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Sous les Mérovingiens et les Carolingiens (V e - IX e siècle)
Le fondateur de la dynastie mérovingienne, Clovis, est originaire de la tribu des Francs saliens installés à Tournai à partir du V e siècle. Sous son règne, la majeure partie de la Gaule sera conquise. Hélas, ses successeurs se partagent ce vaste territoire. C'est ainsi que le Hainaut fait partie de la Neustrie, royaume mérovingien issu du partage de l'héritage de Clovis.
La dynastie carolingienne émerge en 751 lorsque Pépin le Bref, alors maire du palais, dépose le roi mérovingien d'Austrasie, Childéric III, et se fait élire roi à sa place. Lui et son fils, Charlemagne, auront une politique expansionniste, étendant peu à peu leur pouvoir sur l'ensemble des anciens royaumes mérovingiens.
Afin d'assurer une meilleure gestion de leurs territoires, les souverains mérovingiens et carolingiens divisent les anciennes « civitates » romaines en « pagi », formant ainsi un découpage administratif plus serré que celui institué par les Romains. A leur tête, les souverains placent un fonctionnaire, portant sous les Carolingiens le titre de « comte ».
Le « pagus hainoencis », créé lors de ce redécoupage, sera à la base du développement territorial du comté de Hainaut.
Comtes carolingiens
843-870 : probablement un comte lotharingien, mis en place par Lothaire Ier
870-880 : Enguerrand Ier, comte de Gand, de Courtrai et de Tournai, placé par le roi Charles le Chauve qui vient d'annexer la Lotharingie.
en 880, par le traité de Ribemont, la Lotharingie revient à Louis le Jeune, roi de Germanie, qui place Régnier à la tête du comté de Hainaut :
880-898 : Régnier Ier de Hainaut, fils de Gislebert de Maasgau.
En 898, il tombe en disgrâce, et Zwentibold lui reprend le Hainaut pour le donner à Sigard.
marié à Hersinde ou Albérade († après 916).
898-920 : Sigard († 920)
En 911, La Lotharingie et de nouveau rattachée à la Francie Occidentale, mais Sigard conserve sa charge comtale.
920-925 : Enguerrand II, parent d'Enguerrand Ier.
En 925, La Lotharingie revient à la Germanie, et Henri l'Oiseleur nomme Regnier II comme comte de Hainaut.
A partir de la fin du IX e siècle, profitant des déchirements et des faiblesses du pouvoir impérial, les comtes prennent leur indépendance et se transmettent héréditairement la terre qu'ils ont reçue du souverain. Le roi finit par ne plus intervenir dans leurs principautés et les laisse seuls face aux Normands qui ravagent alors les royaumes des descendants de Charlemagne. Ces dissensions, et le peu de moyens mis en oeuvre par le pouvoir central pour combattre les Normands, servent les ambitions des Régnier, premiers comtes de Hainaut.
Les Régnier
(avant 870 - 1051)
Les origines
Le territoire du comté de Hainaut fut occupé par les Nerviens avant d'être conquis par Rome durant la guerre des Gaules. Plus tard, il constitua un pagus de la Civitas Nerviorum. Sa dénomination originelle (pagus Fanomartensis) provient du nom d'une localité située dans sa partie méridionale, Famars, alors que le nom actuel dérive de celui d'une rivière qui le traverse, la Haine (Hennegau de Henne, la Haine, et Gau, comté carolingien).
Probablement encore presque couvert au xie siècle de l'immense forêt Charbonnière, elle-même relique de l'immense forêt d'Ardenne signalée par César, il s'étendait autour des villes de Mons, Valenciennes et Cambrai. Ce ne fut qu'au viie siècle, après les premiers grands défrichements, que Soignies, Le Rœulx, Saint-Ghislain et d'autres villes, s'y formèrent « [...] au milieu de forêts épaisses et dans de véritables déserts »1. (Le mot désert désignant souvent à cette époque des zones boisées non habitées.)
Par le traité de Verdun (843), la région revient à Lothaire Ier. L'Escaut étant la frontière occidentale de son territoire. Mais l'empire de Lothaire ne persiste pas longtemps : il est rapidement partagé entre Louis le Germanique et Charles II le Chauve.
Le traité de Meerssen (870) attribue le comté de Hainaut à Charles le Chauve, qui en fait en 877 un fief héréditaire de la couronne de France. Il en confia probablement le gouvernement à un certain Enguerrand, probablement originaire de Flandre3. La prise de possession de la Lotharingie par Louis le Jeune en 880 dut mettre fin à cet interim. Régnier Ier de Hainaut a certainement été en possession du Hainaut dans le dernier quart du ixe siècle. À cette époque, le pays est ravagé par les Normands, que combat Régnier Ier de Hainaut.
Le domaine est alors assez modeste, limité au nord par la Haine, à l'ouest par l'Escaut, au sud par la ligne de partage des eaux. Il n'y avait de limite naturelle ni vers le Cambrésis, ni à l'est, où il s'arrêtait aux portes de Binche, Lobbes et Estinnes. Deux abbayes y sont présentes : Sainte-Waudru et Saint-Ghislain, mais aucune ville encore, car Mons n'est alors qu'une bourgade.
Après une brève réunification sous Charles le Gros (885-887), l'empire des Francs est à nouveau divisé. La noblesse de Lotharingie choisit de se rallier à Arnulf de Carinthie plutôt qu'à Eudes Ier de France. En 895, Arnulf rétablit le royaume de Lotharingie au profit de Zwentibold. Craignant l'établissement d'un pouvoir royal plus proche et donc plus fort, les féodaux se révoltent, menés par Régnier Ier de Hainaut, qui demande l'appui de Charles le Simple. En 898, Zwentibold frappe Régnier de disgrâce et le comté passe dans d'autres mains : celles de Sigard, comte du Luihgau. Dès l'avènement de Louis l'Enfant (899), Régnier est rentré en faveur, mais ne récupère pas le Hainaut. Zwentibold meurt au combat en 900 et le royaume de Lotharingie disparaît définitivement.
L'aîné des fils de Régnier, Gislebert obtient le titre de duc de Lotharingie vers 928. C'est alors probablement son frère cadet, Régnier II de Hainaut, qui devient comte de Hainaut. Celui-ci se fait construire un château à Mons. Son comté est attaqué par la maison d'Ardenne, poussée par l'empereur. Régnier II est vainqueur et annexe les terres impériales des Estinnes, de Valenciennes et de Bavay et devient abbé laïc des abbayes Sainte-Waudru de Mons et Sainte-Aldegonde de Maubeuge.
Vers 953, la marche de Valenciennes est détachée du comté de Hainaut par l'empereur Otton et confiée à Amaury, gendre d'Isaac de Cambrai. Le comte de Hainaut Régnier III en prend ombrage et se révolte. Il bat Conrad le Rouge, duc de Lotharingie nommé par Otton III. En 957, Régnier III est déposé par le nouveau duc Brunon de Cologne et il subit ensuite une défaite face aux troupes impériales en 958. Il est alors dépouillé de ses biens et exilé en Bohême. Le comté de Hainaut est alors confié à Godefroy, puis à Richer.
En 973, Renaud lui succède. Entre-temps, Régnier IV continue le combat de son père et sollicite l'aide du roi de France, Hugues Capet, qui espère rattacher la Lotharingie à son royaume. Régnier épouse Hedwige, fille du roi et échange les terres qu'elle apporte en dot contre le domaine de Couvin avec les moines de Saint-Germain-des-Prés. En 973 il tue Renaud et son frère Garnier. L'empereur fait alors appel à Godefroid le Captif, comte de Verdun, qu'il investit du Hainaut, alors qu'il confie la marche de Valenciennes à Arnould. Godefroy reprend le château de Mons en 974, et le garde jusqu'en 998, date à laquelle l'empereur rend le Hainaut (mais non la marche de Valenciennes) à Régnier IV. Durant ces luttes, le comté de Hainaut s'agrandit de Beaumont et Chimay (aux dépens du comté de Lomme) et de Chièvres, Soignies, Braine-le-Comte et Hal (aux dépens du comté de Brabant). Finalement, l'autorité des féodaux est reconnue par l'empereur.
Première dynastie comtale, les Régnier ne sont pas originaires du Hainaut, mais plutôt des Ardennes. Ce sont des fonctionnaires impériaux nommés par le pouvoir central. Leur première tâche est donc d'établir leurs prérogatives sur les grandes familles établies dans le pays. Ils vont ensuite profiter des dissensions à la tête de l'Etat pour exercer un pouvoir personnel sur le territoire dont ils ont la charge. Peu à peu, leur puissance dépasse les limites du comté. Ils jouent un rôle important en Lotharingie et n'hésitent pas à agrandir leur territoire aux dépends des terres du Saint Empire Germanique et de l'Eglise.
C'est à partir du règne des Régnier que les textes parlent du «pagus hainoencis» ou du «comté de Hainaut». Ce nouveau nom montre l'importance grandissante que prennent la vallée de la Haine et son nouveau centre administratif et militaire, Mons. C'est d'ailleurs dans cette cité que les comtes se fixent à partir du X e siècle. La ville devient leur capitale, et conserve ce rôle de chef lieu politique et militaire sous les différentes dynasties qui se succédent à la tête du Hainaut.En 925, La Lotharingie revient à la Germanie, et Henri l'Oiseleur nomme Regnier II comme comte de Hainaut.
Famille des Régnier
925-ap.932 : Régnier II, fils de Régnier Ier
avant 940-958 : Régnier III, fils du précédent, exil en Bohême, il meurt en 973.
en 958, Régnier III s'étant révolté, l'empereur exila Régnier III et s'empara du Hainaut. Il le confia par moitié à divers seigneurs :
958-964 : Godefroy († 964), vice-duc de Basse-Lotharingie
Comtes de Hainaut (réduit à Mons)
964-973 : Richer
973-973 : Renaud
973-974 : Régnier IV († 1013), fils de Régnier III.
974-998 : Godefroy Ier de Verdun
998-1013 : Régnier IV († 1013), fils de Régnier III. marié vers 996 à Hedwige de France (970 † 1013)
1013-1039 : Régnier V († 1039), fils du précédent marié vers 1015 à Mathilde de Verdun
1039-1051 : Herman († 1051), fils du précédent
Comtes de Valenciennes
964-973 : Amaury
973-973 : Garnier
973-974 : Régnier IV († 1013), fils de Régnier III.
974-1006 : Arnoul
1006-1035 : Baudouin IV († 1035), comte de Flandre
1035-1045 : Baudouin V († 1067), comte de Flandre, fils du précédent
1045-1048/1049 : probablement Regnier de Hasnon
1048/1049-1051 : Herman († 1051)
1045-1051 : Herman (? - mort avant 1051), redevient comte de Hainaut, car à la fois comte de Mons et de Valenciennes
marié à Richilde d'Egisheim, probablement fille de Regnier de Hasnon, marquis de Valenciennes entre 1045-1048/1049.
Leurs deux enfants furent privés de la succession de leur père par Baudouin Ier : son fils Roger devint en 1066 évêque de Châlons-sur-Marne, sa fille Gertrude entra dans un monastère.
Dynastie de Flandre : Les Baudouin
(1051 - 1280)
Le comté de Hainaut connaît sa plus grande extension territoriale et son plus grand rayonnement politique sous les règnes de Baudouin IV le Bâtisseur (1120-1171) et Baudouin V le Courageux (1171-1195).
Le but de ces 2 princes est de garantir la puissance et l'autonomie du comté. La première chose à faire est donc de maintenir la stabilité intérieure par une maîtrise de l'espace et des personnes. C'est pourquoi ils couvrent le pays de forteresses. Elles sont destinées à protéger le territoire, à faire respecter l'ordre public et à limiter le pouvoir de l'aristocratie. Les comtes vont ensuite garantir leur autonomie face aux puissances environnantes grâce à des alliances matrimoniales, ce qui permet, entre autre, à Baudouin V de récupérer la couronne flamande en 1191.
Le règne des Baudouin est favorable à la population, qui connaît, à cette époque, un accroissement démographique important.
Dans les campagnes, les défrichements sont nombreux. Ils permettent d'étendre les aires de culture et d'augmenter le nombre de villages. Dans le même temps, les conditions juridiques des paysans s'améliorent.
A côté de cela, on assiste au développement des villes, comme Valenciennes et Maubeuge qui s'enrichissent grâce au commerce du drap. Les comtes n'hésitent d'ailleurs pas à s'allier les bourgeois en accordant des chartes de franchises aux villes
1051-1070 : Baudouin Ier de Hainaut, fils de Baudouin V de Flandre devient Baudouin VI de Flandre (1067-1070) marié en 1051 à Richilde, veuve de Herman de Mons
1070-1071 : Arnoul III de Flandre, comte de Flandre et de Hainaut, fils du précédent
1071-1098 : Baudouin II (1056 † 1098), frère du précédent. Il conserva le Hainaut, mais ne parvint pas à recouvrer la Flandre sur Robert Ier le Frison marié en 1084 à Ide de Louvain (1077 † 1139), fille d'Henri II, comte de Louvain et de Bruxelles et d'Adèle de Betuwe
1098-1120 : Baudouin III (1088 † 1120), fils du précédent marié en 1107 à Yolande de Gueldre, fille de Gérard Ier Flaminius, comte de Gueldre et de Wassemberg
1120-1171 : Baudouin IV (1108 † 1171), fils du précédent marié vers 1130 à Alix de Namur (1115 † 1169), dernière fille de Godefroy, comte de Namur, et d'Ermensende de Luxembourg
1171-1195 : Baudouin V (1150 † 1195) devint en 1184 comte de Namur (Baudouin Ier) et en 1191 comte de Flandre (Baudouin VIII) marié en 1169 à Marguerite, fille de Thierry d'Alsace, comte de Flandre.
1195-1202 : Baudouin VI (1171 † 1205), comte de Flandre (Baudouin IX) et empereur latin de Constantinople (Baudouin Ier).
marié en 1186 à Marie de Champagne (1174 † 1204), fille d'Henri Ier le Libéral, comte de Champagne et de Marie de France
1202-1244 : Jeanne (1188 † 1244), fille du précédent marié en 1212 à Ferrand de Portugal (1188 † 1233), puis en 1237 à Thomas II de Savoie (1199 † 1259), prince de Piémont
1244-1280 : Marguerite Ire (1202 † 1280), sœur de la précédente. comtesse de Flandre et de Hainaut de 1244 à 1280. mariée en 1212 (séparés 1221) à Bouchard d'Avesnes (1182 † 1244), puis en 1223 à Guillaume II de Dampierre (1196 † 1231)
Les Avesnes et les Bavière
(1280 - 1433)
Un nouveau changement dynastique a lieu à la fin du XIII e siècle. Il est connu, dans la littérature historique, sous le nom de «querelle des Avesnes et des Dampierre». Suite au jugement du roi de France Louis IX, Jean II d'Avesnes, fils issu du premier mariage de la comtesse Marguerite, reçoit la couronne hainuyère.
1250-1257 : Jean Ier d'Avesnes (1218 † 1257), comte héritier de Hainaut, fils de Bouchard d'Avesnes et de Marguerite de Flandre et de Hainaut marié à Adélaïde (ou Alix) de Hollande, fille de Florent IV, comte de Hollande et de Mathilde de Brabant
1280-1304 : Jean Ier de Hainaut, né Jean II d'Avesnes (1247 † 1304), fils de Jean Ier, comte de Hainaut et de Hollande (Jean II)
marié en 1270 à Philippine de Luxembourg (1252 † 1311), fille d'Henri V, comte de Luxembourg, et de Marguerite de Bar
1304-1337 : Guillaume Ier de Hainaut (1286 † 1337), comte de Hainaut et de Hollande (Guillaume III), fils du précédent. marié en
1305 à Jeanne de Valois (1294 †1342) fille de Charles de France, comte de Valois, et de Marguerite d'Anjou
1337-1345 : Guillaume II de Hainaut (1307 † 1345), comte de Hainaut et de Hollande (Guillaume IV), fils du précédent. marié en 1334 à Jeanne de Brabant, fille de Jean III, duc de Brabant et de Limbourg, et de Marie d'Évreux
Maison de Bavière
Un siècle plus tard, l'héritage hainuyer passe dans la famille de Bavière par le mariage de la fille du comte Guillaume I er, Marguerite, avec l'empereur Louis de Bavière.
Durant le règne des Avesnes et des Bavière, l'économie reste essentiellement agricole. Mais le XIV e siècle voit aussi se développer l'exploitation de la houille, des carrières de pierre et des fours à chaux, ainsi que l'industrie du fer (dont les deux grands centres de production sont Chimay et Avesnes) et l'industrie textile. Outre dans les grands centres urbains, les comtes vont également favoriser son exploitation dans de plus petites villes tels Ath, Hal, Braine-le-Comte, Chièvres ou Le Quesnoy.
Les villes, enrichies grâce au commerce et à l'artisanat, ne ménagent pas leur soutien aux comtes du XIV e siècle, notamment en leur consentant souvent des prêts. En contrepartie, les princes favorisent leur développement.
Par la suite, le titre de comte de Hainaut passera aux ducs de Bourgogne, puis aux rois d'Espagne et enfin aux empereurs autrichiens.

1345-1356 : Marguerite II (1310 † 1356), comtesse de Hainaut et de Hollande (Marguerite Ire), sœur du précédent.
Mariée en 1324 à l'empereur Louis IV de Bavière (1282 † 1347). Son fils Guillaume lui disputa les comtés de Hollande et de Zélande qu'elle lui abandonna en 1354.
1356-1358 : Guillaume III de Bavière (1330 † 1388), comte de Hainaut et de Hollande (Guillaume III) à partir de 1356, fils de la précédente. Marié en 1352 à Mathilde de Lancastre (1335 † 1362), fille d'Henry de Grosmont, comte de Lancastre, et d'Isabelle de Beaumont.
1358-1404 : Albert Ier de Bavière (1336 † 1404), comte de Hainaut et de Hollande, frère du précédent. Marié : à Marguerite de Brieg (1342 † 1386), fille de Louis de Silésie-Liegnitz, duc de Brieg, et d'Agnès de Goglau, en 1394 avec Marguerite de Clèves (1375 † 1412), fille d'Adolphe Ier de La Mark, comte de Clèves, et de Marguerite de Juliers.
1404-1417 : Guillaume IV de Bavière (1365 † 1417), comte de Hainaut et de Hollande (Guillaume VI), fils du précédent et de Marguerite de Brieg. Marié en 1385 à Marguerite de Bourgogne, fille de Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne et de Marguerite, comtesse de Flandre.
1417-1433 : Jacqueline de Bavière (1401 † 1436), comtesse de Hainaut et de Hollande, fille du précédent. Mariée en 1418 à Jean IV de Bourgogne (1403 † 1427), duc de Brabant, fils d'Antoine de Bourgogne et neveu de Jean sans Peur.
Elle reconnut en 1428 Philippe le Bon comme héritier de ses domaines, qu'elle lui abandonna formellement en 1433.
Maison de Bourgogne
Philippe le Bon et Charles le Téméraire portèrent ces armes, dans lesquelles on ne trouve aucun symbole du Hainaut. (On y trouve en revanche les armes de Flandre, du Brabant et du Limbourg.)
1433-1467 : Philippe le Bon alias Philippe Ier de Hainaut
1467-1477 : Charles le Téméraire alias Charles Ier de Hainaut
1477-1482 : Marie de Bourgogne alias Marie Ier de Hainaut oo Maximilien Ier du Saint-Empire (Régent 1482–1519)
Souverains des Pays-Bas
Philippe le Beau (1482-1506) alias Philippe II de Hainaut
Charles Quint (1506-1555) alias Charles II de Hainaut
Philippe II d'Espagne (1555-1598) alias Philippe III de Hainaut
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