Le patrimoine wallon

L'eglise Saint Denis de Liège

 

 

 L'evêque Notger fit construire l'église Saint Denis dans le style roman mosan,en 987.

Chronologie synthétique du bâtiment :

-987 : Début de la construction dans le style roman mosan .

-990 : Consécration de l'église .

-1003 : Incendie de l'église (dû à la foudre).

-1011 : Dédicace de l'église reconstruite.

-14ème S : Construction d'un absice gothique en pierre de Lorraine .

-15ème S : Ajout d'un clocher .

-Fin du 17è S : Transformations importantes inspirées par le style baroque .

 Les 7 cloches actuelles ont été fondues le 4 mai 1909 par Français Paccard .

La réédification complète de l'église ne sera jamais menée à bien (ce qui explique le décrochage du toit du choeur par rapport à celui de la nef alors dans son style roman d'origine ).

Des réparatons importantes  furent effectuées en 1987..

 LE MOBILIER:

La Sculpture du mobilier, unique à Liège est l'un des plus beaux conservés de Belgique.

La partie haute illustre la passion du Christ.

La partie basse un peu plus récente illustre le vie de saint Denis .

Saint Denis est le premier évêque de Paris au IIIe siècle.

 L'autel est de slyle roman en marbre de carrare et bois doré -

 LES VITRAUX

Les 9 lancettes du choeur sont de la fin du XIVe siècle. Elles sont ornées de vitraux de Jean Baptiste Capronnier.

Des scènes de saints locaux ou de l'évangile sont représentées dans le style du XVe siècle.

 

 

 

L'église Saint-Jacques-le -Mineur de Liège

 

L’église de l'abbaye bénédictine Saint-Jacques-le-Mineur de Liège est fondée en 1015 par le prince-évêque Baldéric II, successeur de Notger.

 Elle a toujours été dédiée à saint Jacques le Mineur, bien qu'on lui associe très souvent l’apôtre de Compostelle. Dès le début, l'école monastique devint célèbre et l'abbaye florissante ; les moines fondèrent le monastère de Lubin en Pologne, ainsi que le prieuré de Saint-Léonard dans le quartier nord de Liège.

 L'église gothique actuelle, dont la construction fut achevée en 1538, remplaça l'église romane primitive. La voûte et ses peintures sont de la même époque, ainsi que les vitraux du chœur datés de 1525 à 1531. Le portail Renaissance ajouté en 1558 est attribué à Lambert Lombard. De l'église primitive, seul l'avant-corps roman avec une de ses trois tours a été conservé.

 Parmi les éléments les plus remarquables, la nef, véritable dentelle de pierre ; la voûte exceptionnelle comptant plus de 150 clés de voûte dans la nef centrale ; les stalles du XIVe siècle ; le buffet d'orgues Renaissance ; le fameux vitrail avec les armoiries des 32 vieux métiers (XVIe siècle) ; les statues baroques de Del Cour et de son école (fin XVIIe siècle); et le couronnement de la Vierge (groupe sculpté du XIVe siècle).

 L'église fut rendue au culte en 1803 en tant qu'église paroissiale. Elle fut restaurée une première fois au XIXe siècle. La seconde restauration importante a eu lieu entre 1972 et 1975 ; des fouilles archéologiques ont alors permis de retrouver les vestiges de la crypte romane et les fondations de l’église primitive.

Les anciens remparts de Binche

 

Les Anciens remparts de Binche sont un monument d'architecture militaire de Belgique relèvant du Patrimoine majeur de Wallonie.

 L'enceinte fut construite en moellons de grès et schiste local par Baudouin IV de Hainaut au XIIe siècle à Binche: une place forte de 3000 mètres de remparts qui comportent des merlons et créneaux. La défense s'opère au niveau des tours et du chemin de ronde. Des ouvrages en bois jouent un rôle dans la défense active. Tous les murs visibles actuellement ne sont pas d'époque: il faut prendre en considération les sièges subis, les destructions et reconstructions, les réaménagements parfois peu pertinents. François Bouquiaux écrit:

 « L'enceinte actuelle s'étend sur plus de 2.100 mètres, enfermant 22 hectares avec vingt-six tours subsistantes. La hauteur de la muraille varie de 7 à 12 mètres et la largeur des chemins de ronde de 3 à 10 mètres. Les défenses naturelles au sud et à l'ouest sont constituées par le cours de la Samme. Le facteur déterminant pour l'édification de la première enceinte est la présence d'un éperon rocheux très escarpé au sud. Tout le tracé de la première enceinte peut reposer sur un socle rocheux. La deuxième enceinte déborde la zone rocheuse et doit utiliser la technique de la muraille sur arcades- »

 Côté nord, les remparts étaient clos par la Porte de Bruxelles aujourd'hui disparue (étranglement entre rue de Bruxelles et avenue Ch. Deliège). Les remparts se poursuivent vers l'est en parallèle avec la rue des Pastures et la rue Carlo-Mahy et six tours. Deux de ses tours présentent une innovation particulière à Binche : trois archères droites apparaissent à mi-hauteur des tours.

 Après la porte Saint-Paul, l'enceinte a un tracé erratique correspondant aux difficultés du terrain. Le rempart longe la rue du Faubourg Saint-Paul et son prolongement au sud présente des tours rondes tangente aux courtines. Ces tours étaient d'un seul tenant, sans meurtrières et remplies de terre presque sur toute la hauteur. La coupole de la tour est donc très élevée. L'enceinte se poursuit en suivant la rue de la Fontaine-de-Jouvence. Puis vient la Porte du Posty. Le rempart du Posty possède un morceau de muraille reposant sur la roche. Les remparts sont la propriété de la Ville de Binche et constituent un patrimoine unique en Région wallonne.

 

 

 

La tour du Burbant

 

 

 

 

 

 

 

Le comte de Hainaut Baudouin IV acheta à Gilles de Trazegnies un domaine dans le nord du comté vers 1150. Le confluent des deux Dendres, qui se trouvait à un kilomètre environ en aval de la vieille église Saint-Martin, était un site stratégique de première valeur par sa nature marécageuse.

 Baudouin IV résolut d'y créer une ville neuve. Il édifia donc un castrum (« château ») et le flanqua d'un bourg. Il commence, en 1166, la construction du donjon de Burbant.

 Le château d'Ath occupe une position stratégique de tout premier plan pour le comte de Hainaut. Baudouin IV, poursuivant une œuvre d'établlssement et d'affermissement de l'autorité comtale et de prise en main d'un territoire encore mal contrôlé se devait de couvrir Mons vers le nord, c'est-à-dire vers l'importante seigneurie de Chièvres, mais aussi vers Leuze, possession des Avesnes, enfin vers la Flandre. Ath remplit cette fonction, fondant l'autorité du comte dans une région contestée, neutralisant Chièvres et Leuze qui ont perdu leurs importantes fortifications du XIIe siècle.

 L'enceinte castrale, d'un périmètre de 150 mètres et d'une superficie de 20 ares, fut établie vers 1185. En 1254, au début de la guerre des Avesnes et des Dampierre, querelle de succession de Flandre et de Hainaut, Charles d'Anjou assiégea le château. C'est au cours du XIIIe siècle que la basse-cour s'appuya sur le complexe castral, formant la boucle inférieure d'un huit dont la boucle supérieure est tracée par l'enceinte de la tour.

 La ville neuve, fondée par le comte en 1166 ne fut vraiment fortifiée qu'au XIVe siècle par Guillaume ler d'Avesnes (vers 1325) puis par les Ducs de Bavière (après 1360). On passait alors d'une fortification castrale à une enceinte d'agglomération appuyée sur la forteresse. Elle fut renforcée par les ingénieurs espagnols (XIVe siècle-XVIIe siècle) puis reconstruite par Vauban (1668-1674) puis par le Hollandais Krayenhoff (1817 -1827).

 Jusqu'au début du XIVe siècle, le château assura seul la défense. Elle fut ensuite développée par une enceinte urbaine renforcée de tours puis de bastions, et protégée par des inondations et des ouvrages avancés.

 Il ne subsiste que le donjon, une bonne partie du mur de la basse-cour, le départ et certains éléments de l'enceinte urbaine du XIVe siècle. Le tracé de l'enceinte castrale se situe sous les bâtiments de la cour castrale reconstruite et remaniée du XVIe siècle au XVIIIe siècle.

Description

Escalier à l'intérieur des murs de la Tour Burbant

 Le bâtiment carré de 14 m de côté avec des murs épais de 4 m se présente comme un véritable donjon anglo-normand. Sur une base pleine qui selon René Sansen descendrait à 10 m de profondeur se dégage une plinthe importante à partir de laquelle se développe la construction caractéristique du donjon à contreforts plats. Sur la face nord, ces contreforts ont été en partie oblitérés par des altérations postérieures mais les sondages ont permis de constater que la situation y était semblable à celle des autres faces. Le donjon s'élève encore à 20 m de hauteur et les sondages montrent que la tour est conservée sur la quasi-totalité de sa hauteur, seul manquant le crénelage. Le dispositif d'entrée, à l'étage, a pu être restauré. On voit les logements des poutres qui soutenaient la passerelle d'entrée amovible, le logement de la poutre de calage de la porte, la feuillure où venait se placer le vantail de la porte, les traces d'une seconde porte isolant ainsi un sas de pénétration. La base de la tour, fortement transformée à partir du XIVe siècle, n'était pas voûtée. La voûte actuelle date du XIVe siècle. On voit encore le ressaut recevant les poutres du plancher de cet étage. Les modifications du régime des eaux notamment suite aux travaux de Vauban ont interdit jusqu'à présent de vérifier l'existence d'un puits à l'intérieur du donjon. Au niveau d'entrée, le même dispositif de protection qui empêchait la pénétration dans la tour se reproduit pour donner accès au second étage. Le passage se faisait par une courte échelle qui donnait accès à une porte dont le seuil donnait sur le vide. Au premier niveau, on compte une baie au sud, une autre à l'est, tandis qu'existait une troisième baie désaxée au nord où s'ouvraient également les latrines qui ont subi quelques modifications. La salle possède encore les vestiges d'une cheminée double monumentale. Les cheminées des deux étages sont en effet épargnées dans le même mur ouest du donjon. Elles se superposent, ce qui inévitablement produit des porte-à-faux atténués par l'usage dans les œuvres vives des cheminées mais aussi des latrines d'un matériau spécifique le tuf de rivière ou tuf algaire. Cette pierre alvéolaire a un poids spécifique faible mais une excellente résistance au feu. Les parties en saillie des latrines sont construites dans le même matériau. Les bases, montants et corbeaux des cheminées sont encore en place quoique cassés. A l'étage supérieur, les fenêtres ont certes été modifiées, mais la baie orientale est encore très largement conservée. Elle devait abriter la chapelle. Le niveau sommital était recouvert d'un pavement dont on a retrouvé des traces. Par contre les niveaux encore en place montrent qu'il n'y a plus d'espoir de trouver en place des éléments de crénelage.

 

 Source

* J. Dugnoille, M. de Waha, Le Burbant, Fondation Roi Baudouin, 1988

 

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