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Au début du Moyen Age, les forêts recouvrent de vastes étendues, qui vont être défrichées peu à peu. Vers la fin du Xe siècle, les invasions se font plus rares. Châteaux et monastères se multiplient. L'agriculture trouve un nouvel essor et subvient aux besoins croissants des villes.
Le paysage médiéval *
Les villages sont constitués d'une dizaine de maisons habitées soit par des paysans "libres" soit par des serfs. Ils sont astreints à des corvées et bénéficient de la protection du seigneur contre une partie de leur récolte. Le servage disparait progressivement à partir de l'an 1000. Les paysans disposent des produits de la basse-cour et du potager, qui sont revendus au marché de la ville.
* Les villes sont de plus en plus peuplées. La construction des remparts et des cathédrales attire une foule d'ouvriers et d'artisans. Commerce et artisanat constituent les activités principales des citadins. * Le monastère est également un élément essentiel de la campagne. * Symbole du pouvoir, le château se dresse sur un promontoire. Il est entouré d'une solide enceinte, les paysans y trouvent refuge en cas de danger. Leurs champs sont souvent dévastés par le passage des armées. * La forêt est le refuge des bannis de la société. C'est là que se cachent les brigands et les lépreux.
Les paysans tirent une partie de leurs ressources de la forêt: bois (pour le chauffage et la cuisson), glands pour les cochons, baies, champignons, petits gibiers ...
La vie à la campagne *
Les paysans connaissent l'insécurité et la misère. Ils mènent une vie de dur labeur, rythmée par les travaux des champs. Ils sont vêtus d'habits de laine grossière, et travaillent la terre avec des outils rudimentaires. La nourriture est rarement suffisante, souvent avariée, et les régimes mal équilibrés. Ils vivent dans une pièce unique, qu'ils partagent souvent durant l'hiver avec leur bétail. Cette habitation est chauffée par un foyer central dont la fumée est évacuée par un trou dans le toit. Toute la famille (parents, grands-parents et enfants) couche sur une grande paillasse.
L'eau, puisée au plus près, est généralement polluée. La nuit, après le couvre-feu, les foyers doivent être enfouis sous les cendres, de crainte des incendies. On peut prendre des bains chez soi ou dans des étuves publiques. * Au Moyen Age, la situation alimentaire est très fluctuante. La disette et la famine menacent souvent. La nourriture de base est faite de céréales, bouillies ou pain. Le pain, de seigle pour les pauvres, de froment pour les plus riches, se coupe en larges tranches tenant lieu d'assiette. A la table du seigneur, on dispose de viande, gibier, poisson, fromage et vin en abondance. Les paysans, eux, consomment plutôt fèves, pois, choux et laitues. Le pain et la soupe constituent l'essentiel de leur nourriture.
Depuis le Moyen-Age, et jusqu'à une époque récente, la vie dans les campagnes était rythmée par les règles inflexibles de la foi chrétienne :
* Le lundi et le mardi étaient réservés aux mariages.
* Le mercredi, jour de la trahison de Judas, était réservé au jeûne.
* Le jeudi était le jour de repos des Romains et des Gaulois.
L'Eglise catholique tenta de lutter contre ces résidus de cultes païens en jurant d'excommunier ceux qui choisissaient de chômer ce jour-là.
* Le vendredi, en souvenir de la mort du Christ, était jour de deuil.
Il était défendu de faire sa lessive, de prendre des bains, de cuire du pain, de semer du blé, de moissonner, de baptiser les enfants et de laisser couver les œufs.
* Le samedi, jour de la vierge, les femmes n'avaient pas le droit de travailler.
* Le dimanche, enfin, était le jour de repos pour toute la famille, comme pour Dieu après sa création du monde en six jours.
Une fois l'an, la grande lessive :
Dans les campagnes, on lavait le linge comme on faisait les foins : c'est à dire un fois l'an (ou deux à la rigueur). Non pas que nos paysans manquaient d'hygiène, mais ils avaient une telle quantité de linge dans leurs armoire qu'ils vivaient sur ces réserves une année durant. A l'époque, les tissus étaient si résistants que les draps se transmettaient d'une génération à l'autre. Et à chaque mariage, le trousseau venait augmenter la pile.
On entassait donc le linge sale dans un coin de la maison en attendant les beaux jours. L'été, on sortait tout pour une grande lessive qui pouvait durer trois jours.
Cinq jours pour aller de Lyon à Paris :
Les gens des campagnes sortaient peu. Quitter le canton relevait de l'expédition et le cheval était déjà un signe d'une richesse certaine. Les pauvres se déplaçaient à pied ou en coche pour ceux qui en avaient les moyens. Pour une servante, le voyage de Lyon à Paris représentai 18 mois de gages et durait 5 jours. En comptant les arrêts, cela donne une vitesse moyenne de 3,4 km/h !
source BNF
1. Noa 17/12/2010
votre site c'est de la merde!!!!
suprimer les etoile qui brilles!!
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