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Arlon est connue pour être une ville romaine, et sa réputation en tant que telle n’est plus à faire … En fait, le site d’Arlon est habité depuis bien plus longtemps, car les conditions géographiques sont excellentes : une rivière qui prend sa source et fertilise une belle vallée, et une colline, donnant un point de vue de 20 km à la ronde par temps clair. Lorsque César conquiert la Gaule vers 50 avant notre ère, il va renforcer le village celte, qui devient un vicus prospère, dont le développement s’étend sur trois siècles. Cette agglomération ouverte a une fonction avant tout commerçante et administrative. Mais les vestiges découverts dans le sous-sol arlonais et dans ses cimetières antiques attestent d’une culture riche et d’une grande diversité. Des scènes de la vie quotidienne du vicus sont sculptées sur les monuments funéraires et sur des fragments de grands édifices, et une soixante d’entre elles sont visibles au Musée archéologique. En outre, de très nombreux objets d’artisanat local ou importé, comme des céramiques, des outils, des armes ou des objets de parure sont présentés dans des vitrines.
A la fin du troisième siècle, la Gaule connaît, comme le reste de l’empire romain, une grande instabilité, due à la présence de populations germaniques venues de l’est, et provoquant la destruction de nombreuses localités. Les habitants d’Orolaunum, qui occupaient jusque-là la vallée, se réfugient sur la colline et la fortifient. Ils utilisent des pierres venues des cimetières ou des monuments civils, les taillent, et en font les fondations d’une muraille. C’est au cours de fouilles ou de trouvailles que ces blocs ont été découverts et ont intégré le musée, qui existe depuis 1847. Il ne reste aucun vestige de cette muraille gallo-romaine du 3éme siècle, excepté une tour, aujourd’hui enfouie dans le sol de la knippchen. Le Musée de la Tour romaine est accessible depuis la Grand’Place, sur demande auprès du Café Le d’Alby. Il permet de se rendre compte de la taille réelle de la fortification, et également du remploi des pierres sculptées dans les fondations. Un autre site permet d’apprécier l’implantation du vicus gallo-romain. Des vestiges des thermes sont encore visibles (rue des thermes romains). Ils ont été fouillés en 1907. La proximité de la Semois explique parfaitement le choix de ce site. Les thermes, qui n’ont bien entendu pas les dimensions des grands thermes de Rome ou de Trèves, présentent néanmoins le même schéma dans la succession des pièces chaudes, tièdes et froides.
Arlon a bien entendu souffert des dommages causés par les Germains. Elle n’en a pas disparu pour autant, et les récentes fouilles effectuées à Arlon attestent de la continuité de la vie quotidienne. Le site des thermes romains, justement, a continué à être exploité au fil des siècles. En effet, un bâtiment d’origine romaine fut choisi comme lieu de sépulture au 7ème siècle. Vingt-et-une tombes mérovingiennes y ont été fouillées. Elles révèlent un mobilier funéraire d’une très grande richesse : bijoux en or, armes, verres, … attestant de la qualité des défunts. L’objet de ces découvertes est exposé dans la section mérovingienne du Musée archéologique.
Même si le centre-ville n’a pas conservé de vestiges de l’époque médiévale, en raison d’un important incendie, le Pays d’Arlon s’intégrait parfaitement dans cette riche période. Au Haut Moyen Âge, aux 9ème et 10ème siècles, Autelbas, un village situé à quelques kilomètres d’Arlon, semble avoir été un centre de céramique important. Au Musée d’Autelbas, vous pourrez voir le résultat des fouilles et l’explication relative à la fabrication de cette céramique dite d’Autelbas.
Les vestiges de l’abbaye de Clairefontaine toujours visibles et encore en cours de fouilles, nous révèlent des éléments essentiels sur cette période. La majeure partie des ruines que nous voyons en ce moment provient de constructions élevées du 15ème au 18ème siècle. L'abbaye originale du 13ème siècle commence seulement à réapparaître au grand jour. Seule et unique abbaye cistercienne féminine connue à ce jour, dont les fondations originales sont conservées sans aucunes modifications, l'abbaye de Clairefontaine est actuellement unique et donc d'une importance capitale pour les chercheurs cisterciens. On attribue sa fondation à la comtesse Ermesinde (+ 1247), même si c’est son fils, Henri le Blondel, qui en est probablement le maître d’œuvre.
Édifié à proximité d'un ruisseau qui alimentait autrefois ses douves, le château d'Autelbas trouve également ses origines au 13ème siècle. Il joue un rôle important dans la résistance au régime bourguignon au 14ème siècle. Malgré les conflits familiaux, le château traverse les siècles. Il est victime en 1983 d'un important incendie, mais les ruines encore visibles nous montrent les grandes caractéristiques de ce château de plaine. Les objets découverts sur ce site sont présentés au Musée d'Autelbas.
Bien que n’étant pas typiquement arlonais, le retable de Fisenne, exposé au Musée Gaspar depuis peu, est une pièce exceptionnelle du tout début du 16ème siècle. Présent depuis le 17ème dans la province de Luxembourg (à Fisenne), ce chef-d’œuvre anversois nous retrace, au travers de scènes de bois sculpté polychrome et doré à l’or fin et de panneaux peints, la vie et la passion du Christ. Entièrement restauré, il est présenté dans une salle religieuse de toute beauté.
Toujours au site des thermes romains, une église romane à triple abside fut construite sur les ruines de l’église qui avait abrité les sépultures franques. Reconstruite et agrandie au 14ème siècle, elle fut détruite au 16ème lors des guerres opposant la France et l’Espagne. Le culte de saint Martin fut alors transféré en ville, dans l’église de l’hôpital (actuellement Grand’rue). Celle-ci connut également des dommages et des reconstructions (entre autres 1681) au fil des siècles. Lors de sa destruction en 1935, on récupéra des éléments architecturaux tels que des clés de voûte, aujourd’hui exposés au Musée Gaspar.
Le château fort des comtes d'Arlon
Waleran Ier de Limbourg, Comte d'Arlon, décide de la construction du château fort des Comtes d'Arlon sur la butte de la Knipchen vers 1060. Ce château fut de nombreuses fois brulé, détruit et reconstruit.
Le village d'Autelbas, situé à quelques kilomètres d'Arlon, se développe aux environs du 9ème et 10ème siècle dans l'art de la céramique dans de la pâte fine de couleur orangée. Vers 1247 la Comtesse Ermesinde fonde l'Abbaye Cistercienne féminine de Clairefontaine qui sera battie par son fils Henri Le Blondel. C'est également vers cette période qu'est bâtit le château d'Autelbas.
À la fin de la seconde guerre de cent ans (1337-1453), une grande partie de la Belgique et les Pays Bas actuels passent aux mains des Ducs de Bourgogne. À la mort de Charles le Téméraire (1433-1477), les Pays-Bas bourguignons comprenant le Duché de Luxembourg (la région incluant Arlon) sont cédés aux Habsbourg.
Le chemin de croix.
Arlon partage avec Tournai et Tongres le statut de plus ancienne ville de Belgique. Le bourg est né au croisement des voies de communication entre Reims, Trèves et Cologne. Les Celtes s'y sont établis. Son nom à l'époque romaine était Orolaunum Vicus. De nombreux vestiges de l'occupation romaine (Ier siècle) ont aussi été dégagés par les fouilles.
le chemin de croix
Après la chute de l'Empire romain, Arlon subit l'influence mérovingienne. Une nécropole de tombes de type « princières » a livré un riche mobilier, ce qui permet de penser qu'une famille princière, appartenant probablement à l'entourage des rois francs, s'était installée à Arlon. C'est probablement à la fin de la période mérovingienne que fut érigée la première église Saint-Martin d'Arlon, juste à côté des anciens thermes romains, dans l'édifice qui avait accueilli les tombes mérovingiennes quelques décennies plus tôt.
Au Moyen Âge, le bourg se transforme en place-forte. Une dynastie de comtes d'Arlon débute avec Waléran Ier duc de Limbourg. À la mort du duc Waléran III en 1226, Arlon passa à son fils du second lit Henri V le Blond, comte de Luxembourg, et fut rattaché au comté de Luxembourg. Ainsi, dans le Tournoi de Chauvency, Henri le Lion, son fils, porte-t-il le titre de Marquis d'Arlon.
La ville abrite un musée archéologique riche en vestiges gallo-romains (la collection lapidaire est la plus riche de Belgique) et en vestiges mérovingiens, ainsi que le Musée Gaspar, plus centré sur l'histoire de l'art régional, qui est aussi le siège de l'Institut archéologique du Luxembourg et de sa bibliothèque. Le cimetière de la ville comporte une section juive qui est le plus grand cimetière juif de Wallonie.
Blason à l'hôtel de ville.
Blasonnement : burelé d’or et d’azur, au lion brochant, à la queue fourchue de gueules, couronné d’or. Ces armoiries sont dérivées de celles des comtes de Luxembourg, dont Arlon était une possession depuis le milieu du XIIIe siècle. Depuis 1848, les griffes du lion sont de la même couleur que son corps, afin de distinguer les armes de la ville de celle du Grand-Duché de Luxembourg.
Arlon est l'une des plus anciennes villes de Belgique, née du croisement de deux importantes chaussées romaines (Metz-Tongres et Reims-Trèves), ensuite transformée en forteresse suite aux incursions germaniques (fin du IIIe siècle). Aujourd'hui important centre commercial, administratif et d'enseignement. La Semois prend sa source dans l'ancien quartier des Tanneurs. L'un des plus riches musées de Belgique (Musée Archéologique - sculptures des Ie au IIIe siècles). Colline 'la Knipchen': église Saint-Donat et son belvédère (panorama grandiose).
A l'époque romaine, Arlon devint un centre important (vicus), situé au carrefour de deux grandes chaussées romaines qui reliaient Reims à Trèves et Tongres à Metz. La ville portait alors le nom d'Orolaunum vicus. Cette agglomération ouverte, à fonction surtout commerçante et administrative, sera prospère durant 3 siècles. A la fin du IIIe siècle, Arlon subit plusieurs vagues d'incursions germaniques mais ne disparut pas pour autant. Déjà à cette époque, on y parlait un dialecte germanique: le francique mosellan. Après le démembrement de l'empire de Charlemagne, des comtes féodaux transformèrent le castrum en château fort. Au début du XIIIe siècle, le comté devint marquisat et fut rattaché au Luxembourg. La fin du Moyen Age entraîna un cortège de misères et de calamités. La ville sera incendiée, pillée, dévastée par les soldats du duc de Guise, les Hollandais, les Croates et les Autrichiens. Elle fut occupée par les Français de 1681 à 1697. C'est à cette époque que fut érigée sur les plans de Vauban, l'enceinte à bastions qui ceinturait la ville et la butte Saint-Donat. La ville allait être incorporée au département des Forêts jusqu'en 1815. Aujourd'hui, Arlon veut résolument s'inscrire dans une politique d'ouverture vers ses voisins: la France, le Grand-Duché de Luxembourg et, un peu plus loin, l'Allemagne.
Chef-lieu de la province du Luxembourg, la Ville d'Arlon occupe une place centrale dans un creuset bordé de trois pays: l'Allemagne, la France et le Grand-Duché de Luxembourg. Lieu de rencontre entre les cultures latine et germanique, berceau de la Semois, Arlon est probablement la ville la plus ancienne de Belgique.
Les vestiges découverts dans les sous-sols de l'antique cité romaine confirment de son passé florissant et sont le témoignage de la vie quotidienne de l'Orolaunum il y a vingt siècles; les nombreuses pierres sculptées et scènes représentées sur les monuments mis au jour au cours des siècles passés l'attestent.
Au carrefour d'importantes voies de communication, la Ville d'Arlon connut une large période d'opulence et devint un centre commercial, artisanal et religieux de première importance.
Patrimoine religieux
L’Eglise Saint-Martin
Cette église Saint-Martin est la troisième du nom à Arlon. La première (8ème s.) se trouvait hors les murs. Elle fut détruite au milieu du 16ème s. Le culte fut alors transféré dans une église au centre de la ville (1570), détruite en 1935. La construction de l'actuelle église Saint-Martin découlerait de la volonté royale de Léopold II de signaler les deux extrémités du pays par des édifices importants, mais surtout de celle des Arlonais désireux d'avoir une église à la mesure du nouveau statut de chef-lieu de province de la ville. Elle fut construite entre 1907 et 1914. Son architecture est lorraine, de style ogival rayonnant (13ème s.). La tour de la nouvelle église mesure 97 m de haut. L'église, consacrée en 1937, est classée depuis 2002 -
L’Eglise Saint-Donat
Le château du 1er comte d'Arlon, Waléran, est érigé sur la butte au 11ème s. Mais en 1558, il est complètement détruit et les remparts de la ville sont saccagés par les troupes du Duc de Guise. Lorsque les Capucins arrivent à Arlon en 1621, ils font construire leur couvent sur les ruines du château. En 1681 une enceinte bastionnée, dessinée par Vauban, est érigée, transformant le couvent en citadelle. Lorsqu'en 1719 l'église est une fois de plus victime de la foudre, on décide de la dédier à saint Donat. L'ancien couvent est définitivement supprimé en 1796. L'église subsiste, et est aménagée au cours du 20ème s.
Porte de l’ancienne église Saint-Martin
Après mille ans en dehors de la ville d'Arlon (rue des thermes romains), le culte de saint Martin fut transféré, en 1570, plus proche du centre, dans l'église de l'hôpital (rue Basse, actuelle Grand'Rue). En 1660, elle connut un grave incendie, et sa reconstruction ne se fit qu'en 1681, alors que le Luxembourg est occupé par les troupes de Louis XIV. Un siècle plus tard (en 1785) un autre incendie ravagea la toiture et le clocher. Les cloches fondirent sur place. Au 19ème siècle, la tour fut exhaussée et le clocher reconstruit. En 1914, suite à la construction de la nouvelle église Saint-Martin, elle fut abandonnée, et détruite en 1935. C'est lors de cette destruction que le portail de l'église fut transféré au pied de la butte de Saint-Donat.
Patrimoine architectural
La Tour romaine
Au début du 4ème siècle, les Gallo-romains qui vivaient à Orolaunum (Arlon) fortifient la "Knippchen" (Butte Saint-Donat) pour se protéger des populations germaniques qui s'infiltrent dans l'Empire. Arlon devient ainsi un castrum (place fortifiée). Mesurant un peu plus de 800 m de pourtour, épais de 4 m en moyenne et haut d'environ 8 m, le rempart était percé de portes imposantes et jalonné de plusieurs tours (une douzaine).
Le Musée de la "tour romaine" nous montre les vestiges d'une de ces tours, dégagés lors des fouilles de 1948. Les restes conservés sont encore impressionnants. Dans les fondations de la muraille, on aperçoit distinctement les restes de pierres sculptées provenant du vicus, dont un superbe bas-relief représentant Neptune.
. Le Château-ferme de Sterpenich
La présence d'un château, appartenant à la famille de Sterpenich puis à celle d'Autel, est attestée dès le 14ème siècle. Le château actuel fut construit entre 1680 et 1690 par Jean-Adam Pellot, alors propriétaire, sur les anciennes fondations. Son beau-fils (J. B. Henron) rachète toute la seigneurie en 1706, et apporte des transformations au château. Il connut des agrandissements et des aménagements au cours du 19ème siècle, lorsqu'il fut acquis par les comtes de Berlaymont. Il est situé à l'écart du village et se compose d'un ensemble de bâtiments autour d'une cour rectangulaire. Le bâtiment est classé depuis 1956.
Le Château d’Autelbas
Le village d'Autelbas remonte au Haut Moyen Âge (10ème siècle). La présence d'une villa carolingienne et de fours de potiers est attestée (Musée d'Autelbas). Édifié à proximité d'un ruisseau, qui alimentait autrefois ses douves, le château d'Autelbas trouve ses origines au 13ème siècle. Au milieu du 14ème s., il devient la maison seigneuriale de la famille d'Autel, puis le haut lieu de la résistance au régime bourguignon, menée par Huart d'Autel, prévôt d'Arlon en 1377. La place est assiégée et ruinée en 1413, puis rétablie en 1432. Malgré des conflits familiaux, le château traverse les siècles. En 1983, il est victime d'un important incendie. Ce château de plaine est classé depuis 1956. Le Château de Guirsch Ce château succède à une première demeure, située sur la crête, et qui fut entièrement détruite lors de la conquête bourguignonne en 1453, par Antoine de CROY. Un nouveau château est alors construit par les Busleyden au 17ème siècle, à proximité de l'actuelle église Saint-Willibrord. Il passe ensuite aux Cobreville, puis aux Marches, qui l'abandonnent pour construire l'actuel château, entre 1749 et 1763, en bordure du village. Le château est composé de plusieurs corps de bâtiments et donne sur un grand jardin à la française. Le village de Guirsch fut le centre d'une grande seigneurie fief du marquisat d'Arlon.
L'ancien cimetière
Ce site a été occupé dès au temps des Gallo-Romains. En effet, on y trouve les ruines des thermes romains datant du 1er siècle ainsi que les vestiges de la plus ancienne basilique de Belgique qui date quant à elle du 4ème siècle. Aucune informations ne permet de dire que ce soit une basilique chrétienne.
Lors des fouilles archéologiques, on y a également découvert une vingtaine de tombes mérovingiennes.
C'est à cette place également que fut construite la premiere église dédié au culte de Saint Martin à Arlon. Elle a été bâtie dans le style roman à triple abside et fut détruite vers le 16ème siècle lors des guerres franco-espagnoles.
Sur les ruines de cette première église, on édifia au 17ème siècle une chapelle avec un ermitage. La chapelle fut démolie en 1848. Ce cimetière a servit du Moyen-Âge jusque en 1850. On y trouve encore quelques croix, pierres et stèles tombales des 17, 18 et 19ème siècles-
Source
http://www.ot-arlon.be/
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