La Piazza del Duomo de Pise, connue sous le nom de Piazza dei Miracoli (en français : Place des Miracles) est le centre artistique et touristique le plus important de Pise.
Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987, on peut y admirer le monument qui forme le centre de la vie religieuse de la ville. Selon l'expression de Gabriele D'Annunzio, ces monuments sont des miracles en raison de leur beauté et de leur originalité : le baptistère, le cimetière, la cathédrale et son campanile, la tour de Pise. C'est en 1910 que D'Annunzio utilise l'expression dans son roman Forse che sì, forse che no : « L’Ardea roteò nel cielo di Cristo, sul prato dei Miracoli » (« L'Ardea tournoie dans le ciel du Christ, au-dessus du pré des Miracles »)
Le terme Piazza dei Miracoli est souvent confondu avec le Campo dei Miracoli. Ce dernier étant un champ imaginaire des aventures de Pinocchio, dans lequel la marionnette va semer ses quatre pièces d'or avec le Renard et le Chat.
La place a été recouverte d'une vaste pelouse au cours du xxe siècle est entièrement piétonne. Elle est délimitée sur ses côtés nord et ouest par un mur. L'entretien de la place, ainsi que celui des monuments, a été confié à l’Opera della primaziale pisana.
La tour penchée de Pise (torre pendente di Pisa en italien), un des symboles du centre de l'Italie et emblème de la ville toscane de Pise, est un campanile de style roman destiné à recevoir les cloches de la cathédrale dont la construction débuta en 1173.
Fermé au public pour des raisons de sécurité le 7 janvier 1990 puis rouvert le 15 décembre 2001, le monument a été visité par 18 millions de personnes au cours des soixante années précédentes. Devant le risque d'écroulement, d'importants travaux ont été engagés à partir de 1993. D'un montant de 28 millions d'euros, ils ont permis de redresser la tour et de la stabiliser pour au moins une centaine d'années ; cependant, d'autres affirment qu'elle restera encore au moins 300 ans debout. Aujourd'hui elle est considérée comme stabilisée ; depuis l'été 2004, elle n'a connu que des oscillations physiologiques de faible amplitude, selon le collectif scientifique responsable de la consolidation de l'édifice.
Les visites ont pu reprendre depuis le 15 décembre 2001, mais certains scientifiques craignent que cela n'écourte la vie de cette construction, qui reste assez fragile. De prochains travaux vont permettre d'alléger la tour en la débarrassant des aménagements obstruant les étages ; il redeviendra alors possible de voir le ciel depuis l'intérieur comme dans un gigantesque télescope, comme cela était possible avant 1935.
Schéma de la tour
Située en Italie sur la Piazza dei Miracoli (La place des Miracles) au centre de Pise, elle est haute de 55,86 mètres côté sud (et de 56,70 m côté nord
, d'un diamètre externe de 15,5 mètres à la base. Sa masse estimée est de 14 500 tonnes.

Cette tour creuse, de diamètre interne de 7,4 mètres (4,2 m au sommet), est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court un escalier en colimaçon de 293 marches. Entre chacun des 8 étages, des colonnes de marbre de Carrare servent de support, et de nombreuses sculptures sont visibles. La porte est décorée de sculptures d'animaux et autres grotesques de style roman.
La tour est actuellement inclinée d'un angle de 3,99° vers le sud.
Le son des cloches
Légende
La légende dit que, du haut de cette tour, Galilée mesura, vers la fin du xvie siècle, le temps de chute de divers corps et put établir que la vitesse de leur chute était la même pour tous, et non pas proportionnelle à leur poids comme le supposait Aristote auparavant.
Histoire
La construction de l'édifice commença le 9 août 1173 et s'étala sur trois siècles. Dès la fin de l'ajout du troisième étage vers 1178 la tour avait commencé à pencher et la construction fut interrompue pendant 90 ans. Construite sur une plaine alluviale, elle a donc commencé à s'incliner très vite, soit en raison d'un défaut de fondation, soit à la suite d'un affaissement de terrain dû à une roche : la marne.
À partir de 1272, les quatre étages supérieurs furent donc posés en diagonale pour compenser l'inclinaison. La construction s'interrompit alors à nouveau de 1301 à 1350 et ce n'est qu'en 1372 que le dernier étage des cloches, de diamètre moins important, fut achevé.
En 1838, un bassin fut décaissé à la base de la tour pour mettre à jour la base des colonnes qui s'étaient enfoncées sous terre.
Des mesures de l'écartement du sommet avec la verticale montrent l'inclinaison progressive :
1350 : 1,4 m soit 1,47°
1817 : 3,8 m soit 3,99°
1993: 5,4 m soit 5,66°3, ce qui fait que le dernier étage (n° 8, celui des cloches) dépassait l'aplomb des fondations de 4,5 mètres.
2006 : 4,5 m soit 4,72°4
2008 : 3,99 m soit 4,19°
Le 7 janvier 1990, la tour fut fermée au public pour des raisons de sécurité. Le monument avait alors été visité par 18 millions de personnes au cours des soixante années précédentes.
Après expertises, les travaux furent commencés : excavations des fondations, coulage de centaines de tonnes de béton pour la stabiliser, cerclage des anneaux, drainage du sol pour alléger la nappe phréatique sur laquelle elle est érigée.
En septembre 1995, un système cryogénique pour refroidir le sol s'avère faire pencher la tour encore plus.
En 1998 une armature interne en acier fut posée et en 1999, 60 m³ d'argile furent extraits sous la tour et les fondations furent renforcées de piliers de 15 m de profondeur.
Les travaux entrepris de 1993 à 2001, ont permis de surprenantes découvertes. La tour a été construite sur les restes d'une opulente villa patricienne du iiie siècle, elle-même érigée sur une nécropole romaine surplombant un cimetière étrusque. Deux corps momifiés et des fragments de mosaïque romaine ont été trouvés.
Le baptistère
Le baptistère Saint-Jean de Pise (Battistero di San Giovanni) fait face à la cathédrale de Pise. Sa base est de style roman d'influences pisanes et lombardes puis gothique à partir du second étage. C'est un exemple du passage du style roman au style gothique : la construction du baptistère, en marbre blanc, a été commencée en 1153 par l'architecte Diotisalvi, interrompue à la fin du xiie siècle et reprise en 1260 par Nicola Pisano.
La décoration extérieure est confiée à son fils Giovanni Pisano en 1285 (on lui doit également le Duomo de Sienne).
Sa construction fut achevée en 1363 par Cellino di Nese qui le coiffe de sa coupole gothique.
Extérieur
Sur les quatre portails, celui qui fait face à la cathédrale, comporte deux colonnes ornées de feuilles d'acanthe ; les mois de l'année sont représentés sur le jambage gauche ; sur le droit figurent les Apôtres, le roi David, la Descente aux Enfers.
Culminant à 55 m, elle comporte :
le premier niveau roman qui possède une arcature aveugle en plein cintre ;
le deuxième niveau qui se caractérise par son style gothique avec une arcade surmontée de pinacles et de gables, ornementé de bustes et de statues ;
le troisième orné de vingt fenêtres géminées à gables simples et rosaces ;
la coupole qui comporte des lucarnes avec pignons en triangle aigu ;
la pyramide tronquée qui la coiffe, au sommet de laquelle figure une statue de saint Jean-Baptiste.
Intérieur
La lumière venant des ouvertures des étages supérieurs éclaire l'ensemble ouvert de 35,50 m de diamètre qui comprend :
les quatre piliers supportant les arcs en plein cintre et les deux étages d'arcades ;
les bustes et statues ornant le pourtour (Vierge à l'enfant, Évangélistes et Prophètes) ;
l'autel à six panneaux à marqueterie de marbre et son pavement central ;
les fonts baptismaux de Guido da Como (1246) à bassins hexagonal ;
la chaire sculptée par Nicola Pisano en 1260, à plan hexagonal à sept colonnes de marbre dont une centrale, les six autres, aux angles, comportent les statues des Vertus (voir vertu théologale) au-dessus des chapiteaux : la Foi, la Charité, la Fidélité, l'Innocence et la Force (symbolisée par Hercule, qui passerait pour être le premier nu sculpté depuis l'antiquité)
Autres édifices
La piazza dei Miracoli est fermée au nord et à l'ouest par des murs médiévaux.
Le côté sud est occupé par la longue structure du Spedale della Misericordia, qui accueille notamment le musée des sinopies.
À côté de la tour, se trouve le musée de l'Opera del Duomo.
La cathédrale
Premier des quatre monuments de la Piazza dei Miracoli (Place des Miracles), la cathédrale fut commencée en 1063. Pour sa construction, on choisit le lieu où s'élevait le palais de l' Empereur Hadrien. La Cathédrale Sainte Marie de l’Assomption est la cathédrale primatiale de Pise. Absolu chef-d'oeuvre de l'art roman, en particulier de l’art roman pisan, elle est la preuve tangible du prestige et de la richesse possédés par la République maritime de Pise à l'époque de son apogée.
C’est sous les ordres de l’architecte Buscheto que sa construction débuta en 1064. La même année, il a également entrepris la reconstruction de la Basilique San Marco à Venise. Cette double mission souligne l’extraordinaire rivalité qui n’a cessé de perdurer entre les deux républiques maritimes dans le but d’obtenir le lieu de culte le plus somptueux, témoignage de toute puissance et de suprématie.
La cathédrale fut consacrée en 1118 par le pape Gélase II comme édifice primatiale, une distinction désormais informelle. Cependant, dans la première moitié du XIIe siècle, l’édifice s'est agrandi sous la direction de l’architecte Rainaldo qui est à l’origine de la façade actuelle décorée par les sculpteurs Guglielmo et Biduino.
L'aspect actuel du bâtiment est le résultat des campagnes répétées de restauration qui ont eu lieu tout au long des siècles. La première restauration notable remonte à 1595 suite au violent incendie qui frappa la cathédrale. Les trois portes en bronze de la façade actuelle virent le jour dans les ateliers des sculpteurs Giambologna et ceux de Gasparo Mola. Au XVIIIe siècle, les murs intérieurs furent progressivement recouverts par de grandes peintures sur toiles : les «quadroni», retraçant l’agiographie de la bienheureuse sainte Pisani.
Les restaurations ultérieures eurent lieu au XIXe siècle et s’attachèrent à décorer à la fois l’intérieur et l’extérieur de l’édifice. Dans de nombreux cas, surtout dans celui des sculptures de la façade, les originaux ont été remplacés par des copies (les originaux sont dans le Musée dell'Opera del Duomo).
Grande construction à cinq nefs, la cathédrale de Pise peut être considérée encore aujourd'hui comme une des belles églises de la chrétienté. Par ses dimensions exceptionnelles, la cathédrale de Pise peut être considérée comme le vivant symbole de la grande foi des anciens Pisans et celui de la puissance économique de leur République.
La civilisation romane nationale triomphe et s'identifie dans la cathédrale de Pise. Les vastes arcs arrondis romans, les légères et harmonieuses galeries d'inspiration lombarde se fondent en une insurpassable harmonie de lignes, de marbres et de couleurs.
La cathédrale est une des rares églises italiennes divisées en cinq nefs comme les anciennes basiliques romaines. Mais la grandiose forme basilicale de l'église est coupée transversalement par un nouvel élément, le transept, qui détermine la forme en croix latine. Les importantes colonnes de granit, qui soutiennent les arcs, furent rapportées de Palerme comme trophées de guerre. Elles proviennent de la principale mosquée de cette ville, qui fut détruite par les milices de la république maritime de Pise en 1063. Le plafond à caissons remplace le plafond original détruit par l'incendie de 1595. C'est sans nul doute un travail remarquable, mais le contraste avec les lignes simples et sévères du roman pisan est trop criant.
La coupole est décorée d'une Assomption de la Vierge, oeuvre de Riminaldi, qui mourut de la peste en 1631 sans voir son travail terminé.
L’extérieur
Sa façade est toute en pierre blanche et marbre gris avec des ronds de marbre polychrome et est tout à fait typique du style romano pisan. Sa célébrité provient surtout de la beauté de son décor extérieur en marbre, qui était allé en s'affinant tout au long de sa réalisation
Tout l'édifice, y compris la façade, est posé sur un large pavement de marbre qui l'entoure complètement.
L'ordre inférieur de la façade est rythmé par des lésènes (Bandes verticales de faible relief pratiquées dans l'épaisseur d'un mur extérieur, formant de par une ombre projetée une décoration d'allure variable. Forme en arc formant un croissant dont les extrémités sont moins épaisses que celle de la clé, se dit également dans l'Art roman) adossées à la paroi et couronnées d'arcatures aveugles en partie ornées de losanges.
Il est percé de trois portails de bronze, fondus par Portigiani, dont les reliefs du XVIIe siècle ont été exécutés par des élèves de l'école de Giambologna; ces portails remplaceront les originaux de Bonanno détruits lors de l'incendie de 1595.
Porte centrale
Les quatre ordres supérieurs, allant en dégradés dans le sens de la hauteur, sont percés d'autant de galeries avec colonnes et arcatures en marbre.
Sur le couronnement et sur les côtés de la façade se dressent des sculptures décoratives. Au sommet se trouve une Vierge à l'Enfant attribuée à Nino Pisano ; sur les côtés on peut voir les statues des Evangélistes et, légèrement au-dessous, des Anges.
La porte de San Ranieri est décorée de 24 panneaux illustrant des scènes du Nouveau Testament. Cette porte fût l’une des premières fondues de l’Italie médiévale à s’être détachée des influences byzantines précédentes et vivaces dans l’architecture italienne romane pour afficher une sensibilité authentiquement occidentale. Sur le couronnement et sur les côtés de la façade se dressent des sculptures décoratives. Au sommet se trouve une Vierge à l'Enfant attribuée à Nino Pisano ; sur les côtés on peut voir les statues des Evangélistes et, légèrement au-dessous, des Anges. Le tombeau de Buscheto se trouve à gauche de la porte nord de la façade.
L’intérieur
L'intérieur est également fait de pierre blanche et de marbre gris. Il frappe au premier abord par son plafond à caissons doré, par son dome d'inspiration musulmane entièrement peint de fresques représentant l'ascension de la Vierge par Riminaldi, et par ses arches d'inspiration arabo-musulmane et ses colonnes corinthiennes en granit récupérées dans la mosquée de Palerme. La magnifique mosaïque de son abside représente le Christ en majesté, avec Saint Jean l'évangéliste et la Vierge Marie, réalisée en partie par Cimabue a été achevé en 1302 et a miraculeusement survécu à l’incendie de 1595. La figure de saint Jean l’Evangéliste qui figure sur cette fresque est la dernière œuvre de Cimabue, terminée juste avant sa mort. Cette fresque évoque les mosaïques des églises byzantines et même normandes comme celle de Cefalu ou Monreale en Sicile. Le magnifique pupitre sculpté entre 1302 et 1310 par Giovanni Pisano est l'un des chefs d'oeuvre de la sculpture médiévale qui représente des scènes du Nouveau Testament en marbre blanc, avec un effet très réaliste et une technique proche de celle du clair obscur. La tombe de l'empereur Henri VII, réalisée en 1315 par Tino da Camaino, est également très belle.
À la jonction entre le transept et la coupole centrale se trouve la fresque de la Vierge en gloire et des saints peinte par Horace Pise et Jérôme Riminaldi (1627-31).
Parmi les œuvres qui ont survécu à l'incendie on retrouve dans l’arc de triomphe la fresque médiévale représentant la Madone à l'Enfant du Maître de San Torpè avec en dessous le sol Cosmati, très rare en dehors des frontières du Latium.
La chaire, un chef d'oeuvre de Giovanni Pisano (1302-1310), qui a survécu à l'incendie, a toutefois été démantelée au cours des travaux de restauration et n'a été remonté qu'en 1926. Avec son architecture articulée et sa décoration sculpturale raffinée, elle reflète parfaitement le renouveau de la ferveur religieuse au 14ème siècle. Dans les panneaux, légèrement courbés, sont sculptés, avec un langage expressif, les épisodes de la vie du Christ. Sa structure polygonale est analogue à celle que l’on peut trouver dans le baptistère de Pise, dans la cathédrale de Sienne et dans l'église de Sant'Andrea à Pistoia. Toutefois, pour la première fois, les panneaux sont légèrement courbés, ce qui donne une idée de circularité tout à fait singulière. Singuliers également :
- La présence de cariatides embrassées (symbole des vertus) au lieu de simples colonnes.
- Le choix d’arcades à volutes pour soutenir le premier étage
- L'extraordinaire impression de mouvement compte tenu des nombreuses figures qui remplissent chaque espace vide
Pour ces qualités cette chaire est généralement considérée comme le chef-d'oeuvre de Giovani Pisano et, plus généralement, de la sculpture gothique italien.
L'église conserve aussi les restes de San Ranieri, le saint patron de Pise, ainsi que le tombeau de Henry VII de Luxembourg, empereur du St Empire Romain Germanique mort à Buonconvento après avoir assiéger en vain Florence. Le tombeau (qui fût démantelé puis déplacé) a été sculpté par Tino da Camaino en 1313-1315 et se trouve désormais placé dans le transept droit, tandis que l'original était situé dans le centre de l'abside afin d’affirmer de manière ostentatoire le ralliement au parti Gibelins de la ville de Pise. Par la suite déplacé à plusieurs reprises pour des raisons politiques, le tombeau a également été séparé en plusieurs parties (certaines furent laissées à l'intérieur de l'église, d'autres furent placées au fronton, d'autres dans le cimetière monumental). On les retrouve aujourd'hui au Museo dell'Opera de Pise.
Les 27 peintures de la galerie derrière l'autel, représentent des épisodes de l’Ancien Testament et des scènes de la vie du Christ ont été réalisées entre le XVIe et le XVIIe siècle par les plus grands peintres de l’Ecole Toscane comme Andrea del Sarto (trois toiles : Sainte-Agnès, les Saintes Catherine et Marguerite et les Saints Pierre et Jean le Baptiste) et Domenico Beccafumi.
Nombreux et précieux est le mobilier du XVIIe siècle. Il comprend le Crucifix en bronze sur l'autel, et les chandeliers en forme d’Anges sur le pourtour de marbre fin de l’autel qui sont l’œuvre de Giovanni di Bologna. On trouve également les grands ciboires en argent Foggini conçus par Giovani Battista (1678-86) sur l'autel de la chapelle du Saint Sacrement. Sur les autels latéraux on retrouve de nombreux tableaux du XVIIe siècle, œuvres de peintres célèbres et, plus particulièrement, La Vierge à l'Enfant et la Vierge sous les orgues du XIIIème siècle attribuées à Berlinghiero Berlinghieri.
Curiosités
Galileo inspiré par le chandelier de Sainte Marie de l'Assomption
Le chandelier d'origine
Le chandelier actuel
Sur le côté gauche de la façade nord en face du Camposanto à hauteur du regard on peut distinguer un morceau de marbre d'origine romaine (comme en témoignent les motifs végétaux décoratifs qui peuvent encore être vu en partie à droite), sur lequel il ya un série de trous noirs. Selon la légende, ce sont les marques laissées par le diable lorsqu’il monta sur la coupole pour tenter d'arrêter la construction. Ces marques sont désormais connues comme étant « les griffes du diable ». Toujours selon la légende, le diable ferait varier le nombre de ces marques de griffes à chaque fois que vous essayez de les compter (il y en aurait environ 150 au total, avec quelques marques plus insignifiantes qui sont souvent négligées lors du décompte d’où cette légende).
Le Camposanto
L'architecte Giovanni di Simone commença les travaux en 1278. Ils furent interrompus en 1284 par la guerre contre Gênes et ne se terminèrent qu'à une époque beaucoup plus tardive, alors que le gothique avait perdu sa pureté primitive. On peut considérer que les travaux furent achevés en 1464 avec l'ornementation des arcades. Les fresques du Camposanto furent exécutées à partir de 1360 se terminèrent deux siècles plus tard.
Le Camposanto (cimetière) est un cloître qui abrite aujourd’hui une superbe collection de tombes et de sarcophages romains. Malheureusement, presque toutes les magnifiques fresques du Camposanto, celles qui firent dire à certains que ce monument était l’un des plus précieux d’Italie, furent incendiées par les bombardements alliés au cours de la Seconde Guerre Mondiale.
Des esquisses de ces pièces sont néanmoins exposées de l’autre côté de la place au Musée des Sinopies.
Le triomphe de la mort
Au Campo Santo de Pise, ce thème macabre fait partie d'un ensemble monumental qui comprend aussi une Rencontre des trois vifs et des trois morts, une Vie des pères du désert et un Combat entre anges et démons pour les âmes des morts. Malgré l'absence de quelques fragments, disparus lors d'un incendie en 1944, ce triomphe de la Mort est toujours en bon état. Les spécialistes attribuent cette œuvre, créée vers 1365, à Francesco Traini ou à Buonamico Buffalmacco.
Ce triomphe de la Mort est animé par 10 vivants (6 hommes, 4 femmes) insouciants. Certains jouent de la viole ou de la cithare, d'autres se parlent des yeux; une femme caresse son petit chien, deux hommes portent leurs faucons... Ce groupe ressemble grandement à la cavalcade de la rencontre des trois vifs et des trois morts. Contrastant avec ces heureuses gens, des mendiants, des vieillards, des infirmes et plusieurs cadavres empilés les uns sur les autres occupent la gauche du tableau. Au-dessus d'eux, la Mort avance, étrange et terrifiante. Il s'agit d'une figure féminine vêtue d'une longue robe, couronnée de cheveux blancs et ailée comme une chauve-souris. Dans ses mains, elle tient une immense faux, qu'elle brandit pour abattre les jeunes nobles insouciants, ignorant au contraire les désespérés de ce monde qui l'implorent de mettre fin à leurs souffrances. Cette œuvre porte un message bien cruel: la Faucheuse ne choisit pas toujours ceux qui la désirent.
Source
Les Monuments de Pise au Moyen Age- Georges Rohault de Fleury -2009
1. 03/01/2012
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