La sédition Nika (victoire en grec), « Sois vainqueur », qui signifie en fait « remportons la Victoire », à cause de son cri de ralliement est un soulèvement populaire à Constantinople qui fit vaciller le trône de l'empereur Justinien Ier en 532. Bien que nous disposions des témoignages capitaux de Jean Malalas, de Procope, du Chronicon Pascale et de Théophane, de nombreuses obscurités subsistent quant au déroulement de cet événement majeur qui faillit bien coûter son trône à Justinien.
Le 11 janvier 532 une série de courses de chars a lieu dans l'hippodrome de Constantinople en présence de l'empereur, de son épouse Théodora et de la cour. Le contexte politique est explosif car, depuis plusieurs années, Justinien Ier et surtout l'impératrice ne cessent de favoriser la faction des Bleus au détriment des Verts. Or, à Byzance, ces factions ne se contentent pas d'être des « sociétés de courses », mais sont aussi de véritables structures politiques, qui influent sur les affaires publiques, et même militaires avec l'encadrement de la population dans des milices armées. Le soutien de Théodora encourage les Bleus (riches marchands et leurs fournisseurs, armateurs et leurs équipages, patrons d'artisans, joailliers...) à exploiter à l'excès leurs rivaux Verts (petits artisans et boutiquiers, débardeurs, blanchisseurs, artisans et vendeurs des rues, maraîchers, pêcheurs...), brutalisés par des nervis contre lesquels ils s'organisent en milices qui ripostent aussi avec violence. Un véritable climat de guerre civile s'installe dans la capitale de l'empire.
Les Verts profitent des courses de chars pour insulter l'empereur et son épouse, et surtout le préfet Jean de Cappadoce, puis quittent en masse les gradins et se répandent dans la ville. Pour éviter que l'émeute ne dégénère, Justinien fait exécuter des meneurs Verts, mais aussi par erreur un important membre de la faction des Bleus. Fatale erreur car, Bleus et Verts, dans un retournement complet de situation, s'allient contre Justinien dans l'Hippodrome et exigent, le 13 janvier, des mesures d'amnistie. Devant le refus de l'empereur, les insurgés se ruent sur le quartier impérial et les quartiers adjacents au cri de Nika (« Victoire »), pillant les entrepôts impériaux et préfectoraux, incendiant les casernes et massacrent les soldats et les fonctionnaires impériaux.
Le 14 janvier Justinien cède, mais trop tard. L'émeute est devenue une véritable insurrection. Le quinze, la basilique Sainte-Sophie, le Sénat, le Palais impérial brûlent et durant trois jours l'incendie fait rage. Le dix-huit, la ville est en grande partie en flammes. Réunies dans l'Hippodrome les deux factions désignent un nouvel empereur : Hypatios, un neveu de l'ancien empereur Anastase Ier, réputé favorable aux Verts. Justinien, dont le courage ne semble pas à la hauteur de ses qualités intellectuelles, songe à s'enfuir par la mer. C'est l'énergie et le courage de Théodora, qui refuse la fuite et préfère « mourir dans la pourpre » qui, semble-t-il, permettent de retourner la situation.
L'eunuque Narsès, dont la carrière politique est lancée réellement à ce moment, détache les chefs des Bleus, en les achetant, de la révolution en cours. Avec leur aide, le général Bélisaire, prestigieux chef de l'armée d'Orient, qui rentre à peine d'une campagne victorieuse contre les Perses, encercle l'Hippodrome avec des contingents de Germains et y massacre, selon les sources, entre 30 000 et 80 000 rebelles. Le 19 janvier, Hypatios est exécuté. Le pouvoir des factions est dompté jusqu'à la fin du règne de Justinien.
La Révolte d'An Lushan, aussi appelée Révolte d'Ān Shǐ eut lieu en Chine pendant la dynastie des Tang, du 16 décembre 755 au 17 février 763.
Ce fut une des plus grandes guerres civiles de l'histoire.
An Lushan était un général de l'armée Tang d'origine turque. Il avait été nommé par l'empereur Xuanzong (suivant en cela la suggestion de sa favorite Yang Guifei et avec l'accord de Li Linfu) pour commander trois garnisons du nord (Pinglu, Fanyan et Hedong). Il était apprécié par l'empereur et par Yang Guifui, mais entra en conflit avec un cousin de celle-ci, le chancelier Yang Guozhong-
En 755, An Lushan se révolta sous le prétexte de mettre Yang Guozhong à la raison. Son armée partit de Fanyang (près de Pékin, dans l'actuelle province du Hebei). En chemin, An Lushan traita tous les fonctionnaires Tang qui se rendaient avec respect. En conséquence, des fonctionnaires Tang toujours plus nombreux se joignirent à ses rangs.
An Lushan prit Luoyang dès l'année 755. Mais il se heurta ensuite pendant deux ans aux armées restées fidèles aux Tang dans la province actuelle du Henan.
An Lushan menaça ensuite la capitale, Chang'an (Xi'an). L'empereur Xuannzong s'enfuit alors dans le Sichuan. Menacé de révolte par sa propre garde du corps, l'empereur Xuanzong n'eut alors plus d'autre recours que d'ordonner à Yang Guozhong (dont la haine avec An Lushan avait provoquer la révolte) de se suicider. Il fit également étrangler sa favorite, la belle Yáng Guìfēi.
An Lushan se proclama empereur. Mais, malade, son caractère se détériora, engendrant la crainte autour de lui. Il fut alors tué par son fils An Qingxu, qui craignait pour sa propre vie.
Le nombre de morts de cette guerre civile est estimée à 30 000 000 morts, surpassant peut-être ainsi la Révolte des Taiping.
La rébellion des Zanj est une révolte d’esclaves noirs contre le pouvoir des Abbassides entre 869 et 883 dans le sud de l'Irak, dans la région de Bassorah.
Beaucoup de propriétaires de la région avaient acheté des centaines d'esclaves noirs originaires de l’Est de l‘Afrique, le Zanj, pour travailler à l'irrigation de leurs terres, en espérant que leur ignorance de la langue arabe les rendraient particulièrement dociles.
En septembre 869, le Zaidite Ali ibn Muhammad prétendant descendre de Ali, le quatrième calife, et de Fatima, la fille de Mahomet, réussit à convaincre plusieurs centaines d’esclaves de se soulever contre le gouvernement central, basé à Samarra, en soulignant leur condition injuste et en leur promettant la liberté et la fortune. Le discours de Ali ibn Muhammad était renforcé par son adhésion à la secte des kharidijiques. Les conditions de vie abominables des esclaves les décidèrent à prendre parti pour la révolte, que d'autres suivirent au nom d'un islam plus pur.
Le soulèvement prit rapidement de l'ampleur, les Bédouins et des mercenaires se joignant à la révolte, et les rebelles remportèrent des batailles contre les forces du calife. Ils bâtirent également une ville, al-Mukhtarah, et prirent plusieurs autres villes importantes, notamment al-Ubullah, port sur le Golfe Persique. Le nouveau calife Al-Mu'tamid confia à son frère, Al-Muwaffaq , une nouvelle armée qui fut défaite en avril 872.
Entre 872 et 879, alors que Al-Muwaffaq combattait l’expansion de la dynastie au pouvoir en Iran, les rebelles prirent d’autres villes et s’établirent dans le Khouzestan. Une seconde offensive organisée en 879 aboutit à la reprise des villes conquises et en 883, grâce au renfort de troupes égyptiennes, al-Muwaffaq écrasa cette révolte et retourna à Bagdad avec la tête d’Ali.
Par la suite, les esclaves noirs furent souvent remplacés par des esclaves slaves grâce au commerce des Radhanites.
La Révolte de la Harelle est une révolte populaire survenue en Normandie, à Rouen, au XIVe siècle. C'est l'une des nombreuses révoltes, qui éclatent dans tout le royaume de France au cours de l'année 1382, comme celle des « Maillotins » à Paris ou celle des « Tuchins » en Languedoc, et voient le peuple se soulever pour protester (entre autres) contre l'oppression fiscale. Les collecteurs de taxes et les usuriers sont les principales victimes du soulèvement populaire.
Causes et déclenchement
La révolte de la Harelle (du nom de « Haro! », cri poussé par les émeutiers pour attirer l'attention sur eux) éclate à Rouen le dimanche 24 février 1382, lorsque le peuple de Rouen apprend le rétablissement des contributions indirectes (dites aides) sur les marchandises, en particulier sur le sel et le vin, décidé par une ordonnance royale sur la perception des aides du 15 janvier 1382 et applicable au 1er mars suivant. La Normandie donne le signal de la révolte sans attendre la date de la perception des nouvelles aides.
Cité commerçante attachée à ses privilèges obtenus par la Charte aux Normands, accordée par Louis X en 1315, Rouen trouve ces « nouveaux » impôts injustifiés. Au matin du 24 février, environ deux cents ouvriers « mécaniques », du textile surtout, se rassemblent autour de l'Hôtel de ville, où ils actionnent une des cloches du beffroi pour donner l'alarme, puis s'assemblent au Vieux Marché. Au début, tout commence comme un carnaval. Les ouvriers des draperies se choisissent un « roi », en la personne de Jean le Gras, un marchand drapier, qui préside bien malgré lui cette mascarade. Il est promené sur un char à travers toute la ville, accordant ici et là l'abolition des impôts.
Débordements
Mais les festivités tournent rapidement à l'émeute. Les prisons sont ouvertes et, pendant trois jours, on pille. Les émeutiers enfoncent les portes des hôtels bourgeois, cassent meubles et fenêtres et pillent les demeures des notables, des officiers du roi et des riches bourgeois. La demeure de l'ancien maire est mise à sac. Les émeutiers s'en prennent ensuite au chapitre de la cathédrale, aux moines de Saint-Ouen et enfin aux Juifs. Ils démolissent également les fourches patibulaires, c'est-à-dire le gibet où les moines de Saint-Ouen, qui possédaient le droit de haute justice dans la ville, faisaient pendre les condamnés.
Pris de panique, les notables tentent d'organiser des milices armées. Les moins téméraires trouvent un refuge précaire dans les couvents de la ville, encore épargnés par la vindicte populaire. Au soir de ces journées d'émeutes, l'agitation, qui était d'abord une protestation antifiscale, prend un tour social, se muant en une véritable « chasse aux riches » et mettant en cause certains titres féodaux qu'on lacère à Saint-Ouen. Le nom de « harelle » qui lui est resté se rapproche, en effet, de la « clameur de haro », forme de protestation judiciaire prévue par la coutume normande.
La bourgeoisie rouennaise, qui avait tout à perdre du rétablissement des impôts comme de la hargne des émeutiers, tente d'obtenir le respect par l'autorité royale de la charte de Louis X, promptement exhumée du trésor de la cathédrale, en demandant au procureur du roi de la jurer solennellement et publiquement. La concorde semble restaurée entre les représentants du roi et les notables de la ville.
Mais les Rouennais, redoutant la colère royale après trois jours d'agitation, envoient des députations auprès du roi pour solliciter son pardon et la confirmation de la charte. Comble de malchance pour les représentants des Rouennais, Paris est alors en proie à la révolte des Maillotins, qui a éclaté le 1er mars. Il leur est répondu que le roi viendrait à Rouen, un peu plus tard ; alors, il « saurait qui avait mangé le lard ! ».
Suites
La révolte de la Harelle est durement réprimée par le roi Charles VI, qui fait une entrée triomphale dans la cité normande le 29 mars. La semaine précédente, il avait fait arrêter les meneurs de l'émeute et décapiter six d'entre eux. Les Rouennais s'aperçoivent vite que Charles VI ne vient pas faire une visite de courtoisie mais réaffirmer l'autorité royale bafouée. Le roi supprime la commune de Rouen, anciennement régie par un patriciat marchand, pour mettre en place une nouvelle municipalité sous l'autorité du bailli royal. Il fait également démolir une ancienne tour sur les fondements de laquelle Jehan de Bayeux construit, de 1389 à 1398, le beffroi du Gros Horloge. Les cloches du beffroi, qui avaient sonné le tocsin, sont descendues, les impôts augmentés et la ville doit payer une lourde amende, provoquant la fuite de nombreux habitants qui ne peuvent plus payer, ce qui alourdit d'autant le poids de la fiscalité pour les autres. Enfin, les privilèges des Rouennais sur la Basse Seine sont supprimés, laissant le champ libre aux Parisiens.
Le jour de Pâques, le roi accorde son pardon à une population consternée devant tant de sévérité.
À peine cinq mois plus tard, le 1er août 1382, de nouveaux incidents se produisent à la halle aux draps alors que les collecteurs d'impôts installent leurs comptoirs. Mais cette fois-ci, les notables de la ville, qui connaissent trop bien le coût de la première Harelle, coupent court à l'émeute.
Sources
* Léon Mirot, Les insurrections urbaines au début du règne de Charles VI (1380-1383) : leurs causes, leurs conséquences, Paris, Fontemoing, 1905 ; Slatkine-Megariotis Reprints, 1974
* Michel Mollat, Philippe Wolf, Ongles bleus, Jacques et Ciompi - Les révolutions populaires en Europe aux XIVe et XVe siècles, Paris, Calmann-Lévy, 1970 (Réédition dans la collection Champs, Flammarion, 1993).
La révolte des chaperons blancs ou révolte des tisserands gantois éclate le 5 septembre 1379 à Gand contre le comte de Flandre.
Elle atteint Bruges et Ypres puis se répand à toute la Flandre.
Une paix est signé avec le comte fin novembre 1379 mais le conflit reprend en février 1380.
Philippe van Artevelde prend la tête de la révolte en 1382.
Charles VI écrase la révolte le 27 novembre 1382 à la bataille de Roosebeke.
Philippe van Artevelde est pendu sans procès au lendemain de la victoire.
L'épopée des Chaperons blancs
Voici'histoire de ces chaperons blancs parue dans la Revue de Bruxelles
« Il était aisé de prévoir que toute réconciliation était désormais impossible entre le prince et le chef de la révolte. Le nombre des Chaperons-Blancs grossissait à mesure que le Comte retardait ses moyens de répression. À Gand les gildes guerrières adoptèrent le chaperon blanc comme un signe distinctif, et ces cohortes turbulentes se livrèrent à tous les excès qui marquaient les continuelles guerres civiles du moyen-âge. Sous le règne de Louis de Male ils devinrent aussi nombreux que redoutables, et eurent pour chefs Jean Hyoens, ancien doyen des bateliers gantois, puis Jean Bruneel, Pierre van den Bossche, Rase van Herseele, Jean de Launay, Pierre Dewinter. En 1379 ils pillèrent et incendièrent le beau château comtal de Wondelghem, ainsi que d'autres manoirs féodaux, et ils s'emparèrent même de la ville de Gand, après avoir défait et tué le haut-bailli Wouter van Outrive, qui avait voulu les soumettre ou les anéantir. Lors de leurs révoltes, on voyait les chaperons blancs surgir de toutes parts, et souvent au nombre de plusieurs milliers, gens des divers corps de métiers de Gand. En 1379 dix mille chaperons blancs se portèrent à Bruges et à Damme ; la même année douze mille firent une excursion à Courtrai, et en 1380 cinq mille hommes de cette piétaille plébéenne s'emparèrent d'Audenarde. Partout la dévastation, le pillage et le meurtre marquaient leur fatal passage. Malgré les tentatives faites pour les dissoudre, les chaperons blancs existèrent jusqu'à la fin du XVe siècle. Ils furent abolis définitivement par le traité de paix de Cadsand, conclu à l'Écluse entre les Gantois et l'empereur Maximilien, le 29 juillet 1492. Les chaperons blancs sont complétement armés de mailles, et le chef porte de plus des brassards, cuissards et jambars en fer battu. Ils ont la surcotte de drap blanc, comme le chaperon, et sur la poitrine, le dos et les épaules la tête du lion de Flandre : de sable et lampassée de gueules. Leurs goedendags sont terminés par une boule de fer garnie de pointes d'acier et surmontée d'un fer de lance triangulaire. Arme terrible, en même temps masse-d'armes et hallebarde, sa pointe acérée allait blesser à mort l'ennemi dont un coup de massue avait brisé l'armure. Dans le combat les goedendags se plaçaient au front de bataille, les épées, les haches et les coutelas au deuxième rang, les gens de traits, archers et arbalétriers, à l'arrière. »
Les Ciompi composaient la classe sociale la plus pauvre des travailleurs de l'industrie textile dans la Florence de la Renaissance. Ces miséreux, qui n’avaient pas de guilde pour les représenter, nourrirent du ressentiment à l’égard du pouvoir en place dont la puissance reposait sur leur travail, l’Art de la laine (l’établissement de la manufacture textile étant le secteur économique de la prospérité de Florence).
En 1378, ils lancèrent la révolte des Ciompi, une brève insurrection de la classe populaire laissée pour compte, le popolo minuto, ce qui resta un souvenir traumatisant pour les membres des guildes les plus puissantes (et grâce auquel on peut expliquer le soutien apporté aux Médicis longtemps plus tard, représentants la stabilisation de l’ordre florentin).
La révolte porta brièvement au pouvoir un niveau de démocratie sans précédent européen dans la Florence du xive siècle.
Ce sont des tensions entre grassi qui déclenchèrent le soulèvement. Des membres des classes populaires, appelées à prendre part au mouvement de la fin du mois de juin de 1378, prirent plus d’importance à partir de juillet.
Ils présentèrent une série de pétitions au corps gouvernant, la Signoria, réclamant une politique fiscale plus équitable et le précieux droit de constitution des guildes pour ces groupes qui n’en avaient pas encore. C’est ainsi que le 22 juillet, la couche la plus défavorisée s’imposa au gouvernement, en plaçant le cardeur de laine Michele di Lando, en tant que Gonfalonier de Justice, et exhibant leur bannière (symbole d’existence politique) au Palazzo della Signoria. Les révolutionnaires de la République florentine furent soutenus par les membres radicaux des arti minori, les guildes traditionnellement sans pouvoir. Ils étendirent les privilèges de la guilde aux Ciompi, et pour la première fois, un gouvernement européen représenta toutes les classes de la société, bien que brièvement. Mais en quelques semaines, les Ciompi furent désillusionnés, lorsque le nouveau gouvernement échoua dans l’exécution de toutes leurs demandes utopiques. Les conflits d’intérêts entre guildes mineures et les Ciompi devinrent évidents.
Ils furent renversés par les plus conservateurs de la société florentine, quand les grandes et petites guildes s’unirent pour rétablir l’ordre antérieur, dans une contre-révolution au sein de laquelle le chevalier Salverstro de Medici joua un rôle essentiel de répression.
Le 31 août, un grand groupe de Ciompi s’étant réuni sur la Piazza della Signoria fut facilement dispersé par les guildes majeures et mineures qui s’étaient unies pour l’occasion. En réaction à cet épisode révolutionnaire, la toute nouvelle guilde des Ciompi fut abolie et pendant 4 ans, la domination des guildes les plus puissantes fut rétablie. L’Histoire de Florence de Machiavel représente la révolte avec une série de débats imaginés et des discours rapportant les positions des protagonistes, selon le point de vue de ce champion de la stabilité de l’État. Ces événements furent vus par l’Église et les classes dominantes comme un phénomène de retour à l’ordre naturel de Dieu.
Après l'annulation de leur participation en 1382, la guilde des Ciompi s'allie alors aux Albizzi qui dominèrent la vie politique florentine jusque 1434, date du retour de Cosme l'ancien et des Médicis, qui entraîne le départ des Albizzi et de leurs alliés, la famille Peruzzi, les Barbadori et les Strozzi.
Après la Grande Peste, au cours de la seconde moitié du xive siècle, des événements similaires chamboulèrent grandement l’Europe politique : les classes les plus opprimées luttèrent pour des conditions plus justes.
En milieu rural, les vallées françaises du Haut-Dauphiné et du Piémont italien obtiennent la signature de la charte du Grand Escarton, qui leur donnent des droits et réduit le poids des prélèvements fiscaux pour les paysans.
1. 16/02/2012
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