Le cadre de vie paysanne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Le village

 

 Le village, en tant que lieu de vie, reste rarement traité pour lui-même, dans les enluminures religieuses mais aussi profanes où les ensembles de maisons, à l'arrière-plan, s'insèrent dans le paysage pour suggérer simplement un habitat. La figuration de plusieurs groupes d'habitations, serrés autour des églises et dispersés dans une forêt dense, comme dans la miniature d'un Livre des propriétés des choses de Barthélemy l'Anglais datant du XVe siècle, est exceptionnelle. Tout autres sont les indications livrées par les rares relevés de villages tel l'Armorial de Revel. Ils évoquent bien l'aspect général du village fortifié au XVe siècle ; l'enceinte, presque toujours un mur crénelé, le château et l'église en sont les éléments générateurs et fédérateurs. Les maisons, assez souvent étagées le long d'une pente, bordent, pour la plupart, la rue principale ; des jardinets enclos les prolongent à l'arrière et scandent le paysage.

 

 

 

 

 

La maison rurale

Outre l'habitat groupé, les enluminures et particulièrement les calendriers du bas Moyen Âge montrent la maison rurale lors des travaux qui se déroulent dans la cour. L'habitation est souvent flanquée de bâtiments annexes : une grange peut être consacrée aux tâches de vinification, une autre être affectée aux céréales et au battage durant l'hiver. Cette dernière est, ici, surmontée d'un grenier qui, là, coiffera l'habitation. D'autres dépendances sont réservées à l'élevage. Une bergerie qui se réduit souvent à un simple toit sur des poteaux corniers, plus rarement une étable ou un appentis servant de porcherie entourent l'habitation.

 

L'iconographie, si elle ne permet pas de connaître le nombre et l'agencement des différentes pièces de la maison, nous fait entrer dans la salle commune.

 

 

En effet, c'est là qu'aux mois de janvier et février des calendriers les paysans prennent un repas ou se reposent au coin du feu. Le foyer est à même le sol, adossé à un mur ou au centre de la salle pour éviter les risques d'incendie, à moins qu'une simple hotte conique ne se prolonge sur le toit par un conduit extérieur ; parfois la cheminée est constituée de solides piédroits.

 

Les enfants et les anciens 

La plupart du temps, les enfants sont absents. C'est seulement dans quelques miniatures du Tacuinum sanitatis qu'ils jouent ou accompagnent leur mère au jardin pour ramasser des légumes ou cueillir des fruits.
Les anciens sont eux aussi oubliés, bien que certains travaux jugés particulièrement importants, comme les semailles, soient réservés aux hommes mûrs dont l'âge est signalé par la barbe.

Les femmes

La place accordée à la femme dans les illustrations est plus large, mais elle n'est pas en rapport avec son rôle dans la société. En effet, avant le XIIIe siècle, la paysanne n'est figurée qu'exceptionnellement. Est-ce parce que, jusque-là, les calendriers ne comportaient guère que des scènes agraires où l'unique personnage était du sexe masculin, ou plutôt parce que les programmes décoratifs étaient dictés par des religieux, professant quelque méfiance vis-à-vis de la femme ?
Ce n'est qu'au XIVe et surtout au XVe siècle qu'on voit la paysanne se consacrer à différentes activités domestiques, bien qu'elle n'apparaisse pratiquement jamais dans son rôle de mère. C'est surtout le filage qui, comme pour Ève, est son occupation privilégiée : la quenouille ne la quitte pas. Elle participe également à d'autres travaux de la ferme, en particulier elle garde les moutons et les tond, tâche qu'elle partage avec les hommes. Elle a aussi en charge la traite des vaches, la fabrication des fromages et du beurre. Lors de l'abattage du porc, elle recueille le sang dans une poêle, avant de cuisiner les abats. Enfin, elle veille sur la basse-cour, distribue la nourriture et ramasse les œufs. Certains travaux des champs, pour la plupart complémentaires, comme la confection des gerbes au moment de la moisson, l'éparpillement des épis avec la fourche lors du battage ou encore le fanage, sont indifféremment effectués par des hommes ou des femmes, de même que la cueillette des raisins aux vendanges. Au contraire, la récolte des fruits et des légumes est une tâche essentiellement féminine. D'autres besognes, par exemple le sarmentage, sont exclusivement féminines, comme le confirment d'ailleurs les sources écrites. Alors qu'en France et dans les pays méridionaux, la moisson est toujours l'affaire des hommes, elle est dévolue aux femmes dans les calendriers rhénans ou bohémiens. Enfin, c'est aux femmes que revient toujours la charge de l'approvisionnement en eau.



Le paysan au travail

C'est surtout pour les paysans au travail que la documentation iconographique est la plus riche, au moins pour les activités les plus symboliques : l'agriculture, l'élevage et la pêche.


sources    BnF

Commentaires (3)

1. lol 25/01/2012

lol

2. fr 25/01/2012

trop nul

3. panerai replica swiss 10/05/2012

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