La dynastie des song

 

La dynastie Song est une dynastie qui a régné en Chine entre 960 et 1279. Elle a succédé à la Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes et a été suivie par la dynastie Yuan. Il s'agit du premier gouvernement au monde à émettre des billets de banque et le premier gouvernement chinois à se doter d'une marine militaire permanente. Cette dynastie a également vu le premier usage connu de poudre à canon, ainsi que la première désignation du vrai Nord à l'aide d'une boussole.

 

L'histoire de la dynastie Song se divise en deux périodes distinctes : les Song du Nord et les Song du Sud. Durant la période des Song du Nord ( 960-1127), la capitale est la ville septentrionale de Bianjing (actuelle Kaifeng) et l'empire s'étend sur la plupart de la Chine historique. La période des Song du Sud (1127-1279) est la période durant laquelle les Song perdent le Nord de la Chine au détriment de la dynastie Jin. À cette époque, la cour impériale se réfugie au sud du fleuve Yangzi Jiang et la nouvelle capitale est établie à Lin'an (actuelle Hangzhou). Bien que la dynastie ait perdu le contrôle du berceau traditionnel de la civilisation chinoise au bord du fleuve Jaune, son économie ne s'effondre pas pour autant, le Sud de la Chine comportant 60 % de la population de la Chine et une majorité des terres les plus fertiles de la région. La dynastie Song du Sud a considérablement développé et professionnalisé sa force navale pour défendre ses eaux et ses frontières et pour mener des expéditions maritimes vers l'étranger.

Pour repousser les Jin et plus tard les Mongols, les Song ont développé des technologies militaires révolutionnaires, notamment l'usage de la poudre à canon. En 1234, la dynastie Jin est défaite par les Mongols qui prennent la main sur le Nord de la Chine. Möngke, quatrième grand Khan de l'Empire mongol, meurt en 1259 lors du siège de la ville de Chongqing. Son plus jeune frère Kublai Khan est proclamé nouveau Grand Khan, nomination partiellement soutenue par les Mongols de l'Ouest. En 1271, Kublai Khan est proclamé empereur de Chine. Après deux décennies de guerres sporadiques, ses armées vainquent définitivement la dynastie Song en 1279. La Chine est de nouveau unifiée sous la dynastie Yuan (1271-1368)-

La population chinoise double au cours des xe et xie siècles. Cette croissance est due à l'expansion de la culture du riz en Chine centrale et méridionale, à l'usage de riz précoce en Asie du Sud-Est et du Sud et à la production d'abondants surplus alimentaires. Le recensement des Song du Nord fait état d'une population d'environ 50 millions d'individus, soit bien plus qu'au cours des dynasties Han et Tang. Cette estimation est tirée des Vingt-Quatre Histoires, une compilation de livres historiques faisant référence dans le domaine. Cependant, on estime que la population des Song du Nord atteint les 100 millions de personnes. Cette spectaculaire croissance démographique a fomenté une révolution économique dans la Chine pré-moderne. L'expansion de la population est en partie due au retrait graduel du gouvernement central, qui régulait jusqu'alors profondément l'économie de marché. Un tel accroissement de population augmente également le rôle de la petite noblesse locale dans l'administration du peuple et des affaires locales. Les fonctionnaires nommés dans les xian et les provinces délèguent en effet la gestion et la supervision des affaires locales à la noblesse érudite.

La vie sociale durant la dynastie Song est prospère. Les élites participent au commerce d'arts précieux. La population aime à se rassembler au cours de fêtes publiques et dans des clubs privés. Les villes possèdent des quartiers dédiés aux divertissements. La diffusion de la littérature et des connaissances est améliorée par l'invention de l'impression par blocs de bois et par l'invention au cours du xie siècle des caractères mobiles d'imprimerie. La technologie pré-moderne, la science, la philosophie, les mathématiques et autres disciplines intellectuelles prospèrent. Des philosophes tels que Chen Yi et Zhu Xi revigorent le confucianisme avec de nouveaux commentaires, inspirés de certains idéaux bouddhistes, et mettent en valeur une nouvelle organisation des textes classiques qui fait ressortir le cœur de la doctrine néoconfucianiste. Bien que les examens impériaux aient existé pendant la dynastie Sui, ils acquièrent une plus grande importance sous la dynastie Song. Ainsi, l'élite gouvernementale évolue progressivement de l'aristocratie vers la bureaucratie.

 

Song du Nord, 960–1127

 

 L'empereur Song Taizu (r. 960–976).

 

L'empereur Song Taizu (r. 960-976) unifie la Chine par la conquête d'autres territoires, mettant ainsi fin à la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes. À Kaifeng, il établit un gouvernement central puissant. Il assure la stabilité administrative en développant les examens impériaux qui permettent de recruter les bureaucrates d'État pour leurs compétences et leur mérite plutôt que pour leurs positions aristocratiques ou militaires. Il développe des projets qui assurent l'efficacité des communications à travers l'empire. Parmi eux figure la création par des cartographes de cartes détaillées de chaque province et chaque ville, le tout réuni dans un important atlas géographique- Il développe également des innovations scientifiques et technologiques en soutenant des travaux tels que la construction d'une tour horloge astronomique conçue et fabriquée par Zhang Sixun.

La cour des Song maintient des relations diplomatiques avec la dynastie indienne Chola, les Fatimides égyptiens, les Sriwijaya indonésiens, les Qarakhanides turques et d'autres pays qui constituent également des partenaires commerciaux. Cependant, ce sont les États voisins les plus proches qui ont le plus grand impact sur sa politique intérieure et extérieure. Depuis son origine sous Taizu, la dynastie Song alterne relations guerrières et diplomatiques avec les Khitans de la dynastie Liao au Nord-Est et les Tangoutes de la dynastie des Xia occidentaux au Nord-Ouest. Elle utilise la force militaire dans une tentative d'étouffement de la dynastie Liao et de reconquête des Seize Préfectures, un territoire sous le contrôle khitan qui est traditionnellement considéré comme faisant partie de la Chine historique. Cependant, les forces chinoises sont repoussées par les armées Liao qui engagent alors une campagne agressive vers les territoires septentrionaux des Song jusqu'en 1005, date de signature du traité de Shanyuan qui met fin aux escarmouches près de la frontière. Les Song sont alors forcés de payer un tribut aux Khitans, même si celui-ci a une faible incidence sur leur économie puisque les Khitans sont largement dépendants de l'importation des marchandises produites par leur ennemi- Plus significatif, l'État Song reconnaît diplomatiquement l'État Liao. La dynastie Song arrive à remporter plusieurs victoires militaires sur les Tangoutes au début du xie siècle, point culminant d'une campagne menée par le scientifique, général et homme politique Shen Kuo (1031-1095). Malheureusement, cette campagne connaît un ultime échec à cause d'un officier rival de Shen qui désobéit aux ordres directs. Les territoires gagnés aux Xia occidentaux sont par conséquent reperdus. Un conflit majeur oppose également les Song à la dynastie Lý du Vietnam entre 1075 et 1077, suite à une dispute à la frontière et à la rupture des relations commerciales de la part des Song vers le royaume de Đại Việt- Après les dommages infligés par les troupes de Lý au cours d'un raid militaire au Guangxi, le commandant Guo Kui (1022-1088) réussit à pénétrer dans le royaume ennemi jusqu'à Thăng Long (actuelle Hanoi). Cependant, les lourdes pertes dans les deux camps poussent le commandant de Lý, Thường Kiệt (1019–1105), à proposer la paix, permettant l'arrêt mutuel de l'effort de guerre. Les territoires ennemis capturés pendant ce conflit sont échangés en 1082, tout comme les prisonniers de guerre.

Oreiller, grès à engobe blanc et brun noir, décor incisé. Dynastie des Song du Nord, xiie siècle. Musée Guimet, Paris.

 

Durant le xie siècle, les rivalités politiques divisent petit à petit les membres de la cour impériale à cause des différentes approches, opinions et politiques des ministres pour manier la société complexe et l'économie florissante des Song. Le Premier ministre idéaliste Fan Zhongyan (989-1052) est le premier à essuyer une réaction politique violente lorsqu'il tente de réformer le système de recrutement des fonctionnaires, d'augmenter le salaire des fonctionnaires de bas niveau et d'établir des programmes de partenariat pour permettre à un plus grand nombre de personnes d'être bien éduqués et d'accéder aux examens impériaux. Après que Fan fut contraint de se retirer, Wang Anshi (1021-1086) devient Premier ministre de la cour impériale. Avec le soutien de l'empereur Song Shenzong (1067-1085), il critique sévèrement le système d'éducation et la bureaucratie étatique. Cherchant à résoudre ce qu'il considère comme de la corruption et de la négligence, le Premier ministre met en application une série de réformes appelées « Nouvelle Politique ». Elles incorporent une révision de la taxe foncière, l'établissement de plusieurs monopoles d'État, le soutien des milices locales et la création de standards plus élevés pour les examens impériaux afin de les rendre plus accessibles aux personnes qualifiées. Ces réformes créent des factions politiques au sein de la cour. Les partisans réformateurs de Wang Anshi sont ainsi opposés aux ministres conservateurs menés par l'historien et Premier ministre Sima Guang (1019-1086). Lorsque l'une des factions surpasse l'autre, les membres rivaux sont démis de leurs fonctions et exilés du gouvernement dans des régions parmi les plus reculées de l'empire. Une des victimes les plus célèbres de cette rivalité politique est le poète et politique Su Shi (1037-1101), qui est emprisonné et finalement exilé pour avoir critiqué les réformes de Wang.

 

 

 

 

Statue en bois polychrome de Guan Yin datant de la dynastie Liao, province de Shanxi, Chine (907–1125).

 

Alors que la cour Song reste politiquement divisée et focalisée sur ses affaires internes, de nouveaux évènements alarmants dans l'État septentrional de Liao attirent finalement son attention. Les Jurchen, une tribu sujette de l'empire Liao, se rebellent contre ce dernier et forment leur propre État, la dynastie Jin (1115-1234)24. Le fonctionnaire Tong Guan (1054-1126) conseille alors à l'empereur Song Huizong (1100-1125) de former une alliance avec les Jurchen et leur campagne militaire conjointe conquiert avec succès les territoires de la dynastie Liao en 1125. Cependant, les Jurchen relèvent la piètre efficacité et la faiblesse de l'armée des Song. Ils brisent immédiatement l'alliance et lancent deux invasions en 1125 et en 1127. Au cours de la seconde, la capitale Kaifeng est capturée, ainsi que l'empereur retiré Huizong, son successeur Song Qinzong et la majeure partie de la cour impériale. L'invasion a lieu au cours de l'année de Jingkang  et est connue sous le nom d'Humiliation de Jingkang . Les forces Song restantes se regroupent alors sous les ordres de l'empereur autoproclamé Song Gaozong (1127-1162) et se retirent au sud du fleuve Yangzi Jiang pour établir la nouvelle capitale de la dynastie Song à Lin'an (actuelle Hangzhou). La conquête par les Jurchen du Nord de la Chine et le transfert de capitale de Kaifeng vers Lin'an constitue la date de division entre la dynastie des Song du Nord et celle des Song du Sud.

 

Song du Sud, 1127–1279

 

Song du Sud en 1142.

 

Malgré leur défaite et leur repli au sud de la rivière Huai, les Song du Sud parviennent à soutenir leur économie et à se défendre contre les assauts de la dynastie Jin, grâce à des officiers militaires expérimentés tels que Yue Fei ou Han Shizhong. Le gouvernement engage la construction massive de navires et des projets de développement des ports, avec la construction de phares et d'entrepôts portuaires. Cette stratégie permet de développer le commerce maritime vers l'étranger et les importants ports internationaux, tels que Quanzhou, Guangzhou ou Xiamen, deviennent des moteurs importants du développement du commerce en Chine. Afin de protéger les multiples convois commerciaux sur les différentes routes maritimes sur les mers de Chine orientale, Jaune et d'Asie du Sud-Est, sur l'océan Indien et sur la mer Rouge, il est également indispensable de composer une flotte navale militaire performante- La dynastie Song instaure donc la première marine militaire permanente en 1132, dont le quartier général est basé à Dinghai. Avec elle, les Song peuvent faire face aux forces navales des Jin sur le fleuve Yangzi Jiang en 1161 au cours des batailles de Tangdao et Caishi. Lors de ces affrontements, ils utilisent des bateaux à roues à aubes sur lesquels des trébuchets envoient des bombes remplies de poudre à canon. Les forces Song sont numériquement inférieures à celles des Jin ; elles sont en effet composées de 3 000 hommes et 120 navires de guerre et doivent faire face à 70 000 hommes et 600 navires. Cependant, les Song sortent victorieux des deux affrontements grâce à la puissance destructrice de la poudre à canon et à la célérité des bateaux à roues à aubes. La puissance marine chinoise ira grandissante après cet épisode. Un siècle après sa création, elle recense ainsi 52 000 marins. Pour contribuer à l'effort de guerre et financer la marine, le gouvernement est pourtant contraint de confisquer certaines terres appartenant à la noblesse locale. Ceci crée des dissensions et une perte de loyauté envers les dirigeants Song, mais ne ralentit pas les préparations de défense. Les problèmes financiers sont de plus accrus par l'obtention de passe-droits de la part de certaines grandes familles propriétaires de terres, qui utilisent leur réseau de connaissances au sein du gouvernement pour ne pas payer de taxes.

 

Statue assise de Bodhisattva, dynastie Jin (1115–1234).

 

Bien que la dynastie Song soit capable de contenir les Jin, une nouvelle menace importante arrive des steppes, déserts et plaines du Nord de la dynastie Jin. Les Mongols, menés par Gengis Khan (r. 1206-1227), envahissent pour la première fois les Jin en 1205 puis en 1209, menant d'importants raids aux frontières. En 1211, une importante armée mongole est constituée afin de lancer une ultime invasion. La dynastie Jin est contrainte de capituler. Lorsqu'elle déménage brusquement sa capitale de Pékin à Kaifeng, les Mongols y voient un signe de révolte et la force à payer un important tribut en tant que vassale. Sous le règne d'Ögedei Khan (r.1229–1241), les dynasties Jin et des Xia occidentaux sont vaincues par les forces mongoles. Ces derniers envahissent également la Corée, le califat abbasside au Moyen-Orient et une partie de la Russie. Un temps, les Mongols s'allient avec les Song, mais cette alliance est rompue lorsque ces derniers prennent possession des anciennes capitales impériales de Kaifeng, Luoyang et Chang'an, après la chute des Jin. Möngke Khan, le chef mongol, mène donc une campagne contre les Song en 1259, mais meurt le 11 août au cours du siège de Chongqing. Sa mort et la crise de succession qui s'ensuit conduisent Hulagu Khan à retirer la plupart des forces au Moyen-Orient, où elles luttent difficilement contre les Égyptiens. Bien que Hulagu soit allié avec Kublai Khan, ses forces sont monopolisées par la lutte contre la Horde d'Or et sont incapables de l'aider pour l'assaut contre les Song.

Kublai poursuit l'assaut contre les Song et occupe temporairement les rives méridionales du fleuve Yangzi Jiang. Il s'apprête à prendre Ezhou, mais l'approche imminente d'une guerre civile avec son frère Ariq Böke le contraint de se retirer au Nord avec la majorité de son armée. En l'absence du chef mongol, le Premier ministre Jia Sidao donne l'ordre aux forces Song de mener une attaque qui repousse les envahisseurs au nord du fleuve. Des escarmouches mineures ont lieu aux frontières jusqu'en 1265, lorsque Kublai remporte une importante bataille au Sichuan- Entre 1268 et 1273, il impose un blocus du fleuve Yangzi et assiège Xiangyang, le dernier obstacle sur la route de la conquête du bassin du Yangzi. Kublai déclare officiellement la création de la dynastie Yuan en 1271. En 1275, 130 000 soldats Song menés par Jia Sidao sont défaits par le nouveau général de Kublai, Bayan. En 1276, la plupart des territoires Song sont conquis par les forces Yuan. Cette même année, l'empereur Song Gong est destitué et prend le titre de duc de Ying. Il est ensuite exilé au Tibet où il poursuit une vie monastique. En 1279, au cours de la bataille de Yamen, sur le delta de la rivière des Perles, l'armée Yuan, menée par le général Zhang Hongfan, écrase définitivement la résistance Song. Le dernier dirigeant chinois, l'empereur Song Bing, âgé de 8 ans, est contraint au suicide, avec son Premier ministre Lu Xiufu et 800 membres du clan impérial. Sur les ordres de Kublai, le reste de la famille impériale est épargné.

 

Société et culture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La branche de jasmin blanc, peinture du début du xiie siècle. Les petites peintures représentant des scènes de natures réalistes sont très populaires au cours de la période des Song du Sud.

La dynastie Song est une ère de sophistication administrative et d'organisation complexe de la société. Certaines des plus grandes villes du monde sont fondées en Chine durant cette période (la population de Kaifeng ou Hangzhou dépasse le million d'habitants). Les gens profitent de divers clubs sociaux et divertissements dans les villes, et de nombreux temples et écoles prodiguent des services religieux et éducatifs. Le gouvernement supporte de nombreux programmes sociaux, dont la création de maisons de retraite, de cliniques publiques et de cimetières pour les personnes les plus pauvres. Il met également en place un système postal généralisé qui prend pour modèle celui instauré durant la dynastie Han. Le nouveau système postal permet d'accélérer la communication à travers l'Empire. Le gouvernement central emploie ainsi plusieurs milliers de travailleurs postaux à divers rangs de responsabilités pour assurer le fonctionnement du système et des bureaux de poste. Dans les zones rurales, les paysans sont soit propriétaires de leurs terres, soit locataires, ou encore serfs dans de grandes exploitations.

Bien que les femmes aient un rang social moins élevé que les hommes (selon les principes confucianistes), elles jouissent de nombreux privilèges sociaux et légaux, et exercent un pouvoir considérable à la maison et dans leurs petites entreprises personnelles. Alors que la société Song devient de plus en plus prospère et que les parents des mariées paient des dots de plus en plus généreuses, les femmes acquièrent naturellement de nombreux droits de propriété. Elles ont notamment un statut égal à celui des hommes dans les questions d'héritage. Le nombre de femmes éduquées augmente sensiblement, ce qui leur permet d'éduquer plus efficacement leurs fils au cours de leur petite enfance. Ainsi, la mère du scientifique, général, diplomate et homme politique Shen Kuo lui a elle-même enseigné l'essentiel des stratégies militaires. La dynastie Song connaît également un certain nombre de femmes écrivains et poètes exceptionnelles, comme Li Qingzhao (1084-1151).

 

Calligraphie de Huang Tingjian (1045–1105), un calligraphe renommé et associé de Su Shi.

 

Les religions en Chine durant cette période ont une grande influence dans la vie, les convictions et les activités quotidiennes des personnes et la littérature chinoise spirituelle est également très populaire. Les principales divinités du taoïsme et du bouddhisme, les esprits des ancêtres et de nombreuses divinités de la religion traditionnelle chinoise sont vénérés par des sacrifices. Tansen Sen affirme que plus de moines bouddhistes en provenance d'Inde voyagent en Chine durant la dynastie Song que lors de la précédente dynastie Han (618-907). Plusieurs groupes d'étrangers voyageant dans l'empire du Milieu pour commercer ou pour s'installer apportent de nouvelles religions. Parmi les minorités religieuses dans le pays, on trouve des musulmans du Moyen-Orient, des Juifs de Kaifeng et des Persans manichéens.

La vie sociale à cette époque est particulièrement intéressante et riche. Le peuple apprécie particulièrement les fêtes organisées telles que la fête des lanternes et Qingmingjie. Certains quartiers spécialisés dans les villes proposent en permanence des divertissements divers et variés. On y rencontre fréquemment des marionnettistes, des acrobates, des comédiens, des mangeurs de sabres, des charmeurs de serpents, des conteurs, des chanteurs, des musiciens ou des prostituées. Les gens peuvent se relaxer dans des maisons de thé, des restaurants ou des banquets organisés. Ils se rendent dans de nombreux clubs sociaux, comme des clubs de thé, de cuisine exotique, d'antiquaires et de collectionneurs d'art, équestres, de poésie ou de musique- La période des Song est réputée pour la variété de la cuisine mais aussi pour de nombreux autres arts. L'opéra chinois est très populaire aussi bien dans l'élite que dans le peuple. Les quatre principales salles de théâtre à Kaifeng peuvent ainsi accueillir plusieurs milliers de spectateurs chacune. Il existe également d'autres passe-temps notables auxquels le peuple s'adonne tels que le jeu de go ou le xiangqi (échecs chinois).

 

Les examens impériaux et les élites sociales

 

Érudit dans la prairie, peinture chinoise du xiie siècle.

 

Durant la dynastie Song, un effort est fait sur le recrutement des fonctionnaires de la fonction publique. Celui-ci donne lieu à des examens impériaux qui permettent le recrutement de fonctionnaires à différents niveaux de responsabilité. Ces examens se déroulent sous forme de concours, dont le but est de recruter les personnes les plus capables pour la gouvernance. Sélectionner les hommes pour un poste en fonction de son mérite prouvé est une idée ancienne en Chine, mais difficilement mise en application. Le système de la fonction publique s'institutionnalise à petite échelle sous les dynasties Sui et Tang, mais la période Song devient la première époque à incorporer des fonctionnaires dans le gouvernement via des examens impériaux. L'apparition généralisée de l'imprimerie permet la vaste diffusion des enseignements confucéens et l'éducation de plus en plus de candidats éligibles aux examens. Les effets de l'éducation se ressentent en examinant le nombre de postulants aux examens impériaux de faible niveau préfectoral. De 30 000 candidats par an au début du xie siècle, ils sont plus de 400 000 à la fin du xiiie siècle. La fonction publique et son système d'examens impériaux permettent une plus grande méritocratie, mobilité et équité sociale dans la compétition qui oppose les prétendants à un poste dans le gouvernement. Selon les statistiques recueillies par l'État Song, Edward A. Kracke, Sudō Yoshiyuki et Ho Ping-Ti confirment que le simple fait d'avoir un père, un grand-père ou un arrière-grand-père fonctionnaire ne garantit plus d'obtenir un poste de même niveau dans le gouvernement. Robert Hartwell et Robert P. Hymes critiquent cette affirmation, indiquant qu'elle accorde trop d'importance à la famille nucléaire et aux trois derniers ascendants paternels du candidat et ignore la réalité démographie de la Chine à cette époque. Il existe en effet de nombreux hommes dans chaque génération qui n'ont plus de fils survivants et la famille élargie joue également un rôle important dans le réseau social de chacun Toutefois, beaucoup d'hommes se sentent exclus de ce nouveau système qui favorise les classes aisées, les propriétaires terriens, qui sont les seuls capables de s'offrir une meilleure éducation. Une des plus grandes critiques littéraires de ce système émane du fonctionnaire et célèbre poète Su Shi. Alors que Su est un produit de ce temps, il critique l'identité, les habitudes et les attitudes des fonctionnaires érudits qui deviennent moins aristocratiques et plus bureaucratiques, en comparaison avec la période Tang. Au début de la dynastie Song, les postes gouvernementaux sont disproportionnellement occupés par deux élites sociales : une élite qui a des liens avec l'Empereur fondateur de la dynastie et une élite professionnelle semi-héréditaire qui utilise un statut de clan, des relations familiales ou des mariages pour assurer la pérennité de leurs positions. À la fin du xie siècle, la première élite devient obsolète, pendant que le partenariat politique et le factionnalisme à la cour sapent la stratégie du mariage de la seconde. Ces deux élites sont peu à peu remplacées par une multitude de familles bourgeoises-

 

Ensemble de grès à couverte céladon. Chine du Sud, Zhejiang, Longquan, dynastie des Song du Sud, xiiie siècle. Musée Guimet, Paris.

 

 

Le Rouet, peinture créée par l'artiste des Song du Nord Wang Juzheng, une des premières représentations de cette invention.

 

À cause de la croissance importante de la population et du nombre volontairement réduit de fonctionnaires érudits (environ 20 000 durant la période Song), la bourgeoisie chinoise prend largement part aux problèmes de la population locale. Excluant les fonctionnaires érudits en poste, cette élite sociale est constituée de candidats aux examens impériaux, de jeunes fonctionnaires en attente d'affectation, de tuteurs locaux et de fonctionnaires à la retraite. Ils supervisent les problèmes locaux et supportent nécessairement les installations des communautés locales. Tout magistrat local nommé par le gouvernement doit coopérer plus ou moins avec les bourgeois locaux. Par exemple, le gouvernement Song — à l'exclusion du gouvernement réformiste de l'empereur Song Huizong — affecte une faible part des revenus de l'État à la maintenance des écoles de niveau préfectoral ou cantonal. Pour pallier cela, les écoles sont obligées de trouver la majorité de leurs fonds dans des financements privés. Ce rôle limité des fonctionnaires du gouvernement central prend son origine au début de la dynastie Tang (618-907), quand le gouvernement régule strictement les marchés commerciaux et les affaires locales. Désormais, le gouvernement se retire de la régulation du commerce et se repose sur une importante bourgeoisie locale pour gérer les affaires courantes des communautés locales.

La bourgeoisie se distingue dans la société par ses passe-temps intellectuels et antiquaires, alors que les maisons des importants propriétaires terriens attirent divers courtisans dont des artisans, artistes, précepteurs et saltimbanques. Malgré le dédain exacerbé des élites culturelles et des fonctionnaires érudits envers les commerçants et les marchands, le commerce joue un rôle prédominant dans la culture et la société sous les Song. Un fonctionnaire érudit sera vu avec un regard désapprobateur par ses pairs s'il essaie d'engranger des profits en plus de son salaire officiel. Cependant, cela n'empêche aucunement beaucoup d'entre eux de gérer des relations d'affaires en utilisant des agents intermédiaires.

 

Loi, justice et science médico-légale

Le système judiciaire sous les Song conserve la plupart des codes juridiques de la dynastie Tang, qui constitue la base de la loi traditionnelle chinoise jusqu'à l'ère moderne. Des chefs mobiles de la police maintiennent la loi et l'ordre dans les juridictions municipales et se hasardent parfois au niveau cantonal. Les magistrats fonctionnaires supervisant les procès sont censés écrire les lois et promouvoir la moralité dans la société. Les magistrats tels que le fameux Bao Zheng (999-1062) incarnent la droiture, le juge moral qui fait respecter la justice et qui ne faillit jamais à vivre pour ses principes. Les juges de cette époque déterminent les coupables dans une affaire criminelle et font appliquer les sanctions, souvent sous la forme de bastonnades. Une personne emmenée coupable devant la cour dans une affaire criminelle ou civile n'est pas perçue comme complètement innocente jusqu'à preuve du contraire, alors même que les accusateurs sont vus avec suspicion par le juge. À cause du coût important d'une procédure judiciaire, le peuple préfère généralement régler les disputes et les querelles en privé, sans interférence de la cour.

Le Mengxi Bitan de Shen Kuo dénonce les croyances traditionnelles chinoises en matière d'anatomie, ce qui éperonne l'intérêt pour les autopsies post-modernes en Chine durant le xiie siècle. Le physicien et juge Song Ci (1128-1249) écrit un travail pionnier en science médico-légale sur l'examen des corps afin de déterminer la cause du décès (strangulation, empoisonnement, noyade, coups, etc.) et de prouver si la mort résulte d'un meurtre, d'un suicide ou d'un accident. Song Ci insiste sur l'importance de la bonne conduite des examens par le médecin légiste et sur l'enregistrement méticuleux de chaque autopsie par un clerc officiel.

 

Armée et stratégie militaire

« Quatre généraux de Zhongxing » par l'artiste des Song du Sud Liu Songnian (1174–1224) ; le renommé général Yue Fei (1103–1142) est la seconde personne en partant de la gauche.

 

L'armée Song est surtout organisée pour ne jamais pouvoir menacer le contrôle impérial, souvent au détriment de l'efficacité en temps de guerre. Le conseil militaire des Song du Nord est dirigé par un chancelier, qui ne possède aucun contrôle direct sur l'armée impériale. La responsabilité de l'armée impériale est répartie dans les mains de trois maréchaux, chacun nommé indépendamment par l'Empereur. Alors que ce dernier mène rarement en personne les campagnes, les forces Song manquent d'unité au commandement. La cour impériale croit souvent que des généraux victorieux peuvent menacer l'autorité royale et les remplacer voire les exécuter (elle craindra particulièrement Li Gang, Yue Fei et Han Shizhong).

Bien que les soldats soient considérés comme inférieurs dans la hiérarchie sociale par les fonctionnaires érudits il est possible d'acquérir un certain statut et un certain prestige dans la société en devenant officier de haut rang et en remportant un certain nombre de batailles. À son apogée, l'armée Song compte un million de soldats divisés en pelotons de 50 troupes, en compagnie de deux pelotons et en bataillons de 500 soldats. Les arbalétriers sont séparés de l'infanterie et placés dans une propre unité, proposant une force de frappe efficace contre les charges de cavalerie. Le gouvernement est enthousiaste pour financer la conception de nouvelles arbalètes à plus longue portée, permettant une utilisation des arbalétriers en tant que tireurs embusqués. La cavalerie Song emploie un grand nombre d'armes différentes, dont des hallebardes, des épées, des arcs, des piques et des ancêtres des fusils et des grenades.

La stratégie et l'entraînement militaires sont considérés comme une science qui doit être étudiée et perfectionnée. Les soldats sont testés sur leurs compétences en maniement des armes et sur leurs capacités athlétiques. Les troupes sont formées pour suivre les signaux standards pour avancer selon les mouvements de bannières et pour s'arrêter au son de cloches et de tambours.

La marine Song a une grande importance pour la consolidation de l'Empire au xe siècle. Pendant la guerre contre les Tang du Sud, la marine Song utilise des tactiques pour défendre d'importants ponts flottants sur le fleuve Yangzi Jiang afin de sécuriser les mouvements de troupes et les ravitaillements. De grands navires de guerre permettent de transporter 1 000 soldats sur leurs ponts alors que les bateaux à roues à aubes rapides constituent l'essentiel de la flotte d'attaque dans des batailles navales victorieuses.

Dans la bataille du 23 janvier 971, une attaque massive de flèches incendiaires par les arbalétriers de l'armée Song décime les éléphants de guerre des armées des Han du Sud. Cette défaite marque non seulement la soumission des Han du Sud envers la dynastie Song, mais est également la dernière occasion où les éléphants de guerre sont utilisés par une armée chinoise sur un champ de bataille.

Selon le texte historique Song Shi compilé en 1345, un total de 347 traités militaires sont rédigés durant la période Song. Cependant, seulement une poignée d'entre eux nous sont parvenus, dont le Wujing Zongyao écrit en 1044. Il s'agit du premier livre connu qui liste des formules de poudre à canon pour l'utilisation de différentes sortes de bombes. Ce traité fournit également une description détaillée et des illustrations de lance-flammes à pompe, mais également des instructions pour la maintenance et la réparation d'équipements militaires.

 

Arts, littérature et philosophie

Statue en bois de Bodhisattva de la dynastie Song (960–1279).

 

Les arts plastiques sous la dynastie Song s'intensifient par le développement d'avancées techniques dans la peinture des paysages et des portraits. La bourgeoisie s'investit dans les arts, considérés comme des passe-temps acceptables pour les fonctionnaires érudits. Les bourgeois apprennent la peinture, la composition de poèmes et l'écriture calligraphiée. Le poète et politique Su Shi et son associé Mi Fu (1051-1107) apprécient les découvertes d'antiquités, empruntant ou achetant des œuvres d'art pour les étudier et les copier. La poésie et la littérature profitent d'une popularité croissante et du développement de la poésie ci. D'énormes encyclopédies sont compilées, telles que des travaux d'historiographie et des douzaines de traités sur divers sujets techniques. Celles-ci incluent le texte d'histoire universelle de Zizhi Tongjian, compilé dans 1 000 volumes de 9,4 millions de sinogrammes. Le genre de littérature chinoise du voyage se popularise également avec les écrits des géographes Fan Chengda (1126-1193) et Su Shi, qui a écrit un carnet de voyage connu sous le nom de Souvenirs de la Montagne de Cloche de Pierre. Dans cet ouvrage, l'auteur utilise une écriture persuasive pour appuyer un point philosophique. Bien qu'une forme précoce de gazetier local existe en Chine depuis le ier siècle, la forme mature connue sous le nom de fangzhi remplace l'ancien guide de cartes, ou tujing, durant la dynastie Song.

Les cours impériales du palais de l'Empereur sont pleines de courtisans peintres, calligraphes, poètes et conteurs. L'empereur Song Huizong est lui-même un artiste renommé tout autant qu'un mécène important pour les arts. Zhang Zeduan (1085-1145) est un exemple de courtisan peintre vénéré pour sa vaste peinture de paysage panoramique, Le Jour de Qingming au bord de la rivière. L'empereur Song Gaozong quant à lui initie un projet massif d'art durant son règne, connu sous le nom de Dix huit chansons à la flûte nomade. Ce projet artistique est un geste diplomatique vers la dynastie Jin alors que l'Empereur négocie la libération de sa mère détenue par les Jürchens au Nord.

 

Portrait du moine bouddhiste zen Wuzhun Shifan, peint en 1238.

 

En philosophie, le bouddhisme chinois voit son influence diminuer mais conserve sa prise sur les arts et sur les œuvres de charité dans les monastères. Le bouddhisme a cependant une profonde influence sur le mouvement naissant du néoconfucianisme, mené par Cheng Yi (1033-1107) et Zhu Xi (1130-1200). Le bouddhisme mahāyāna quant à lui inspire Fan Zhongyan et Wang Anshi à travers son concept d'universalisme éthique, alors que la métaphysique bouddhiste a un profond impact sur la doctrine pré-néoconfucéenne de Cheng Yi. Le travail philosophique de Cheng Yi joue à son tour un rôle important dans celui de Zhu Xi. Bien que ses écrits ne soient pas acceptés par ses contemporains, les commentaires de Zhu sur les classiques confucéens des Quatre Livres forment une base à la doctrine néoconfucéenne. En 1241, avec le soutien de l'empereur Song Lizong, les Quatre Livres de Zhu Xi et ses commentaires deviennent un standard pour les étudiants candidats aux examens impériaux. Le Japon et la Corée adoptent également l'enseignement de Zhu Xi, connu sous le nom de Shushigaku (école de Zhu Xi) au Japon et Jujahak en Corée. L'influence continue du bouddhisme transparaît dans l'art pictural, comme dans l'Arhat de Lin Tinggui. Cependant, l'idéologie est sévèrement critiquée et même méprisée par certains. Le politique et historien Ouyang Xiu (1007-1072) compare cette religion à un fléau qui n'a pour unique remède que son déracinement de la culture chinoise et son remplacement par les discours confucéens Le bouddhisme ne connaîtra pas un regain de popularité dans la société chinoise avant le règne mongol de la dynastie Yuan, avec le soutien de Kubilai Khan pour le bouddhisme tibétain et de Drogön Chögyal Phagpa en tant que chef lama. La secte chrétienne des nestoriens, introduite en Chine sous l'ère Tang, connaîtra également un regain de popularité sous le règne mongol-

 

Cuisine et habitudes vestimentaires


 

Plateau alimentaire en laque rouge avec des dessins gravés colorés à la feuille d'or représentant deux oiseaux à longue queue et une pivoine, daté de la fin du xiie siècle.

 

La nourriture consommée et les habitudes vestimentaires en Chine durant la période des Song sont largement dictées par le statut et la classe sociale. L'alimentation de base des classes sociales les plus basses est constituée principalement de riz, porc et poisson salé. Leurs vêtements sont en chanvre ou en coton, uniquement blancs ou noirs Le pantalon est la tenue appréciée des paysans, soldats, artisans et marchands, même si les riches commerçants choisissent souvent de s'habiller de vêtements ornés et de chemisiers masculins qui tombent sous la taille. Le style vestimentaire des fonctionnaires érudits est rigoureusement codifié par un système de rang hiérarchique social. Cependant, au fur et à mesure du temps le style vestimentaire en fonction du rang n'est plus appliqué aussi strictement qu'au début de la dynastie. Chaque fonctionnaire peut afficher son importance sociale en s'habillant de robes en soie de différentes couleurs qui descendent jusqu'au sol autour des pieds, de coiffes spécifiques et parfois même des gaines-

Les femmes sont vêtues de longues robes, de chemisiers qui tombent au niveau des genoux, de chemises et de gilets à manches longues ou courtes. Quand elles sortent, elles portent parfois des sortes d'écharpes violettes autour des épaules. La principale différence entre les vêtements des femmes et des hommes réside dans le fait que les habits des hommes sont attachés sur la gauche et non sur la droite-

Il existe une multitude de restaurants et tavernes pour accueillir les fêtes, banquets, festivals et carnavals. Ces établissements affichent le régime alimentaire varié et somptueux des classes sociales les plus aisées de l'époque. Les plats sont concoctés avec une grande variété de viandes, dont des crevettes, oies, canards, moules, fruits de mer, daims, lièvres, espèces de Perdicinae, faisans, francolins, cailles, renards, espèces de Melinae, palourdes, crabes et bien d'autres. Les produits laitiers sont absents de la cuisine et de la culture chinoise. La viande bovine est peu consommée puisque les taureaux sont utilisés comme animaux de trait. La viande de chien est peu consommée dans les familles aisées, alors que les classes les plus pauvres sont amenées à en manger en cas de nécessité (mais cela ne fait pas partie de leur régime alimentaire régulier). Les gens consomment également des dattes, raisins, jujubes, poires, prunes, abricots, jus de poires, jus de litchis], des boissons au miel et au gingembre, des jus de papaye, des épices et des assaisonnements de poivre du Sichuan, gingembre, piment, sauce de soja, huile, huile de sésame, sel et vinaigre.

Commentaires (1)

1. mily 16/01/2012

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