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L’une des principales fonctions des instruments de musique consistait à sonner pour annoncer un évenèment. L’instrument le plus ancien connu pour le faire, et encore en usage sans avoir à peine changé, est le cor : une simple corne perforée au travers de laquelle on souffle pour émettre un son profond. On trouve le cor parmi le plus habituel de ses contextes: une scène de chasse . On le retrouve avec une nouvelle fonction: sonné par un héraut, il annonce l’arrivée d'un personnage important au donjon d’un château.
La matière première la plus économique et à la portée de tout le monde pour faire des cors, c’est la corne de bovin; mais les classes ayant un certain pouvoir politique et donc économique importaient des cornes de buffle ou d’éléphant, souvent avec des riches ornementations travaillées. Les grandes cornes d’éléphant étaient dites “olifants”; le cor recevait aussi le nom de buisine-
L’évolution logique du cor est son imitation en une autre matière : ainsi apparaît la trompe, connue déjà pendant l’Antiquité classique. Fabriquée parfois en céramique, elle était souvent en métal et permettait d’obtenir un son plus puissant, profond et grave que le cor . Au début du XIIIe siècle apparaissent les premières trompettes longues et droites d’origine mauresque: les annefils, qui coexistaient en ensembles héraldiques avec trompes, instruments à anche et percussions,
Mais l’instrument d’appel le plus fréquent était la cloche, présente dans toutes les églises, marquant le rythme de la vie quotidienne. Si au début il faut parler plutôt de sonnailles, réalisées avec des plaques soudées, avec le temps on trouve dans les clochers ruraux des cloches fondues.
Comment pouvait être compris, au Xie et . XIIe siècle, le terme de “cithare”? La traduction classique de la cithare serait un instrument à cordes pincées du type harpe ou psaltérion, qui apparaît fréquemment aux mains du Roi David. Mais l’instrument le plus fréquent est la gigue ou lire byzantine, la version la plus ancienne d'un instrument à cordes frottées. Il s’agit d’un petit instrument à la caisse bombée et en forme d’amande, creusé dans un seul bloc de bois avec un manche et habituellement deux ou trois cordes. La plupart des Vieillards tenant une coupe de l’autre main, l’archet est rarement réprésenté, mais les arabes en avaient déjà introduit la technique depuis le IXe siècle.
L’instrument le plus populaire représenté aux mains des jongleurs est la vièle. Il se mantiendra dans les milieux aristocratiques du bas Moyen Age et dans la musique de cour, et sera à l'origine de l'actuelle famille des cordes. A la différence de la gigue, la vièle possède une caisse et un manche distincts, a une plus grande taille (et donc un plus grand volume sonore) et présente toujours cinq cordes. Il semble parfois que les quatre premières cordes soient unies en paires, laissant la cinquième seule comme bourdon.
La jongleresse porte parfois dans ses mains des claquettes: deux pièces jumelles en guise d’idiophone, comme des castagnettes primitives. Ces pièces en bois ou en céramique subsistent encore comme support rythmique dans la musique populaire -Tout au long du XIIIe siècle , les claquettes apparaissent souvent, accompagnant des instruments mélodiques et sont presque toujours jouées par les femmes.
Les images musicales de la période gothique correspondent à un milieu plus cultivé, moins populaire, avec des instruments plus élaborés.
Le luth apparaît au XIIIe siècle dans des régions imprégnées de culture mauresque: à Lleida, en Castille, en Aragon. Instrument par excellence de la musique arabe, encore de nos jours, le luth deviendra l’instrument à cordes le plus important et le restera à la Renaissance. Il s’agit d’un cordophone de caisse bombée et en amande, de manche assez court et qui au Moyen Âge présente presque toujours quatre choeurs de cordes, jouées au plectre et en absence de frettes.
Dès son apparition, le luth a connu une grande popularité et était utilisé tant avec d’autres instruments aux sons suaves –les premiers ensembles de “bas-instruments”- que comme soliste-
Bien que le flageolet, la flûte double et le frestel aient une popularité ancienne, la flûte à bec ne sera connue qu'au début du XIVe.
Bien que généralement triangulaires ou trapèzoïdales, comme les qânum arabes (d’où son autre nom: canon), les psaltérions adoptent avec le temps des formes de fantaisie : celui-ci est hexagonal. La sculpture ne montre pas l’existence d'ouvertures sur la table, qui compporte généralement de belles rosaces taillées. Le musicien a les deux mains sur les cordes, et celle de droite a l’index doublé comme s’il soutenait un plectre pour pincer les cordes en laiton.
La guiterne médiévale est un petit luth à trois cordes. Il consiste en une caisse piriforme à fond bombé qui n'est pas distincte du manche -à la différence du luth- La main droite joue les cordes avec un plectre long et pointu, soit en bois, os ou plume.
Les ménestrels aux instruments nouveaux ouvrent les portes à la nouvelle musique : l’Ars Nova
Source : www.instrumentsmedievaux.org
Quelques instruments de musique
les instruments de musique du Moyen Âge se sont développés pour satisfaire à la pratique de la musique profane telle qu'elle était jouée par les troubadours et les trouvères. La musique religieuse étant principalement vocale, peu d'instruments en dehors de l'orgue sont employés dans les églises-
Les instruments de musique en usage durant le Moyen Âge sont de plusieurs ordres. On distingue dans l'instrumentarium médiéval, les « hauts » et les « bas » instruments, définis selon leurs emplois et leurs sonorités : hauts instruments pour le plein air comme les tambours, les cornemuses, les trompettes, etc. et bas instruments pour la musique d'intérieur, luth, vièle, guiterne, etc.
Plusieurs romans médiévaux, comme ceux de Chrétien de Troyes ou de Guillaume de Machaut, décrivent des pratiques instrumentales dans les cours ou dans les fêtes. L'iconographie, à travers les manuscrits ou les sculptures, donne aussi des indications sur la nature des instruments joués à l'époque, particulièrement le manuscrit du Cantigas de Santa Maria avec ses 427 chansons illustrées de représentations en couleurs de musiciens jouant une grande variété d'instruments de musique. Peu d'instruments médiévaux ont été conservés, Claude Riot mentionne un exemplaire d'une citole dite la citole de Warwick-Castel conservée au British Museum et datant de 1340 environ. Au XXe siècle, à partir de ces sources, des facteurs ont reconstitué la plupart de ces instruments pour des ensembles interprétant la musique médiévale.
Type d'instruments
Rappel : la classification hauts et bas instruments ne décrit pas le registre (aigu ou grave), mais la puissance (forte ou douce, de plein air ou d'intérieur).
Hauts instruments
le bendir
la chalemie
le chalumeau
le cornet à bouquin
le sacqueboute
l
Bas instruments
la citole

le crwth ou le crouth
la flûte à bec
la flûte double
la lyre
le psaltérion
le rebec
la trompette marine
1. prud'homme pierre 09/06/2011
comment s’appelaient les instruments qui permettait de communiquer entre eux, dans les monastères des Météores.Merci
2. Cécile ALIX 03/02/2012
Très bel article ! Que de connaissances, c'est impressionnant ! Merci !
(n'écrit-on pas la "vielle" ?)
3. fake rolex watches 14/03/2012
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