La peste noire, première et brutale manifestation d'un cycle qui va marquer l'Occident pendant trois siècles, surprend les populations du XIVe siècle. C'est une maladie infectieuse très contagieuse due à un bacille qui affecte tout d'abord la puce, cette dernière le transmettant à des rongeurs de la région du Balkach tels que le rat noir. Puis ce rat noir transmet la maladie au rat des champs des zones habitées. Mais la puce peut aussi transmettre le virus directement à l'homme. C'est donc une chaine de transmission relativement complexe et il faut aussi noter que la peste se propage chez les hommes sous deux formes : la pénétration cutanée, par piqure de puce, qui provoque de fortes fièvres et des bubons et entraine une mortalité de 80 à 85% ; la pénétration pulmonaire due à l'infection des muqueuses par les gouttelettes très fines rejetées lorsque l'on parle qui a des symptômes semblables à la peste bubonique à l'exception des bubons, mais une mortalité de 100%. La peste bubonique sévit en été et la pulmonaire en hiver, laissant peu de répit aux populations. Mais il existe aussi à cette époque d'autres pestilences, c'est-à-dire d'autres épidémies caractérisées par une forte mortalité que l'on ne distingue pas clairement de la peste. Souvent, peste et pestilences sont synonymes dans les sources des XIVe et XVe siècles. En raison des conditions d'insalubrité et du manque de connaissance à propos de la transmission, on observe que ces épidémies ont des conséquences majeures sur les populations. Ainsi, la « Grande Peste » de 1347 surprend et s'annonce comme les prémices d'un fléau qui traumatisera les générations suivantes. Lorsque Charles VI prendra les rênes du pouvoir en 1380, il devra donc faire face à ce « châtiment divin », puisque c'est ainsi que la peste est perçue à cette date, en l'absence d'explications rationnelles.
En ce sens, on peut se demander quelle a été l'influence d'un tel fléau dans le Royaume de France sous le règne de Charles VI, même si, pour mieux analyser la situation, nous reviendrons sur les débuts de la peste noire dès 1347. Ainsi, il sera traité des raisons et de la manière dont la peste et les pestilences se sont propagées, des conséquences de ces dernières sur les populations et le royaume, et enfin des réactions diverses qu'elles ont engendrées.
La peste est connue dès l'antiquité et le haut Moyen-âge mais disparaît au milieu du VIIIe siècle. Lors de sa réapparition dans les années 1340 en Asie centrale, elle surprend donc les populations, d'autant plus qu'elle se diffuse très rapidement. Le commerce important entre l'Asie et l'Europe la fait pénétrer par les ports méditerranéens et elle se propage ensuite le long des axes de communication. Elle est rythmée par les saisons, balayant ainsi l'Europe du Sud au Nord puis d'Ouest en Est. Dès 1347, la peste est présente dans les îles et les ports méditerranéens ; elle pénètre dans les terres en 1348 : c'est la Grande Peste ou encore peste noire, du nom des plaques gangréneuses noirâtres qui se développent autour des piqures de puce. Le 1er novembre 1380, elle entre à Marseille par un bateau génois et elle s'implante désormais pour plusieurs siècles en Europe. Sa diffusion est aussi favorisée par le surpeuplement des villes et le goût des habitants pour les bains publics. Ainsi, quand Charles V meurt, le 16 septembre 1380, Paris est assaillie par la peste, ce qui constitue une première difficulté dans la gestion du royaume pour le jeune roi qui a tout juste douze ans.
Mais aux XIVe et XVe siècles, sont aussi appelées pestes d'autres épidémies parfois très destructrices elles aussi. C'est ce que l'on qualifie de « pestilences », car il est bien souvent très difficile d'identifier précisément ces maladies, alors inconnues. Ainsi, toute « peste » décrite dans un document n'est pas nécessairement la peste mais peut tout aussi bien être une grippe ou toute maladie épidémique caractérisée par une forte mortalité. On sait par exemple que la lèpre, importée d'Orient au cours du haut moyen-âge, a sévi en Europe jusqu'au début du XVe siècle. Dysenteries, fièvres et paludismes étaient quant à eux omniprésents. A cela il faut aussi ajouter la syphilis qui se développe un peu plus tardivement mais qui est aussi significative sur le plan épidémiologique. La variole, quant à elle, crée de graves lésions, dont la cécité, et peut même ravager une population, comme en 1418 à Paris. Enfin, les maladies intestinales comme le typhus ou le choléra prolifèrent facilement grâce aux eaux infectées et peuvent à tout moment devenir épidémiques. Ainsi, lorsque Charles VI devient roi, ce n'est pas seulement à la peste qu'il doit faire face au niveau sanitaire, mais à tout un ensemble de maladies, souvent épidémiques, qui fragilisent voire ravagent les populations et compliquent donc la gestion du royaume.
La propagation de ces différentes maladies est très rapide et décime des villes entières. Cela s'explique par de multiples facteurs, dont l'hygiène, ou plutôt son absence. Ce sont les villes qui sont les plus touchées, car elles sont souvent fortifiées et regroupent donc un grand nombre d'habitants dans un endroit restreint et confiné. C'est cet entassement des hommes et des activités, lié à l'insalubrité, qui est en partie responsable des épidémies. Les égouts sont à l'air libre, au milieu de la rue, et l'on peut noter la pestilence des boucheries et du sang qui s'y écoule. La contagion familiale est aussi accentuée par la promiscuité au sein même du foyer : souvent, un lit est partagé par trois à cinq personnes et les fenêtres de l'époque, à châssis fixe, ne permettent pas l'aération. De plus, les populations sont affaiblies : malnutrition, alcoolisme et absence de soins amplifient ce phénomène de propagation. Les religieux ou les guérisseurs sont préférés aux médecins, trop onéreux, et chaque maladie devient potentiellement mortelle par le manque de remède médicinal. Les maladies parasitaires, telles la dysenterie ou la malaria, contribuent aussi à un affaiblissement des organismes qui peut se révéler catastrophique. Enfin, un autre facteur est à prendre en compte : la classe sociale. En effet, les populations aisées échappent plus souvent que le peuple aux diverses contagions, bien qu'il y ait des exceptions. En effet, les riches fuient les villes en temps d'épidémie et sont prévenus en premier de son arrivée. Cependant certains métiers, comme les religieux ou les médecins, sont aussi particulièrement touchés à cause de leur proximité avec les malades, bien qu'ils soient d'un rang social relativement élevé.
De nombreuses maladies sévissent donc aux XIVe et XVe siècles en Europe, et plus précisément dans le Royaume de France. Parmi elles, c'est certes la peste qui était la plus redoutée, mais il ne faut pas pour autant évincer les pestilences, responsables elles aussi de nombreux décès. Les conditions souvent pitoyables d'hygiène et le manque de soins constituent quant à eux des facteurs aggravants de propagation. Ainsi, dès le début du règne de Charles VI, ce dernier doit prendre en compte cette situation et y faire face, même s'il semble plutôt impuissant dans un premier temps. Mais très vite, le roi et son royaume vont subir les conséquences très lourdes de ces pestilences et il va falloir agir.
La conséquence immédiate de la peste et autres pestilences est la chute brutale de la population, créant une véritable saignée démographique. Jean Froissart, célèbre chroniqueur médiéval, affirme qu'un tiers de la population aurait succombé à ces épidémies et notamment à la Grande Peste. Cependant, la peste n'est pas la seule responsable : elle intervient dans un contexte de famine et donc dans une conjoncture démographique déjà dégradée. Cet effondrement démographique se poursuit ainsi pendant plusieurs décennies. Au début du XVe siècle, et donc au cœur du règne de Charles VI, les courbes sont au plus bas. Cependant, la peste ne touche pas partout à la même intensité. Ainsi, certains lieux sont peu touchés quand d'autres en ressortent exsangues, après avoir perdu la quasi-totalité de leur population. De plus, il existe de nombreux épisodes de pestes minimes mais fréquents, pendant les intervalles des grandes poussées de peste. C'est cette extrême variabilité de la fréquence comme de la mortalité qui complique les analyses sur les conséquences démographiques de la maladie et des autres pestilences, encore moins bien renseignées, surtout qu'aux XIVe et XVe siècles, les documents historiographiques à ce sujet sont plutôt rares.
L'arrivée de la Peste Noire a donc désorganisé l'équilibre du Royaume. On en ressent les conséquences économiques, qui découlent de la dépression démographique : en effet, la main-d'œuvre s'est considérablement restreinte : certains champs sont en friche et les salariés agricoles sont désormais plus exigeants. Cela devient difficile pour les propriétaires fonciers qui sont touchés par le marasme des prix céréaliers et l'augmentation des prix industriels. On parle d'« âge d'or du manouvrier ». En effet, cette crise a créé une totale désorganisation de la production et des salaires, à laquelle les souverains ont essayé de remédier par des édits enjoignant de ramener les gages à leur niveau d'avant la peste. Mais c'est un échec. Finalement, ce fut un coup très rude porté à la seigneurie rurale mais cela a amélioré la situation des travailleurs ayant survécu. De plus, l'épidémie entraine une concentration des patrimoines, modifiant à nouveau le paysage économique du Royaume. Et elle a permis aux survivants de s'enrichir et de vivre mieux, et au roi un alourdissement de la fiscalité indispensable en pleine guerre de Cent Ans. Cependant, la recrudescence de la peste et des pestilences entraine une instabilité certaine dans le royaume. En effet, la peste revient par cycles de plusieurs années (sept à dix ans environ) et les pestilences sont parfois endémiques dans certaines régions, empêchant toute projection dans le futur.
Mais en dehors des conséquences démographiques, économiques ou politiques, la peste a aussi engendré une mutation des comportements face à la mort . Les populations étaient déjà confrontées quotidiennement à la mort mais l'arrivée brutale de la maladie a accéléré le phénomène. La mort devient réaliste, concrète. L'image de cadavres vide, sans âme, qui s'amoncèlent remplace l'idée d'une mort sereine, d'un corps certes mortel mais renfermant une âme immortelle. Cette mutation psychologique se retrouve dans l'art où l'on observe l'apparition des premières représentations de la mort. Les riches défunts sont représentés sur les tombeaux non plus dans leurs plus beaux atours mais dans l'état de décomposition qui suit la mort : ce sont les transis. On peut par exemple observer ceci sur le tombeau du cardinal de La Grange, mort en 1402 . Cette période marque aussi l'apparition des danses macabres qui se développent dès 1380. Ainsi, des frises de la danse macabre courent sur les parois des églises et sous les arcades des cimetières. Cette expression a d'ailleurs été inventée en 1376 par le poète Jean Lefebvre qui écrivit : « Je fis de Maccabrée la danse / Qui toutes gens maine a sa tresche / Et a la fosse les adresche / Qui est leur derraine maison ». Cette nouvelle vision de la mort est due à une sorte de traumatisme : les pestes et pestilences se multiplient et très vite, les cimetières ne fournissent plus suffisamment d'espace. Les fossoyeurs manquent eux aussi. Guy de Chauliac, médecin, résume bien la situation : « Les gens mouraient sans serviteurs et étaient ensevelis sans prêtre; le père ne visitait plus le fils, ni le fils le père. » En effet, la contagion des épidémies empêche de s'approcher des morts, et même les rituels comme les sacrements ne sont plus opérés . Finalement, la peste a engendré bien plus que la peur de la mort : l'angoisse de l'au-delà pour des âmes sans sépultures.
Les différentes vagues de peste et de pestilences ont donc profondément touché les populations. Ceci a entrainé d'importantes mutations tant au niveau démographique, et c'est ce qui apparaît en premier lieu, que sur le plan économique, politique et psychologique. En effet, on peut considérer cette période comme un tournant dans la relation des populations face à la mort. En ce sens, on peut s'interroger sur les réactions qui ont suivi ces épidémies ainsi que sur les actions mises en place pour y remédier.
Tout d'abord, la réaction a été religieuse. La peste était majoritairement considérée comme un châtiment divin, et pour apaiser ce courroux, on organisait des manifestations de piété afin d'empêcher les épidémies. Mais lorsque le mal se propageait malgré tout, on en appelait à la Vierge, aux saints guérisseurs et aux saints patrons des paroisses afin de mettre fin au fléau . A cela s'ajoute la superstition dans la sphère du privé. Ainsi, dès le XIVe siècle au Luxembourg, on marque l'entrée des habitations d'une croix fléchée afin de se protéger des épidémies, et cet usage persiste jusqu'au XIXe siècle. De la même manière, des incantations sont gravées sur les frontons des immeubles, souvent couverts de statues de la Vierge et des Saints protecteurs. A Vienne, dès 1390, l'enseignement médical officiel conseille même le port de pierres précieuses et de perles pour la prophylaxie de la peste, favorisant par conséquent le commerce des magiciens et autres guérisseurs. Mais ces procédés superstitieux sont condamnés par l'Église qui prône la confession, la pénitence, la prière et la charité. Par exemple, en 1350 à Oviéto, on veut à tout prix éviter le retour de l'épidémie et l'on ordonne donc que les fêtes des Saints soient chômées pour se consacrer à la spiritualité. Il faut noter qu'en cette période d'épidémies, la procession et le pèlerinage sont aussi fortement recommandés, malgré les interdictions de rassemblement édictées par certaines villes au temps fort de l'épidémie. Le domaine du spirituel est donc majeur dans la prévention et la guérison de la peste, qu'il passe par la religion ou par la magie. D'ailleurs, bien que la compatibilité de ces deux entités semble compromise, on remarque que pendant l'épidémie les populations se protégeaient du courroux de Dieu par ces deux moyens.
Des mesures médicales sont aussi rapidement prises, et la première réaction est simple : c'est l'isolement des pestiférés et l'éloignement des zones de peste. A l'époque, on pense que c'est l'air qui est infecté et par conséquent, les populations fuient pour échapper à l'infection. Cette réaction est même recommandée par les médecins qui s'appuient sur le dicton d'Hippocrate : cito, longe fugas et tarde redeas (fuis tôt, loin, et longtemps). On assiste alors à de nombreuses fuites vers les campagnes, notamment chez les nobles. En 1380, le parlement de Paris fuit lui aussi avec Charles V à Montargis. Mais pour les pauvres cela ne semble pas envisageable car ils n'ont aucune manière de se loger à la campagne. On voit même des interdictions de fuir promulguées par les villes comme en 1382 à Udine en Italie. Pour repousser un peu plus l'infection, on détruit aussi les objets susceptibles de transmettre ou d'attirer la peste, souvent en utilisant le feu. Ainsi, en 1348, on brûle le quartier de la Rousselle à Bordeaux pour enrayer l'épidémie. Les parfums sont aussi utilisés, et l'on brûle parfois des bois odoriférants comme le pin, le sapin ou le genièvre. On prend aussi des mesures sanitaires comme le nettoyage des rues et l'élimination du sang des saignées, dont la ville d'Angers se préoccupe dès 1410. Quant aux traitements pour le malade, ils étaient souvent peu concluants : les saignées et les purges par exemple l'affaiblissaient plus qu'elles ne le soignaient, aggravant l'état de choc; la thériaque, mélange de diverses plantes dont l'opium permettait d'atténuer les douleurs mais ne soignait pas; et enfin les bézoards et les sécrétions animales n'avaient pas plus de succès. De là, on explique aussi l'importance de la religion dans le traitement de la peste et autres pestilences, puisque les populations étaient alors incapables de soigner ce mal.
Mais si les médecins et les membres du clergé occupent un rôle majeur dans la gestion des épidémies, il ne faut pas pour autant négliger le Royaume ainsi que les duchés et les villes. En effet, ils sont eux aussi à l'origine de décisions majeures pour endiguer les maladies. Ainsi, en 1377, la ville de Raguse organise la première quarantaine maritime afin de limiter la propagation de l'épidémie. De nombreuses autres mesures sont prises dans cette même optique. Dès le XVe siècle, on met des gardes aux portes des villes pour en limiter l'accès. Mais cela ne suffit pas à garantir la bonne santé des voyageurs et pour pouvoir connaître leur provenance, on instaure le billet de santé. On le délivre au voyageur lorsqu'il sort d'une ville et qu'il n'est pas infecté, ce qui lui permet de pénétrer dans la prochaine ville où il se rendra. Des règlements de peste sont aussi établis, permettant de limiter les échanges ou encore dictant la conduite des populations. Ainsi, en 1349, à Tournai, on interdit les signes extérieurs de deuil pour amoindrir la peur. Vers 1400, les premières interventions administratives se généralisent dans toute l'Europe et à Paris, en 1399, on ferme même l'Université pourtant prestigieuse. Enfin, des mesures exceptionnelles de police sont mises en place pour contenir ou empêcher les désordres occasionnés par l'épidémie. En effet, la peste entraine des violences contre les juifs par exemple ou des pillages où les habitants sont morts ou ont fui. A la fin du XIVe et au début du XVe siècle, les villes engagent même des soldats car leurs gardes ne suffisent plus.
En somme, les épidémies de pestes et pestilences ont eu une influence majeure sur les populations et le royaume à cette époque-là. Elles ont ravagé démographiquement la France, entrainant des mutations économiques, politiques, psychologiques et sociales majeures. Elles ont aussi instauré une ébauche de notion d'hygiène bien qu'elle reste encore floue à ce moment et elles ont forcé les villes et le royaume à prendre des décisions administratives pour enrayer le phénomène. C'est donc tout le Royaume de France qui se retrouve mobilisé face à un mal quasi inconnu que l'on ne parvient pas à maitriser.
Finalement, la peste représente l'archétype de l'épidémie dévastatrice, et elle reste encore aujourd'hui présente dans tous les esprits contrairement à certaines épidémies désormais disparues du point de vue épidémiologique comme dans nos mémoires. Elle a laissé des traces indélébiles qui ont scandé l'histoire des mentalités et des sensibilités. La peste, c'est le fléau paradigmatique de l'épidémie, et ses conséquences sont tellement vastes qu'elle créé un climat particulier, mêlant la peur, la rationalité, l'irrationalité, la religion, la magie, les mesures prophylactiques édictées par le royaume ou les villes... Finalement, elle réunit des instances et des sentiments antinomiques qui amplifient le désordre déjà causé par la maladie en elle-même.
Enfin, si l'on parle aujourd'hui du caractère historique de la peste, il ne faut pas occulter la présence de zones endémiques encore aujourd'hui, ainsi que de souches résistantes qui inquiètent certains professionnels. On peut par exemple mentionner l'épidémie de peste bubonique et pulmonaire de 1998 à Madagascar. La peste n'a donc pas totalement disparu à l'heure actuelle, que ce soit physiquement ou psychologiquement et il est certain qu'elle est toujours bien présente dans les imaginaires et les mentalités, et même dans nos usages linguistiques, comme lorsque l'on « fuit quelqu'un comme la peste ».
Source
Brigitte Coppin et Michaël Welply. La peste : Histoire d'une épidémie, Gallimard-Jeunesse, 2006
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