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Au vie siècle, un roi de l'Arabie du Sud, converti au judaïsme, ayant martyrisé les chrétiens de son royaume, l'empereur Justinien pria le négus Kaleb d'intervenir. Celui-ci triompha du souverain arabe, et les églises furent reconstruites. La mainmise de l'Éthiopie sur l'Arabie du Sud dura une cinquantaine d'années, jusqu'à ce qu'un descendant royal, à la tête d'une troupe de condamnés sortis des prisons de Perse, réussisse à reconquérir son royaume (572). Mais l'avènement de l'islam mit bientôt fin à la civilisation sud-arabe et l'Éthiopie se trouva peu à peu isolée.
• La période obscure
L'Éthiopie perdit puis reprit sa côte de la mer Rouge. Au viiie siècle, après le sac de Djeddah par les Abyssins, les Arabes réoccupèrent le littoral (Massaoua, ou les îles Dahlak) et Adoulis fut définitivement détruite. Mais, au commencement du xe siècle, le pays fut en détresse. Une reine de race agaou, païenne, ou peut-être judaïsante, brûlait les églises, tuait les prêtres, emmenait les gens en esclavage, dévastait Axoum et poursuivait le roi de refuge en refuge. Elle fut enfin vaincue, après l'arrivée d'un nouvel abouna.
Cependant, la puissance éthiopienne était ébranlée. Les îles Dahlak et la côte des Danakils furent perdues, l'islam pénétra au Sidamo et à Harar, et le sultanat d'Ifat se créa, juste au pied du plateau, à l'est.
L'Éthiopie se trouvait coupée de la mer. Privée de relations extérieures, elle commença à s'étendre vers le sud.
Dans le Lasta apparut la dynastie Zagoué, dont les origines appartiennent à la légende. De race agaou, elle était usurpatrice, mais, se posant comme rivale de la dynastie légitime salomonienne, elle prétendait descendre de Moïse. Son plus grand roi, Lalibéla, est considéré comme un saint par les Éthiopiens. De la capitale qu'il fonda, Roha (à laquelle la postérité donna son nom, Lalibéla), il ne reste que les douze églises extraordinaires, qui sont censées composer une nouvelle Jérusalem symbolique et que les foules éthiopiennes vénèrent à l'égal de la Ville sainte. La dynastie fut renversée, vers 1270, par un Amhara, Yekouno Amlak.
• Un brillant Moyen Âge
La renaissance
1400 - 1500. Poussée ottomane et grandes découvertes Yekouno Amlak (1270-1285) prit pour capitale Tegoulet, dans le Shoa. Les historiographes qui écrivirent la Chronique de la gloire des rois (Kebra Nagast) ont célébré la restauration de la lignée des rois axoumites, donnés pour descendants de Salomon et de la reine de Saba (dont on rédigea alors la légende). Yekouno Amlak aurait été un de leurs descendants, échappé au massacre et élevé dans le Shoa.
1400 - 1500. Poussée ottomane et grandes découvertes Animation
1400 - 1500. Poussée ottomane et grandes découvertes Prise de Constantinople. Voyages maritimes du Chinois Zheng He, de Vasco de Gama, de Christophe Colomb. Les Ming en Chine. Gutenberg. Renaissance en Europe. Le XVe siècle marque la fin du Moyen Âge. Les grands empires nomades : la Horde d'or et l'ancien empire de Tamerlan, se divisent-
La période qui s'ouvrait allait être marquée par une floraison littéraire qui dura quelque cinq siècles. De grands ordres religieux se créèrent. Les monastères prirent, grâce à la faveur royale, un éclat et une importance primordiales ; il n'y en avait pas moins de violents affrontements lorsqu'un abbé désapprouvait et excommuniait le roi. Les souverains édifièrent de magnifiques églises. Couvents et ermitages se multiplièrent dans tout le pays. Des moines éthiopiens s'établirent à Jérusalem (où ils sont encore au Saint-Sépulcre).
Cependant, le clergé de la cour prit ombrage de l'éclat du monachisme. Les métropolites coptes envoyés d'Alexandrie ne furent pas toujours bien vus. Des disputes théologiques s'envenimèrent ; les moines michaélites et stéphanites furent dénoncés comme hérétiques, et le roi Zara Yaqob, s'étant arrogé la capacité de définir l'orthodoxie mena contre ces deux ordres une persécution sanglante. Les traités qu'il fit rédiger définissent encore aujourd'hui la foi pour l'Église d'Éthiopie.
L'éclat chrétien de cette dynastie fut tel qu'en Europe on identifia alors ce royaume avec celui du légendaire roi asiatique chrétien, le Prêtre Jean.
Le Portugal y envoya en 1520 une ambassade qui resta six ans. À son retour, le chapelain Alvares publia une description des mœurs et de la civilisation médiévale de l' Abyssinie, alors à son apogée, qui fut aussitôt traduite en toutes les langues de l'Occident.
La lutte contre l'Islam et l'aide portugaise
Les rois salomonides s'illustrèrent aussi en repoussant, tout d'abord victorieusement, les attaques des sultans de l'Ifat et de l'Adal. Cette âpre lutte, poursuivie pendant deux siècles et demi, a fourni à la littérature le sujet de ses plus belles chroniques et de poèmes guerriers, en particulier les guerres victorieuses de Amda Sion (1314-1344). Les campagnes des rois David Ier (1382-1411) et Yeshaq (1414-1429), puis de Zara Yaqob (1434-1468) réduisirent la puissance du sultan d'Ifat, chef de la ligue musulmane. Mais la province de l'Adal prit la relève, et les souverains ne parvinrent pas à la soumettre.
La dynastie salomonide a continué à régner sur l'Ethiopie avec quelques interruptions jusqu'en 1974, lorsque le dernier Empereur, Hailé Sélassié, fut renversé par le régime Derg. La famille royale n'est depuis lors plus régnante. Lors de la révolution éthiopienne de 1974, les membres de la famille royale furent emprisonnés ou exilés. Ceux qui avaient été placés en détentions n'ont été relachés qu'en 1989-1990 et ne furent autorisés à quitter le pays qu'au moment où le Derg commença à vasciller pour finalement être renversé en 1991. Plusieurs membres de la famille impériale ont depuis lors décidés de revenir en Ethiopie.
Au cours de la majeure partie de la dynastie salomonide, l'efficacité du royaume était le quadrant nord-ouest de l'actuel plateau d'Éthiopie. L'Empire s'est étendu et réduit au cours des siècles, incorporant parfois des parties de l'actuel Soudan, des zones côtières de la mer Rouge et du Golfe d'Aden, et s'étendant aussi au sud vers le Kenya. Les régions sud et est ont été intégrées au royaume de façon permanente au cours des deux derniers siècles, grâce au roi Ménélik II et à l'empereur Hailé Sélassié. La partie centrale du royaume et le sud du pays ont été incorporés à l'empire sous le règne d'Amda Seyon Ier et de Zar'a Ya'iqob, mais les zones périphériques ont été perdus après l'invasion d'Ahmed -
Source
Taddesse Tamrat, Église et État en Éthiopie (1270 - 1527), Oxford, Clarendon Press, 1972,
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1. lele 09/02/2011
[/i]il est bien ce site mes il faudrait y avoir des document sur les metiers au moyen-age



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