(recouvrant approximativement, les périodes du XII au XIVe siècle)
Le corps humain :
La tête : le chef ou le teston / L'oreille : l'ouie /L'estomac : la bedaine ou la panse.
Le visage : la face la bouille ou la mine / les fesses : le fondement ou simplement le cul !
Les parties : les aiguillettes / Le sexe : le bourgeon.
Les mains : La main droite : la dextre ou main de dieu. /La main gauche : la senestre ou main sinistre ou main du diable.
Le thorax : poitrine ou poitrail.
Dénomination, couches et classes sociales.
Le peuple : le bon peuple, le bas peuple, la populace, les petits, les petites gens.
L'aristocratie médiévale : la noble assemblée, les grands, les belles personnes,les hautes personnes.
Le rang dit "de naissance".
Pour toutes les personnes non nobles : "les gens de basse extraction".
Pour la chevalerie : "la noblesse d'épée", aussi qualifiée de "petite noblesse".
Pour la noblesse de naissance mais de rang inférieur, (vavasseurs et Barons):"les personnes de petite naissance" ou de "petite noblesse", (l'on voit que ce dernier terme est autant employé pour les petits Seigneurs de naissance, que pour les chevaliers, alors que ces derniers peuvent être tout autant Seigneurs que roturiers, car la chevalerie n'est pas une noblesse héritée par naissance, mais une noblesse acquise par l'acte d'adoubement. A l'origine, n'importe qui pouvait être chevalier et avoir ainsi l'occasion de se hisser socialement : du moins, une fois qu'il s'en était montré digne : par sa vaillance et ses qualités.
Pour la moyenne et grande noblesse : "noble naissance" ou "noble lignage".
Pour la très grande Noblesse, (Princes et Rois), : "haute naissance" ou "haut lignage".
Le rang social d'origine
Pour le peuple : les serfs, les vilains, les gueux (porte faix, mendiant, lépreux,etc),
les roturiers : personnes non nobles (artisan, marchand, bourgeois).
Pour la noblesse : les Seigneurs, les grandes Dames, les gentes dames, les Nobles personnes.
Pour l'église : les gens de robe. Pour la chevalerie : les chevaliers.
- A noter que les gens du peuple, de par leur position sociale, s'adressent de la même façon à tous les Seigneurs : qu'ils soient nobles par la naissance ou par l'épée : "Messire, Seigneur : mon Seigneur"
La dénomination sociale individuelle
L'homme et la femme: un rombier une rombière, terme peu employé, (seul le mot rombière est parvenu jusqu'à notre époque, et à fait partie du langage populaire et argotique parisien, et ce, jusque dans les années 60. Il a quasiment disparu depuis).
L'homme et la femme, avec connotation affective tirant son origine du mot compagnon : Un compaing, (qui avec le temps se transformera en "copain") Un compère, une commère, (à l'époque ce terme n'avait en aucune façon la connotation péjorative qu'il a aujourd'hui). Ces deux termes étaient très employés.
L'enfant : l'enfançon, (bébé), le marmot, (tout jeune enfant), le jouvenceau ou jouvencelle, (garçon ou fille entre 7 et 10ans environ).
L'adolescent et le jeune adulte : damoiselle et damoiseau
La paysanne : "femme", généralement suivit du patronyme : ex: "femme caroube"
En dehors de la paysanne les servantes étaient le plus souvent appelées par leur prénom, et toutes les autres femmes issues de la bourgeoisie ou de l'artisanat étaient nommées : Dames
Un gueux, une gueuse: péjoratif, (dans ce cas ci le mot gueux prend d'avantage le sens d'une injure généraliste, plutôt qu'une dénomination : comme c'était le cas pour ce même mot dans la section précédente) /
"un ribaud ": débauché,"
une ribaude" femme de mauvaise vie : prostituée.
"Un manant", "une manante" : personne non noble : appuie sur la basse extraction.
Un Marot : même sens que manant : avec une connotation d'importun.
Le paysan : le serf : propriété du Seigneur et équivalent de l'esclave antique
le vilain : paysan libre et affranchi.
L'artisan : le Maître : "Maistre Jacques", "Maistre Pierre" etc, (le moyen âge du XII et XIIIe siècle, vit l'apogée de l'artisanat, du corporatisme, et des Maîtres d'apprentissage).
Les fonctions.
Les fonction religieuses :
le chapelain : prêtre exerçant dans une chapelle. En général, le chapelain était le plus souvent au service d'un Seigneur : il officiait dans la chapelle du château et était nourri et logé sur place par le Seigneur.
Le clerc : à l'origine, prêtre versé dans la législation et le droit. Il était souvent au service du Seigneur : par la suite le clerc perdra de cette compétence, de cette attribution, et de ses fonctions auprès du Seigneur, pour s'insérer totalement dans la hiérarchie de l'église.
Les fonctions civiles :
le Bailly : presque équivalant de gouverneur.
Les Echevins : équivalant des conseillers municipaux : le grand Echevin étant l'équivalant du Maire.
Le Bourrel (Bourreau) : exécuteur de justice.
Les fonctions militaires :
Le prévôt : équivalant de l'officier de police actuel. Affecté à la sécurité d'une cité, le prévôt était en charge et responsabilité de faire régner l'ordre et la loi du Seigneur.
Le Guet : patrouille d'hommes en armes sous les ordre du prévôt et chargée d'assurer la sécurité des rues, (surtout le soir).
La lance : à l'origine petit groupe d'hommes en arme d'environ une douzaine d'hommes, (parfois plus, parfois moins, suivant les moyens du Seigneur). Par la suite la composition de la lance devint plus précise et extrêmement codifiée, avec un nombre plus grand d'hommes d'arme, avec une distinction entre "la petite lance" et la "grande lance", et surtout une spécialisation plus grande des soldats, selon leur unité d'affectation, (surtout sous Louis XI).
Le capitaine : commandant d'une lance ou d'une garnison.
Le sergent d'arme : c'est la plus petite unité de commandement qu'il soit. Beaucoup de petits Seigneurs n'avaient pas les moyens d'entretenir une grande troupe, et qui plus est un capitaine : cependant, tous sans exception, possédaient un sergent.
Les fonctions féodales :
le suzerain : Seigneur dominant une région et dont dépendent d'autres Seigneurs qui lui sont inférieurs par le rang : ses vassaux, (un vassal des vassaux).
le vassal : Seigneur de rang inférieur devant allégeance au suzerain.
Le Vavasseur : c'est le plus petit vassal qui puisse être, en règle générale il remplit plutôt la fonction d'intendant d'un Seigneur plus haut placé que lui. La fonction de Vavasseur perdurera à peu près jusqu'au milieux du 13e siècle, pour ensuite disparaître complètement.
Les principaux titres Seigneuriaux :
par ordre d'importance croissant.
Le Vavasseur, le Baron, le Comte, le Duc, le Prince et le Roi, (le Souverain).
A noter que la terminologie de Baron, pouvait parfois prendre un sens plus générale et devenir une version flatteuse du terme de vassal. Dès lors cela pouvait tout autant concerner de véritables Barons que des Seigneurs sans titre ou de simples chevaliers. Cette version flatteuse appuyait d'avantage sur les valeurs de compagnonnage et de fidélité que sur la notion de hiérarchie féodale.
Les métiers.
Le Fèvre : le Forgeron.
Le Talmelier : le boulanger.
l'apothicaire : le pharmacien
Le Mire : le médecin
Le Louvetier : l'homme chargé de s'occuper de la meute de chien du Seigneur.
Le Tavernier : le cafetier.
Le Charon : menuisier spécialisé dans la fabrication et la réparation des charrois,(chariots).
Le Charcuitier : celui qui vendait de la char cuite, (chair cuite). Ce qui donnera par la suite le mot charcutier : pourtant à l'époque, le terme de Charcuitier était d'avantage synonyme de boucher.
L'Orfèvre : l'artisan bijoutier
Le Drapier : marchand de draperie et d'étoffe.
L'Usurier : prêteur sur gage, prêtant de l'argent avec un taux d'usure, (un intérêt).Les banquiers Lombards excellaient dans l'exercice de l'usure.
Le boisselier : fabricant d'objet en bois. Terme toujours en vigueur actuellement.
Le bouvier : conducteur de bœufs.
Meschine : servante, (XIVe).
Un cordier : fabriquant de cordes : à ne pas confondre avec un cordelier patronyme donné au moine qui portait une corde en guise de ceinture.
Le colporteur : petit marchand pédestre itinérant.
Les métiers liés au combat et à la guerre.
Armurier : fabricant d'armes et d'armures.
Haubergier : artisan spécialisé dans la fabrication des cottes de mailles, et principalement des hauberts, et des haubergeons.
L'archerie : secteur de réalisation militaire spécialisé dans la fabrication des arcs, des arbalètes, et des équipements d'archers : flèches, carreaux, carquois etc
Les termes militaires rattachés au métier des armes.
L'Ost : (partir à l'Ost), au moyen âge la notion d'armée nationale n'existait pas, l'Ost était un service armé de plusieurs jours dans l'année, que le vassal devait à son suzerain, à sa façon, l'Ost fut en quelque sorte donc, le précurseur, et l'ancêtre du service militaire. Cette règle de l'Ost, à l'origine valable pour tous les suzerains, devint progressivement le monopole exclusif du suzerain suprême : le Roi…. L'Ost désignait donc à la fois le service armé, mais également l'armée elle même : ex : "l'Ost Royale" : servir dans l'Ost Royale.
Le train : troupe en marche avec armes, bagages et équipement : "mener grand train" : grande troupe en marche se remarquant par la qualité de l'armement des soldats : exemple : "à la tête de sa troupe le Duc menait grand train". Cela donnera naissance plus tard à l'expression "train de vie".
L'équipage : même signification que train, avec toutefois une connotation appuyant sur le paraître et l'apparat, ex : "ils allaient en grand équipage". Notre armée actuelle a trouvé une très bonne synthèse de ces deux synonymes, puisque "le train des équipages" est de nos jours une spécialisation de l'armée de terre.
Le harnois : équipement du soldat : cotte de mailles, baudrier, épée, etc.
Navrure : blessure : navré : blessé : ex : "être navré au bras".
Occire : tuer.
Basse et haute justice : le roi avait le droit de haute et basse justice : la basse justice : droit du sol etc était le plus souvent échue a son plus proche conseiller, la haute justice qui était le droit royal, mais aussi à l'origine, également le droit de tout seigneur sur ses terres, (droit de vie et de mort), devint progressivement au fil du temps, un monopole exclusif du roi exercé par lui seul. Le droit de justice de chaque Seigneur, de total au début, ne fut donc par la suite que partiel, et se résuma à la basse justice : cependant n'importe quel Seigneur pouvait autoriser un duel de justice à la suite d'un différent majeur entre deux de ses vassaux, toutefois, si il se jugeait incompétent en la matière, il pouvait en appeler à l'arbitrage Royal.
Le duel de justice : il était réservé à la noblesse, et n'avait cours que dans les affaires graves ne pouvant pas se résoudre par simple arbitrage. Il avait lieu après demande des plaignants à leur Seigneur Suzerain, ou par décision du Suzerain lui même, qui dans les deux cas, avait seul le droit de trancher. Le plus souvent le duel de justice était destiné à établir la vérité et prouver le bon droit. d'une personne, ou son innocence : parfois même les deux en même temps. Le duel de justice pouvait être de deux natures : soit simple soit à outrance.
Le duel simple, ou "duel au premier sang" :au premier sang versé par l'un ou l'autre des adversaires, celui qui a blessé l'autre est déclaré vainqueur. Il a dès lors gain de cause dans le conflit qui l'oppose à l'autre plaignant. Si le sang n'est pas versé mais que l'un des deux demande "quartier", et qu'il reconnaît son adversaire vainqueur, le résultat est alors le même.Le duel au premier sang s'exécute à pied exclusivement, et fait usage d'une seule arme pour chacun des adversaires, l'arme retenue reste au choix du défendant, (l'accusé), et est la même pour les deux combattants.
Le duel à outrance ou "jugement de Dieu". Le jugement de Dieu est un combat extrême à outrance, ou Dieu est présumé soutenir celui qui est dans la vérité contre celui qui est dans le mensonge : il innocente le vainqueur et le lave de tous soupçons : il ne s'achève qu'à la mort de l'un ou de l'autre des adversaires. On avait souvent recours au jugement de Dieu Dans les affaires d'adultère ou d'autre trahison supposée. Le jugement de Dieu s'exécute en deux phases : la première à cheval et la seconde à pied. Chaque phase comporte plusieurs séquences de combat utilisant chacune un type d'arme différent. Le nombre de séquence de chaque phase, le type d'arme utilisé, le protocole et le code d'accès à la séquence et à la phase suivante, sont réglementés, codifiés et sanctionnés par le Maréchal de lisse, , assisté par des hommes d'armes chargés d'exécuter sur le champ celui des deux adversaires qui s'aviserait de contrevenir aux règles posées, et donc à l'honneur. Le choix des codes d'accès aux différentes phases et séquences, peut être très variable : chute de cheval, premier sang, perte de l'arme ou du bouclier etc.. A chaque séquence le choix de l'arme dans un même type d'arme, peut rester soit aux choix des combattants, (avec priorité au défendant), soit être pré déterminé à l'avance par le maréchal de lisse, et dans ce dernier cas, être identique pour les deux adversaires.
Le duel de champions : se dit de deux chevaliers qui dans un duel, représentent par délégation, leur Seigneur respectif : le vainqueur rendant du même coup son Seigneur vainqueur. Ces duels sont souvent le théâtre d'enjeux importants.
Le champ d'honneur : aire de combat et vaste étendue où se déroule une bataille rangée. Plus symboliquement : "mourir au champ d'honneur" se dit lorsque l'on meurt à la guerre ou au combat au service du Roi, (lors d'un siège ou d'un duel de champion par exemple).
Le champ de bataille : lieu ou se déroule une bataille.
Lieu indifférencié : bois, ville, siège de château, pré etc….
Le champs clos: se dit de l'espace aménagé et clos par des cordes ou des hommes en arme, afin qu'il puisse s'y dérouler un duel officiel. C'est également l'enceinte servant à un tournoi ou une joute.
L'échelade : attaquer un château en montant à l'échelle
Haranguer : créer un état de pression et de sur excitation sur une foule ou une troupe, par un discours vindicatif et manipulateur. Sur une troupe en arme, c'est la mettre dans un état tel quelle puisse donner le maximum d'agressivité et de violence afin quelle puisse remporter la victoire.
Couard : lâche
Poltron : peureux
Pleutre : lâche et peureux !
Annelet : "jeux de l'annelet", (jeux de l'anneau) :monté sur un cheval au galop, ce jeux consistait à enfiler sur la lance un maximum d'anneaux, lors de joutes équestres.
Douves : fossés entourant le château, et remplis d'eau ou de ronciers.
Adoubement : cérémonie et acte par lequel le soldat ou le guerrier était fait chevalier. A l'origine l'adoubement était un acte très simple qui pouvait avoir lieu sur le champ de bataille lui même. "l'aspirant " à la chevalerie, (ou encore "le jeune"), recevait la paumée ou la colée, (ce qui est le même geste), des mains d'un autre chevalier, (exclusivement): paumée car le futur chevalier recevait un coup énergique sur l'épaule, de la paume de la main, et colée car la main était appliquée à la base du "col", (cou). Par la suite la main sera remplacée par le plat de l'épée sur les deux épaules et fera partie de tout un cérémonial à la fois laïc et religieux, dans lequel en outre, le prétendant prêtera serment : le serment de chevalerie. A l'issue de la cérémonie, le chevalier reçoit son épée de la main de son "parrain" de chevalerie, ainsi que ses éperons d'or,(simplement dorés !)
Piéton : homme d'arme à pied, (infanterie).
Félon : traître : félonie: traîtrise, tricherie, malhonnêteté
Le pas d'arme : à l'origine un chevalier plantait sa tente dans un coin de campagne et défiait un par un, tous les chevaliers de la région ou de passage. Par la suite les choses se sophistiquèrent : ces défis devinrent collectifs : par groupe de 3 ou 4 chevaliers voir plus, et firent, l'objet d'affichages et de chroniques. A noter également que ces défis, à l'origine assez amicaux et sportifs, devinrent au fil du temps de plus en plus violents, opposant même parfois des groupes de chevaliers dont les nations étaient en guerre.
Tournoi : jeu de combat équestre en deux camp, dans une enceinte circulaire dans laquelle les adversaires tournaient en combattant. D'une violence extrême, les tournois furent condamnés par l'église et furent supplantés de plus en plus par les joutes, (pour autant, ils ne disparurent pas totalement).
Joute : manifestation équestre incluant fréquemment d'autres épreuves et spectacle : concours de tir à l'arc, jeux de lisse, saltimbanques etc… La joute proprement dite, est un combat équestre amical, (ou supposé tel !!), et courtois : c'est à dire pour l'honneur ou l'amour d'une dame. La joute oppose deux cavaliers protégés d'un bouclier, et armés d'une lance émoussée, (ou munie d'un rochet), et placés à l'opposée de chaque coté d'unelisse : le jeu consistant, au grand galop, à désarçonner l'adversaire. Avant le début de la joute chacun des deux cavaliers vient se placer devant la tribune d'honneur, devant "la dame de ses pensées", cette dernière lui remet "ses couleurs" : un morceau d'étoffe : "la faveur", qu'elle noue à la lance de son chevalier servant, (d'ou viendra l'expression : avoir la faveur ou être en faveur).
Le rochet : tout petit trident métallique de fer doux, aux pointes arrondies : sertie à l'extrémité de la lance de joute, il est destiné à cassé au premier choc.
Arbitrage : c'est le départage et le jugement souverain du Suzerain dans un conflit opposant deux de ses vassaux.
La quintaine : mannequin d'entraînement en paille, revêtu d'élément de vêture, (un peu comme un épouvantail) portant un casque de combat, et muni sur le bras droit d'un bouclier et sur le gauche un sac de sable ou un fléau d'arme. Fixée sur un axe rotatif, la quintaine était placée à une distance d'environs des 2/3 de la lisse. La quintaine était utilisée à l'entraînement, mais également lors des joutes où elle constituait une partie importante du spectacle. La quintaine symbolisait l'ennemi, chaque chevalier lancé au galop devait frapper de sa lance le bouclier de la quintaine en essayant d'éviter le choc en retour du sac de sable ou du fléau, qui par rotation risquait de le toucher.
Etre à merci : dans un combat à deux adversaires, c'est un moment d'arrêt du combat ou l'un des deux combattants se trouve livré au bon vouloir de son adversaire, et ce, pour une raison ou pour une autre : chute à terre, désarmement, etc.. L'attaquant n'ayant plus à se défendre peut s'il le désire tuer son adversaire de sang froid : il est à sa merci.
Lisse : barrière de bois utilisée pour la joute et séparant les deux adversaires.
Demander quartier : dans un combat singulier, c'est le chevalier qui se trouve à merci qui peut, si il le désire, demander quartier à son adversaire. En joute, lors de combats à pied à l'épée, demander quartier, c'est signifier implicitement à son adversaire que l'on reconnaît être vaincu, et explicitement, lui demander que le combat s'arrête. Dans un combat véritable ce terme est synonyme de demander grâce et d'être épargné : en outre, il peut, dans une tournure négative, avoir valeur d'avertissement ou de qualification du combat : ex : "ce sera un combat sans quartier", ou encore, de menace, de cri de combat et d'invective lors du combat lui même: ex : "point de quartier !!"
Cris de guerre et devise :
le cri de guerre pendant la bataille servait à stimuler l'ardeur, le courage et l'agressivité. Il servait également à conjurer sa propre peur et à impressionner et déstabiliser l'adversaire. La devise avait les mêmes vertus que le cri, mais avec la particularité derenforcer l'assurance du chevalier en réaffirmant son identité et ses valeurs fondatrices. Dans la fameuse devise des chevaliers français : "Mon joie Saint Denis, que je trépasse si je faiblis", véritable devise rendue populaire par le film "les visiteurs", le cri de guerre, (mon joie Saint Denis), est associé à la devise : celle ci met en exergue la force comme valeur fondatrice : tant physiquement que moralement. Elle veut dire clairement : "si je deviens faible je mérite ma mort, car on ne peut vivre sans être fort".
Banneret : se dit d'un chevalier : un chevalier banneret est un chevalier qui se rallie, à la bannière d'un autre chevalier plus puissant que lui et d'une notoriété plus grande : on dit qu'il se range sous sa bannière. Cependant si le banneret lui est fidèle, il reste toutefois libre et indépendant : l'obligation de compagnonnage et de service restant d'avantage morale, (ou intéressée : gloire, cadeaux, conquêtes etc..)
La hampe : manche d'un étendard, d'une lance ou d'une arme d'hast.
Bannière : pièce d'étoffe aux armes et aux couleurs du chevalier. La bannière pouvait être fixée à l'angle d'une hampe se terminant par un équerrage, ou bien de façon centrale sur une barre transversale traversant la hampe.
Le gonfanon : étendard du XII et XIIIe siècle. Fixé horizontalement à l'extrémité de la lance il est lui aussi "frappé" aux couleurs et aux armes du chevalier : il est de forme rectangulaire avec l'extrémité découpée en forme de crénelage arrondi.
Etendard : petit drapeau du XIV et XVe siècle dont l'extrémité est taillé en forme de V.
L'arme d'hast : fer de combat emmanché au bout d'une longue hampe, l'arme d'hast est une arme de piéton, principalement destinée à atteindre et à faire chuter les cavaliers. On peut dire que jusqu'au milieu du XIIesiècle l'armée de métier n'existait pas et donc, les troupes utilisées par les Seigneurs étaient le plus souvent composées de paysans : de fait, ceux ci avaient pour habitude de se fabriquer leurs propres armes à partir de leur outils de tous les jours : le fléau d'arme par exemple, qui n'est en fait, qu'une réplique métallique du fléau de bois utilisé pour les battages. De la même façon, les fers des armes d'hast étaient le plus souvent d'origine agricole, (serpe etc..), auquel chacun apportait certaines modifications pour en faire des armes de guerre, ce n'est que plus tard que les armes d'hast deviendront de véritables armes professionnelles fabriquées par des armuriers. Toutefois leurs formes conserveront cependant les traces de leurs origines agricoles.
L'hommage : serment de mutuelle fidélité entre un Suzerain et son vassal, cependant la cérémonie de l'hommage mettait d'avantage l'accent sur l'allégeance du vassal : elle était renouvelée tous les ans et avait un caractère obligatoire pour le vassal, et ce, sous peine de sanctions, voir de disgrâce. La cérémonie de l'hommage n'est toutefois pas à confondre avec le serment de vassalité qui lui n'a lieu qu'une seule et unique fois dans la vie du vassal.
La sentence : décision punitive de justice, (contrairement au verdict, qui lui reste un terme moderne et neutre).
Le prud'homme : c'est le Seigneur chez qui le chevalier envoie son jeune fils pour qu'il lui apprenne l'art des armes et tout ce qu'un chevalier et un seigneur doit savoir. Le jeune Damoiseau va faire chez lui en quelque sorte, "ses classes" et ses "humanités". Le prud'homme est d'une certaine façon une sorte de précurseur de la fonction de précepteur, (version militaire !). Le prud'homme est toujours quelqu'un de reconnu, de respecté, et de renommé pour son courage, ses connaissances et sa sagesse.
La cotte d'arme : tunique frappée aux armes du chevalier, (blason brodé), et que celui ci passait par dessus sa cotte de maille.
Le maréchal de lisse : de petite ou de grande noblesse, le maréchal de lisse était chargé d'édicter, et de faire respecter, (en accord avec son Seigneur), les règles des combats en champ clos : duel, joute, et tournoi. Les sanctions en cas de non respect des règles de combat, pouvait aller de la simple pénalité : perte du combat par élimination et don du matériel, (armes selles cheval etc…), l'éviction de la compétition, l'emprisonnement, (sur décision du Seigneur), ou même, purement et simplement, la mort immédiate quand il s'agissait de duel de justice. Dans ce dernier cas le maréchal de lisse était toujours secondé par plusieurs hommes d'armes, (généralement des arbalétriers). Il suffisait que le maréchal lève son bras droit et s'écrie : "mort au félon !", pour que celui qui avait enfreint gravement les règles soit immédiatement abattu.
Le Héraut d'arme : personnage officiel versé dans l'art Héraldique, et chargé lors des joutes et des tournois, de lire et décrypter publiquement, les armoiries portées sur le bouclier de chaque concurrent.
Courir sus : "courir sus à l'ennemi" (sus = sur), passer à l'attaque ou poursuivre l'adversaire.
Créneau : partie évidée d'un crénelage de muraille.
Merlon : partie pleine d'un crénelage de muraille.
Tour flanquante : tour se trouvant sur le flan du château entre deux tour d'angles.
Courtine : muraille de pierre, (crénelée ou non), séparant deux tours flanquantes ou deux tours d'angle, (se dit encore d'une tenture de lit : tenture de coté).
Donjon : tour maîtresse du château. La plus haute et la plus épaisse de toutes les tours, le donjon reste l'ultime défense du château. Jusqu'au XIIe siècle, c'est dans le donjon que résident le Seigneur et sa Mesnie. Par la suite chaque Seigneur se fera construire un corps de logis indépendant et plus confortable, mais toujours attenant toutefois, au donjon.
Mesnie : famille et proche entourage du Seigneur.
La vis : axe d'un escalier. Dans une tour de défense, la vis se trouvait toujours à gauche afin de gêner l'ennemi lorsqu'il déguennait son épée et de freiner ainsi sa progression.
Haute et basse cour : dans un château fort, c'est un éléments de conception architectural composant un étage : du moins pour les châteaux d'une certaine envergure, beaucoup de petit châteaux ou manoirs, ne comportaient qu'un rez- de -chaussée.
La haute cour : cour sur laquelle traversait le donjon. Assurant spécifiquement la protection du donjon, la haute cour constituait une ligne de défense supplémentaire, un obstacle de plus pour l'ennemi, ainsi que l'ultime recours avant l'assaut du donjon. Cependant la haute cour n'avait pas qu'un caractère défensif : avant tout, c'était dans le château, le territoire spécifique du Seigneur : territoire extrêmement symbolique, puisqu'il se situait en haut, et par conséquent à un niveau supérieur de la basse cour où évoluaient les gens "des communs", les "petites gens" ! C'est également dans la haute cour que se situait la chapelle du château, (chacun peut en tirer les conclusions qu'il veut !! ). Le terme de haute cour a donner sa dénomination à notre haute cour de justice actuelle : sans doute est ce en raison du fait qu'au moyen age seule la justice féodale était valide, et que le Seigneur la rendait le plus souvent dans la haute cour de son château, (il n'y a toutefois aucune certitude sur ce point). Pour ma part je pense qu'il faut plutôt y voir le lien établi par l'église entre la justice divine et la justice Seigneuriale : lien implicite pour ce qui concernait les Seigneurs, et explicite quant à la personne royale : et ce, de plus en plus au fil des siècles, Louis XIV restant pour moi l'exemple le plus parlant : en outre je pense que d'une façon générale, dans notre culture, l'idée même de justice est dans son fondement, dans ses origines, et dans notre culture judéo-chrétienne, directement rattachée à Dieu.
La basse cour : cour en rez- de- chaussée d'un château à deux niveaux… C'est dans la basse cour que vie et travaille le personnel du château : paysans, serviteurs, cuisiniers, forgeron etc… Ce personnel habite un ou plusieurs bâtiments, que l'on nomme "les communs".C'est également dans la basse cour que se trouve tous les bâtiments indispensables à la vie du château : écuries, grange, sellier, forge etc…. C'est là que se tiennent également tous les animaux de ferme : d'ou l'expression toujours en vigueur aujourd'hui des "animaux de basse cour". Les animaux domestiques y ont également leur place : les chiens pour la chasse, et les chats pour empêcher la prolifération des rats, car au moyen âge les rats étaient très souvent vecteurs de maladies graves et souvent mortelles, (comme la peste par exemple).
L'échauguette : littéralement signifie "guetter au chaud". L'échauguette est une petite guérite de pierre construite en surplomb, et le plus souvent située à l'angle d'une des murailles du château fort : pourvu d'un fenestron ou d'une archère, elle Constitue un excellent poste d'observation; la sentinelle de garde : "l'homme de guet", peut ainsi surveiller les alentours tout en étant à l'abri des intempéries
L'archère : ouverture défensive, pratiquée dans le mur du château et destinée aux archers. L'archère est étroite de l'extérieur mais élargie de l'intérieur dans l'épaisseur de la pierre : ceci afin de permettre à l'archer de choisir ses angles de tir. L'archère est généralement droite et verticale, mais peut également avoir la forme d'une croix, et ce, afin d'améliorer encore d'avantage les angles de visée.
La meurtrière : ouverture étroite par laquelle ont "meurtris", l'ennemi, (comme la navrure la meurtrissure signifie blessure). Contrairement à l'archère, la meurtrière est aussi étroite d'intérieur que d'extérieur et a toujours la même forme : droite et verticale. Lors d'attaque du château, elle est destinée le plus souvent à repousser les échelles à l'aide d'une longue fourche étroite manœuvrée de l'intérieur par plusieurs hommes. Elle peut aussi servir à blesser l'ennemi au passage ou à le faire tomber de l'échelle, et ce avec une arme d'hast.
Le pont levis : (pont levis à "flèche"), pont mobile de bois servant de passerelle au dessus des douves du château. En cas d'attaque, le pont levis était relevé par de lourdes chaînes tractées par un treuil, isolant ainsi le château de la terre ferme et le mettant ainsi à l'abri des assauts, (parfois provisoirement !).
La herse : massive grille de fer, constituant, (après l'assommoir), la seconde défense de la porte d'entrée principale du château. Elle est baissée verticalement en cas d'attaque, elle aussi à l'aide d'un treuil.
L'assommoir : situé entre le pont levis et la herse, l'assommoir est une arche surmontée d'un local défensif. Ce local comporte deux trappes : une trappe d'entrée, donnant sur la cour intérieure du château, et une trappe de défense séparant le plancher du local du faîte de l'arche. Les hommes d'arme qui défendaient l'entrée, accédaient au local par une échelle extérieure, et se retrouvaient donc, directement en surplomb, à la verticale de l'ennemi, (si toutefois celui ci était parvenu par le feu ou avec une machine de guerre, à détruire le pont levis relevé, et à combler les douves !) : ainsi en ouvrant la trappe de défense il pouvaient "assommer" l'adversaire avant qu'il n'atteigne la herse, en lui envoyant toute sorte de projectiles: pierres, boulets de plomb, et même de la poix liquide et brûlante ! l'assommoir constituait la première défense d'entrée après le pont levis.
Eléments de vêture
Mantel : grand manteau d'hiver ou de cérémonie.
Surcôt : vêtement féminin se portant par dessus la chemise de lin.
Bliaud : vêtement féminin d'apparat se portant par dessus le surcôt.
Braies : élément de vêture masculin faisant office de pantalon. Avec un empiècement pour le fessier, les braie se présentaient sous forme de deux jambes de pantalons séparées et amovibles que l'on nouaient à la taille par des lacets de cuir.
Chausses : sous vêtement masculin des jambes, se passant sous les braies et étant conçues sur le même principe.
La cale : petite coiffe : sorte de bonnet de toile de laine ou de peau, porté par tous : (homme, femme, enfant),du plus jeune au plus vieux du plus riche au plus pauvre, et ce, quelle que soit la couche sociale. Elle était portée soit toute seule, soit sous un couvre chef, soit enfin, sous une protection militaire de tête, (indispensable pour protéger les cheveux et le cuir chevelu de la maille de fer).
Fonctions de service auprès du Seigneur.
Echanson : personnage très officiel chargé du choix et de l'ordonnancement des vins durant un repas de réception. Cette fonction était toutefois assez rare et était souvent l'apanage des cours princières et royales : on distinguait l'échanson et le grand échanson.
Le Sénéchal : ancêtre de notre économe moderne, le Sénéchal était chargé de tout ce qui concernait les provisions de bouche : achats éventuels, (assez rare),gestion, conservation, prévision, organisation des repas de fête etc…
L'intendant : gestionnaire général du domaine du Seigneur, et ce, à tous les niveaux.
L'officier tranchant : fonction et titre honorifique attribué généralement au meilleur des écuyers de la Mesnie Seigneuriale. L'officier tranchant était chargé de trancher les tranches de pains, (tranchoirs :déposées devant chaque convives.
Le bouffon, (ou encore :le fou : "le fol") : Pitre attitré du seigneur : clown grotesque et exubérant vêtu d'un costume extravagant au couleurs vives, le bouffon était chargé de distraire son Maître . Le bouffon avait le privilège extra ordinaire pour l'époque, de dire ce que bon lui semblait comme il lui semblait, et à qui il voulait, même à son Seigneur !! Cette liberté de ton à l'humour souvent grinçant et acide, ainsi qu'une franchise naturelle, conférait au bouffon une fonction sociale importante : en outre, c'était une des rares personnes qui avait le droit et le courage de dire la vérité à son Seigneur, (au risque parfois d'encourir son courroux). N'étant pas complaisant, le Seigneur pouvait donc toujours compter sur lui et sur sa sincérité : de fait, en règle générale, une grande relation de confiance s'instaurait entre le Seigneur et son bouffon.
Un fol : un fou, mais cette fois au sens clinique du terme.
La nourrice : au moyen âge aucune femme "de bonne naissance", ne nourrissait elle même son enfant : elle laissait ce soin à une femme des communs venant récemment d'accoucher : la nourrice. Comme le rythme des naissances était tout aussi galopant que celui des décès, la gente Dame concernée, n'avait le plus souvent aucun mal à trouver une nourrice dans le cadre du château lui même : au pire, au village dépendant du château.
Termes de vénerie, (chasse)
Hobereau : jeune faucon. Se dit également d'un jeune noble sans terres, avec toutefois une connotation péjorative marquant la prétention, la vanité, et l'inexpérience.
Etre aux abois : dans une chasse à cour, on dit d'un animal qu'il est aux aboies lorsque la meute le serre de si près que les chiens l'on à leur vue et redouble d'aboiements. Ce terme par la suite, à pris depuis un sens plus large et plus général, et ce, quelque soit l'événement concerné : il signifie dans tous les cas de figure, la poursuite, l'imminence d'un danger, ainsi qu'une issue aux conséquences dramatiques, à laquelle on a très peu de chance d'échapper.
Hallali : dernière phase de la chasse à cour avant la mise à mort de l'animal. C'est le moment où les chiens de tête cernent la bête, qui à bout de force et dans un état de peur indescriptible, affronte les chiens du mieux que lui permet ses dernières forces. Tout proche d'être à vue de l'animal, l'un des cavaliers du train de chasse sonne alors de sa corne l'hallali : à cet appelle familier et mués alors par une frénésie meurtrière, les chiens surexcités se ruent en avant et c'est bientôt toute la meute qui harcèle le gibier, (sanglier ou cerf). Le piqueur se détachant des autres cavaliers et armé d'une lance de vénerie, vient alors abattre l'animal : ensuite l'honneur du coup de grâce revient au Seigneur : celui ci descend de cheval, et à l'aide de sa dague vient "saigner" l'animal,(l'égorger).
Le piqueur : dans le train de chasse à cour, le piqueur est l'homme spécialisé dans l'abattage de l'animal. En règle générale, il s'agit d'un cavalier mais ce peut être aussi un ou plusieurs hommes à pied : particulièrement dans le cadre d'une chasse au sanglier : surtout quand la bête est de grosse taille,(un vieux mâle par exemple). Il ne faut pas confondre le piqueur et le piquier qui lui est un homme d'arme se servant d'une arme d'hast : la pique.
La lance de vénerie : c'est l'arme de chasse du piqueur. Contrairement à la lance de guerre dont le fer est étroit et effilé, le fer de la lance de vénerie est large de façon à rester fiché dans le corps de l'animal : c'est particulièrement important quand l'animal n'est que blessé et qu'il réussi à prendre la fuite, (surtout quand il s'agit d'un sanglier !!) .Sa forme triangulaire contribue également au verrouillage dans la plaie,( la lance de guerre est étroite pour la raison inverse : pouvoir retirer rapidement la lance du corps de l'ennemi).
La dague : contrairement à la dague de combat plus longue et plus étroite, la dague de chasse est plus courte et possède une lame large adaptée à sa fonction : égorger l'animal, et découper les peaux.
La traque : c'est la phase de la chasse où la piste du gibier vient d'être relevée parles chiens et où on se lance à la poursuite de l'animal.
Venaison : terme culinaire qualifiant la viande de gibier ainsi que son mode de préparation : "cuir en venaison" : mariné puis cuit à la broche.
Matîn : terme générique désignant un chien, toutefois, ce terme s'appliquait d'avantage à un chien de garde.
Leurre : petit sac de cuir ou de grosse toile rempli d'une bourre de crin, et revêtu de fourrure ou de plumes. Utilisé en fauconnerie le leurre représentait la proie et servait à l'entraînement des faucons. Le fauconnier fixait le leurre au bout d'une corde légère, faisait tournoyer celle ci et l'envoyait en l'air afin que le faucon attrape le leurre de ses serres
Un leû : un loup.
Un goupil : un renard
Un conin : un lapin.
Un coulon : un pigeon
Un daguet : jeune cerf.
Un chevrillard : jeune chevreuil mâle
Un brocard : chevreuil mâle en pleine maturité et généralement de belle taille
Chevrette : femelle du chevreuil.
Faon : se dit du petit,(bébé), du Chevreuil, du Daim, et du cerf, (ces 5 derniers termes sont toujours employés de nos jours).
Les taxes.
La taille, la corvée, la tonlieu, la dîme,(impôt d'église), la gabelle, (impôt sur le sel).
Unités de mesure
De quantité : l'once, ex : "une once d'or",(l'once était une mesure de précision affectée à la mesure des toutes petites quantités).
De longueur : la toise.
De distance : la lieue,(23km environ).
De grandeur : le pied et le pouce, (ces deux mesures à l'époque n'étaient pas encore spécifiquement anglaises : d'autant que depuis Guillaume le conquérant le français était une langue commune aux deux pays, et ce, au moins jusqu'au XVIe siècle).
L'Aulne : unité de longueur spécifiquement utilisée dans la mesure des étoffes.
La pinte : unité de mesure de quantité, spécifique aux liquides : ex : une pinte d'eau, de vin, ou de bière.
- Les monnaies
Le sole. Le denier
L'écu :(d'or ou d'argent).
Les chevaux
Le palefroi : cheval de parade, (d'ou le terme : palefrenier : celui qui s'occupe du palefroi).
Le destrier : cheval attitré du chevalier c'est un cheval lourd mais très maniable et particulièrement bien dressé, il ne fait qu'un avec son cavalier et anticipe ses besoins : particulièrement en combat équestre où le cheval attaque esquive et se déplace exactement comme un homme d'arme. Le destrier est un combattant à par entière et le cheval de guerre par excellence. Le nom de destrier vient du mot dextre, soit : "le cheval conduit par la main droite".
Le roncin : mi sel mi trait, le roncin est un cheval tout terrain : très résistant rapide et polyvalent, le roncin était souvent choisi pour les longs voyages. Particulièrement à l'aise dans des lieux étroits et sur des terrains difficiles, le roncin était aussi fréquemment utilisé pour les combats d'embuscade.
Le sommier : cheval de somme. Travailleur de force rompu à tous les labeurs, et reculant devant aucune charge, même les plus lourdes, le sommier était surtout utilisé pour le portage et le transport des marchandises.
Le mulet : même chose que le sommier, (en moins résistant et en plus têtu)
La mule : bien que de même usage que ses deux congénères précédents, la mule était d'avantage polyvalente et surtout moins rétive et d'avantage dressable que le mulet. Il était fréquent de voir au milieu d'un combat un écuyer monté sur une mule, et même parfois, certains chevaliers peu fortunés, (surtout jusqu'au XIIe siècle).
Mots usuels et d'usage courant
Les liées : jeu du moyen âge réservé aux femmes, en usage dans les divertissements de joute ou dans les fêtes de village.Le jeu se jouait par équipe de deux : le plus souvent 2 à 3 équipes étaient en lisse (4 au maximum). Dans chaque équipe les deux partenaires étaient réunies et liées par une cheville avec un foulard ou un morceau d'étoffe. Le jeu consistait en une simple course entre chaque équipe jusqu'à un point d'arriver déterminé à l'avance. Les deux partenaires devaient se tenir l'une à l'autre par les épaules pour pouvoir courir, et surtout ne pas tomber : ce qui ne manquait pas bien sur d'arriver ! au plus grand plaisir des spectateurs !
Le tranchoir : jusqu'au XIVe siècle l'assiette n'existant pas, chacun déposait la nourriture sur une large tranche de pain, et mangeait dessus avec ses doigts, (chacun s'essuyant comme il se doit dans la nappe !).
Un sodomite : un homosexuel, (Sodome et Gomor).
Un malandrin : un bandit, un truand.
Une mal beste : une mauvaise bête, (nom généralement donné aux Dragons de légendes).
Un mal pas : un mauvais pas, une embûche ou encore un traquenard ou une embuscade, (le mot embuscade vient d'ailleurs du mot embûche).
La potence : équerre de bois reposant sur une estrade, et qui recevait la corde qui servait à pendre les condamnés.
Gibier de potence : brigand ayant mérité la corde.
La Mie : se dit de la femme aimée, ex :"le Seigneur et sa Mie allaient tendrement par les allées ombragées du château". Autre exemple : "oh ma mie, m'aimez vous ?!". Ces deux exemples montre que le terme de mie peut être employé au delà de la première personne du singulier : La Mie, ma Mie, ta Mie, sa Mie. Il est pas impossible que "la Mie", soit à l'origine de "l'amie", mais aucun élément concret et objectif, ne permet toutefois d'étayer cette hypothèse.
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