durant la troisième année du règne du roi Louis.

-- Un enfant avait plusieurs parrains et marraines soit autant de personnes que ses parents pouvaient en trouver puisque le taux de mortalité faisait en sorte que la plupart disparaissait avant que l’enfant soit adulte.

-- Les oubliettes, comme on les imagine, n’ont jamais existé. Ce que l’on prend pour tel était des espaces pour ranger le grain. De même, le donjon n’était pas une prison mais le bâtiment principal du château.

-- Les tapis d’orient étaient tellement précieux qu’on les posait sur le mur en tant que décoration

 

-- Fierabras était un redoutable guerrier sarrasin dans une chanson de Geste du XIIe sciècle. Son nom à donc franchi les sciècles pour devenir l’expression symbolique que nous connaissons.

-- Richard coeur de Lion, le roi le plus connu de l’histoire d’Angleterre, ne résida même pas un an au total en Grande Bretagne. Il ne partlait même pas l’anglais et préférait de loin ses possessions d’Aquitaine, du Poitou et de Normandie. Mort à Chalus, il est enterré à l’abaye de Fontevraud (France) où on peut voir son gisant.

-- Au Moyen Âge, se faire traiter de bourgeois ne choque personne, puisque le mot, issu du latin burgensis, signifie habitant du bourg. Toutefois, être bourgeois ne s’applique pas au premier manant venu s’établir au bourg. Pour être bourgeois, il faut être libre et habiter le bourg depuis un an et un jour. Serfs, pèlerins et artisans itinérants n’ont pas droit au titre de bourgeois et aux privilèges qu’il confère ; mais si l’on possède des maisons dans plusieurs villes, on peut se dire bourgeois dans chacune.

-- Le prénom Louis provient d’un dérivé du prénom Clovis qui en germano-latin (Chlodowich ou Chlodovechus) signifiait “célèbre par ses combats”.

-- Les épices sont tellement populaires dans la gastronomie médiévale que leur commerce vient même baptiser les commerçants des gens qui font commerce des denrées alimentaires, les épiciers.

-- L’expression “mettre la table” à l’époque médiévale avait tout son sens. Même dans les demeures les plus aisées il n’y a pas de pièce réservée aux repas. On devait donc pour pouvoir manger monter la table qui à l’époque était composée d’une simple planche posée sur des tréteaux, que l’on recouvre d’un drap de table, le «doubier».

-- Le mot “Hasart” vient de l’Arabe “az-zahr” (jeu de dés), il donnera “hasard” et ses dérivés. Le ” jeu de Hasart ” a été rapporté des Croisades, il se joue à trois dés.

-- Le mot “roman” avant de devenir la forme littéraire que nous connaissons, correspondait au Moyen Âge à la langue parlée dans certaines régions de la France par le peuple et les chevaliers. Ne connaissant souvent pas le latin, en usage pour les textes officiels, les exploits chevalresques ont été consignés par écrit au cœur d’une littérature destiné à leur usage. C’est ainsi que furent écrits les premiers romans… en roman, cette langue snobée par les ecclésiastiques.

-- Au Moyen Âge, lorsqu’on versait un “pot de vin”, on le faisait sous forme “liquide”. L’expression qu’on utilise aujourd’hui pour décrire une somme illégalement versée à une personne influente était courante dans le vocabulaire médiéval. Mais elle s’entendait alors dans son sens littéral, puisqu’on corrompait son dignitaire avec des cruches ou des jarres de bon vin.

-- À l’époque médiévale les foires se tenaient les jours de fête. On a donc pris l’habitude d’utiliser le même mot pour désigner un jour de congé et un jour de fête. Le mot latin “feriae” qui désigne les jours consacrés au repos et dont dérive notre expression “jours fériés” est aussi à l’origine des mots “foire” en français, “fair” en anglais, “ferie” et “fiera” en italien, “feria” en espagnol, et “feier” en allemand. Alors depuis l’époque médiévale on fait la fête à la foire les jours de fêtes et c’est la fiesta.

-- Au Moyen Âge, l’argent est… en argent. C’est en effet de ce métal que sont constituées les pièces de monnaies les plus courantes. La monnaie d’or n’apparaît en Europe qu’au XIIIe siècle, sous la forme de florins ou ducats d’or frappés par les marchands de Florence et de Sienne, ou encore d’écus et de louis d’or émis par les rois de France. Les pièces d’or servent à l’époque surtout aux échanges internationaux.

-- Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait la coutume russe du baiser sur la bouche entre hommes politiques ? Du Moyen Âge, bien sûr, période où le baiser sur la bouche, loin de se limiter à la sensualité, constitue dans l’univers médiéval, un geste aux fonctions multiples. Il se pratique régulièrement entre hommes de la haute société, les laïcs comme les ecclésiastiques, cela comme marque de bienvenue et d’acceptation.

-- Le fameux “V-Sign” que l’on fait avec l’index et le majeur en symbole de victoire tire son origine de l’époque médiévale. Lors de la guerre de cent ans, les français tranchaient systématiquement l’index et le majeur des archers anglais qu’ils capturaient pour les rendre inaptes au tir à l’arc. Les archers anglais sur les champs de bataille prirent bien vite l’habitude de montrer tout haut la main tendue leur index et leur majeur intactes en signe de défi.

-- L’époque médiévale voit naître le trafic des reliques. Au IIIe et IVe siècles, d’étranges rumeurs circulent. On raconte que des miracles se produisent sur la tombe de vertueux personnages ayant consacré leur vie à défendre l’Église. Des aveugles retrouvent la vue, des membres tordus se redressent, des morts sont ressuscités… Seulement voilà, aller prier sur les dernières demeures des saints n’est pas toujours aisé. Aussi établit-on bientôt qu’il n’est pas indispensable de se rendre sur la tombe d’un saint pour bénéficier de sa protection et de ses bienfaits. Le seul contact physique, ou mieux encore, le contact visuel avec une partie de son corps est suffisant. Ainsi naît le culte des reliques. Les saints sont déterrés, et des fragments de leur squelette sont dispersés aux quatre coins de la chrétienté. Toutefois si on devait rassembler les fragments aujourd’hui, il y a fort à parier que nous pourrions retrouver pourrait suffisamment d’os d’un même saint pour en faire deux ou trois. Un miracle dirons nous, tout comme la multiplication des pains.

Dans l’Angleterre médiévale, la récompense offerte pour la tête d’un hors-la-loi était la même que celle pour la tête d’un loup, soit cinq shillings. Ne vous surprenez donc pas de retrouver dans les ballades anglaises l’expression “Wolf head” lorsque l’on réfère à Robin des Bois ou l’un de ses compagnons.

-- Le purgatoire est une invention de l’Église qui date du XIIe siècle. On crée donc ainsi à l’époque médiévale cette forme de banc de punition comme au hockey où le pêcheur peut peurger ses fautes et accéder éventuellement au ciel. Le purgatoire laisse une chance au pêcheur d’accéder au ciel malgré ses mauvaises actions. Sa « purge » peut être longue, dix ans, cent ans, voire mille ans. Cela laisse donc amplement le temps à ses descendants de prier pour lui ou, mieux encore, de faire des dons à l’Église pour accélérer la manœuvre. Les âmes des défunts viennent même dit-on hanter les vivants pour leur rappeler de contribuer à leur salut. Un “commerce” très lucratif pour l’église vient ainsi de naître.

-- La découpe du temps : Jusqu’aux années 1100, une journée comptait huit heures. L’Église a ainsi divisé l’horaire journalier selon les huit prières récitées par les moines. Au XIIe siècle, les marchands et les savants découpent le temps à leur convenance afin de graduer les heures de la journée en parties égales. Leurs efforts aboutissent à la création d’un appareil qui bouleversera, et pour longtemps, la perception du temps, l’organisation du travail, voire la conception du monde en Occident : l’horloge mécanique dont le cadran gradué est conçu pour égrener deux cycles de douze heures.

-- L’expression “tenir le haut du pavé” vient de l’époque médiévale. Cette expression désignant une condition sociale élevée provient d’une caractéristique de la rue médiévale. À cette époque les systèmes d’égouts étaient à peu près inexistants et les immondices et les eaux de pluie se déversent dans les rues. Les porcs laissés souvent en liberté s’occupent d’une partie des vidanges, mais un excédent de déchets s’amasse dans la partie centrale de la rue, creusée en sillon, canivau pour laisser couler les eaux usées. Il était de coutume de laisser la partie haute de la chaussée aux personnes les plus riches, afin qu’elles évitent de souiller leurs vêtements. Elles tenaient donc “le haut du pavé”.

-- Le sport la plus pratiqué par les communautés villageoises médiévales est le jeu de soule l’ancêtre du soccer-football et du rugby. Deux équipes pouvant compter plusieurs dizaines de participants s’efforcent de s’emparer d’une balle faite de cuir ou de bois et de la conduire au but constitué par une porte, un arbre, un mare ou une marque imprimée au sol. Tous les coups sont permis et le terrain n’est généralement pas délimité. Il y a souvent des blessés, parfois même des morts. On projette la balle (la soule) avec les pieds ou les mains ou encore à l’aide d’une crosse. La soule oppose souvent deux communautés voisines, une fois l’an, au moment de Noël ou d’un carnaval, sur un terrain situé à la limite des paroisses. C’est le moment de régler par le jeu les rivalités entre les villages.

-- Les tournois de chevaliers du XIIe siècle sont des événements dont on décide du lieu et du jour au dernier moment-A l’époque médiévale il faut compter quelques semaines. On choisit les lieux de l’événement entre deux localités, un peu à l’écart des villages ou des villes : de préférence sur un vaste champ sans clôture et on monte le tout prestement.

-- le mot "shérif" provient de l’Angleterre où le pays était divisé en compté (shires) que gouvernait un shérif. Choisi parmi la noblesse ou les chevaliers, les shérifs étaient payés par le roi pour collecter les impôts et faire respecter la loi. Le plus célèbre est sans nul doute le shérif de Nothingham. Bien qu’il s’agit personnage légendaire dans la célèbre légende de Robin des bois, la ville de Nothingham en Angleterre existe  et on y retrouve un vrai shérif.

-- Les villes étaient bien moins moins grande qu’aujourd’hui à l’époque médiévale. la population des grandes villes au XIIe siècle : Paris: 150 000, Milan: 100 000, Venise: 90 000 (capitale du commerce méditerranéen), Florence: 80 000, Bruges: 50 000 (le gouvernement des marchands), Londres: 40 000, Amsterdam: 40 000, Rouen: 30 000.

-- Au Moyen Âge, «Noël !, Noël !» était un cri de réjouissance proclamé par le peuple à n’importe quel moment de l’année, pour saluer un événement heureux. Le crit Noël ! Noël pouvait donc être entendu lors d’un couronnement, une naissance, un mariage etc.

-- Crier «Haro ! Haro !» sur quelqu’un signifie manifester énergiquement sa réprobation et réclamer un châtiment pour la personne en question. C’était donc le cri que l’on entendait lorsqu’un badaud se faisait couper sa bourse ou un chevalier arracher son manteau.

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