Evénements climatiques

 

 

 

 

 

Les Vikings tirèrent avantage des mers libres de glaces pour coloniser le Groenland et d’autres terres écartées du grand nord. L’optimum climatique médiéval fut suivi par le petit âge glaciaire, une ère de refroidissement qui dura jusqu’au XIXe siècle. Dans la baie de Chesapeake (États-Unis), des chercheurs ont démontré d’importantes variations de températures au cours de l’optimum climatique (autour de 800 à 1300) et le petit âge glaciaire (environ 1400–1850), peut-être en relation avec des changements dans la force de la circulation thermohaline nord-atlantique. Des sédiments dans le marais du Piermont de la basse vallée de l'Hudson (État de New York, États-Unis) attestent une période médiévale chaude et sèche entre 800 et 1300.

 

Des sécheresses prolongées ont affecté plusieurs régions de l’ouest des États-Unis et particulièrement la Californie orientale et l’ouest du Grand Bassin. L’Alaska doit subir à trois reprises des vagues de chaleur similaires : entre l’an 1 de l’ère chrétienne et 300, entre 850 et 1200, et après 1800. L'été trop sec en 1936 en France est défavorable pour la culture des céréales qui subissent l'échaudage.

 

Une datation au carbone 14 d’un échantillon de sédiments prélevé dans la mer des Sargasses atteste que la température de surface de la mer était approximativement 1℃ plus bas qu’aujourd’hui il y a quelque 400 ans (le petit âge glaciaire) et 1700 ans, et approximativement 1℃ plus chaud qu’aujourd’hui il y a 1000 ans (l’optimum climatique médiéval).

 

Durant l’optimum climatique, la culture de la vigne s’étend dans le nord de l’Europe jusqu’à la Grande-Bretagne méridionale,[où on la trouve encore aujourd’hui.

 

Autres régions

 Le climat en Afrique équatoriale orientale a alterné entre un climat plus sec qu’aujourd’hui et relativement humide. Le climat le plus sec se retrouve pendant l’optimum climatique médiéval, aux alentours de 1000 à 1270.

 

Une carotte de glace extraite à l’est du bassin de Bransfield, dans la péninsule Antarctique, met clairement en évidence des événements du petit âge glaciaire et de l’optimum climatique médiéval. La carotte permet de distinguer nettement une période froide autour de 1000–1100 ap. J.-C., illustrant justement le fait que l’optimum climatique est une notion mouvante, et que pendant cette période « chaude » il a pu y avoir, localement, à la fois des périodes de chaud et de froid.

 

L’étude des coraux dans l’Océan Pacifique laissent à penser que des conditions fraîches et sèches pourraient avoir persisté au début du deuxième millénaire, ce qui est cohérent avec des manifestations environnementales telles que peut en produire la Niña. Malgré la grande rareté des données concernant l’Australie (aussi bien quant à l’optimum climatique que concernant le petit âge glaciaire), les preuves que constituent les strates de graviers modelées par les vagues plaident pour un lac Eyre en eau de façon permanente[19] au cours des IXe et Xe siècles, ce qui est cohérent avec une configuration type La Niña, bien que ce soit en soi insuffisant pour démontrer comment le niveau du lac a pu varier d’une année à l’autre ou ce que les conditions climatiques ailleurs en Australie ont pu être.

 

Adhikari et Kumon (2001), en prélevant des sédiments du lac Nakatsuna dans le centre du Japon, ont constaté là l’existence de l’optimum climatique comme du petit âge glaciaire l’ayant suivi.

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