Les préalables
Deux points restent à éclaircir avant d'intervenir, la neutralisation du comte de Toulouse et l'accord de son suzerain, le roi de France Philippe Auguste (Auguste parce que né en août) déja excommunié. La neutralisation du comte de Toulouse est facile à obtenir avec sa mise en cause du comte dans le meurtre, le 14 janvier 1208 alors qu'il traversait le Rhône à St-Gilles, de Pierre de Castelnau, légat du pape depuis 1202 en remplacement du cistercien Raynier. Le nouveau légat qui le remplacera Arnaud Amaury ne tardera pas à devenir malheureusement célèbre. Mais le comte de Toulouse qui comprend l'imminence du danger s'empresse de faire amende honorable à St-Gilles, en s'humiliant dans une cérémonie de pénitence pour se racheter. Le 22 juin 1209, il se retrouve à jurer sur les évangiles et à se mettre au service des croisés dans le cadre de l'Ost, période de 40 jours qu'il doit à son suzerain. Raymond VI plaçait ainsi ses biens sous la protection du Pape. Après lui avoir fait miroiter les terres qu'il pourrait ainsi s'octroyer, le roi de France, mobilisé par ses démêlés avec les anglais, refuse tout net. Finalement devant l'insistance de bons nombre de grands vassaux tels le duc de Bourgogne ou le comte de Nevers qui le suppliaient de les laisser partir, il céda mais dès lors on n'obtint rien de plus de sa part.
Le cadre féodal
La croisade contre l'hérésie cathare se fera donc dans le cadre féodal avec la bénédiction du roi de France, les seigneurs doivent donc y participer 40 jours selon le principe de l'ost. Un rassemblement important de seigneurs du Nord parlant la langue d'oïl incompréhensible pour les gens du Sud se forme ainsi à Lyon dans l'été 1209.
Le paiement de la croisade
Le roi de France refuse de participer à la dépense, elles seront donc réglées par des contributions locales et en cas de refus par des pillages et des rapines.
La première campagne (été-automne 1209)
Le gros de l'armée part paisiblement de Lyon, soumet valence , traverse le Rhône à Beaucaire, évite Montpellier, fief de Pierre II d'Aragon, et file sur Béziers fief des Trencavel, comte de Carcassonne, ou ils arrivent, au cœur de l'été, le 21 juillet 1209. Raymond VI qui a rejoint les croisés va les guider et se monter fort utile sur les terres de non neveu qui n'avait de cesse de lui faire la guerre.
Béziers refuse de livrer les hérétiques
A l'arrivée des troupes croisées, les habitants de Béziers sortent sur les remparts pour narguer les croisés. Arnaud Amaury, nouveau légat du pape juge qu'une démonstration de force est nécessaire. L'évêque de Béziers lui donne une liste de 223 hérétiques, mais la population refuse de livrer les hérétiques. L'évêque quitte la ville avec seulement quelques catholiques. Une bande de ribauds donne alors l'assaut et massacre es 20.000 personnes qui restent, catholiques compris, dans la ville qui sera totalement pillée et incendiée. Tuez-les tous aurait dit le prélat du pape Arnaud Amaury, Dieu reconnaîtra les siens.
1er août 1209 siège de Carcasonne
C'est devant le même ultimatum de livrer les hérétiques que le comte Trencavel quitte la ville de Carcassonne dont il est le seigneur. Malgré la résistance héroïque de ses habitants, la ville sera finalement prise et son comte jeté en prison d'où il mourra, 3 mois plus tard, en novembre.
Simon de Montfort
Le légat, au nom du pape, et contre les règles féodales, sans consulter son suzerain, le roi de France dépossède Trencavel et attribue son fief à un vicomte peu connu, Simon de Montfort. C'est une manœuvre subtile car ce dernier n'a pas de lien direct de vassalité avec le roi de France contrairement à d'autres seigneurs plus puissants qui refuseront. Les forces dont dispose Montfort vont cependant se réduire en août car beaucoup de chevaliers qui ont terminé leur période d'ost de 40 jours repartent dans leur fief.
L'hommage des vassaux
Le nouveau suzerain doit maintenant recevoir l'hommage des vassaux. La plupart s'y refusent. Simon de Monfort lève alors un impôt pour remercier Rome, totalement illégal. Simon de Montfort va alors agir autour de Carcassonne comme un véritable soudard, les bûchers vont commencer.
Les bûchers commencent
A Cabaret, le seigneur qui était probablement cathare ne veut se soumettre, le premier bûcher commence.
Les campagnes annuelles de Montfort 1210, 1211, 1212
Chaque année c'est le même processus, au milieu de l'été de nouveaux croisés venus du Nord arrivent, pour la durée de l'ost, attirés par des seigneuries à acquérir. Les campagnes de 1210 à 1212 sont des périodes d'une grande cruauté.
La bataille de Muret 1213
Muret est situé au sud de Toulouse. Le 30 août 1213, Le comte de Toulouse et le roi d'Aragon se lancent à l'assaut des troupes de Simon de Montfort. 20.000 hommes dont le roi d'Aragon, périront, la plupart noyés, sur les bords de la Garonne. L'écrasement des forces aragonaise et toulousaine ouvre désormais la voie à une domination sans limite de Simon de Montfort.
La mort d'Innocent III
Le 16 juillet 1216, le pape Innocent III meurt et Honorius III lui succède. A cette nouvelle, le comte de Toulouse débarque à Marseille et mène une attaque vigoureuse contre Beaucaire défendue par le frère de Simon de Monfort, Gui. Simon de Montfort arrivé pour le défendre est battu. Dépité il se retire à Nimes. L'accord du roi de France sera également acquis en avril 1216 à Pont-de-l'Arche (Eure).
Toulouse se soulève en 1216
Les toulousains vont profiter de cette retraite pour se révolter. Simon de Montfort accourt mais ses chevaliers sont chassés de la ville et Raymond VI fait une entrée triomphale dans sa ville le 13 septembre 1217. Simon qui n'abdique toujours pas met le siège devant la ville. Celui ci va durer plusieurs mois de 1217 à juin 1218. Finalement Simon de Montfort y trouvera la mort, à la suite d'un jet de pierre lancée d'un mangonneau le 25 juin 1218.
Le fils de Montfort, Amaury lui succède Amaury de Montfort, qui succède à son père n'a ni le génie militaire ni le charisme de son père. Très vite le sort des armes va basculer en faveur des princes occitans. Amaury décide d'abandonner Toulouse et de s'engager pour un siège plus facile sur Marmande en 1219. C'est un massacre, comme à Béziers en 1209, 5000 habitants vont être massacrés avant que leur cité ne soit brûlée. Cet effroyable massacre finira par émouvoir le roi de France, son jeune fils Louis y ayant participé dans le cadre de l'ost. Désormais la chevalerie méridionale a acquis de l'expérience de ses défaites passées et des foyers de révolte vont s'allumer un peu partout. Amaury va connaître plusieurs revers à Bazièges et à Castelnaudary en 1221. C'est le début de la débâcle pour les croisés. En 1222, Amaury Montfort finit par céder à la couronne de France ses droits sur les conquêtes de son père.
Amaury quitte Carcassonne
Après la mort de Raymond VI en 1222, son fils Raymond VII préfère accepter une trêve, que tout le monde souhaite, en janvier 1224. Amaury décide de rentrer en Île-de-France. Raymond Trencavel, fils de Raymond-Roger, peut alors quitter Foix pour retrouver la ville de ses ancêtres. La première croisade vient de prendre fin.
L'accord de Carcassonne, la fin de la première croisade
Signé le 14 janvier 1224, entre Raymond VII, le comte de Foix et Amaury, il promet de rendre leurs héritages à tous les dépossédés s'ils jurent fidélité.
L'hérésie toujours vivante
Mais l'hérésie demeure bien vivante et continue à être tolérée et parfois protégée par de nombreux seigneurs. En 1225, le concile de Bourges va déclarer Raymond VII de Toulouse ennemi du roi et de Toulouse et l'année suivante, le roi Louis VIII en personne, poussé par son épouse Blanche de Castille et le légat du pape se décidera à intervenir directement au Languedoc.
C'est sans combattre que les croisés entreront dans Toulouse en juin 1215 au bout d'un siège de deux ans, son comté ayant été donné à Simon de Montfort.
Le remplacement d'Amaury
En janvier 1214, Innocent III nomme un nouveau légat, Pierre de Bénévent, en remplacement d'Arnaud Amaury qui s'est écarté des instructions pontificales. Il est muni des pleins pouvoirs mais il doit appliquer strictement les principes définis en 1209 et ne faire aucun tort à celui qui rejette spontanément la cause hérétique pour reprendre la religion catholique. De telles mesures ne vont pas dans le sens des intérêts de Simon de Montfort, obligé ainsi de rendre les terres aux hérétiques qui renient leur foi.
Le serment de paix de Narbonne
En avril 1214, le nouveau légat obtient la soumission de Raymond VI.
La réaction de Montfort
De Mai à Novembre 1214, Simon de Montfort va continuer ses chevauchées meurtrières en Quercy puis en Agenais et enfin dans le Périgord. Les ambitions des croisés s'opposent désormais ouvertement à celles du pape. En janvier 1215, un nouveau concile se réunit à Montpellier, mais curieusement au lieu de donner tort à Montfort, le réconforte dans son attitude. Entre temps, le pape reçoit Raymond VI et lui accorde l'absolution contre la remise de ses terres et de ses droits.
Le concile de Latran de 1215
Resté célèbre, ce concile, par l'obligation pour tout chrétien de se confesser au moins une fois par an et pour tout juif de porter des vêtements différents, se penche également sur l'hérésie cathare à la demande du comte de Toulouse qui veut annuler la confiscation de ses terres. La majorité des participants favorables à Simon de Montfort en décideront autrement, en acceptant le transfert des terres à Simon de Montfort et en le nommant comte de Toulouse. L'accord du roi de France sera également acquis en avril 1216 à Pont-de-l'Arche (Eure)
Les préalables à une seconde croisade
Pour intervenir et conduire une croisade, Louis VIII, fils de Philippe Auguste, pose dès 1224 ses conditions au Pape et lui propose que toutes les terres confisquées aux cathares lui soit attribuées. Mais le Pape refuse. En janvier 1228, le roi de France décide de faire adopter par le parlement le principe d'une 2ème croisade pour condamner Raymond VII et obtenir ainsi, légalement, la cession de tous ses droits au profit du roi de France.
1226, La chevauchée de Louis VIII
En 1226, les cathares sont loin d'être affaiblis. A Pieusse-en-Razes se tient un nouveau concile cathare qui décide la création d'un 5ème évêché cathare supplémentaire. A partir de mars 1226 , le roi de France, accompagné de ses vassaux, va multiplier les capitulations et ralliements. Avignon capitule d'abord, puis Nimes, Béziers, Castres, Carcassonne, Lavaur, Albi. Fatigué, Louis VIII meurt en novembre 1226, sur le chemin du retour, à Montpensier. C'est Humbert de Beaujeu qui va le remplacer sous la régente Blanche de Castille. Il a bien peu de moyens.
La reprise des combats
Louis VIII mort, la régente n'a que peu de pouvoirs. La cathares se rebellent de nouveau, Raymond VII est alors une nouvelle fois excommunié. Humbert de Beaujeu réussit à maîtriser la situation avec son cortège habituel de destructions et de massacres.
12 avril 1229, traité de Paris
Le traité de Paris cède au roi de France la moitié des états qui allaient en gros d'Agen à Valence (territoires actuels du Gard, de l'Hérault, de la Drôme, du Vaucluse, de l'Aude). Le comte de Toulouse ne conserve qu'une partie actuelle de la haute Garonne, de l'Aveyron, du Tarn et du Tarn-et-Garonne). Toutes ses terres reviendront naturellement au domaine royal à sa mort à la suite du mariage de sa fille Jeanne-de-Toulouse avec le frère du roi, Alphonse de Poitiers.
La répression cathare transférée
Un premier texte parlementaire signé par Louis VIII en 1226 lui transfère la condamnation des hérétiques puis un second en 1229 va ordonner à tous les barons de purger les hérétiques, en s'appuyant sur les fonctionnaires de l'État. Si désormais ce sont les fonctionnaires qui sont impliqués dans la lutte anticathare, l'église n'entend pas rester inactive.
Louis IX complète le traité
Le roi décide de renforcer l'appareil de répression anticathare par tout un arsenal juridique. Il va demander la collaboration de tous, les barons, les officiers, mais aussi tous les sujets de sa majesté, doivent s'employer avec le plus grand soin à purger la corruption de l'hérésie.
L'hérésie cathare et l'inquisition
C'est en avril 1233 que commence véritablement L'Inquisition. Le pape Grégoire IX qui a succédé à Innocent III décide de prendre les affaires en mains, sans avoir de comptes à rendre ni aux évêques ni au pouvoir civil. Il va s'appuyer sur les ordres religieux, les dominicains et les franciscains.
Les tribunaux de l'Inquisition
Le mot "Inquisition" vient du latin "inquirere" qui veut dire s'enquérir. Le 4ème concile de Latran en avait fixé les règles, c'est à dire, la remise des hérétiques au pouvoir civil pour y être jugé. Mais la procédure est très expéditive, le tribunal annonce son arrivée dans la ville et interpelle sur dénonciation. Il suffit qu'un témoin ait vaguement vu ou entendu, on arrête immédiatement l'accusé qui n'a pas le droit d'être assisté d'un avocat. On recours à la torture pour les aveux, ingestion d'eau, pieds brûlés, torsion des membres. A la fin du procès, la sentence est rendue et le condamné est remis au pouvoir civil pour exécuter la condamnation, très souvent la peine perpétuelle de prison que l'on appelle les Murs ou la "Mure". On exhume également des cadavre de suspect pour les brûler. Le tribunal est simplement composé d'un prêtre et de deux laïcs.
La riposte
C'est dans ce climat que Raymond II Trencavel veut reprendre les terres confisquées à son père par Simon de Montfort. Bénéficiant du soutien de la population et après avoir levé en Catalogne une armée de faydits, il arrive à Carcassonne en septembre 1240, mais échoue devant les armées royales. Il doit se réfugier en Espagne, c'en est véritablement fini des espoirs des cathares.
La tentative de reconquête
Entre 1233 et 1240, les conflits se multiplient entre les inquisiteurs, les autorités et la population. Raymond VII est désormais prié en 1237 de se rendre en terre sainte, finalement il ne s'y rendra pas. Les populations des Corbières se soulèvent pendant l'été 1240 sous l'impulsion de Raymond II Trencavel secondé par Olivier de Termes. Raymond II met le siège devant Carcassonne, et finit par s'enfuir à l'arrivée d'une forte armée royale conduite par Jean de Beaumont.
La fin des cathares
Jean de Beaumont va alors se lancer à sa poursuite et reprendre toutes les Corbières qui s'étaient rebellées. La répression est féroce. Les habitants des châteaux qui résistent sont brûlés, ceux qui se rendent sont épargnés ou emprisonnés. Entre 1240 et 1255, tous les seigneurs vont livrer les uns après les autres leurs châteaux, Montségur en 1244, Quéribus en 1255, Aguilar en 1241, Puilaurens en 1245.
Les cathares deviennent croisés
Après leur soumission au roi de France, Saint-Louis, beaucoup de seigneurs essaieront de se racheter, à l'exemple, d'Olivier de Termes, en accompagnant le roi de France en Terre Sainte. En 1255, les derniers refuges cathares étant désormais livrés, il faudra cependant attendre encore 70 ans avant de voir périr sur un bûcher le dernier cathare.Le traité de Paris 1229
Le traité de Paris plaçait évidemment les autorités religieuses dans une position de force pour extirper l'hérésie cathare. Très vite, à partir ce cette époque, on assiste à l'exécution des fidèles cathares. Montségur, vassal du comté de Foix, se trouve à l'Est de Foix et au Sud-Ouest de Carcassonne dans le pays d'Olmes. Ce site est indissociable de Simon de Péreille qui en 1204 restaura l'une se ses dépendances.
Montségur refuge de faydits
C'est à Montségur que de nombreux Faydits, seigneurs sans fief, dépossédés pour la plupart par Simon de Montfort entre 1209 et 1210 viendront s'y retrancher. Le concile de Latran de 1215 mentionne déjà Montségur comme le repère des hérétiques cathares. De nombreux croyants se rendent, en effet, à Montségur pour y recevoir le consolement.
L'assassinat d'Avignonet
Le 28 avril 1242 deux inquisiteurs qui passent la nuit à Avignonet au Nord-Ouest de Castelnaudary sont massacrés par des chevaliers faydits descendus, dans cette intention, de Montségur.
La réaction des croisés
La réaction des croisés sera immédiate mais elle se heurtera à une solide résistance. Le siège va durer 9 mois. Les combattants à Montségur ne sont à peine qu'une centaine d'homme mais ils bénéficient de l'appui des populations voisines qui les approvisionnent depuis Péreille ou Fanjeau. Les croisés ne peuvent installer de catapultes dans ce relief très incliné et inaccessible. En novembre les forces royales réussissent à installer une catapulte sur une terrasse. Tout va s'accélérer à la fin de l'hiver et en février 1244, après 9 mois de siège, Montségur de décide à capituler après avoir obtenu un sursis de 15 jours pour permettre à chacun de réfléchir et d'abjurer sa foi cathare. C'est pendant ce sursis que trois ou quatre parfaits s'échapperont avec le trésor qui n'a jamais été localisé. 210 à 215 personnes qui refuseront d'abdiquer leur foi seront brûlées vivantes le 16 mars 1244.
L'après Montségur
Le bûcher de Montségur n'aura pas réussi à faire disparaître le catharisme et d'autres refuges résisteront, à l'exemple de Quéribus qui sera finalement pris en 1255. La victoire finale sera toutefois du côté catholique. Après la mort en 1247, de Raymond VII, comte de Toulouse sans héritier et de sa fille Jeanne mariée à Alphonse de Poitiers, le comté de Toulouse revient en 1271 au roi de France. Plusieurs continuateurs de la pensée cathare, parfois revenus d'Italie où ils s'étaient exilés, essaieront bien de réveiller les consciences comme Pierre Authié aidé de son frère Guilhem mais ces derniers finiront par être arrêtés en 1309 et exécutés en 1310. C'en est fini cette foi du catharisme.
Le dernier cathare
C'est devant le château de Villerouge-Termenes que périt le dernier cathare Guilhem Bélibaste. C'est un homme singulier, né vers 1280, qui avait tué en 1305 un berger considéré comme un dénonciateur de l'inquisition. Notre cathare, devenu parfait, s'installa comme artisan dans la province de Teruel mais s'étant marié, il perdit la qualité de parfait pour avoir violé l'obligation de chasteté. Cela ne l'empêcha pas d'être arrêté, mais comme il refusa d'abjurer la foi cathare, il fut brûlé vif.
Le trésor des cathares
Après la chute de Montségur, les vagues de l'exil italien s'amplifièrent. Durant le siège de Montségur une correspondance est attestée avec Crémone en Italie. C'est probablement vers cette destination que le trésor des cathares a convergé. L'Italie accueillera de nombreux faydits, bons hommes traqués ou simples croyants. Mais ces émigrés occitans vivaient mal leur exil, revenaient et se faisaient prendre. Cunéo à la frontière franco-italienne a constitué une plaque tournante importante dans cette émigration. Mais l'inquisition italienne ne leur laissa pas plus de répit. Des rafles eurent lieu à Sirmione sur le lac de Garde dans lesquelles furent arrêtés français et italiens. Comme à Montségur, le 12 février 1278, 200 bonshommes monteront également sur le bûcher.
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