Personnages de la Table ronde

Merlin

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Le personnage de Merlin l’enchanteur est l’un des plus complexes et des plus mystérieux de la légende arthurienne. Incarnation de la nature et de la sagesse, Merlin est sans doute une réminiscence d’un monde druidique déclinant-

Présentation

Merlin l’enchanteur, aussi connu sous les noms de "Myrddin" ou "Myrdhin" en gallois et "Merzhin" ou "Marzhin" en breton et en cornique, est un personnage de la mythologie brittonique (c’est-à-dire de la Bretagne continentale et de l’actuelle Grande-Bretagne)

Ce personnage, originellement représenté comme un mage bénéfique commandant aux éléments naturels et aux animaux, est aujourd’hui associé à la fonction d'enchanteur notamment depuis le succès du dessin animé de Walt disney sorti en 1963.

D’où vient le nom de Merlin ?

Les premières références littéraires au personnage de Merlin l’enchanteur sont galloises.

Cependant, les textes gallois distinguent deux bardes nommés Merlin : Myrddin Wyllt et Myrddin Emrys.

S’il est probable que ces deux bardes aient été, à l’origine, les variantes d’un même personnage, leur histoire est devenue par la suite très différente.

L’origine du nom de Merlin est incertaine et pourrait remonter à l’époque des druides celtiques.

Les noms "Myrddin", puis "Merlinus" ou "Merilun" furent successivement employés pour désigner le même personnage.

La forme actuelle "Merlin" est apparue aux environs du XIIème siècle.

La légende de Merlin

Merlin, qui est qualifié tantôt d’enchanteur, de magicien, de barde prophétique ou d’Homme des bois, est un personnage difficile à cerner, dont on ignore s’il a réellement existé.

On l’associe parfois à Merlinus Ambroisius un personnage historique de descendance royale.

La plupart des ouvrages dans lesquels Merlin est mis en scène aux côtés du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde datent du XIIème siècle au XVIème siècle, mais la légende de Merlin l’enchanteur est sans doute beaucoup plus ancienne.

Au fil des époques, ce personnage a inspiré de multiples légendes.

L’une des versions les plus connues le présente comme le fils d’une vierge et d’un démon.

Selon une autre légende, sa mère serait native de l’Atlantide et son père serait breton.

Signification symbolique

Merlin l’enchanteur apparaît comme l’archétype du druide : doté de pouvoirs magiques et prophétiques, il représente l’incarnation même de la nature et possède une connaissance surnaturelle.

Sa sagesse en fait le guide et le conseiller des puissants.

Merlin dans la légende arthurienne

C’est Geoffroy de Monmouth qui a associé le personnage de Merlin à la légende du roi Arthur dans trois livres : Prophetiae Merlini, Historia regum Britanniae et Vita Merlini.

Dans le cycle arthurien, Merlin l’enchanteur met sa sagesse légendaire au service du royaume de Bretagne.

Il est d’abord l’ami et le conseiller du roi Uther Pendragon, le père d’Arthur. À la mort de ce dernier, il organise le défi de l’épée Excalibur et permet à Arthur, fils illégitime d’Uther, de monter sur le trône.

Enfin, il incite Arthur à fonder la Table Ronde pour que ses chevaliers mènent la fameuse quête du Graal.

La fin de Merlin

Selon la légende, Merlin tomba éperdument amoureux de la fée Viviane et lui confia le secret pour se lier un homme à jamais.

Viviane utilisa cette magie sur Merlin endormi et l’enferma pour l’éternité dans une geôle magique.

On dit qu’aujourd’hui encore Merlin l’enchanteur est enfermé dans la forêt de Brocéliande.

 

 

Guenièvre

 

La reine Guenièvre est un personnage de la légende arthurienne.

Figure archétypale de la dame courtoise, fée, déesse, Guenièvre est un personnage aux multiples facettes qui illustre le foisonnement de l’imagination médiévale. Femme idéalisée ou cristallisation fantasmatique des désirs de l’homme, elle est la projection du désir charnel et des aspirations spirituelles.

Famille

Il peut exister des différences entre les textes, mais elle est généralement donnée comme la fille de Léodagan ou Leodegranz de Carmélide. Toutefois, selon Geoffroy de Monmouth et Wace, elle fût élevée en Cornouailles par Cador et sa mère était d'origine romaine. D'autres oeuvres récentes font d'elle une princesse picte ou encore irlandaise-

Bien qu'elle soit habituellement sans enfant, dans Perlesvaus Lohot est le fils légitime du couple royal – dans d’autres récits il est le fils illégitime d’Arthur – et dans un Morte Arthure anglais en vers allitératifs du XIVe siècle, elle a deux fils de Mordred. Dans le Lancelot-Graal et le poème allemand Diu Crône, elle a une demi-sœur et un frère qui jouent un rôle d’adversaire. Des cousins sont mentionnés sporadiquement dans divers récits du cycle arthurien.

Le thème de l’appropriation de Guenièvre, par enlèvement ou séduction, apparait déjà dans les sources galloises. Dans la Vie de Gildas (av. 1136) du moine Caradoc de Llancarfan, elle est enlevée par Melwas (Méléagant ?), roi d’Aestiva Regio (« Pays de l’Été », peut-être le Somerset), et emprisonnée à Glastonbury. Après une recherche d’un an, Arthur la localise et se prépare à venir la reprendre avec une armée ; la guerre est évitée grâce à l’entremise de Gildas et le couple est réuni. L’archivolte de la Porta della Pescheria ( portail nord) de la cathédrale de Modène, construite entre 1099 et 1184, porte une représentation de cet épisode-Selon Geoffroi de Monmouth, Guanhumara (Guenièvre), issue d’une grande famille romaine, est laissée par son mari Arthur à la garde de Mordred lorsque lui-même part sur le continent attaquer l’empereur fictif Lucius Hiberius ; Mordred usurpe le trône et la reine. À partir de Chrétien de Troyes, elle devient l'amante de Lancelot, mais selon une tradition reflétée dans le Roman de Yder (~1210) et La Folie Tristan du manuscrit de Berne- son amant serait Yder. En tout état de cause, Guenièvre est souvent enlevée ou séduite. Outre les interprétations psychologiques, morales ou courtoises de son infidélité, des spécialistes ont proposé qu’elle ferait originellement partie des reines symboles de souveraineté : les enlever revient à s’emparer du royaume de leur mari. Le médiéviste Roger Sherman Loomis (1887 –1966) voyait pour sa part Guenièvre comme une sorte de Perséphone celtique. Le fait qu’elle soit souvent tenue prisonnière dans un lieu qui l’isole du monde et la proximité étymologique des noms de son kidnappeur (Mordred, Melwas, Meleagant, Meljakanz, Melianz etc.) ont pu inciter à voir dans ce dernier un personnage surnaturel unique, maître comme Hadès du monde infernal. Le délai d’un an nécessaire pour qu’Arthur récupère Guenièvre dans la Vie de Gildas pourrait aller dans le sens d’un mythe comparable à celui de Perséphone, dont certains voient un équivalent dans l’enlèvement de Bláthnat par Cú Roí de la mythologie irlandaise-.

 

 

La fée Viviane

 

Viviane est parfois fille de Dyonas, filleule d'une Sirène ou d'un roi. On la présente aussi comme une Diane chasseresse quelque peu masculine.

Elle est née au château de Comper, au nord de la forêt , et y coule de beaux jours jusqu'à sa rencontre avec Merlin. Elle partage une vie mortelle au milieu des intrigues de Camelot et une existence conforme aux êtres de Féerie sous les eaux de l'étang de Diane dans la forêt de Brocéliande.

Elle s'adonne à la haute magie au cœur du légendaire : elle est la Dame du lac. Belle comme toutes les Fées, elle a ce quelque chose de plus qui enchanta Merlin.Sur le continent, la forêt de Brocéliande passait pour l'une des plus belles du monde connu. Merlin, en s'y promenant, passa un jour près d'une gracieuse jeune fille qui se mirait dans l'eau d'un lac. Elle portait le nom de Viviane.

L'enchanteur avait pris ce jour là l'apparence d'un séduisant damoiseau et non celle d'un vieillard contrefait. Viviane engagea la conversation et pour lui plaire Merlin lui offrit quelques enchantements: en son honneur il fit apparaître un magnifique château de cristal où se déroulait une fête merveilleuse, puis il rendit au paysage son premier aspect.

A dater de ce jour, l'enchanteur s'absenta souvent de la cour du roi Arthur: il allait en secret retrouver la jolie Viviane. Lors de ces rencontres, Merlin de plus en plus séduit, accepta de lui enseigner deux ou trois de ses tours les plus poétiques. La jeune fille apprit ainsi à danser sur l'eau sans se mouiller et à faire jaillir une rivière à sa volonté.

Mais Viviane voulait garder Merlin toujours à ses côtés. Elle réussit à lui faire avouer presque tous ses secrets, et un jour où il s'était endormi, la tête posée sur ses genoux, elle fit à l'aide d'un voile, un cercle magique autour de son ami qui devint ainsi son prisonnier à jamais. Bien sûr Merlin avait tout deviné, mais par amour il avait laissé faire. Il était définitivement retourné dans l'Autre monde, celui des fées et des magiciens, sans trop de chagrin car il aimait Viviane plus que sa liberté

Fée dont l'apparition se perd dans la nuit des traditions armoricaines, c'est elle qui enleva Lancelot du Lac, célèbre chevalier de la table ronde, dont elle fit l'éducation.

 

 

 

 

La fée Morgane

 

La fée Morgane est un personnage du cycle arthurien, dans lequel elle est la demi-sœur — occasionnellement la sœur — magicienne du roi Arthur. Elle y est généralement présentée comme une adversaire du roi, de sa femme Guenièvre et des chevaliers de la Table ronde.

 Chez Geoffroy de Monmouth, c’est la principale des neuf enchanteresses qui accueillent Arthur à Avalon après la bataille de Camlann ; chez Chrétien de Troyes, elle est présentée comme une sœur d’Arthur magicienne et guérisseuse coopérant avec son frère. C’est à partir du Lancelot-Graal que son personnage se précise : elle devient l’adversaire d’Arthur, fille d’Ygraine et de Gorlois, sœur d’Elaine et de Morgause, demi-sœur — par sa mère — d’Arthur et femme — souvent infidèle — du roi Urien de Gorre avec qui elle ne s’entend pas et dont elle a un fils, Yvain. Merlin est son maître de magie.

 Dans les adaptations modernes de la légende arthurienne, elle remplace quelquefois Morgause, beaucoup moins connue qu’elle, comme mère de Mordred, fils incestueux d’Arthur. Elle y est présentée comme une séductrice maléfique, mais aussi parfois comme un personnage positif incarnant un pouvoir féminin désapprouvé par la société médiévale.

Le personnage de Morgane pourrait avoir une de ses sources dans la déesse Modron, inspirée de la Dea Matrona gauloise, telle qu'elle apparait dans la littérature galloise médiévale. Fille d’Avallach ou du roi d’Avallach (Avalon ?), dans les Triades galloises elle est, comme dans le cycle arthurien, liée au roi Urien. Elle en a deux fils, Owain et Morvydd - Le nom de Morgain est issu de celtique *mori-gena qui signifie « née de la mer ». On peut aussi le rapprocher de celui de la déesse irlandaise Morrigan.

 Morgane apparait pour la première fois dans la Vie de Merlin (1150) de Geoffroy de Monmouth comme une magicienne savante occupant une position importante à Avalon où elle accueille Arthur mortellement blessé..

 Dans les premiers textes où apparaît la fée Morgane, tout comme chez Geoffroy de Monmouth son rôle est positif : chez Chrétien de Troyes (Erec et Enide, Yvain ou le Chevalier au lion), elle guérit son frère ainsi qu'Yvain et Lancelot ; chez le chat noir (le Roman de Brut), elle emmène Arthur sur l'île d'Avalon pour le soigner de ses blessures. Thomas Malory reprendra cet épisode dans Le Morte d'Arthur.

 Ce n'est qu'à partir du XIIIe siècle que la légende fait d’elle une méchante fée, haineuse envers Arthur et Guenièvre, hostile et séductrice vis-à-vis de Lancelot, en contrepoint de la Dame du Lac-

 À partir du Lancelot-Graal, elle apparait comme la fille d' Ygraine et de Gorlois, duc de Cornouailles, sœur d'Elaine et de Morgause et demi-sœur d'Arthur. Envoyée dans un couvent lorsqu’Uther Pendragon tue son père et épouse sa mère, elle y entame l’étude de la magie, qu’elle poursuivra plus tard avec Merlin. Uther lui fait épouser Urien qu’elle n’aime pas. Différents récits du cycle lui donneront plusieurs amants et la font bannir de la cour par Guenièvre pour cette raison. Néanmoins, cette dernière n’étant pas elle-même un modèle de fidélité, on voit dans certains contes Morgane chercher à se venger en la prenant en défaut, par exemple en portant à la cour une coupe magique qui révèle l’infidélité (Tristan en prose). Son hostilité s’étend à d’autres membres de l’entourage du roi, en particulier Lancelot. Dans Sire Gauvain et le chevalier vert Morgane est la complice de la belle dame de Haut-Désert, toutes deux recherchant la mort de Gauvain par des actes fourbes et traîtres.Dans Le Morte d'Arthur elle s’empare d’Excalibur et pousse son amant Accolon à tuer Arthur, mais le plan échoue. Dans certains récits, elle s’empare du fourreau - dans lequel réside, selon certains, le pouvoir protecteur de l’épée - et le jette dans un lac.

 

 

 

Ban de Bénoïc

 

Le roi Ban de Bénoïc est un personnage du cycle arthurien. Il est l’époux de la reine Élaine. Le royaume de Bénoïc, dont la capitale est Trèbe, est situé aux marches de la Bretagne armoricaine et de la Gaule. Il est dans la légende le père de Lancelot du Lac et d’Hector des Mares, le grand-père de Galaad et le frère du roi Bohort de Gaunes.

 

Son château est situé au milieu d’un marais réputé imprenable, mais le seigneur voisin, le roi Claudas de la Terre Déserte, réussit à l’incendier. Ban de Bénoïc, accablé par le désastre, meurt de chagrin, laissant sa femme et son enfant Lancelot, au bord du lac. Prise de pitié devant l’égarement de la reine éplorée, la fée Viviane, se saisit de l’enfant et plongea dans le lac, le mettant en sécurité dans son mythique palais de cristal.

 

La guerre entre le roi Ban et Claudas symbolise la lutte des Bretons contre les Francs

Commentaires (3)

1. 22/02/2011

2. cassandra 05/03/2011

Nul je n'ai cpas trouver ce que je chercher ! (Geraint, Enide ... ) En gros je voulais Tous les couples célèbres au temps médiéval !

3. bidule 21/02/2012

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