Les anciennes nations belges

Généralités

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Cette histoire est liée aux autres États du Benelux. Petit à petit, les différents États entre la future France et l'Allemagne vont être rassemblés en un seul état par les ducs de Bourgogne. Cette unification commencera en 1384 et prendra fin en 1443. Ces territoires seront nommés Pays-Bas (Belgica en latin).

 Au XVIe siècle, et suite à la Réforme, les provinces du nord prendront leur indépendance. On distinguera dès lors :

 * les Pays-Bas du Nord : État protestant et indépendant (les Provinces-Unies) ; les futurs Pays-Bas.

* les Pays-Bas du Sud : Gouvernés par des souverains étrangers jusqu'en 1830. Avant 1789, les Habsbourg, d'abord la branche espagnole, puis la branche autrichienne. Entre 1789 et 1830, ces Pays-Bas du Sud passèrent sous domination française puis néerlandaise, avant de devenir indépendants en tant que « Belgique ». Finalement, en 1839, une partie de la Belgique forma un nouvel État : le Grand-Duché du Luxembourg.

 Il faut également distinguer la Principauté de Liège qui eut un destin totalement indépendant de celui des Pays-Bas (du Nord ou du Sud), jusqu'à leur intégration dans la République française en 1795.

Le duché du Luxembourg

 

Le comté, puis duché de Luxembourg est une ancienne principauté du Saint-Empire romain germanique. Il était beaucoup plus étendu que l'actuel grand-duché, puisqu'il regroupait l'actuel grand-duché, la province belge du Luxembourg, une partie de la province de Liège telle qu'on la connaît aujourd'hui, les alentours de Longwy et de Thionville jusqu'à Marange-Silvange en France (région Lorraine), ainsi que la région de Bitburg avec Saarburg en Allemagne (Land de Rhénanie-Palatinat).

 Histoire du Luxembourg

 Le comté apparu à la fin du Xe siècle, quand le comte Sigefroy fit construire le château de Luxembourg. Le comté était un fief masculin, c’est-à-dire qu'en cas d'extinction de la maison comtale, il retournait à l'empereur. Cela arriva une première fois en 1136, et l'empereur confia le comté à Henri IV de Namur, un cousin germain du dernier duc. Henri IV mourut lui aussi sans fils, et le comté fut donné à ses gendres Thiébaut Ier de Bar, puis Waléran III de Limbourg. Ce second mariage permit l'incorporation du comté d'Arlon, terre jusqu'alors tenue par les ducs de Limbourg.

 Quatre des comtes de la maison de Limbourg-Luxembourg furent élus empereurs, et élevèrent en 1355 le Luxembourg à la dignité ducale, mais, ayant de gros besoins financiers, ils donnèrent le Luxembourg en gage à des princes cadets de la famille, tout en conservant le titre ducal. L'une d'entre eux, Élisabeth de Goerlitz, elle-même endettée, dut vendre en 1443 le duché de Luxembourg au duc de Bourgogne Philippe III le Bon, qui l'incorpora dans les Pays-Bas bourguignons.

 Organisation administrative

 Le duché était composé par :

 * le bailliage d'Orchimont (Orchimont, Han-sur-Lesse, Mirwart)

 * le quartier d'Arlon (Arlon, Esch-sur-Sûre)

 * le quartier de Bronsfeld (Bronsfeld, Schonecken)

 * le quartier de Bastogne (Bastogne, Amberloup, Fauvillers, Wiltz, Clervaux)

 * le quartier de Chiny (Chiny, Florenville, Herbeumont, Izel, Orval, Étalle)

 * le quartier de Diekirch (Diekirch, Larochette, Mersch)

 * le quartier de Durbuy (Durbuy, Aywaille)

 * le quartier d'Houffalize (Houffalize, Vielsalm)

 * le quartier de Marche (Marche-en-Famenne, Nassogne)

 * le quartier de Neufchâteau (Neufchâteau, Saint-Hubert, Cugnon)

 * le quartier de Laroche (La Roche-en-Ardenne, Tenneville)

 * le quartier de Luxembourg (Luxembourg, Heisdorf, Differdange, Remich, Grevenmacher, Wasserbillig, Echternach)

 * le quartier de Saint-Vith (Saint-Vith)

 * le quartier de Vianden (Vianden, Dasbourg)

 * le quartier de Virton (Virton)

 

 

Le duché de Brabant

Le Duché de Brabant est un ancien duché situé à cheval sur les Pays-Bas et la Belgique actuels. Son étendue couvrait l'actuelle province néerlandaise de Brabant-Septentrional, les actuelles provinces belges d'Anvers, de Brabant-Wallon, de Brabant-Flamand, les territoires des actuelles ville de Gembloux et commune de Sombreffe en Province de Namur ainsi que la région de Bruxelles.

Naissance et extension

 À l'origine, le Brabant était un pagus. Il était limité par des frontières naturelles : l'Escaut au nord et à l'ouest, la Haine au sud, la Dyle et la forêt Charbonnière à l'est. Le traité de Meerssen nous apprend qu'il était divisé en quatre comtés-

 Vers le milieu du XIe siècle, l'ancien Brabant était complètement morcelé : toute sa portion occidentale appartenait au comte de Flandre et au comte de Hainaut. Le comté de Bruxelles (entre la Dyle et la Senne) et le landgraviat du Brabant (entre la Dendre et la Senne), uni au comté hesbignon de Louvain, allait toutefois faire revivre le nom du Brabant-

 Aux alentours de l'an mil, Lambert Ier de Louvain avaient obtenu par son mariage avec Gerberge le comté voisin de Bruxelles (entre la Senne et la Dyle) et l'avouerie sur l'abbaye de Gembloux. En 1013, après la bataille de Hoegaarden, Lambert obtient de Baldéric II le pays de Brunengeruz (Tirlemont, Hoegaarden).

 Entre 1085/1086, le comte Henri III de Louvain reçoit le comté de Brabant de l'empereur du Saint Empire Romain Germanique Henri IV. Ce fief impérial (situé entre la Dendre et la Senne) lui permet de porter le titre de landgrave de Brabant. Ce comté est élevé en duché en 1183/1184 en faveur de Henri Ier de Brabant, premier duc de Brabant.

 En 1106, Godefroid Ier, landgrave du Brabant et comte de Louvain et Bruxelles, était nommé duc de Basse-Lotharingie par le roi des Romains Henri V. Par la même occasion, il avait obtenu le marquisat d'Anvers et autres fiefs ducaux.

 * Le 23 septembre 1190, à la diète de Schwäbisch Hall, quelques jours après la mort de Godefroid III de Louvain, le titre de duc de Basse-Lotharingie perd son autorité territoriale en dehors des terres des comtes de Louvain. En même temps, son fils Henri Ier de Brabant, déjà duc de Brabant, reçoit le pouvoir ducal dans ses propres territoires et le titre honorifique de duc de Lothier. Il s'ensuivit un conflit ouvert avec les comtes du Hainaut et de Namur (devenu marquis du Saint-Empire en 1190), connu sous le nom de Guerres de Lembeek dans lequel chacun essayait de reprendre des territoires à l'autre. Un traité de paix fut finalement signé en 1194, fixant définitivement les frontières entre le Brabant et le Hainaut.

* Par la suite, le duché s'étendra encore vers l'est, et, après sa victoire à Worringen en 1288, formera avec le duché de Limbourg une alliance qui durera près de cinq siècles. Devenu riche et puissant, le duché de Brabant peut aussi s'affranchir de l'Empire romain germanique. Économiquement, le duché va jouer un jeu égal avec son voisin, le comté de Flandre.

* En 1312, le duc Jean II de Brabant donne une constitution au duché en signant la Charte de Kortenberg, qui fut complétée par la suite en 1356 par l'acte de Joyeuse Entrée.

 Après la mort de Jean III (1355), Louis de Male, son gendre, refusa de reconnaître les dispositions par lesquelles il avait laissé le Brabant entier à Jeanne, l'aînée de ses filles ; il entama la campagne qui le rendit maître de Bruxelles et qui aboutit, sur l'arbitrage du comte de Hainaut, au traité d'Ath du 4 juin 1357-

 Le comte de Flandre était autorisé à garder, sa vie durant, le titre de duc de Brabant ; il pouvait exiger des villes de Louvain, Bruxelles, Nivelles et Tirlemont un service d'armes de six semaines chaque année ; Malines lui demeurait ; en outre, il recevait en fief de la duchesse Jeanne et de ses successeurs, comme équivalent de la dot de 10 000 florin de Florence de rente qui avait été promise à se femme Marguerite, la ville d'Anvers, à laquelle on dut ajouter, pour parfaire cette somme, un grand nombre de villages des environs-

 Cette situation se prolongea pendant toute la durée du règne de Philippe le Hardi. Jeanne de Brabant désigna comme héritiers sa sœur Marguerite et ses enfants-

 Lors du partage que firent, en 1407, Philippe le Hardi et Marguerite, entre leurs trois fils, Antoine obtint le Brabant avec Anvers-

 Dans le duché du Brabant il y avait sept  villes: Anvers, Bois-le-Duc, Bruxelles, Léau, Louvain, Nivelles et Tirlemont.


 En 1430, après que la mort de Philippe de Saint-Pol et celle de son frère Jean IV de Brabant (connu aussi sous le nom de Jean de Bourgogne) trois ans auparavant laisse la maison du Brabant sans héritiers, celle-ci passe sous domination bourguignonne et finira par être intégrée aux 17 provinces de Charles Quint, et par la suite aux Pays-Bas espagnols. Il s'agit d'une confédération dont les membres gardent une large autonomie, et dont le Brabant et la Flandre sont les régions clés.

 Si initialement le Brabant fera sécession pour former les Provinces-Unies avec les provinces du nord des Pays-Bas, il sera finalement coupé en deux à l'issue de la guerre de Quatre-Vingts Ans. Sa partie septentrionale fera définitivement partie des Provinces-Unies, comme pays de la Généralité, tandis que la partie sud restera aux mains de l'Espagne catholique, conservant une autonomie relative. Les Pays-Bas du sud passent ensuite aux mains de l'Autriche. En 1789, le Brabant se révolte contre les réformes politiques et religieuses de Joseph II au cours de la révolution brabançonne. Les provinces voisines des Pays-Bas autrichiens suivent, formant les États belgiques unis, mais ceux-ci seront vite reconquis par l'Empire, puis annexés par la France en 1795 et enfin cédés officiellement par l'Autriche à la France par le traité de Campoformio en 1797.

Découpage progressif

 Ce qui reste du Brabant est alors partagé entre deux départements, celui de la Dyle au sud, autour de Bruxelles et celui des Deux-Nèthes au nord, autour d'Anvers. En 1815, ces deux départements seront transformés en provinces du royaume des Pays-Bas suite à la défaite de Napoléon à Waterloo, et formeront enfin les provinces de Brabant et d'Anvers à la création de l'État belge en 1830. La province de Brabant a elle-même encore été coupée en deux en 1995 entre le Brabant flamand et le Brabant wallon, tandis que Bruxelles en était extraite pour former une région autonome.

A suivre

Le comté de Hainaut

 

Le comté de Hainaut est un ancien comté qui relevait du Saint-Empire romain germanique, qui se trouvait en bordure du royaume de France.

 Les origines

 Le territoire du comté de Hainaut fut occupé par les Nerviens avant d'être conquis par Rome durant la guerre des Gaules. Plus tard, il constitua un pagus de la Civitas Nerviorum. Sa dénomination originelle (pagus Fanomartensis) provient du nom d'une localité située dans sa partie méridionale, Famars, alors que le nom actuel dérive de celui d'une rivière qui le traverse, la Haine (Hennegau de Henne, la Haine, et Gau, comté carolingien).

 Probablement encore presque couvert au XIe siècle de l'immense forêt Charbonnière, elle-même relique de l'immense forêt d'Ardenne signalée par César, il s'étendait autour des villes de Mons, Valenciennes et Cambrai. Ce ne fut qu'au VIIe siècle, après les premiers grands défrichements, que Soignies, Le Rœulx, Saint-Ghislain et d'autres villes, s'y formèrent « [...] au milieu de forêts épaisses et dans de véritables déserts »- (Le mot désert désignant souvent à cette époque des zones boisées non habitées.)

 Par le traité de Verdun (843), la région revient à Lothaire Ier. L'Escaut étant la frontière occidentale de son territoire. Mais l'empire de Lothaire ne persiste pas longtemps : il est rapidement partagé entre Louis le Germanique et Charles II le Chauve.

 Comtes du Hennegau

 * 843-870 : probablement un comte lotharingien, mis en place par Lothaire Ier-

 * 870-880 : Enguerrand Ier, comte de Gand, de Courtrai et de Tournai, placé par le roi Charles le Chauve qui vient d'annexer la Lotharingie.

 * 880-898 : Régnier Ier de Hainaut, fils de Gislebert de Maasgau.

 En 898, il tombe en disgrâce, et Zwentibold lui reprend le Hainaut pour le donner à Sigard.

 * 898-920 : Sigard († 920)

 * 920-925 : Enguerrand II, parent d'Enguerrand Ier.

 Les Régnier

 Le traité de Meerssen (870) attribue le comté de Hainaut à Charles le Chauve, qui en fait en 877 un fief héréditaire de la couronne de France. Il en confia probablement le gouvernement à un certain Enguerrand, probablement originaire de Flandre- La prise de possession de la Lotharingie par Louis le Jeune en 880 dut mettre fin à cet interim. Régnier Ier de Hainaut a certainement été en possession du Hainaut dans le dernier quart du IXe siècle. À cette époque, le pays est ravagé par les Normands, que combat Régnier Ier de Hainaut.

 Le domaine est alors assez modeste, limité au nord par la Haine, à l'ouest par l'Escaut, au sud par la ligne de partage des eaux. Il n'y avait de limite naturelle ni vers le Cambrésis, ni à l'est, où il s'arrêtait aux portes de Binche, Lobbes et Estinnes. Deux abbayes y sont présentes : Sainte-Waudru et Saint-Ghislain, mais aucune ville encore, car Mons n'est alors qu'une bourgade.

 Après une brève réunification sous Charles le Gros (885-887), l'empire des Francs est à nouveau divisé. La noblesse de Lotharingie choisit de se rallier à Arnulf de Carinthie plutôt qu'à Eudes Ier de France. En 895, Arnulf rétablit le royaume de Lotharingie au profit de Zwentibold. Craignant l'établissement d'un pouvoir royal plus proche et donc plus fort, les féodaux se révoltent, menés par Régnier Ier de Hainaut, qui demande l'appui de Charles le Simple. En 898, Zwentibold frappe Régnier de disgrâce et le comté passe dans d'autres mains : celles de Sigard, comte du Luihgau. Dès l'avènement de Louis l'Enfant (899), Régnier est rentré en faveur, mais ne récupère pas le Hainaut. Zwentibold meurt au combat en 900 et le royaume de Lotharingie disparaît définitivement.

 L'aîné des fils de Régnier, Gislebert obtient le titre de duc de Lotharingie vers 928. C'est alors probablement son frère cadet, Régnier II de Hainaut, qui devient comte de Hainaut. Celui-ci se fait construire un château à Mons. Son comté est attaqué par la maison d'Ardenne, poussée par l'empereur. Régnier II est vainqueur et annexe les terres impériales des Estinnes, de Valenciennes et de Bavay et devient abbé laïc des abbayes Sainte-Waudru de Mons et Sainte-Aldegonde de Maubeuge.

 Vers 953, la marche de Valenciennes est détachée du comté de Hainaut par l'empereur Otton et confiée à Amaury, gendre d'Isaac de Cambrai. Le comte de Hainaut Régnier III en prend ombrage et se révolte. Il bat Conrad le Rouge, duc de Lotharingie nommé par Otton III. En 957, Régnier III est déposé par le nouveau duc Brunon de Cologne et il subit ensuite une défaite face aux troupes impériales en 958. Il est alors dépouillé de ses biens et exilé en Bohême. Le comté de Hainaut est alors confié à Godefroy, puis à Richer. En 973, Renaud lui succède. Entre-temps, Régnier IV continue le combat de son père et sollicite l'aide du roi de France, Hugues Capet, qui espère rattacher la Lotharingie à son royaume. Régnier épouse Hedwige, fille du roi et échange les terres qu'elle apporte en dot contre le domaine de Couvin avec les moines de Saint-Germain-des-Prés. En 973 il tue Renaud et son frère Garnier. L'empereur fait alors appel à Godefroid le Captif, comte de Verdun, qu'il investit du Hainaut, alors qu'il confie la marche de Valenciennes à Arnould. Godefroy reprend le château de Mons en 974, et le garde jusqu'en 998, date à laquelle l'empereur rend le Hainaut (mais non la marche de Valenciennes) à Régnier IV. Durant ces luttes, le comté de Hainaut s'agrandit de Beaumont et Chimay (aux dépens du comté de Lomme) et de Chièvres, Soignies, Braine-le-Comte et Hal (aux dépens du comté de Brabant). Finalement, l'autorité des féodaux est reconnue par l'empereur.

 De la maison de Flandre aux États bourguignons

 Le comté passe à la maison de Flandre en 1051, mais ce n'est qu'en 1191 que les deux comtés de Flandre et de Hainaut sont unis. Ils sont à nouveau séparés en 1280, à la mort de Marguerite II de Flandre, et le Hainaut passe alors à la maison d'Avesnes, puis en 1345 à la maison de Bavière. En 1428, Jacqueline de Bavière est contrainte de reconnaître Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, comme héritier, lequel réunit le Hainaut en 1433 aux Pays-Bas bourguignons.

 Organisation administrative

 Le comté de Hainaut était divisé en :

 * bailliage d'Enghien (Enghien) - * bailliage de Lessines (Lessines) - * bailliage du Rœulx(Le Rœulx, Saint-Vaast)

 * châtellenie d'Ath (Ath, Leuze-en-Hainaut, Belœil, Péruwelz) - * châtellenie de Bouchain (Bouchain, Lallaing)

 * châtellenie de Braine-le-Comte (Braine-le-Comte, Braine-le-Château, Steenkerque) - * prévôté de Bavay (Bavay)

 * prévôté de Beaumont (Beaumont) - * prévôté de Binche (Binche, Grand-Reng, Merbes-le-Château, Carnières, Fontaine-l'Évêque, Mariemont)

 * prévôté de Chimay (Chimay) - * prévôté de Maubeuge (Maubeuge, Malplaquet, Wattignies)

 * prévôté de Mons (Mons, Chièvres, Hautrage, Jemappes, Saint-Ghislain, Boussu, Soignies, Saint-Denis, Quiévrain, Hal)

 * prévôté du Quesnoy (Le Quesnoy, Solesmes, Berlaimont, Maroilles) - * prévôté de Valenciennes (Valenciennes, Condé-sur-l'Escaut, Famars, Denain, Neuville-sur-Escaut)

 * terre d'Avesnes (Avesnes-sur-Helpe- * terre de Landrecies (Landrecies)

 

 

 

Commentaires (1)

1. logan 27/02/2012

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