D'autres livres d'heures

Livre d'heures de Jeanne d'Evreux

 

 

 

 

 

 

 

Paris, 1325-1328

Enlumineur: Jean Pucelle

Commanditaire: présent du roi de France Charles IV le Bel à son épouse Jeanne d'Évreux

 Ce livre d'heures marque l'apogée de la peinture de cour parisienne. Les magnifiques et délicates images en demi-grisaille de Jean Pucelle constituent la première tentative, au nord des Alpes, de créer un espace tridimensionnel selon les modèles siennois et plus particulièrement ducciesques. Les miniatures pleine page, les initiales et même les lignes les plus infimes sont toutes de la main de ce maître exceptionnel. Parmi les quelque 700 figures marginales fourmille une incroyable quantité de créatures diverses jouant d'un instrument de musique. Ces drôleries sont caractéristiques des influences flamandes et anglaises.

Enluminure

La Visitation de Marie. La cornemuse représentée avec une tête de chien et de minuscules pattes est au cœur d'une petite comédie. Pendant que deux hommes regardent cette bizarrerie, un troisième essaie de saisir la « créature-cornemuse ».

 

 


Le livres d'heures de Louis d'Orléans

 

 

 

 

 

 

 

Cet extraordinaire livre d’heures comporte un calendrier de type augustinien qui indique l’année de sa confection, 1490. Il contient, en outre, les heures de la Vierge, les psaumes pénitentiaux, les litanies, l’office des morts, les heures de la croix, les heures du Saint Esprit, les heures de la Trinité, des prières, des lectures des évangiles, et les sept requêtes à Jésus-Christ. La mention de Saint Louis, la signature autographe de Louis d’Orléans et le portrait qui figure au f. 11v indiquent que ce livre a appartenu un temps au futur roi Louis XII.

 L’enluminure de ce manuscrit est vraiment exceptionnelle par ses illustrations très élaborées, en particulier dans la série des sujets bibliques, ainsi que par ses somptueuses bordures aux motifs floraux. Celles-ci sont souvent divisées en compartiments avec des grotesques, des oiseaux, des animaux et diverses devises.

 

Le livre d'heures de Marie de Navarre

 

 

 

 

 

 

 

Le 26 avril 1342, Pierre le Cérémonieux, demande à sa femme, la Reine Marie de Navarre, de lui envoyer au plus vite, depuis Valence, le magnifique Livre d’Heures peint par Ferrer Bassa (oras pulcriores...quas depinxit Pferrarius Bassa). Ce document met en relief que l’admiration de cette œuvre d’art exceptionnelle vient de loin et n’était pas exclusive au Roi qui, par sa méticulosité, son goût des détails et sa soif de perfectionnisme, est connu sous le surnom de Cérémonieux.

 Le Livre d’Heures de Marie de Navarre a été considéré comme le premier représentant, fascinant et précoce, de l’internationalisme de la culture. Sa luxueuse et abondante illustration s’unit avec la richesse du contenu liturgique avec des offices presque exclusifs, comme les heures en honneur de son ascendant direct, Saint Louis.

 Dans le Livre d’Heures de Marie de Navarre on remarque plus particulièrement le traitement de l’espace et l’utilisation de tonalités riches et délicates. La caractéristique qui définit l’artiste est la manière de représenter le visage des personnages au nez droit et pointu, avec un regard pénétrant, type qui perdurera de nombreuses années dans la peinture des territoires de la Couronne d’Aragon.

 Les scènes peintes dans ce magnifique manuscrit mettent en évidence l’influence de Sienne qui consiste à adoucir le langage plastique imposé par Giotto, à introduire la musicalité et la vitalité du dessin gothique : les formes plus douces et les compositions plus harmoniques.

 Les détails intimistes et familiers, unis à la grande sensualité déployée dans la représentation des matières, font du codex, le préféré de Pierre le Cérémonieux, l’œuvre culminante de Ferrer Bassa, son chef-d’œuvre, l’apogée de son art. L’exemple parfait qui illustre la manière dont l’artiste utilise de façon éclectique et personnelle différentes influences et, sans se laisser dominer par aucune d’elles, forge un style personnel, original et inégalable.

 Le Livre d’Heures de Marie de Navarre mérite aussi l’honneur d’être le premier livre d’heures peint dans la Péninsule Ibérique.

 

Le trésor de la reine mère

 

 

 

 

 

 


Le livre d’heures (inv. 22.793), conservé dans la Réserve Précieuse du Musée royal de Mariemont, a été acquis par Raoul Warocqué en 1914.

Datant de la fin du 15e-début du 16e siècle, ce manuscrit de 96 folios de vélin est vraisemblablement issu d’un atelier parisien. Sa composition est classique : un calendrier (en français) accompagné de miniatures illustrant les douze mois de l’année, des extraits des quatre Évangiles, les Oraisons Obsecro et O intemerata, les Heures de la Vierge, de la Croix et du Saint-Esprit, les Psaumes de la Pénitence, les Litanies, les Vigiles des Morts et les Suffrages des saints. Cinquante-cinq enluminures, dont dix en pleine page, et trente-trois miniatures (24 grandes et 9 petites) sont peintes dans l’ouvrage. Les 177 bordures, toutes différentes, présentent des fonds dans les tons bruns et rouges organisés le plus souvent en formes géométriques rehaussés d’une délicate décoration florale.

Au recto de la garde inférieure, l’un des propriétaires du livre, visiblement Charles Le Normant du Coudray (1712-1789), bibliophile d’Orléans, conseiller et procureur du roi, a précisé : « Ce livre a apartenu a la Reine mere, qui en a fait présent a son confesseur, et la niece du confesseur men a fait présent ». Cette notation, qui lève un coin de voile sur une période de la vie de cet ouvrage, n’a pas encore révélé tous ses mystères. Ainsi, l’identité de la reine mère reste énigmatique.

 

Livre d'heures d'Isabeau de Roubaix

 

 

 

 

Le Livre d'Heures d'Isabeau de Roubaix date de 1460. Ce manuscrit est constitué de 191 feuillets de velin. Sa reliure est avec des ais de bois, sa couvrure en veau brun estampé. Le corpus a été composé, hormis le premier cahier, dans une officine locale du nord de la France. Deux enlumineurs ont travaillé à sa décoration dans un atelier flamand. Isabeau en a fait don à l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix à sa mort, en 1493. Le Livre d'Heures d'Isabeau de Roubaix date de 1460. Ce manuscrit est constitué de 191 feuillets de velin. Reliure avec des ais de bois, couvrure en veau brun estampé. Volume in-4°, de 232 x 165 mm. Note d'origineCe livre d'heures a été commandé pour Isabeau de Roubaix. Le corpus a été composé, hormis le premier cahier, dans une officine locale du nord de la France. Deux enlumineurs ont travaillé à sa décoration dans un atelier flamand. Isabeau en a fait don à l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix à sa mort, en 1493.

 

Les très belles heures de Notre-Dame

 

 

 

 

 

 

 

Paris ou Bourges, vers 1380; de 1404 à 1409; vers 1412

 Enlumineurs: Maître du parement de Narbonne, Maître du Saint-Esprit et Maître du saint Jean-Baptiste

 Commanditaire: le duc Jean de Berry

 Qualifié par le duc de Berry lui-même de « très noble livre d’heures de Notre-dame en lettres artistiques », ce manuscrit marque un point culminant de l’enluminure du Moyen Âge. Bien qu’il représente un des plus beaux livres que le duc ait fait faire, le manuscrit vécut une histoire mouvementée et dramatique. Commencé depuis longtemps mais encore incomplet, l’ouvrage fut cédé par le duc vers 1412 à son trésorier Robinet d’Estampes. Celui-ci conserva le livre d’heures pour lui-même et se départit du fragment contenant les prières et de celui contenant le Missel. Ce dernier fragment sera connu sous le titre d’Heures de Turin-Milan (prochaine fiche). Les prières ont malheureusement été détruites par l’incendie de la bibliothèque de Turin en 1904.

 Le livre d’heures comporte aujourd’hui 25 miniatures sur les 31 d’origine. Les plus anciennes furent conçues par le Maître du parement de Narbonne, hypothétiquement Jean d’Orléans.

 Le travail d’enluminure ayant été suspendu et repris vers 1404, il est généralement admis que le Maître du saint Jean-Baptiste y contribua. Son collaborateur principal eut la responsabilité des illustrations de l’Office du Saint-Esprit, ce qui lui valut son nom de fortune. Enfin, deux dernières miniatures insérées tardivement au manuscrit (vers 1412) sont le fruit du célèbre atelier des frères Limbourg, peut-être œuvres de Paul et de Jean.

 

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

 


 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite.com - Signaler un contenu illicite