L astronomie entre science et religion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant plus de 10 siècles, entre l'Antiquité et le XVème siècle, de grands progrès en astronomie sont réalisés, qui restent marqués par les croyances et les doctrines religieuses.

 

Astronomie occidentale

Dans le monde occidental, le système de Ptolémée, en adéquation avec le dogme de l'Eglise catholique, perdure jusqu'à la Renaissance. L'Eglise, principale détentrice du savoir et des bibliothèques, renforce la vision géocentrique de l'Univers.

Les grandes invasions qui amenèrent la chute de l'Empire romain plongèrent l'Europe dans une léthargie intellectuelle qui devait durer presque un millénaire.

Au début du Moyen Age, toute tradition étant interrompue avec les "classiques" grecs, on ne trouve aucun intérêt pour la science. Seuls quelques moines cherchent encore à expliquer le mouvement des astres, avec quelques allusions à Aristote.

Saint Augustin n'ignore pas la science grecque et ne la condamne pas. Mais, bientôt, une interprétation trop littérale des écritures va conduire l'église à rejeter toute idée ne reposant pas sur un géocentrisme absolu. Nombreux sont aussi les ouvrages rejetant la sphéricité de la Terre.

Ce n'est qu'après 800, sous l'impulsion de Charlemagne, que la littérature romaine fait sa réapparition et, à travers elle, les idées des philosophes grecs. Mais on se contente alors de reproduire leurs ouvrages, avec de légères modifications pour les mettre au goût du jour. Cela a quand même pour conséquence d'éveiller l'intérêt de beaucoup pour la cosmogonie, et la science en général.

Mais bien peu de travaux originaux voient le jour. Au XIIe siècle, l'influence d'Aristote commence à se faire sentir, se heurtant au début à l'hostilité de l'église. Mais, curieux retour des choses, le philosophe grec va bientôt être admis et devenir le guide de tout savant jusqu'à la Renaissance. En 1254, ses écrits deviennent doctrine officielle à l'Université de Paris, et malheur à celui qui veut en modifier un iota.

Cela va stériliser, pour quelques siècles encore, tout progrès scientifique. Il faut cependant citer le moine franciscain Roger Bacon (1214-1294), qui releva des imprécisions dans les écrits d'Aristote, introduisit les premiers raisonnements mathématiques et recommanda l'expérience comme la véritable source de la connaissance.


Le 13ème siècle et le début du 14ème siècle


Il s'agit probablement de la période la plus intense dans l'assimilation des connaissances, avant que ne soit exposée une science médiévale originale. Les historiens repèrent les éléments d'une activité savante renouvelée. Ainsi, en Espagne Alphonse X le Savant (el Sabio) (1221-1284) a composé une oeuvre astronomique importante. Ces " Libros del saber de astronomia " terminés en 1280 contiennent la description des sphères célestes, l'énumération des étoiles avec leurs coordonnées, l'étude des principaux instruments (notamment l'astrolabe). Les Tables Alphonsines, présentant de nombreuses corrections par rapport aux anciennes tables, connaissent un très grand succès jusqu'au 16ème siècle.


D'un point de vue institutionnel, la fondation de nombreuses universités au 13ème siècle revitalisent l'enseignement. Les Universités d'Oxford et Paris se concentrent surtout sur la philosophie et les sciences, alors que Bologne s'oriente vers la médecine. Aristote domine les enseignements : ses textes sont étudiés et discutés.

Toutefois, à partir du 13ème siècle, le philosophe grec est regardé avec une certaine méfiance, notamment parce qu'il affirme que le monde est éternel, ce qui est en contradiction avec le dogme chrétien. À partir de 1210, les textes d'Aristote ne doivent plus être expliqués à Paris ni en public ni en privé. En 1231, Grégoire IX, dans une bulle ordonne l'expurgation des traités aristotéliciens. Cet ordre n'a jamais été exécuté. Aristote est aussi contesté par les astronomes, notamment en ce qui concerne ses thèses physiques. L'usage que fait Ptolémée des épicycles et des excentriques permet une meilleure adéquation avec les observations, davantage que les combinaisons de sphères d'Aristote.

A une époque où le monde restait à explorer, l'Italien Amerigo Vespucci découvrit les Indes ou plutôt l'Amérique et ses Amérindiens entre 1487 et 1498. Christophe Colomb traversa également l'Atlantique à plusieurs reprises mais bien qu'il toucha le continent américain à hauteur du Vénézuéla, il ne revendiqua que la découverte d'îles entre 1492 et 1504.

En 1497, passant par l'Est et le Cap de Bonne-Espérance, le Portugais Vasco de Gama découvrit les Indes orientales.

Entre-temps, un génie de la Renaissance naquit. Le 15 avril 1452 (de l'ancien calendrier Julien) naquit Léonard de Vinci dans le village d'Anchiano, en Toscane, en Italie. Elève apprenti à 14 ans, il sera un artiste accompli à 26 ans.

De Vinci rédigea des manuscrits sur l'astronomie notamment, peignit "La Dame à l'hermine" (1490), traça le croquis de "L'homme de Vitruve" (1492), peignit la "Cène" (1495-1498) puis la "Joconde" ou "Monsa Lisa" (1505-1509), réalisa une nouvelle carte du monde (1513-1514) et inventa des centaines d'objets géniaux, certains 400 ans en avance sur leur temps !

C'est Léonard de Vinci qui introduisit les mathématiques dans l'art, notamment à travers le nombre d'or j (rapport d'harmonie valant ~1.6) et l'effet de perspective qui était jusqu'alors très mal maîtrisé. Léonard de Vinci mourut le 2 mai 1519.

Commentaires (1)

1. logan 08/02/2012

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