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Merci à tous et surtout à toutes celles qui sont venues me donner leurs sentiments sur mes créations, ce qui me fait inévitablement avancer !
A très bientôt pour d'autres expositions !
Ce monastère a accueilli des moines cisterciens jusqu'au XIXe siècle. Son église est célèbre pour abriter la dépouille de Pierre Ier et de sa maîtresse Inês de Castro. Assassinée pour ses rapports illégitimes avec le roi, celui-ci la fait couronner reine après sa mort. Leurs tombeaux sont l'un en face de l'autre pour que, le jour du jugement dernier, le visage de l'autre soit la première vision.
La grande porte du Pardon du monastère franciscain de Saint-Toribio de Liébana, sur la côte nord de l'Espagne, ne s'ouvre que rarement : il faut que la Saint-Toribio, le 16 avril, tombe un dimanche, comme en 2006. Commence alors une année dite sainte, douze mois au cours desquels les croyants qui franchissent son seuil voient, d'après la tradition, tous leurs péchés effacés d'un coup. Ils vont ensuite toucher, dans la chapelle attenante, ce que les autorités ecclésiastiques considèrent comme le plus long fragment connu de la "vraie croix" du Christ.
Saint Toribio l'avait, dit-on, apportée de Jérusalem en Espagne au VIIIe siècle. Il vint cacher le précieux morceau de cèdre dans ce refuge montagnard de la Cantabrie, pour le protéger des envahisseurs musulmans. L'humble ermitage fondé un siècle plus tôt devint alors sanctuaire. Il attira le moine Beatus qui y écrivit, en 776, un commentaire de l'Apocalypse, illustré de miniatures qui firent école en Europe. Leurs reproductions sont exposées dans ce magnifique ensemble monastique gothique, l'un des trésors de la province de la Cantabrie, située entre le Pays basque et les Asturies.
Cette "Espagne verte" étonne. Près du monastère, les routes empruntent des gorges étroites et sinueuses creusées par le rio Deva, que l'on remonte jusqu'à sa source dans un vaste amphithéâtre. A proximité, le téléphérique de Fuente Dé permet de s'élever en quelques minutes de 840 mètres pour parvenir au Mirador del Cable, paradis de l'escalade. La vue est splendide sur les pics d'Europe, qui culminent à plus de 2 500 m, d'un côté, et, de l'autre, la mer Cantabrique, à une quarantaine de kilomètres.
Parsemées de villages médiévaux, les vallées jouissent de microclimats tempérés qui permettent tous élevages et cultures. La petite ville de Potes, joyau de la Liébana, garde les traces des rivalités de familles autrefois ennemies, se toisant de leurs tours fortifiées. Elle conserve de rustiques auberges, où sèchent des légions de jambons. On y déguste une infinité de spécialités locales, parmi lesquelles le cocido lebaniego (ragoût avec des pois chiches), ainsi que les fromages de chèvre, brebis ou vache de chaque hameau environnant.
Plus proche de Santander (capitale de la Cantabrie), Santillana del Mar est une bourgade médiévale restée si homogène que nombre de films de cape et d'épée y sont tournés. Sa collégiale est un superbe ensemble roman, qui accueillit, à partir du VIIIe siècle, les restes de sainte Juliana. Là, comme à San Vicente de la Barquera, les armateurs ou négociants, partis des ports cantabriques jusqu'au XIXe siècle pour chercher fortune dans les Amériques, sont revenus bâtir de somptueux palais, encore invariablement surnommés "maisons de l'indigène".
A l'orée de Santillana del Mar, la grotte d'Altamira dit une autre histoire, bien plus ancienne, avec ses peintures rupestres qu'on ne visite plus qu'en fac-similé. Comme à Lascaux et sans rien lui envier.
Le monastère de Béthanie, voué à la Nativité de la Vierge Marie, se trouve en Géorgie à 16km au sud-ouest de Tbilissi. Il est célèbre pour ses fresques représentant les grands personnages de l'histoire de Géorgie. Son nom provient du village biblique de Béthanie, où Jésus fut invité par Marthe et Marie.
Une communauté de moines a été installée par la famille princière Orbeli sur les hauteurs de la vallée de la rivière Véré et y a construit un monastère. les bâtiments actuels datent du tournant du XIIe et du XIIIe siècle. Le monastère passe ensuite à la famille Gostachabichvili. Le monastère est plusieurs fois saccagé et à demi en ruines à causes des multiples invasions qui frappent la région. Il est restauré au milieu du XIXe siècle, grâce aux efforts du prince Gagarine, futur vice-président de l'Académie impériale des beaux-arts. Il découvre dans les années 1847-1850 les fresques, dont celle de la reine Thamar de Géorgie, et les fait restaurer. Il met plusieurs années à publier en français et en russe un album de reproductions des fresques et à trouver des mécènes.
La petite communauté monastique est dissoute par les autorités de la république socialiste soviétique de Géorgie dans les années 1930 et certains moines sont fusillés. Le monastère reste cependant ouvert au culte de façon plus ou moins légale, mais ferme en 1963 pendant la grande campagne d'athéisme décidée par Khrouchtchev et relayée par les autorités locales. Le patriarche Élie II obtient sa réouverture en 1978. Il a été restauré après l'indépendance du pays dans les années 1990 et la communauté monastique s'est agrandie.
Le monastère était ceinturé d'une muraille dont il ne reste plus que quelques ruines dans la forêt. Il comprend l'église de la Nativité-de-la-Mère-de-Dieu (fin du XIIe siècle), église à croix inscrite construite en pierres dont la façade orientale est décorée de niches et d'ornementations sculptées. Il semble que l'église repose sur les bases d'une basilique plus ancienne du Xe siècle. On trouve à côté de l'église principale, une église (1196) plus petite consacrée à saint Georges et les ruines d'une tour.
Le monastère est réputé pour ses fresques du Moyen Âge dont certains fragments subsistent comme celui du Christ en gloire sur son trône, derrière l'autel de l'église de la Nativité-de-la-Mère-de-Dieu. Les murs de l'abside de l'autel sont décorés des représentations de prophètes de l'Ancien Testament avec des inscriptions en géorgien ancien. Le mur nord est recouvert des scènes de la Passion du Christ, le mur sud de scènes de l'Ancien Testament et le mur occidental de la représentation du Jugement dernier.
Le transept nord est décoré de personnages royaux (vers 1207). On remarque la figure de Georges III de Géorgie, de la reine Thamar, du fils de cette dernière Georges IV. Celui-ci est représenté tenant une épée et couronné, ce qui laisse à penser que les fresques ont été peintes après son couronnement en 1207.
La chartreuse Santa María de Miraflores est un monastère chartreux situé à Burgos (Castille-et-León, Espagne) dans le parc de Fuentes Blancas.
Elle est fondée en 1441 par Jean II de Castille dans les bâtiments d'un château construit par son père Henri III de Castille en 1401. La chartreuse est entièrement détruite par un incendie en 1452. Dès l'année suivante, la construction des bâtiments actuels est lancé selon les plans de Juan de Colonia et de son fils Simon. Les travaux dureront jusqu'en 1484.
Actuellement, quelques moines vivent encore à Miraflores. La chartreuse est accessible au public. L'un de ses moines, le P. Thomas Verner Moore (mort à Miraflores en 1969), américain, est le fondateur en 1951 de la première chartreuse américaine, la chartreuse de la Transfiguration.
La chartreuse abrite les tombeaux de son fondateur Jean II de Castille et de sa seconde épouse Isabelle de Portugal. Ils ont été réalisés par Gil de Siloé au XVe siècle et sont disposés au centre de la nef face à un imposant retable du XVe siècle. À noter la présence de l'Anunciacion réalisé par Pedro Berruguete en 1500 ainsi qu'un triptyque du XVe siècle de l'école Rogier van der Weyden.
Le monastère Sainte-Catherine du Sinaï est un important monastère orthodoxe situé sur les pentes du mont Sainte-Catherine, dans le Sud de la péninsule du Sinaï, en Égypte. C'est l'un des plus anciens monastères au monde encore en activité. Il constitue à lui seul l'essentiel du territoire de l'Église orthodoxe du Sinaï.
Il compte une vingtaine de moines, d'origine grecque pour l'essentiel.
Le monastère Sainte-Catherine du Sinaï est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco depuis 2002.
Situé au pied du mont Sinaï, le monastère fut construit sur ordre de l'empereur Justinien entre 527 et 565 au-dessus du « Buisson ardent ». Cependant, l'activité monastique semble avoir débuté très tôt, puisque le voyage d'Égérie à la fin du VIe siècle relate la présence de nombreux moines dans les environs dès cette époque, un siècle après l'arrivée des premiers chrétiens fuyant les persécutions. Saint Jean Climaque est le plus célèbre moine ayant vécu dans ce monastère. Anastase le Sinaïte en fut higoumène dans la deuxième moitié du VIIe siècle.
Le Sinaï fut conquis dans les années 630 par les armées arabes de Amr ibn al-As, accompagnée de l'installation de tribus venues d'Arabie,il devenu au prix de violences et de conversions une terre profondément arabe et musulmane entrainant une disparition de la présence chrétienne dans la région. La seule exception demeura le monastère de Sainte-Catherine qui jusqu'à nos jours n'a cessé d'être le véritable foyer du christianisme au Sinaï entretenant une communauté d'une vingtaine de moines, deux cents au Moyen Âge.
Au cœur de ce monastère fortifié, de rite byzantin et dépendant à l'époque médiévale du patriarcat de Jérusalem, se trouve l'église de la Transfiguration avec sa célèbre mosaïque. Elle fut construite à l'époque de l'empereur Justinien à l'emplacement supposé du Buisson ardent. D'abord dédié à la Vierge Marie, le monastère fut par la suite consacré à sainte Catherine d'Alexandrie, sans doute au IXe siècle siècle, époque où l'on découvrit le corps de la sainte. Celui-ci reposait, selon la tradition, sur la montagne voisine; il y aurait été miraculeusement transporté par les anges et un ermite l'y aurait découvert. La dévotion à sainte Catherine connut un réel engouement en Occident, sous l'impulsion notamment des ducs de Normandie, ce qui entraîna, à partir de la fin du Xe siècle siècle, un renouveau des pèlerinages occidentaux au Sinaï. Les pèlerins effectuaient généralement ce pèlerinage en se rendant à Jérusalem. Leur séjour au monastère était limité à trois ou quatre jours, durée pendant laquelle les moines leur offraient l'hospitalité, comme en témoignent encore les blasons gravés dans le réfectoire du monastère par les nobles pèlerins de passage.
Patrimoine artistique
La bibliothèque du monastère est, pour ses manuscrits anciens, la seconde plus riche au monde après la bibliothèque Vaticane. Elle conserve plus de 3 500 volumes en grec, copte, arabe, arménien, hébreu, georgien, syriaque. Parmi ceux-ci figure une bible du VIe siècle.
Le monastère possède une très importante collection de mosaïques, icônes grecques et russes, calices et reliquaires.
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