L'hôtel médiéval des abbé de Cluny

 

 

L’hôtel des abbés de Cluny

L’histoire de cet hôtel particulier commence au XIV siècle, lorsque Pierre de Chaslus, abbé de Cluny en Bourgogne, se porte acquéreur de trois maisons adossées aux thermes afin de constituer un « pied-à-terre » parisien tout proche de l’université récemment édifiée aux abbés de passage. À la fin du XVème siècle, Jean III de Bourbon puis surtout Jean d’Amboise (évêque de Clermont, abbé de Jumièges, ministre de Louis XII et abbé de Cluny entre 1485 et 1510), décident la reconstruction de la résidence abbatiale parisienne. Cette reconstruction va nous donner le premier exemple d’hôtel particulier entre cour et jardin de Paris, se distinguant par sa taille, son luxe et son raffinement.

Le bâtiment est constitué, selon un plan en U, d’un corps de logis prolongé par deux petites ailes en équerre délimitant une cour trapézoïdale close sur la ville par un mur aveugle crénelé percé d'une porte charretière richement ornée d'anges et de dragons et d’une porte piétonne. La cour est dotée d'un puits à margelle orné d'une gargouille humaine, au XVIème siècle. Une tour pentagonale portant les armoiries (« trois pals alternés d’or et de gueules ») et la devise du constructeur Jacques d’Amboise renferme un des trois escaliers à vis qui donnent accès aux deux étages du bâtiment. La façade est ornée d'un riche décor de coquillages, de bourdons et de banderoles portant des inscriptions latines, emblèmes de saint Jacques le Majeur, patron de Jacques d'Amboise. Les fenêtres rectangulaires sont encadrées de moulures saillantes et les lucarnes ouvragées ponctuant la haute toiture en ardoise, portent elles aussi les armoiries de Jacques d'Amboise. L'aile occidentale s’ouvre sur la cour par une belle galerie reposant sur quatre arcades en tiers-point surmontées d'arcs en accolade décorés de choux frisés et d’animaux et, à l’étage, par un promenoir qui devait conduire à la « merveille » du lieu : un jardin suspendu installé sur les voûtes du frigidarium des thermes. L'aile orientale, de taille plus modeste, héberge les communs au rez-de-chaussée, et, au premier étage, la splendide chapelle dont la voûte aux nervures élaborées est un remarquable exemple de l’architecture et de la sculpture du gothique flamboyant. La chapelle se prolonge par un élégant oriel abritant l’hôtel et décoré de hautes fenêtres.

L’intérieur de l’hôtel a conservé sa configuration d’origine. L’ensemble du bâtiment a d’ailleurs été conservé dans le même état que lors de sa construction, hormis quelques restaurations et aménagements muséographiques, notamment les travaux réalisés pour l’ouverture du musée par l’architecte Albert Lenoir : consolidation des toitures et des ouvertures, reconstruction de la balustrade et de nombreux décors des lucarnes.

Le dernier élément de cet hôtel est le vaste jardin planté d’arbres et agrémenté de sculptures situées au nord. Transformé en square public après la seconde guerre mondiale, il a été réhabilité en 2000 en jardin d’inspiration médiévale, présentant en quatre carrés clos quatre aspects du jardin médiéval : Ménagier consacré aux plantes du potager, Jardin des simples médecines présentant des plantes médicinales, le Jardin céleste et ses plantes évoquant la vierge ainsi que le Jardin d’amour.

Les bâtiments du musée du moyen age sont donc en eux même des œuvres particulièrement intéressantes de par leur aspect historique et esthétique et il est étonnant lors de la visite du musée de sentir à quel point les œuvres d’art et objets présentés s’inscrivent parfaitement dans ce cadre prestigieux.

 

 


 

. Une longue histoire.

 Les origines

La création du musée des thermes et de l’hôtel de Cluny est liée au grand mouvement romantique au cours duquel le Moyen Age a été redécouvert avec passion par une génération d’intellectuels émerveillés par la richesse nationale en ce domaine. Parmi eux, le collectionneur Alexandre Du Sommerard, auteur d’un vaste ouvrage sur les Arts du Moyen Âge en cinq volumes (publiés de 1838 à 1846 et achevés par son fils Edmond), se rendit très tôt acquéreur d’objets hétéroclites dont certains passent aujourd’hui pour de grands chefs-d’œuvre (on lui doit notamment l’acquisition d’ivoires remarquables tels le Couronnement d’Otton II et de Theophano, le retable des Embriachi de la chartreuse de Champmol ou des valves de miroir comme des émaux limousins de premier plan, notamment les plaques de l’abbaye de Grandmont). L’importance de sa collection le conduisit en 1832 à installer son cabinet de curiosité dans une parie de l’hôtel de Cluny que lui loue un imprimeur.

 Du cabinet de curiosité au musée du XIXème siècle…...

Dès 1833, Albert Lenoir, fils du créateur du musée des Monuments français, avait exposé au Salon un « Projet d’un musée historique formé par la réunion du palais des thermes et de l’hôtel de Cluny ». A la mort d’Alexandre du Sommerard en 1842, ce projet rencontra un vif succès auprès des contemporains sensibles à l’accord établi entre la collection et le monument qui l’abritait, succès renforcé par l’installation en 1836 par la Ville de Paris de son dépôt lapidaire dans la salle du frigidarium des thermes. Ainsi, prennent pour la première fois place dans les locaux qu’elles n’ont plus quitté des statues provenant de Notre-Dame de Paris, des fouilles de Saint-Marcel ou des restaurations de Saint-Germain-des-Prés.

Une loi de juillet 1843 sanctionne la création d’un « musée consacré spécialement aux monuments, meubles et objets d’art de l’Antiquité, du Moyen Âge et de la renaissance ». La Ville cède à l’Etat le palais des thermes et les collections lapidaires et l’Etat achète l’hôtel et le cabinet d’Alexandre du Sommerard. Albert Lenoir, architecte à l’origine du projet est chargé de la restauration de l’hôtel et de son aménagement muséographique tandis qu’Edmond du Sommerard est nommé conservateur.

Dès son ouverture, en mars 1844, le succès du musée est immédiat. La gestion du conservateur, pendant quarante ans, va se révéler particulièrement heureuse, et ne fait qu’accroître la fidélité du public. À la mort d’Edmond (1885), les collections ont décuplé. L’atmosphère d’intimité créée par Du Sommerard père dans l’hôtel est peu bouleversée. Un nouveau bâtiment, construit sur la façade ouest, en pastiche des vestiges romains, abrite les acquisitions récentes et monumentales, telles les tapisseries et les grandes plaques d’émail de la Renaissance. Grâce à son activité et à ses bonnes relations au sein de la commission des Monuments historiques dont dépend alors le musée, Edmond Du Sommerard fait entrer nombre de chefs-d’œuvre : les vitraux et les Apôtres de la Sainte-Chapelle de Paris, les tapisseries de La Vie seigneuriale (achetées à la ville de Rouen), la fameuse tenture de La Dame à la licorne (négociée avec la municipalité de Boussac) et celle, non moins fastueuse de David et Bethsabée (aujourd’hui au musée national de la Renaissance). En matière d’orfèvrerie, il enrichit le musée de pièces uniques : des éléments précieux du trésor de la cathédrale de Bâle (1854) ou les couronnes d’or des rois wisigoths (1859). Le prestige du musée est tel que de nombreux établissements sont créés sur son modèle : le Bayerisches Museum de Munich ou le Schnütgen Museum de Cologne.

 

Sainte Barbe

 

.... à un musée du XXeme

 

En 1907, le musée fut détaché de la Commission des monuments historiques pour passer sous l’administration des Musées nationaux. La fermeture en 1939 du musée de Cluny devait marquer la fin d’une époque : celle du musée du XIXème siècele, dont la vie s’était prolongée pendant près d’un siècle. Après la seconde guerre mondiale, un réaménagement s’impose : d’importants travaux architecturaux sont entrepris ainsi qu’une réorganisation et une présentation nouvelle des œuvres. Dans la salle du frigidarium des thermes, les sculptures de la Lutèce antique, le Pilier des Nautes comme le Pilier de Saint-Landry trouvent leur place tandis que dans les salles de l’hôtel ne sont exposés que les objets d’art et d’histoire de la seule période médiévale. Cette sélection à permis en 1977 la création d’un nouveau musée regroupant les œuvres qui n’ont pas trouvé leur place dans le musée : le musée national de la Renaissance au château d’Ecouen.

En 1992, le musée de Cluny prend le nom de « Musée national du Moyen Âge – thermes et hôtel de Cluny ». Cette appellation prend en compte le monument antique étroitement lié à l’hôtel des abbés, et s’appuis sur la tradition initiée par les fondateurs qui souhaitaient créer un musée consacré au Moyen Âge.

 

 Les collections : unité et diversité

Les collections, enrichies au cours des années, offrent aujourd’hui un panorama unique sur l’art et l’histoire des hommes de la Gaule romaine au début du XVIème siècle. Les oeuvres témoignent des grands moments de l’art entre l’Empire romain et la Renaissance. Seules, en France, à refléter à la fois l’unité du Moyen Âge européen et l’extraordinaire diversité des styles d’un même espace géographique, elles permettent de parcourir en un lieu unique près de quinze siècle d’art et d’histoire.

 Antiquité et Haut Moyen Âge

Le musée national du Moyen Âge abrite un certain nombre d’oeuvres antérieures à l’époque médiévale. Les oeuvres présentées dans le frigidarium des thermes ont été choisies pour leur accord avec le bâtiment. Chaque objet témoigne à sa manière de la romanisation de la Gaule : l’Inscription gauloise, le Pilier des nautes (dont vous pouvez voir un détail à gauche), la statue de Julien l’Apostat…D’autres oeuvres antiques sont conservées dans le musée, en particulier, les torques d’or gaulois ainsi que des monnaies d’or frappées par les Arvernes.

 Le monde Roman, Paris et Saint-Denis

Les collections du musée sont riches d’oeuvres montrant la diversité de l’art roman. Sculptures, enluminures, fresques, vitraux offrent un aperçu des multiples courants qui traversent la création de cette époque, de la Catalogne à la Saxe, de l’Angleterre à la Sicile. Le fonds lapidaire, particulièrement riche pour les XIème et XIIème siècles, permet de dresser un panorama complet de l’évolution de la sculpture à Paris et en Ile-de-France. Les deux abbayes les plus prestigieuses de Paris, dont la fondation royale remonte aux Mérovingiens, sont représentés par de nombreuses pièces : plusieurs chapiteaux de la nef de l’abbatiale de Saint-Germain-des-Prés ainsi que de l’abbatiale Sainte-Geneviève, détruite sous le premier Empire. De l’église abbatiale de Saint-Denis, le musée abrite des chapiteaux de marbre préromans, des sculptures et des vitraux romans.


rétable

 La sculpture gothique

 

Le musée est particulièrement riche de sculptures et d’éléments du décor architectural de très nombreux monuments parisiens (abbayes de Saint-Germain-des-Prés, de Sainte-Geneviève, de Saint-Denis, de la Sainte-Chapelle du palais de la Cité…) et de Notre-Dame de Paris. Le décor sculpté de la cathédrale, mutilé et arraché du monument par les révolutionnaires, s’est trouvé réuni par une suite de coïncidences extraordinaires – en particulier grâce à la découverte en 1977 de dizaines de Têtes de rois et fragments dans les sous-sols d’une banque parisienne –. C’est toute l’évolution de la sculpture à Paris entre le XIIème et le XIIIème siècle qui peut être évoquée. Le musée rassemble aussi de nombreux chefs-d’oeuvre provenant d’Italie, d’Angleterre et d’Europe du Nord.

 

 Peintures, enluminures, vitraux

Le musée possède également de nombreuses oeuvres que l’on peut rassembler sous le thème des « arts de la couleur ». Ils embrassent des domaines apparemment très éloignés : de la lettrine enluminée aux grands cycles de peinture murale, en passant par la peinture des panneaux à usage domestique ou religieux. Le musée présente une collection unique de vitraux tant d’un point de vue historique que géographique de la production médiévale française du XIIème au début du XVIème siècle. Cet ensemble comprend plusieurs vitraux très importants de l’Ile-de-France (Ci contre : La Résurrection des morts provenant de la Sainte Chapelle de Paris), de l’Ouest et de l’Est de la France. Le musée abrite également une collection quasi unique de vitraux civils (rondels) destinés à décorer, à partir du XVème siècle, les fenêtres des demeures particulières.

 

 Orfèvreries, Ivoires

Les collections du musée offrent la chance de présenter l’un des plus beaux rassemblements d’œuvres d’orfèvrerie et d’émaillerie du Moyen Âge. Ces objets, en or, en argent, ou encore en cuivre, souvent émaillés ou rehaussés de pierreries, formaient le trésor de riches abbayes et des grands princes de l’Occident. Les fameuses couronnes de Guarrazar proviennent ainsi des églises de Tolède, alors capitale de l’Espagne, où les rois et les princes wisigoths (VIIème siècle) les déposaient en offrande. Le Devant d’autel du début du XIème siècle, qui a appartenu au trésor de la cathédrale de Bâle, a été commandé par l’empereur Henri II, lui-même représenté aux pieds du Christ avec l’impératrice. Outre de tels chefs-d’oeuvre, le musée conserve un ensemble exemplaire de dizaines d’émaux limousins qui illustrent toute l’histoire de cette importante production. En 2001, le musée a acquis grâce à une participation importante du Fonds du Patrimoine, un exceptionnel émail champlevé limousin du début du XIIIème siècle représentant le Christ roi crucifié.

La collection des ivoires du musée est avec celle du musée du Louvre l’une des deux principales collections françaises. Elle s’étend de la fin de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge. On peut citer de nombreuses œuvres comme ce Triptyque de la Vierge Joyeuse ou encore une Vierge à l’Enfant conservée au musée, l’une des plus grandes aujourd’hui existantes. A côté des objets religieux, comme les petits retables en deux ou trois parties et les crosses, on trouve aussi de nombreux objets civils objets civils : coffrets, miroirs, peignes, gravoirs. Plusieurs exemplaires sont du XIIIème siècle, mais le plus grand nombre appartient au XIVème siècle. Le Bas-Empire, la période romane, l’importante production de l’époque gothique, y sont bien représentés à la fois par des œuvres de fabrication courante et par des pièces exceptionnelles, comme l’Ariane des ateliers de Constantinople.

 

La dame à la licorne

 Tapisseries, tissus et broderies

Le musée est un des lieux en France qui conserve les magnifiques exemples de textiles anciens. Cette remarquable collection reflète à la fois les différentes techniques (de fabrication et de décor) et les grands centres de production depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du Moyen Âge. Les tissus orientaux venus d’Iran, d’Egypte ou de l’Empire byzantin côtoient les productions occidentales (Italie, Espagne, Angleterre).

Dès sa création, en 1843, le musée présentait également de nombreuses pièces de tapisseries dont la très belle Délivrance de saint Pierre. Très vite sa réputation textile s’est confirmée avec des acquisitions exceptionnelles, comme la tenture de David et Bethsabée, présentée aujourd’hui au musée national de la Renaissance à Ecouen, la Vie de saint Etienne ou la Dame à la licorne (à gauche : La Dame à la licorne « l’odorat »).

 

 La vie quotidienne au Moyen Âge.

Enfin, une des richesses du musée est son importante collection d’objets ayant trait à la vie quotidienne, en particulier de la fin du Moyen Âge. Le musée consacre plusieurs salles à ce domaine. Une salle consacrée au cadre de vie à la fin du Moyen Âge rassemble les objets usuels de l’homme dans son quotidien, à la maison –- coffre, coffrets et tentures –, à table – étains et céramiques –, dans sa parure – éléments de costumes, chaussures, peignes – dans ses déplacements, illustrés par les poids et monnaies, les coffrets de voyage, mais aussi par quelques enseignes qui évoquent les pèlerinages lointains –– St Jacques de Compostelle, Rome et même la Terre Sainte – ou plus proches de la capitale – Chartres, Amiens, Noyon, Rocamadour, etc. Une salle, à l’extrémité du parcours de visite, est consacrée aux armes, armures et autres objets liés à la guerre et à la chevalerie.

Le nombre d’objets inventoriés est de 23000 dont 15000 pour la seule époque médiévale mais seulement 2300 sont exposés. Les objets concernant la période classique sont quant à eux déposés dans d’importants musées de province

Le musée présente donc une grande homogénéité au niveau de la période représentée (hormis une légère incursion dans l’époque gallo romaine) allant de la fin de l’antiquité aux débuts de la renaissance avec un nombre d’œuvres nettement plus important en ce qui concerne la fin de cette période. Cependant, on peut y découvrir des techniques très différentes et d’origines géographiques très variées.

 

 Le musée : une entreprise à part entière

 Financement du musée

Le musée national du Moyen Âge est un service à compétence nationale. Il dépend à la fois du ministère de la culture et de la Réunion des Musées Nationaux. De ce fait, il ne dispose pas de budget propre : son budget est alloué par le ministère de la culture sous forme de crédits destinés au fonctionnement et à l’entretien du musée qui peuvent varier chaque année au gré des redistributions effectuées par le ministère entre les différents musées nationaux qu’il gère. Ces crédits peuvent être complétés par un reversement d’une partie des recettes

Le musée bénéficie également de mécénats et de partenariats avec des entreprises privées notamment pour des restaurations et publications, entreprises qui sont également à l’origine de l’acquisition de nouvelles œuvres par des dons.

-Alcatel : 2000, partenaire de la création du jardin contemporain d'inspiration médiévale

- Archéologia : 2003, tiré à part sur la restauration du Pilier des nautes

- AREVA : 2001, acquisition de la Sainte Femme, sculpture catalane du XIIème siècle

-ARMMA : soutien aux activités culturelles du musée, plusieurs dons : Sainte Femme, chasuble, rondels, La Pirouète, tapisserie fin XVème siècle

- ARTE France : 2002, dépliant Cologne en résidence

- CaixaBank : 2004, mécène de l'exposition Catalogne romane, sculptures du val de Boï.

- Caisse des dépôts et consignations : 2000, partenaire de la création du jardin contemporain d'inspiration médiévale et mécène de la fontaine aux roseaux d'argent de Brigitte Nahon

- Compagnie des Bateaux-mouches : 1999/2002, mécène de la restauration du Pilier des nautes

- Compagnie Saint-Gobain : 2001, présentation des rondels devant les fenêtres de l'hôtel de Cluny

- Fondation EDF : 2002, mécène de la mise en lumière de l'hôtel de Cluny

- Fondation d'entreprise GDF : 2001/2003, restauration des vitraux

- Galerie Chevalier : 1997, restauration de la tenture de saint Etienne

- Intermedia Banque : 2000, panneaux documentaires du jardin d'inspiration médiévale

- M. Michel David-Weill : 2000, mécène de la création du jardin d'inspiration médiévale

- Mairie de Paris : 2000, partenaire de la création du jardin d'inspiration médiévale

- Mission 2000 en France : 2000, partenaire de la création du jardin d'inspiration médiévale

- Natexis Groupe : 1998, don de la "Tête d'homme barbu" provenant de Notre-Dame de Paris

- Radio Classique : 2002, partenaire média de l'exposition "Sur la terre comme au ciel, jardin d'Occident à la fin du Moyen Âge", 2003, partenaire média de l'inauguration du "Pilier des nautes"

- Sophia : 2000, partenaire de la création du jardin d'inspiration médiévale.

Le musée bénéficie également d’une association : l’ARMMA (Association pour le Rayonnement du Musée national du Moyen Âge) très active ayant pour objectifs principaux de soutenir les activités et le grand projet de rénovation du musée, de participer à l’enrichissement des collections, de susciter des actions de mécénat ainsi que de proposer des conférences, visites et voyages autour du patrimoine médiéval

 


 

. Personnel du musée

Le personnel du musée est composé d’une centaine de personnes ayant des rôles bien spécifiques.

Une vingtaine de personnes sont employées par la Réunion des Musées Nationaux. Il s’agit des personnes chargées des structures annexes au musée à proprement parler : librairie, accueil et librairie.

Le gros du personnel (environ 80 personnes) est constitué d’agents du ministère de la culture qui sont chargés de l’entretient et du fonctionnement du musée. Au sommet de la hiérarchie, on trouve la directrice (également conservateur général) Mme Elisabeth Taburet-Delahaye qui a succédé à Mme Viviane Huchard, décédée en juillet 2005. Viennent ensuite les cinq conservateurs ; des responsables de la régie des œuvres, un responsable financier, les personnels de l’important centre de documentation (plus de 3300 dossiers documentaires, une photothèque comptant quelques 9000 clichés et une bibliothèque forte de 14000 ouvrage), quelques personnes chargées de l’action culturelle et une quarantaine de personnes chargées de la surveillance.

 

 Actualité du musée

Le musée du Moyen Âge est un musée vivant. Il est à l’origine de nombreuses publications, organise des expositions, propose de nombreuses activités, bien entendu en rapport avec ses collections : colloques, conférences, concerts de musique médiévale et continue d’acquérir des œuvres.

 

Source

- ANTOINE Elisabeth, DECTOT Xavier, HUCHARD Viviane, Le musée national du Moyen Âge Thermes de Cluny, Paris, RMN, 2003.

 

 

Commentaires (1)

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