Pavillon du Conquérant
Le Pavillon du Conquérant abrite le Trésor Impérial
Le pavillon du Conquérant, appelé aussi kiosque du Conquérant , avec ses arcades construites à l'époque de Mehmed II est parmi les plus vieux bâtiments du palais. Le pavillon a été bâti autour de 1460, lors de la construction initiale : il était utilisé pour abriter les trésors et œuvres d'art. Il abrite le trésor Impérial .
Le pavillon comprenait initialement trois pièces, une terrasse donnant sur la mer de Marmara, un sous-sol et un hammam. Il se compose de deux étages construits sur une terrasse au-dessus du jardin, édifiés au sommet d'un promontoire, sur une falaise donnant une vue magnifique sur la mer de Marmara et le Bosphore. L'étage inférieur était composé de pièces de service, tandis que l'étage supérieur était une suite de quatre appartements et une grande loggia avec des arches doubles. Les deux premières pièces sont couvertes d'un dôme d'une hauteur considérable. Toutes les pièces donnent sur la troisième cour à travers une arcade monumentale. Le portique à colonnes du côté du jardin est ouvert sur chacune des quatre pièces par une porte de hauteur imposante. Les chapiteaux sont d'ordre ionique réduit et datent probablement du XVIIIe siècle. Le pavillon était utilisé comme trésor pour les revenus de l'Égypte sous le sultan Selim Ier. Avant cette période, sous Mehmed II et Bayezid II, ces appartements ont dû être les pièces les plus agréables du palais. Des fouilles dans le sous-sol ont mis au jour un petit baptistère byzantin au plan trifolié.
Trésor impérial (« trésor intérieur »)
Le trésor impérial est une vaste collection d'œuvres d'art, de joaillerie, d'objets précieux ou à valeur sentimentale, appartenant à la dynastie ottomane. Depuis que le palais est transformé en musée, une sélection y est exposée. La plupart des objets proviennent de cadeaux, de prises de guerre, ou de la production des artisans du palais. Le trésorier en chef (Hazinedarbaşı) était responsable du trésor. À leur accession au trône, il était de coutume pour les sultans de faire une visite protocolaire au trésor.
Parmi les nombreux trésors montrés dans les quatre pièces adjacentes, la première expose l'une des armures du sultan Mustafa III, faite d'une cotte de mailles de fer décorée d'or et incrustée de joyaux, avec son épée, son bouclier et ses étriers dorés. La vitrine suivante montre plusieurs couvertures du Coran décorées de perles ayant appartenu aux sultans. Le trône d'ébène de Murad IV est incrusté de nacre et d'ivoire. Une boîte à musique indienne en or, avec un éléphant doré au sommet, date du XVIIe siècle. Dans d'autres vitrines, on voit des verres décorés de gemmes rares, des pierres précieuses, des émeraudes et des diamants.
La seconde pièce abrite le Poignard de Topkapı. La garde dorée est ornée de trois grosses émeraudes, coiffée d'une montre d'or avec un couvercle en émeraude. Le fourreau d'or est couvert de diamants et d'émaux. En 1747, le sultan Mahmud Ier a fait faire cette dague pour Nadir Shah, mais ce dernier a été assassiné avant que l'émissaire n'ait atteint les frontières de l'empire. Le sultan a donc gardé la dague. C'est elle qui est le sujet du film Topkapi.
Au milieu de la seconde pièce se trouve le trône de noyer d'Ahmet Ier, incrusté de nacre et d'écaille de tortue, construit par Sedefhar Mehmet Ağa. Sous le baldaquin se trouve un pendant doré avec une grosse émeraude. La vitrine suivante montre les aigrettes ostentatoires des sultans et de leurs chevaux, couvertes de diamants, d'émeraudes et de rubis. Un bol de jade, en forme de navire, est un cadeau du Tsar Nicolas II de Russie.
Le joyau le plus spectaculaire de la troisième pièce est le diamant du fabricant de cuillères, serti d'argent et entouré de deux rangs de 49 diamants taillés. La légende veut que ce diamant ait été acheté par un vizir dans un bazar, le propriétaire pensant qu'il s'agissait d'un cristal sans valeur. Parmi les objets exposés se trouvent deux grands chandeliers en or, pesant chacun 48 kg et montés de 666 diamants. Ces chandeliers furent offerts par Abdülmecid Ier à la Kaaba. Ils furent rapportés à Istanbul peu avant la chute de l'empire et la perte du contrôle de la Mecque. Le trône d'or de Bayram, serti de tourmalines, a été réalisé en 1585 sur l'ordre du vizir Ibrahim Pacha et présenté au sultan Murad III. Ce trône était installé devant la Porte de la Félicité lors d'audiences particulières.
Le trône du sultan Mahmud Ier est le point d'orgue de la quatrième pièce. Ce trône d'or de style indien, décoré de perles et d'émeraudes, était un cadeau du chef perse Nadir Shah au XVIIIe siècle. Une autre pièce intéressante est le reliquaire de la main de saint Jean-Baptiste, couvert d'or. Plusieurs vitrines montrent un assemblage de fusils à silex, d'épées, de cuillères, tous décorés d'or et de joyaux. D'un intérêt particulier est le reliquaire d'or qui contenait le manteau de Mahomet.
Galerie des miniatures et des portraits
Juste au nord du trésor impérial se trouve le dortoir des pages, qui a été transformé en galerie des miniatures et des portraits . À l'étage inférieur se trouve une importante collection de calligraphies et de miniatures. On peut y voir de très anciens et très précieux corans (XIIe au XVIIe siècle), écrits et enluminés en coufique, et une bible du IVe siècle, écrite en arabe. Un objet inestimable de cette collection est la première carte du monde par l'amiral turc Piri Reis (1513). La carte montre des parties des côtes ouest de l'Europe et de l'Afrique du nord avec une précision raisonnable. La côte du Brésil est aussi facilement reconnaissable. La partie supérieure de la galerie contient 37 portraits de sultans, la plupart étant des copies, car les originaux sont trop fragiles pour être exposés. Le portrait de Mehmed II est dû au peintre vénitien Gentile Bellini. D'autres miniatures précieuses conservées soit dans cette galerie, soit dans la bibliothèque ou dans d'autres parties du palais sont Hünername, Sahansahname, les Albums Sarayı, Siyer-ı Nebi, Surname-ı Hümayun, Surname-ı Vehbi, et la Süleymanname, parmi beaucoup d'autres.
Bibliothèque Enderûn (bibliothèque d'Ahmed III)
La bibliothèque Enderûn, dite aussi bibliothèque du sultan Ahmed III est un bâtiment néoclassique situé derrière la salle d'audience, au centre de la troisième cour. Elle a été construite sur les fondations du kiosque Havuzlu par l'architecte impérial Mimar Beşir Ağa en 1719, sur l'ordre d'Ahmed III, pour l'usage des fonctionnaires de la maison royale. La colonnade de ce kiosque antérieur est probablement celle qui trône devant le trésor actuel.
La bibliothèque est un magnifique exemple d'architecture ottomane du XVIIIe siècle. L'extérieur est recouvert de marbre. Elle a la forme d'une croix grecque avec un hall central couvert d'un dôme et trois ailes rectangulaires. Le quatrième bras de la croix est formé par le porche qui peut être atteint par une volée de marches de chaque côté. Sous l'arche centrale du portique se trouve une fontaine, avec des niches pour boire de chaque côté. Le bâtiment est construit sur un sous-sol bas, pour protéger les livres précieux de la moisissure.
Les murs au-dessus des fenêtres sont décorés de carreaux d'İznik du XVIIe siècle de conception variée. Le dôme central et les salles des ailes rectangulaires ont été peints. La décoration sous le dôme et dans les ailes est typique de l' « ère des tulipes », qui dura de 1703 à 1730. Les livres étaient conservés dans les niches des murs. L'alcôve opposée à l'entrée était le lieu de lecture privé du sultan.
La bibliothèque comprenait des livres sur la théologie, la loi islamique, des études similaires en turc ottoman, en arabe et en perse. La bibliothèque contenait plus de 3 500 manuscrits. Certains sont des bons exemples d'incrustation de nacre et d'ivoire. Aujourd'hui les ouvrages sont conservés dans la mosquée des Ağas , située à l'ouest de la bibliothèque. Un autre objet important est le manuscrit de Topkapı, une copie du Coran remontant à l'époque du troisième Calife Uthman ben Affan.
Mosquée des Ağas
La Mosquée des Ağas est la plus grande mosquée du palais. C'est aussi l'une des plus anciennes constructions, datant du XVe siècle, sous le règne du sultan Mehmed II. Le sultan, les ağas et les pages venaient prier ici. La mosquée est placée en diagonale dans la cour, pour que le minbar puisse faire face à la Mecque. En 1928, les livres de la bibliothèque Enderûn ont été déplacés ici pour en faire la bibliothèque du palais , qui abrite une collection de près de 13 500 livres et manuscrits turcs, arabes, perses et grecs collectés par les Ottomans. Au nord-est de la mosquée se trouve la collection des portraits impériaux.
Dortoir des pages royaux
Le dortoir des pages royaux abrite la collection des portraits impériaux . Il faisait partie des appartements du sultan. Les sultans ottomans sont représentés par des peintures, et par quelques rares photographies pour les derniers d'entre eux. La pièce est climatisée pour protéger les portraits. Comme les sultans se montraient rarement en public, et pour préserver les susceptibilités islamiques concernant la représentation des humains, les portraits anciens sont essentiellement des idéalisations, et ne reflètent pas la réalité. Ce n'est qu'après le règne modernisateur de Mahmud II que des portraits réalistes ont été effectués. On peut voir un intéressant arbre généalogique des dirigeants ottomans.
Le dôme est soutenu par des piliers d'origine byzantine, une croix est clairement visible, gravée sur l'un d'eux.
Chambre privée
La chambre privée abrite les chambres fortes sacrées , qui incluent le pavillon du Saint Manteau. Ces pièces ont été construites par Sinan sous le règne de Murad III. Elles étaient autrefois des bureaux du sultan.
Elles abritent le manteau du prophète Mahomet, son épée, une dent, un poil de sa barbe, ses sabres de bataille, une lettre autographe et d'autres reliques connues sous le nom de Reliques Sacrées. D'autres reliques sont présentées, comme les épées des quatre premiers califes, le bâton de Moïse, le turban de Joseph, et un tapis de la fille de Mahomet. Même le sultan n'avait accès qu'une fois par an, le 15e jour du ramadan. Aujourd'hui tout le monde peut voir ces reliques et de nombreux musulmans y viennent en pèlerinage.
Les arcades ont été ajoutées sous le règne de Murad III, mais ont été altérées quand la salle des circoncisions a été ajoutée. Cette arcade a peut-être été construite sur le site du temple de Poséidon, qui a été transformé avant le Xe siècle en église de Saint-Menas.
La chambre privée a été transformée en salle de service pour les officiels du manteau de la Félicité dans la deuxième moitié du XIXe siècle, en ajoutant une enclave dans la colonnade de la chambre privée dans la cour Enderûn.
Harem
Le harem impérial est un vaste ensemble de pièces faisant partie des appartements privés du sultan- Le harem était la résidence de la mère du sultan, la sultane Validé, des concubines et femmes du sultan, du reste de sa famille, y compris les enfants, et de leurs serviteurs. Il consiste en une série d'immeubles et de structures reliés par des couloirs et de petites cours. Chaque noyau hiérarchique ou groupe de service résidant dans le harem avait son propre espace de vie regroupé autour d'une cour. Le harem comprend plus de 300 pièces, dont seule une faible partie est ouverte au public. Ces appartements (Daires) étaient occupés respectivement par les eunuques, le chef des eunuques du harem , les concubines, la reine-mère, les épouses du sultan, les princes et les favorites. Il était interdit d'entrer dans le harem.
Le harem n'a été construit qu'à la fin du XVIe siècle. La plupart des éléments du harem ont été conçus par Mimar Sinan. Cette partie du palais s'ouvre dans la seconde cour (Divan Meydanı) par la porte des carrosses . Il s'est agrandi au fil du temps le long de la Corne d'Or. Il est devenu un immense complexe. Les immeubles qui y furent construits entre son érection au XVIe siècle et le début du XIXe siècle sont représentatifs des développements stylistiques de l'art des palais. Suite à un incendie important en 1665, certaines parties ont été redécorées sous Osman III et Mahmud II dans un style ottoman baroque inspiré du baroque italien. Ces décorations contrastent avec celles de l'âge classique ottoman.
Plan du harem du palais de Topkapı
Harem : 1) La porte des Carrosses et le trésor du harem/Dôme des Placards 2) Salle des Ablutions ou Vestibule avec Şadırvan, ou Şadırvanlı Sofa 3) Cour et dortoirs des eunuques du harem - Quartiers du chef des eunuques et école des princes - porte de la volière (sortie du harem) 4) Porte principale du harem et sentinelle 5) Cour de la sultane validé - Quartiers des princes consorts, des princes, de la servante en chef, du superintendant et des serviteurs 6)Cour des concubines et des épouses - quartier de la famille du sultan - dortoirs et bain 7) Quartiers de la sultane validé 8) Hammam du sultan et de la sultane validé.
Appartements privés du sultan : 9) Salle Impériale - Les appartements d'Abdülhamid I, Selim III et Osman III 10) Salle avec cheminée - Salle avec fontaine 11) Chambre privée de Murad III - Bibliothèque d'Ahmed I et salle à manger d'Ahmed III 12) Pavillon double (appartements des princes de la couronne) 13) Terrasse et appartements des favorites / antichambre entre quartier des hommes et quartier des femmes 14) Route dorée.
Porte des carrosses / dôme des placards
La porte d'entrée depuis la seconde cour est la porte des carrosses qui conduit dans le dôme des placards . Ce vestibule a été construit en 1587 par Murad III. Le trésor du harem y était installé. Dans les armoires étaient rangés des actes notariés gérés par l'eunuque en chef. L'argent provenant des fondations pieuses du harem ou d'autres fondations, et la comptabilité du sultan et de la famille impériale y étaient aussi rangés.
Salle de la fontaine des ablutions
La salle de la fontaine des ablutions, nommée aussi vestibule avec Şadırvana été rénovée après l'incendie du harem du 24 juillet 1665. Cet espace servait de hall d'entrée pour le harem ; il était gardé par les eunuques. Le Büyük Biniş, et le Şal Kapısı, qui relient le harem, le jardin privé, la mosquée des eunuques du harem et la tour de justice mènent à cet endroit. Les murs sont couverts de céramiques de Kütahya du XVIIe siècle. La stalle d'écurie devant la mosquée servait au sultan quand il allait à cheval ; les bancs servaient aux gardes. La fontaine qui donne son nom à cette pièce a été déplacée dans la piscine de la chambre de Murad III.
Sur le côté gauche, on trouve la petite mosquée des eunuques noirs. Les carrelages vert d'eau, blanc cassé et bleu médian datent du règne de Mehmed IV (XVIIe siècle). Leur dessin est d'un haut niveau artistique, mais la réalisation est assez commune en comparaison des précédentes.
Cour des eunuques
Une autre porte mène à la cour des eunuques noirs , avec sur la gauche leurs appartements. Au fond de la cour se trouve l'appartement du chef des eunuques noirs , le quatrième plus important personnage du protocole officiel. Dans l'intervalle se trouve l'école des princes impériaux avec des tuiles précieuses des XVIIe et XVIIIe siècles et des lambris dorés. À l'autre bout de la cour se trouve la porte principale du harem . Le couloir étroit sur la gauche mène aux appartements des odalisques (des esclaves blanches données en cadeau au sultan).
Beaucoup d'appartements des eunuques donnent sur cette cour, la première du harem, parce qu'ils étaient aussi des gardes sous le commandement du chef des eunuques. Les espaces entourant cette cour ont été reconstruits après le grand incendie de 1665. Le complexe comprend le dortoir des eunuques derrière le portique, les quartiers du chef des eunuques du harem , l'école des princes et des fonctionnaires du palais et une guérite de garde. La porte principale du harem et la porte de Kuşhane sur la cour d'Enderûn, sont reliées à cette cour.
Les dortoirs des eunuques du harem datent du XVIe siècle. Ils sont organisés autour d'une cour intérieure sur trois étages. L'inscription de la façade du dortoir cite les actes de fondation des sultan Mustafa IV, Mahmud II et Abdülmecid I, remontant au XIXe siècle. Les pièces des étages supérieurs étaient destinées aux novices et celles regardant la cour étaient occupées par les eunuques ayant des fonctions administratives. Au fond se trouve une cheminée monumentale recouverte de tuiles de Kütahya du XVIIIe siècle.
Les appartements du chef des eunuques noirs du harem adjacents au dortoir contiennent un bain, des pièces de vie et une chambre.
La salle d'école des princes, sous le contrôle du chef des eunuques, était à l'étage supérieur. Les murs étaient recouverts de céramiques européennes au décor baroque.
Entrée principale
L'entrée principale sépare le harem, dans lequel vivaient la famille et les concubines du sultan, de la cour des eunuques. La porte mène au poste de garde auquel sont reliées les trois principales sections du harem. La porte à gauche du poste de garde mène par le passage des concubines à la cour des concubines . La porte du milieu mène à la cour de la sultane validé et la porte de droite conduit à la route dorée et au-delà aux quartiers du sultan. Le grand miroir de cette pièce date du XVIIIe siècle.
Cour de la sultane validé
Après l'entrée principale et avant de tourner vers le passage des concubines se trouve la cour de la sultane validé
Passage des concubines
Le passage des concubines mène à la cour des concubines et des épouses. Sur les consoles, le long du passage, les eunuques posaient les plats qu'ils amenaient des cuisines dans le palais.
Cour des concubines et des épouses
La cour des concubines et des épouses a été construite à la même époque que la cour des eunuques, au milieu du XVIe siècle. Restaurée après l'incendie de 1665, elle est la plus petite cour du harem. La cour, entourée d'arcades, comporte un hammam , une fontaine de lavage, une blanchisserie, des dortoirs, l'appartement du chef de la famille et les appartements des hôtesses .
Les trois appartements indépendants, qui ont vue sur la Corne d'Or, décorés de tuiles et avec cheminée, étaient les logements de la famille du sultan. Ces constructions couvraient le site de la cour à la fin du XVIe siècle. À l'entrée du quartier de la sultane validé, des fresques murales de la fin du XVIIIe siècle, d'influence européenne, représentent des paysages. L'escalier dit des « quarante marches » permet d'accéder à l'hôpital du harem , aux dortoirs des concubines, à la terrasse du harem et à ses jardins.
Appartements de la sultane validé
Les appartements de la sultane validé constituent, avec les appartements du sultan, la plus grande et la plus importante section du harem. Ils ont été construits après le déménagement de la sultane validé, qui a quitté le vieux palais pour Topkapı à la fin du XVIe siècle. Ces appartements ont dû être reconstruits après l'incendie de 1665, entre 1666 et 1668. Certaines pièces, comme la petite pièce de musique, ont été ajoutées au XVIIIe siècle.
Seules deux pièces sont ouvertes au public : la salle à mangerdans la galerie supérieure, la salle de réception, et la chambre avec, derrière un treillis, une petite pièce pour la prière. Le rez-de-chaussée accueille les appartements des quartiers des concubines, tandis qu'à l'étage se trouvent les quartiers de la sultane validé et de ses accompagnatrices . Un passage mène, à travers les bains de la sultane validé, aux quartiers du sultan.
Ces pièces sont toutes recouvertes de tuiles bleu-blanc et jaune-vert à motifs floraux, ainsi que de porcelaine d'İznik du XVIIe siècle. Le panneau représentant la Mecque, signé d'Osman İznikli Mehmetoğlu, constitue une innovation de style pour la porcelaine d'İznik. Les peintures panoramiques des salles supérieures sont de style européen occidental des XVIIIe et XIXe siècles.
Au-dessus des quartiers de la sultane validé se trouvent les appartements de Mihirisah, de style rococo. Le passage en direction des bains donne accès à l'appartement d'Abdülhamid Ier. À proximité se trouve la chambre d'amour de Selim III, construite en 1790. Un corridor étroit relie cette pièce au pavillon d'Osman III daté de 1754.
Hammam du sultan et de la sultane validé
L'ensemble suivant constitue les hammams du sultan et de la sultane validé . Ces doubles bains, qui datent de la fin du XVIe siècle, sont constitués de plusieurs pièces. Elles ont été redécorées dans un style rococo au milieu du XVIIIe siècle. Les deux hammams présentent la même structure, constituée d'un caldarium, d'un tepidarium et d'un frigidarium. Chaque pièce est éclairée soit par une coupole, soit par une structure en nid d'abeilles avec des parties vitrées. Le sol est revêtu de marbre blanc et gris. La baignoire de marbre avec sa fontaine ornementale et sa grille métallique dorée qui se trouve dans le caldarium est un élément caractéristique. Le treillage doré était destiné à protéger le baigneur des tentatives d'assassinat. Les hammams du sultan ont été autrefois décorés de carreaux d'İznik de haute qualité par Sinan. Mais l'essentiel de la décoration du harem, provenant des structures endommagées par le feu de 1574, a été recyclé par le sultan Ahmet Ier pour décorer sa nouvelle Mosquée du sultan Ahmed à Istanbul. Les murs sont aujourd'hui soit recouverts de marbre, soit délavés de blanc.
Salle impériale
La Salle impériale , ou Salle du trône intérieure dite aussi Salle des diversions est une salle à coupole qui aurait été construite à la fin du XVIe siècle. Elle a le plus grand dôme du palais. Elle servait de salle de réception officielle, ainsi qu'aux divertissements du harem. Le sultan y recevait ses confidents, ses invités, sa mère, sa première femme, ses accompagnateurs et ses enfants. Des spectacles, des actes de soumission durant les fêtes religieuses et des mariages avaient lieu ici en présence des membres de la dynastie-
Après le grand incendie de 1666, la salle a été rénovée dans un style rococo sous le règne d'Osman III. La ceinture de faïence avec des inscriptions calligraphiques qui faisait le tour des murs a été recouverte au XVIIIe siècle de porcelaine de Delft bleue et blanche et de miroirs en verre vénitien. L'arche du dôme et les pendants portent toujours des peintures classiques datant de la construction originale.
Le trône du sultan est au centre de la pièce. La galerie était occupée par les accompagnateurs du sultan, dirigés par la sultane validé. Les chaises dorées sont un cadeau de l'empereur Guillaume II d'Allemagne, et l'horloge un cadeau de Victoria du Royaume-Uni. Un office où sont exposés des instruments de musique et certaines autres pièces s'ouvre sur la salle impériale et donne accès aux appartements du sultan.
Une porte secrète derrière un miroir permet une entrée discrète du sultan. Une porte s'ouvre sur l'appartement de la sultane validé, l'autre sur le hammam du sultan. La porte opposée mène à une petite salle à manger (reconstruite par Ahmet III) et sur la grande chambre à coucher, tandis qu'une autre ouvre sur une série d'antichambres, dont la salle à la fontaine , toutes redécorées au XVIIe siècle.
Chambre privée de Murad III
La chambre privée de Murad III, qui a conservé son intérieur d'origine, est la plus ancienne et la plus belle chambre du harem. Elle a été dessinée par le maître architecte Sinan, et date du XVIe siècle. Son dôme est légèrement plus petit que celui de la salle impériale. La porte est l'une des plus belles du palais. Elle s'ouvre sur le couloir qui longe l'aile des princes de la couronne . Elle est décorée de faïences d'İznik bleu, blanc et rouge corail. Les motifs floraux sont renforcés par des bordures orange datant des années 1570. Un bandeau de céramiques calligraphiques fait le tour de la pièce au niveau du plateau et de la porte. Les motifs en arabesques du dôme ont été redorés et repeints en noir et rouge. La grande cheminée à la hotte dorée fait face à une fontaine à deux niveaux soigneusement ornée de marbre coloré. Le bruit de l'écoulement devait empêcher toute écoute, tout en produisant une atmosphère relaxante. Les deux baldaquins dorés datent du XVIIIe siècle.
Chambre privée d'Ahmet Ier
De l'autre côté par rapport à la grande chambre à coucher se trouvent deux pièces plus petites. La première est la chambre privée d'Ahmet Ier , richement décorée de carreaux d'émail d'İznik. La porte de la pièce, les armatures de fenêtre, une petite table et un lutrin sont décorés de nacre et d'ivoire.
À côté se trouve la chambre privée d'Ahmet III , petite, mais très colorée, avec des murs peints de dessins floraux et de coupes de fruits entremêlés dans les carreaux qui couvrent la cheminée . Pour cette raison, la pièce porte aussi le nom de salle aux fruits . Elle était probablement utilisée pour des repas.
Pavillon double, ou appartements des princes de la Couronne
Le pavillon double, nommé aussi appartements des princes de la Couronne , consiste en deux chambres construites au cours du XVIe siècle. L'immeuble, relié au palais, est constitué d'un rez-de-chaussée construit sur une plate-forme élevée qui procure une bonne vue sur l'extérieur, tout en étant protégée des regards.
L'intérieur comporte deux grandes pièces, datant soit du règne de Murad III, soit, plus probablement, du règne d'Ahmet Ier. Le plafond n'est pas plat, mais conique, dans le style du kiosque. Il évoque les tentes traditionnelles des premiers Ottomans. Dans ces tentes, il n'y avait pas de meubles en hauteur, mais des divans disposés le long des murs. Le sol est recouvert de tapis. Ces pièces présentent tous les caractères du style classique, utilisé dans d'autres parties du palais.
Le pavillon a été entièrement redécoré et la plupart des boiseries baroques ont été retirées. Les tuiles décoratives, reflétant la grande qualité des fabriques d'İznik du XVIIe siècle, ont été remplacées par des copies modernes, en accord avec le concept d'origine. La fresque du dôme de bois est d'origine, et est un exemple des riches travaux de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle. La cheminée de la seconde pièce, avec sa grande hotte dorée, a été restaurée dans son apparence d'origine. Les fenêtres proches de la cheminée sont décorées d'intarsio de nacre. Les fenêtres de verre coloré donnent sur la haute terrasse et le jardin de la piscine située en dessous. Les robinets de ces fenêtres sont entourés de fresques en rouge, noir et doré.
Les princes de la Couronne vivaient reclus dans ces pièces, qui sont connues sous le nom de kafes (cage). Les princes y étaient éduqués dans la discipline du harem jusqu'à l'âge adulte. Ils étaient ensuite nommés gouverneurs de provinces d'Anatolie, où ils étaient entraînés à la gestion des affaires d'État. À partir du début du XVIIe siècle, les princes vécurent dans le harem, qui commença à jouer un rôle dans l'administration du palais. Le pavillon double a été utilisé comme chambre privée des princes de la couronne à partir du XVIIIe siècle.
Cour des favorites
La cour des favorites est la dernière partie du harem. Elle domine une grande piscine et le jardin de buis . La cour a été constituée au XVIIIe siècle par l'ajout des appartements intermédiaires et des appartements des favorites . Les appartements des dames de compagnie des favorites et la partie Mabeyn, au rez-de-chaussée, incluent aussi la salle des miroirs. C'était le lieu où Abdülhamid Ier vivait avec son harem-L'appartement est décoré de boiseries rococo.
Les favorites du sultan étaient considérées comme les instruments de la perpétuation de la dynastie selon l'organisation du harem. Quand les favorites tombaient enceintes, elles assumaient les titres et les pouvoirs de l'accompagnatrice officielle du sultan .
Route dorée
La route dorée est un étroit passage remontant au XVe siècle, qui forme l'axe du harem. Il s'étend entre la cour des eunuques du harem et la chambre privée . Le sultan utilisait ce passage pour rejoindre le harem, la chambre privée et le Sofa-i Hümâyûn, la terrasse impériale.
La cour de la sultane validé , la cour des concubines et des épouses , les appartements des princes , et les appartements du sultan s'ouvrent sur ce passage. Les murs sont peints en blanc.
La dénomination dorée serait peut-être due au fait que le sultan avait l'habitude d'y jeter des pièces d'or pour les concubines durant les fêtes, mais cela est contesté.
Volière, porte du harem
Jusqu'à la fin du XIXe siècle, une petite cour intérieure, dans ce coin de la cour d'Enderûn, permettait d'accéder au harem par la porte Kuşhane. C'est aujourd'hui la porte par laquelle les visiteurs sortent du harem. Des oiseaux étaient élevés pour la table du sultan dans les bâtiments entourant la porte. L'une des inscriptions au-dessus de la porte Kuşhane indique que Mahmud Ier a fait réparer les cuisines de Kuşhane. Le balcon de la volière face à la porte a été construit lors d'une réparation en 1916. La façade du bâtiment rappelle les volières traditionnelles.
Quatrième cour
La quatrième cour , nommée aussi sofa impérial était le lieu le plus intime du sultan et de sa famille. Il consiste en un ensemble de pavillons, kiosques , jardins et terrasses. Il faisait initialement partie de la troisième cour. Mais il est aujourd'hui considéré séparément, pour mieux le percevoir.
Salle des circoncisions
En 1640, le sultan Ibrahim Ier fait construire la salle des circoncisions , un kiosque d'été dédié à la circoncision des jeunes princes, qui est un rite de passage essentiel de l'Islam. Ses murs intérieurs et extérieurs sont décorés d'éléments recyclés, tels que les carreaux de faïence bleue à motifs floraux, à l'extérieur. Les plus importants sont les panneaux de faïence bleus et blancs de la façade, datés de 1529 et inspirés de la céramique asiatique. Ces panneaux ornaient autrefois les bâtiments de cérémonie du sultan Süleyman Ier, tels que la chambre du conseil et le trésor intérieur (tous deux dans la seconde cour), et la salle du trône (dans la troisième cour). Ils ont été déplacés ici par nostalgie, et révérence envers l'âge d'or de son règne. Ces panneaux ont servi de modèles pour la décoration des kiosques d'Erevan et de Bagdad. La pièce elle-même est symétrique, et relativement spacieuse pour le palais, avec des fenêtres agrémentées chacune d'une petite fontaine. Certaines fenêtres supérieures sont décorées de vitraux. À droite de l'entrée se trouve une cheminée avec une grille dorée. Le sultan Ibrahim a aussi construit les arcades et le toit surplombant la chambre du manteau sacré, ainsi que la terrasse supérieure entre sa chambre et le kiosque de Bagdad.
L'architecte royal Hasan Ağa, sous le règne de Murad IV, a construit durant les années 1635-1636 le kiosque d'Erevan puis, en 1638-1639, le kiosque de Bagdad , pour célébrer les victoires ottomanes à Erevan et Bagdad. Tous deux ont des gouttières larges, un dôme central et un intérieur avec des coupoles et des tesselles de nacre. Tous deux sont construits suivant le classique plan à quatre iwans, avec des divans remplissant l'intérieur.
Kiosque d'Erevan
Le kiosque d'Erevan servait pour des retraites religieuses de quarante jours. C'est un petit pavillon avec un dôme central et trois absides abritant les divans. La porte et une cheminée se trouvent sur le quatrième mur. Le mur de la colonnade est plaqué de marbre, les autres sont recouverts de carreaux d'İznik à faible coût, bleues et blanches, reproduisant des motifs de tuiles anciennes.
Kiosque de Bagdad
Le kiosque de Bagdad est situé sur le côté droit de la terrasse avec fontaine. Il a été construit pour commémorer la campagne de Murad IV à Bagdad après 1638.
Il ressemble beaucoup au kiosque d'Erevan. Les trois portes vers le porche sont situées entre les divans. La façade est recouverte de marbre et de bandes de porphyre rouge et vert antique. Les panneaux de marbre du portique sont exécutés dans le style des mamelouks du Caire. L'intérieur est un exemple d'une pièce ottomane idéale. Les compartiments et les étagères des renfoncements sont décorés de faïences vertes, jaunes et bleues du début du XVIe siècle. Les carreaux bleus des murs sont des copies de ceux de la salle des circoncisions, juste de l'autre côté de la terrasse. Avec ses carreaux du XVIIe siècle, sa nacre, sa décoration d'écailles et ses vitraux, ce pavillon est l'un des derniers exemples de l'architecture classique des palais.
Les portes sont finement gravées. Sur la droite de l'entrée se trouve une cheminée avec une grille dorée. Au milieu de la pièce trône un mangal (brasero à charbon) d'argent, présent du roi Louis XIV de France. À partir du milieu du XVIIIe siècle, ce kiosque a été utilisé comme bibliothèque de la chambre privée.
Pavillon d'İftar
Le pavillon d'İftar, nommé aussi kiosque d'İftar ou baldaquin d'İftar offre une belle vue sur la Corne d'Or. Sa voûte striée en berceau et son toit doré sont une première dans l'architecture ottomane, faisant écho à la Chine et à l'Inde. Le sultan aurait eu l'habitude de rompre le jeûne dans cette tonnelle durant le mois du ramadan, après le coucher du soleil. Certaines sources mentionnent ce lieu de repos comme le « siège éclairé par la lune ». Des cadeaux particuliers, comme la douche de pièces d'or pour les officiels donnée par le sultan, étaient parfois remis ici. La terrasse de marbre a pris son aspect actuel sous le règne du sultan Ibrahim Ier (1640-1648).
Kiosque de la terrasse
Le rectiligne kiosque de la terrasse , nommé aussi par erreur pavillon de Mustafa Pasha , est un belvédère construit dans la deuxième moitié du XVIe siècle. Il a été restauré en 1704 par le sultan Ahmed III et reconstruit en 1752 par Mahmud Ier dans le style rococo. C'est le seul immeuble en bois, dans la partie la plus intérieure du palais. Il est constitué de deux pièces dont l'arrière est supporté par des colonnes.
Le kiosque est composé de la pièce principale, nommée Divanhane, de la salle de prière , et de la pièce aux jus de fruits. Du pavillon, le sultan assistait à des événements sportifs et des divertissements organisés dans le jardin. Ce bâtiment ouvert de larges fenêtres était à l'origine une salle de repas ; plus tard durant l'ère des Tulipes (1718-1730), il a été utilisé comme chambre pour les invités. Il est situé à proximité du jardin des tulipes.
Tour du précepteur en chef, salle du médecin principal
La tour carrée nommée tour du précepteur en chef , nommée aussi salle du médecin principal et pharmacie de la cour , date du XVe siècle, probablement du règne de Mehmet II. C'est le plus vieux bâtiment de la quatrième cour. Elle a été construite pour être une tour de garde, comportant peu de fenêtres et des murs de près de deux mètres d'épaisseur. Le médecin avait sa chambre au sommet, le rez-de-chaussée étant occupé par la pharmacie du palais.
La première pharmacie de la cour a été établie durant le règne de Mehmet II. Il en existait d'autres, ainsi que des infirmeries dans le palais. Selon la légende, Enderunlu Tayyar Efendi, qui était précepteur en chef durant le règne de Selim III, aperçut du haut de cette tour les rebelles venus assassiner le sultan et alerta ses partisans. L'historien Afa indique que cette tour avait au moins deux étages de plus que les deux qu'elle conserve aujourd'hui.
Le médecin principal et le précepteur en chef partageaient cet endroit. Le médecin était responsable de la santé du sultan et de la famille impériale, et préparait ici ses remèdes. Sous son contrôle, les médications étaient préparées, scellées dans des bouteilles, des jarres ou des bols, puis remises aux patients.
Le médecin principal était aussi un familier du sultan, qu'il accompagnait même sur le champ de bataille. Ce poste était traditionnellement occupé par des juifs. Après le XVIIe siècle, de plus en plus de musulmans occupèrent le poste, qu'ils partageaient avec des juifs et des européens. Le dernier médecin-chef fut Abdülhak Molla, qui vécut durant le règne du sultan Abdülmecit Ier. Après son règne, les sultans ont quitté Topkapı, la tour fut utilisée comme conservatoire de musique, puis pour l'entretien des armes du palais. Elle fut restaurée en 1911 et abrite la collection d'objets médicaux.
Trône de pierre
Un trône de pierre a été construit pour Murat IV afin qu'il puisse surveiller les activités sportives des pages. Les inscriptions indiquent qu'en 1636, Murat IV, sportif accompli, lança une trique de chêne à 120 mètres depuis son cheval.
Grand pavillon
Le grand pavillon, appelé aussi grand kiosque, Kiosque Mecidiye ou pavillon d'Abdülmecit Ier ,construit en 1840, fut le dernier ajout significatif au palais, avec la garde-robe attenante. Les deux furent construits sur l'ordre du sultan Abdülmecit Ier en tant que salle de réception impériale, du fait de sa situation. Il offre en effet une splendide vue panoramique sur la mer de Marmara et le Bosphore. Les sultans s'installaient ici lorsqu'ils visitaient Topkapı . Ces constructions ont été érigées sur les fondations voûtées d'un autre pavillon datant du XVe siècle. L'architecte Sarkis Balyan l'a construit dans un style éclectique européanisant, mêlé au style traditionnel ottoman. L'intérieur est meublé dans le style Empire. Ces deux bâtiments ont été utilisés occasionnellement pour héberger des invités étrangers.
Mosquée de la terrasse
La mosquée de la terrasse, ou encore mosquée du sofa , a été construite par le sultan Mahmud II dans le style Empire pour le corps nommé Sofa Ocağ durant le XIXe siècle. Le kiosque du porteur de l'épée occupait autrefois cet emplacement. L'inscription sur la porte de la mosquée indique qu'elle a été restaurée par le sultan Abdülmecit Ier en 1858.
À proximité du grand pavillon se trouve un restaurant très réputé. Il a été visité par des célébrités telles que la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, la première dame Jackie Kennedy, le président Richard Nixon, et le boxeur Mohammed Ali, parmi beaucoup d'autres. La terrasse du restaurant offre une vue panoramique sur le Bosphore et la rive asiatique. La plupart des touristes viennent ici pour photographier la mer et la ville.
Jardins extérieurs
Les jardins extérieurs du palais s'étendent tout autour du complexe formé par les quatre cours. Certaines parties qui séparent le palais de la mer sont parfois désignées sous le nom de cinquième place. Des pavillons, au bord de mer, ont disparu avec la construction du chemin de fer, à la fin du XIXe siècle. On comptait le pavillon de plage, le pavillon de perle, le pavillon de marbre et le kiosque des vanniers, qui est la dernière structure encore en place.
À proximité de la première cour, en direction de la ville se trouve le parc Gülhane, l'ancienne roseraie impériale, aujourd'hui un jardin public. À la porte du parc se trouve le pavillon de parade.
Des trois autres pavillons dus à Mehmet II, seul le pavillon aux faïences a survécu. Ce bâtiment, qui date de 1473 environ, abrite aujourd'hui la collection de céramiques islamiques du musée archéologique d'Istanbul.
Arbres
La plupart des arbres du palais sont remarquables en ce que la plupart d'entre eux sont victimes d'un champignon parasite qui en a complètement évidé le tronc au cours des siècles, même si les arbres sont toujours en vie aujourd'hui. Dans certain cas, deux arbres différents ont grandi et fusionné ensemble, comme par exemple un figuier qui a grandi dans le tronc creux d'un autre arbre. Ce phénomène peut être constaté parmi les arbres de la seconde cour.
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Sources
Fahir Iz, Topkapi, le palais des sultans, Éditions Atlas, coll. « Les passeports de l'Art », Paris, 1986,
Au-delà de la porte de la félicité, Guilherand-Granges, coll. « Histoire », 2002,
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